Les revues scientifiques, des médias comme les autres
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Les revues scientifiques, des médias comme les autres

The Lancet rétracte son enquête

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Et les auteurs de l'enquête du Lancet sur les traitements Raoult, finalement, rétractèrent leur propre enquête. Fin du feuilleton, qui braque le projecteur sur les grandes revues scientifiques. Les études publiées dans ces revues sont en général rapportées comme d’indiscutables vérités. Chercheurs et sociologues des sciences rappellent cependant que leurs processus éditoriaux actuels, malgré le filtre de la fameuse "évaluation par les pairs" ("peer review"), ne sont plus si éloignés de ceux des médias traditionnels. Défauts compris.

Plus que jamais sur le devant de la scène avec l’épidémie de Covid-19, les revues scientifiques sont parfois au cœur des polémiques de la crise sanitaire : après avoir publié des études statistiques sur des traitements à base d’hydroxychloroquine s'appuyant sur une base de données suspectée d'être frauduleuse, le Lancet et le New England Journal of Medicine (NEJM) ont publié dans des délais très courts des "expressions of concern", ou "mises en garde" afin d’alerter leurs lecteurs quant à la fiabilité des données. Elles ont été suivies le 4 juin par les rétractations (retraits) des articles. La première étude du chercheur marseillais et promoteur de l’hydroxychloroquine Didier Raoult avait, elle aussi, fait l’objet d’une alerte de l’éditeu...

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