Zemmour / apologie du terrorisme  : histoire d'une plainte
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Zemmour / apologie du terrorisme  : histoire d'une plainte

Eric Zemmour pris sur le fait d' "apologie du terrorisme" ? Les médias ont fermement dénoncé le 6 octobre les propos du journaliste polémiste dans le magazine Causeur. En cause, "le respect" qu'il dit éprouver pour les djihadistes "prêts à mourir pour ce en quoi ils croient". Des propos qui seraient sans doute passés inaperçus sans un billet du blogueur Olivier Berruyer sur son blog "Les Crises" le matin-même et largement relayé sur Twitter. Le parquet a ouvert à ce sujet, vendredi 7 octobre, une enquête préliminaire. Pourtant, Zemmour avait déjà prononcé des paroles similaires plusieurs jours auparavant, sans susciter une telle médiatisation.

"Ça alors, Zemmour bientôt mis en examen pour apologie du terrorisme?", s'interroge le blogueur Olivier Berruyer ce vendredi sur son blog "Les Crises". Dans son billet, il revendique la paternité d'une polémique qui a émergé dans les médias la veille, et a provoqué dans la journée du 7 octobre l'ouverture d'une enquête préliminaire par le parquet de Paris. Très tôt, à 1h du matin, Berruyer avait posté un premier billet dans lequel il accusait Zemmour de "flirte[r] avec l'apologie du terrorisme". Il relate ainsi les propos de Zemmour dans le numéro d'octobre du magazine Causeur : "Je respecte des gens prêts à mourir pour ce en quoi ils croient - ce dont nous ne sommes plus capables". A la question de savoir s'il respecte "des gens qui roulent en camion sur des enfants", Zemmour répond: "Quand des gens agissent parce qu'ils pensent que leurs morts le leur demandent, il y a quelque chose de respectable (...) C'est ainsi, les humains sont complexes, donc combattons-les, mais arrêtons de les mépriser !"

Au fil de la journée, les médias s'emparent de la question.

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Dans son deuxième post de blog publié ce vendredi, Berruyer retrace l'histoire de cette médiatisation de son précédent billet, re-tweeté notamment par Henri Maler (fondateur d'Acrimed) puis par le journaliste Jean-Michel Aphatie pour ensuite être repris de Marianne à L'Express en passant par Le Parisien. Une médiatisation intense sur les réseaux sociaux qui aboutit à une plainte déposée par l'Association des victimes du 13 novembre, comme le relate BFMTV. Mais, au-delà de cet historique, ce que pointe Berruyer, c'est surtout la certaine "léthargie du pays", qui oblige à "devoir CRIER pour espérer être, de temps en temps entendu".

Car ce n'est pas la première fois que Zemmour tient de pareils propos. Berruyer cite un article du Monde racontant la présentation le 27 septembre au palais des Congrès de Versailles du dernier livre de Zemmour Un Quinquennat pour rien. L'essayiste affirmait que face à "des gens qui meurent pour leur foi, on devrait plutôt être admiratifs que méprisants". La vidéo a été publiée par BFMTV le 6 octobre.

Berruyer rappelle aussi que Jean-Marc Rouillan, l'ex-dirigeant d'Action directe avait tenu des propos similaires à Zemmour le 4 mars dans le magazine marseillais Le Ravi. Il avait expliqué, en parlant des terroristes du 13 novembre : "Je les ai trouvés très courageux. Ils se sont battus très courageusement.". Ces paroles lui ont valu début septembre une condamnation à huit mois de prison ferme pour "apologie du terrorisme".

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