Le suicide du retraité grec à la Une (presse internationale)
Brève

Le suicide du retraité grec à la Une (presse internationale)

Le suicide, en plein centre d'Athènes, d'un pharmacien à la retraite, Dimitris Christoulas, qui a mis en cause la politique de rigueur appliquée en Grèce, continue d'alimenter la presse européenne, mais aussi mondiale. Exemples.

"La révolte gronde en Grèce après le suicide d'un retraité." C'est le grand titre de Une du quotidien mexicain La Jornada, qui y voit "un symbole du coût social de la crise". Même titre pour l'argentin Clarin.


"Le suicide d'un retraité à Athènes suscite l'émotion à la veille des élections", titre Ediçao Publico (Portugal), qui cite le commentaire de Panos Beglitis, député socialiste qui a choqué l'opinion en commentant ainsi la mort de Christoulas: "Nous ne pouvons pas lier ce suicide au problèmes financiers du pays". Le député s'était interrogé sur l'origine des dettes de l'ancien pharmacien.

"Emeutes en Grèce après qu'un martyr se soit suicidé à cause de la crise de la dette", titre le Daily Mail britannique, qui précise que l'homme avait payé d'avance les charges de l'appartement qu'il louait avec sa fille Emy, 43 ans. Dans le texte manuscrit qu'il a laissé, son père s'en prend au "gouvernement d'occupation qui l'a forcé à mettre fin à ses jours". Pour sa fille, "impossible de se tromper. Il a été toute sa vie un militant de gauche. Cet acte final a une signification politique cohérente avec les convictions qu'il a affiché toute sa vie".

Le quotidien ajoute que le taux de suicide a augmenté de 20% en deux ans dans le pays, avant d'évoquer des incidents entre policiers et quelques centaines de jeunes manifestants qui criaient "Assassins" sur la place où Christoulas s'est suicidé. Les policiers ont, à cette occasion, violemment frappé un journaliste photographe qui devait être opéré de la tête ce matin.






"Pendant des semaines, le retraité avait affiché sur son balcon une banderole protestant contre la politique de rigueur. Il était aussi membre d'un groupe appelant à la désobéissance civile en refusant de payer les péages et autres taxes quotidiennes", raconte le quotidien belge De Standaard, qui montre une photo prise il y a quelques mois, lorsqu'une jeune femme au chômage est restée plusieurs heures sur la facade d'un immeuble d'où elle voulait se jeter.

De Standaard évoque aussi l'impact de ce suicide sur twitter où certains font référence à Jan Palach, qui s'était immolé par le feu en Tchécosclovaquie en 1969, et à Mohamed Bouazizi, qui s'est aussi immolé en Tunisie fin 2010.

Le Matin (Suisse), The National (Emirats Arabes Unis)

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