Jacquie et Michel : dans les coulisses du site porno (Snatch Mag)
Brève

Jacquie et Michel : dans les coulisses du site porno (Snatch Mag)

Qui se cache derrière Jacquie et Michel ? Le site du magazine mensuel Snatch Mag vient de mettre en ligne une enquête publiée en mars 2014 sur les dessous du site porno français. Au menu : gros sous, petites payes et conditions de tournages dégradantes pour les femmes.

"Jacquie et Michel, c'est un peu le porno dont vous êtes le héros". Ou bien : "Le succès de Jacquie et Michel, c’est simple. C’est la petite boulangère qui, la minute d’avant, vend sa baguette, et la minute d’après, se fait tringler". Derrière les formules qui claquent, qui se cache derrière ce site mystérieux créé en 1999, qui proposait au départ aux internautes de partager des photos de libertins avant de lancer en 2007 Jacquietmicheltv.net, dédié à la vidéo, considéré comme le site français le plus populaire et dont le chiffre d'affaires oscillerait entre cinq et huit millions ? Cette enquête de Loïc H. Rechi, initalement publiée dans le numéro 21 de Snatch, vient d'être mise en ligne sur le site du magazine.

Qu'en ressort-il ? Snatch Mag a rencontré Marion, 23 ans, qui a accepté de raconter son premier tournage avec Jacquie et Michel. "On a bu une coupe de champagne et les acteurs se sont pointés petit à petit. Je ne pensais pas qu’il y en aurait autant. J’avais dit que j’étais “ OK ” pour trois ou quatre. Mais six, ils y sont allés fort. Je n’avais jamais autant baisé de mecs en même temps (...) "La scène a duré cinq heures et ça c’était horrible. Cinq heures ! Pendant trois jours, je n’ai plus bougé. J’étais bloquée psychologiquement et physiquement. On n’est pas fait pour baiser cinq heures". Et puis ? Marion est repartie avec 150 euros et une porte d'entrée dans le milieu.

Une certaine Anna a aussi accepté d'en dire un peu plus sur les conditions de tournage : "A aucun moment, ils ne te précisent que tu te prends des claques dans la gueule. Tu te fais traiter comme un objet et c'est salement banal pour eux". Avant de développer : "On était en pleine scène et, à un moment, le mec me faisait super mal. Je leur ai dit :« Là ça ne va pas, il faut qu’on s’arrête». Leur réponse a été :« Attends, tu as vu le temps qu’on a mis à installer tous les trucs ? Il faut qu’on finisse là, on a des trucs à faire cet après-midi». Et là, tu as trois mecs qui te mettent la pression. Alors t’enquilles et tu fermes ta gueule". Ambiance.

Après avoir harcelé tout ce qu'il compte de collaborateurs pendant un mois, le journaliste de Snatch Mag a pu joindre Michel. Que dit-il ? "Nous, on aime bien faire des vidéos qui ressemblent un peu à l’émission Strip-Tease sur France 3. Notre succès a rendu les pros hyper jaloux. Et comme ils sont tous en train de se casser la gueule à part Dorcel, ils sont encore plus jaloux". Les femmes sont-elles respectées dans ses vidéos ? "L’idée que l’on dégrade la femme, je ne suis pas d’accord. Il y a la pudeur d’extrême droite et le féminisme de gauche qui ne nous apprécient pas. Mais les tartes dans la gueule, ce sont les filles qui aiment ça ! C’est du SM. Il y a une sorte de domination avec les tartes dans la gueule ou une tarte sur le cul...".

L'occasion de revoir notre émission, avec Ovidie, sur la possibilité d'un alter-porno : "Youporn, c'est le Monsanto du porno !".

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