Les 35 Heures, ou l'impossible bilan
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Les 35 Heures, ou l'impossible bilan

Malgré l'absence de statistiques récentes, les polémiques se poursuivent

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Ah, les 35 heures ! Cette "calamité pour l'emploi" et les finances publiques ! Depuis le temps qu'on nous répète qu'il faut, au choix, les "dépasser", les "détricoter", les "déverrouiller", les "supprimer" voire les "brûler". C'est bien simple, il suffirait de mettre un terme à ce "carcan" pour que la pluie cesse, les nuages s'estompent et la croissance reparte. Après les critiques 2007-2008-2009-2010, la saison 2011 anti-35 heures a été ouverte par Manuel Valls (PS) et le trio Bachelot-Copé-Jacob (UMP). Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a même déclaré sur Canal+ vouloir en faire l'un des principaux thèmes de campagne pour 2012.

Et il aurait tort de s'en priver : cet objet médiatique est bien utile. Dans un débat, il suffit d'asséner ses vérités avec un chiffre estampillé INSEE, Eurostat ou OCDE pour ridiculiser un adversaire. Pourtant, ce qui est souvent présenté comme une "évidence statistique" n'en est pas une : le bilan des 35 heures s'apparente à un véritable casse-tête statistique. Et plus le temps passe, moins tout bilan est pertinent. Même l'INSEE ne veut plus mettre son nez dans les chiffres.

Retour sur cette "foire aux statistiques" avec en arrière-fond un constat surprenant : les études complètes sur le bilan des 35 heures sont plut&o...

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