Faurecia : E. Lévy contre le "complotisme ricaneur" (Causeur.fr)
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Faurecia : E. Lévy contre le "complotisme ricaneur" (Causeur.fr)

Une voix discordante dans le concert médiatique dénonçant la mise en scène de la visite de Nicolas Sarkozy à l'usine Faurecia, le 3 septembre.

Une voix discordante dans le concert médiatique dénonçant la mise en scène de la visite de Nicolas Sarkozy à l'usine Faurecia, le 3 septembre. Sur le site Causeur.fr, la journaliste Elisabeth Lévy (naguère chroniqueuse pour @si) s'en prend à ses "amis" de Marianne2, à qui elle reproche de couvrir comme les autres cette affaire.

"Oui pour la critique politique, même féroce, et au besoin assaisonnée d'un zeste de mauvaise foi idéologique, écrit-elle. (...) Mais que vous cédiez au complotisme ricaneur qui est la marque de fabrique du journalisme faussement subversif, que vous adhériez à la sarkophobie bête et méchante qui tient lieu de pensée aux mutins de Panurge, bref que vous chassiez en meute vous aussi, voilà qui me désole."

Pour elle, l'accusation, selon laquelle l'Elysée aurait sélectionné de "petits salariés" :"Si un conseiller à l'Elysée a ordonné que pas une tête ne dépasse, il faut immédiatement le renvoyer, parce qu'il s'agirait d'une initiative non seulement stupide mais aussi fort mal exécutée. Le reportage montre en effet, non pas face au président mais derrière lui, ce qui est encore plus voyant, ses agents de sécurité et quelques-uns de ses ministres qui ont une ou deux bonnes têtes de plus que lui."

Lévy s'interroge sur la sincérité de la salariée qui répond dans le reportage à l'origine de l'affaire, diffusé sur la TSR et la RTBF : "Rien ne permet d'exclure que cette dame dise la vérité. Rien ne permet non plus d'avoir la certitude que ses propos ne lui ont pas été soufflés ou, tout simplement, qu'elle n'a pas saisi là l'occasion d'avoir son quart d'heure de célébrité."

@si est en mesure de répondre sur un point précis : Lévy suppute que, lorsqu'il a posé la question sur l'estrade, le journaliste "n'a pas eu la bonne réponse du premier coup". Ce journaliste, le Suisse Jean-Philippe Schaller, était justement l'invité de Ligne j@une hier. Et il a raconté en détail comment il a finalement réussi à obtenir la réponse à sa question, ainsi que la confirmation de l'information. Vous pouvez l'écouter ici.

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