Légion d'honneur refusée : Piketty n'avait pas été prévenu... comme tant d'autres
enquête

Légion d'honneur refusée : Piketty n'avait pas été prévenu... comme tant d'autres

Une erreur du ministère chargé de s'assurer de l'accord des promus

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Pas de petit point rouge sur la veste de Piketty. Jeudi 1er janvier, l'économiste a refusé la légion d'honneur qui lui avait été attribuée, sur proposition de la ministre de l'enseignement supérieur, Geneviève Fioraso. En échange de quoi, il a été gratifié de nombreux compliments : décision "médiocre", "malvenue", geste "d'arrogance", de "mauvais goût" uniquement pour "se faire de la pub". Pourtant, ce couac d'honneur est bien le fait du ministère, qui a fait l'erreur de ne pas avoir prévenu Piketty (dont les critiques à l'égard du gouvernement sont pourtant permanentes) que son nom allait figurer sur la liste des promus publiée au journal officiel. Et les erreurs de ce type sont légion.



Jean-Paul Sartre, Georges Brassens, Marcel Aymé, Brigitte Bardot, Jacques Tardi. Et maintenant Thomas Piketty. En refusant la légion d'honneur jeudi 1er janvier, l'économiste, partisan d'une vaste réforme fiscale que le gouvernement s'est empressé d'enterrer, rejoint la longue liste des promus qui ont rejeté cette distinction. Un coup d'éclat involontaire : Piketty n'avait pas été prévenu que son nom figurait sur la liste des promus du nouvel an. "Je refuse cette nomination car je ne pense pas que ce soit le rôle d’un gouvernement de décider qui est honorable. Ils feraient bien de se consacrer à la relance de la croissance en France et en Europe"...

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