Guerre en Ukraine : journalistes cherchent gilets pare-balles
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Guerre en Ukraine : journalistes cherchent gilets pare-balles

Sur le terrain, des reporters mal protégés

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Certains journalistes ayant exercé dans des zones de guerre ont sonné l'alarme la semaine dernière, en constatant que de nombreux confrères présents en Ukraine ne disposaient ni de gilets pare-balles, ni de casques ou de trousses de soin. Certaines rédactions ont en effet envoyé leurs journalistes à Kiev sans protections, et des reporters indépendants, tentés par la couverture du conflit, pourraient être tentés de les négliger. Les syndicats s'en inquiètent. Le tout sur fond de pénurie de gilets pare-balles. Enquête.

Lorsque la Russie attaque l'Ukraine, au petit matin du jeudi 24 février, la cheffe adjointe du service "monde" du Soir, Marine Buisson, doit partir en urgence vers l'Ukraine avec un photojournaliste. Mais le quotidien belge francophone ne dispose d'aucun équipement de protection, casque balistique et gilet pare-balles – comme un nouveau témoin du caractère inédit de la situation en Europe au 21e siècle. Elle appelle immédiatement la Fédération européenne des journalistes (FEJ), qui regroupe plusieurs dizaines de syndicats de journalistes en Europe et est basée à Bruxelles (et a été plutôt étonnée qu'un grand journal tel que le Soir n'ait aucun stock). "Ils avaient deux gilets pare-balles disponibles, je suis allée les récupér...

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