Entre "migrants" et "réfugiés", la presse balance
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Entre "migrants" et "réfugiés", la presse balance

Quel mot utiliser ? Un débat sémantique, aux implications juridiques

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Migrants ? Réfugiés ? Voire clandestins ? La crise humanitaire en Méditerranée et une tribune de la chaîne Al Jazeera ont provoqué un débat dans la presse française sur le choix des mots pour décrire les milliers de personnes qui tentent de rejoindre l'Europe, souvent en provenance de Syrie, d'Afghanistan ou d'Erythrée. Si certains, comme Rue89, veulent voir disparaître le terme de migrants, d'autres, comme Le Figaro ou Le Monde, s'interrogent sur la pertinence des deux choix. Et continuent en attendant à utiliser les deux termes, alors que la distinction est loin d'être anodine, même sur le plan du droit international.

"Nous ne parlerons plus de «migrants» en Méditerranée." La chaîne qatari Al Jazeera a fait le choix de ne plus utiliser le terme "migrants" au profit de "réfugiés" pour évoquer la crise humanitaire actuelle en Méditerranée. "Imaginez vos enfants se réveiller le matin. Imaginez que vous leur donniez à manger. Imaginez faire une queue de cheval à votre fille, et vous disputer avec votre petit garçon sur la paire de chaussures à porter. Maintenant, imaginez devoir envelopper leur petit corps vulnérable dans des gilets de sauvetage et les prendre dans une embarcation gonflable, pour traverser des eaux qui ont déjà pris la ...

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