La fiction du Monde a-t-elle fait dévisser la Société Générale ?
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La fiction du Monde a-t-elle fait dévisser la Société Générale ?

Le Figaro et Libé l'évoquent. Démenti du Daily Mail

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Le journal Le Monde est-il indirectement responsable de l'effondrement, mercredi 10 août, des cours de la Société générale ? La question se pose après la publication d'un article erroné du Mail on Sunday, qui s'est excusé depuis, évoquant les difficultés de la banque française. Selon la rumeur, l'erreur proviendrait de la fiction d'été du Monde : les journalistes britanniques auraient pris cette série imaginaire, rattrapée aujourd'hui par la réalité, au pied de la lettre. Résultat : une baisse de près 14,7% à la bourse de Paris mercredi 9 août.
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La fiction du Monde a-t-elle fait dévisser la Société Générale ?

Le journal Le Monde est-il indirectement responsable de l'effondrement, mercredi 10 août, des cours de la Société générale ? La question se pose après la publication d'un article erroné du Mail on Sunday, qui s'est excusé depuis, évoquant les difficultés de la banque française. Selon la rumeur, l'erreur proviendrait de la fiction d'été du Monde : les journalistes britanniques auraient pris cette série imaginaire, rattrapée aujourd'hui par la réalité, au pied de la lettre. Résultat : une baisse de près 14,7% à la bourse de Paris mercredi 9 août.

Derniers commentaires

En attendant, la Sogé doit 50 fois les fonds qu'elle détient. Or Lehman Brothers a failli parce qu'elle avait prêté 25 fois les fonds qu'elle détenait. Deux pays deux mesures...
le côté irrationniel de la Bourse.ça fait penser à certains Chinois qui investissent en suivant les prédictions numérologiques et astrologiques chinoises.
Une seule issue dans un premier temps :

1- nationalisation provisoire des banques

2- interdiction du trading

3 - interdire les activités spéculatives comme celles de JP Morgan, et de sa représentante Blythe Masters qui spécule actuellement à grande échelle sur les matières premières et sur un plan massif. Conséquences : famines en Afrique et apauvrissement généralisé des pauvres et précaires mondiaux.

4 - désagrégation des fonds de pension en unités.

5 - Bombardement par les forces aériennes des places boursières ( la guerre en face ...). Bon sur ce dernier point ( mais seulement là) .. je plaisante !
Ce qui m'épate le plus, c'est qu'il ne faille rien dire, rien faire, ne pas bouger pour ne pas affoler "lémarchés" (dixit Daniel). Imaginez, cela relève carrément des cultes polythéistes de l'Antiquité: on en est réduit à faire des offrandes à "lémarchés" et à sacrifier sur leur autel des victimes expiatoires (chômeurs, allocataires sociaux, malades chroniques, familles monoparentales, etc.) pour les satisfaire. Les dirigeants et élites en tout genre ont un sacré grain ! Et le pire est qu'ils ne se rendent même pas compte.
5000 ans d'évolution partent en fumée à la corbeille.
L'année dernière Le Monde avait publié un récit imaginaire du procès Chirac...

Cette année une fiction (?) économique.

C'est stupide, d'autant que c'est en dessous de la réalité.

Et pour que cela ait des effets dans la réalité il faut :

A) De sacrés crétins

B) Un manque de confiance très justifié

C) Un système vérolé jusqu'à l'os

D) Le souvenir que la Société Générale a été dirigée par le catastrophique Daniel Bouton pendant un bon moment

Le tout forme un cocktail peu appétissant, ou même détonnant !
Quelle qu'ait été l'origine de la rumeur, c'était aussi dans la stratégie.

L'idée que les "marchés" ont derrière la tête, c'est de faire exploser l'euro, non par méchanceté, mais parce qu'il y avait beaucoup à gagner pour eux à l'époque où les monnaies européennes étaient isolées et se dévaluaient facilement.
Comme la crise a affaibli le bloc euro, pour des raisons intrinsèques à l'euro et à la gouvernance européenne : la disparité des économies sans pouvoir unifié pouvant décider promptement, c'est le moment d'attaquer. Et là, les marchés, avant le grand krach final, veulent au moins réussir à briser l'euro qu'ils savent peu apte à contre attaquer : donc ça s'accélère, la Grèce, ça a pris plusieurs mois, l'Espagne, l'Irlande et le Portugal, quelques mois, l'Italie, quelques semaines, et la belgique et la France, ça doit prendre quelques jours, parce que c'est dangereux pour les marchés que ça baisse trop.

Donc, tout est bon à prendre, et les rumeurs, c'est le nerf de la guerre, peu importe d'où elles viennent.

Je ne pense pas que chercher des responsabilités, ça change quoi que ce soit, de toutes façons, ç'aurait été autre chose;

Cela n'enlève rien à la qualité de votre recherche journalistique, Sébastien. De plus, le fait que ça vienne de la puissante city de Londres et de la puissante bourse qui ne fasse pas partie de l'euroland ne fait que confirmer ce que je suppute.
pour une fois que le monde a peur et que les têtes de nœuds tremblent ,on va pas en faire un fromage .
l'insécurité ça se partage avec le plus grand nombre .
le monde qu'il nous prépare leur péte à la gueule on va pas pleurer!!!
Personne n'évoque l'hypothèse que la rumeur serait justifiée? Bizarre...
Une rumeur qui part d'un journal-papier aussi "noble" (qu'on dit... ça n'est pas de moi) que "Le Monde"... est reprise par le petit monde financier...
Voilà une preuve que les rumeurs "de caniveau" ne courent pas que sur cette "saleté d'Internet" ;o))...
Je ne savais pas que Le Monde en était réduit à écrire des fictions pour vendre son journal...

En tout cas, chapeau la rumeur : "Plus de 900 milliards d'euros sont partis en fumée en Bourse en deux jours aux Etats-Unis et en Europe, selon les estimations des analystes de Dexia Securities, la filiale de courtage de la banque franco-belge Dexia."

Et en un mois et demi, le CAC40 a chuté de 4000 points à 3000 points, soit perdu le quart de sa valeur.

Effectivement, il y a un gros complot contre Oudéa !! Et tellement gros et démenti que l'action GLE de la SoGé n'arrive toujours pas à revenir à ses niveaux de départ.

Bon courage à l'AMF et son parachuté de Jean-Pierre Jouyet pour remettre le monde financier en marche lol
Bizarre bizarre :

>< BBC : La France, l'Italie, l'Espagne et la Belgique interdisent la speculation a la baisse pour les actions de banques et companies financieres ><

Mais c'est donc possible ? Alors que tout el monde nous disait qu'il etait impossible de "reguler" les marches ?

Et surtout quid des bourses des autres pays ? les actions de la Soc Gen se marchandent dans les bourses des autres pays : interdire les shorts a Paris ne va pas empecher que les traders fassent de la speculation a la baisse a NY ou en Asie. ( Au contraire, sans doute )
A Sébastien Rochat:

Vous êtes gonflé d'écrire que Libé affirme quoi que ce soit.

1) c'est la journaliste de Reuters qui affirme dans un premier temps quelque chose. Après, elle se défend en disant que c'est de l'humour. Mais elle prétend quand même que cela circulait dans sa rédaction. Donc c'est elle qui propage une rumeur non vérifiée.

2) La phrase que vous citez comporte deux éléments qui montrent que je n'affirme rien: je cite ma source (le tweet de la journaliste) a priori crédible et j'écris le verbe au conditionnel. C'est ce que fait tout journaliste quand il n'est pas certain de ses infos.

Quant au fond des choses:

L'histoire est sans doute trop belle pour être vraie, mais vous ne démontrez pas qu'elle est fausse. On ne sait pas ce qui a poussé les journalistes du Daily Mail à écrire que la Socgen était proche de la faillite. Le Nouvel Obs (qui a eu des responsables du Daily Mail) indique que les sources du journal sont "à la City". L'article citait lui "a senior Government source" qui décrivait la position de la Socgen comme périlleuse". ’Mais le Daily Mail n'a aucune raison d'être honnête et d'avouer s'être inspiré d'une fiction. Et il est tout aussi possible que la fiction du Monde ait été lue par quelqu'un à la City qui l'a raconté déformée aux journalistes du Daily Mail.

L'article du Fig que vous citez ne démontre rien, mais il cite un point troublant, que vous omettez: la fiction du Monde et l'article du Daily Mail pointent du doigt seulement deux banques: Unicredit et Société générale. Il n'y a pourtant aucune raison que ces deux banques seulement soient concernées par un défaut italien ou grec. Rien que pour la France, BNP Paribas et Crédit agricole sont plus exposés que la Socgen sur la dette italienne, et BNP Paribas est plus exposé que Socgen sur la dette grecque.

En l'état, le mystère demeure.

Nicolas Cori
//Après la publication des quatre premiers volets, le journal a publié une sorte de droit de réponse du Crédit Agricole qui "s'est ému du deuxième épisode (...) craignant que cet article ne crée une inquiétude injustifiée auprès des clients et des salariés du groupe".//

Alors là, je suis sur le cul ! Le Crédit Agricole qui se soucie de ses clients ! Ah ben ça c'est un scoop !

Dans quelque temps, si je n'arrive pas à obtenir réparation du préjudice que j'ai subi du fait d’une agence qui a refusé de répondre à un courrier de ma caisse de retraite, je vous raconterai la chose en détail ! Ils veulent de la pub, ils vont en avoir !
Terrifiant de penser que les prétendues élites (politiques, financières, journalistiques) puissent être menées en bateau par le premier gugusse qui passe ou une info même pas vérifiée !
Dire que les rênes du monde sont entre les mains de ces guignols pétochards et incapables...
Jusqu'à quand allons-nous supporter que le sort de milliards d'individus dépende essentiellement d'un simple bout de papier ?
Chapeau : Pigasse, Berge et Niel sont arrive a faire encore plus fort que Kerviel !

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