DSK : favoritisme envers une subordonnée ? (Wall Street Journal)
Brève

DSK : favoritisme envers une subordonnée ? (Wall Street Journal)

Le quotidien économique américain Wall Street Journal révèle à la Une l'ouverture d'une enquête sur Dominique Strauss-Kahn, patron du Fonds Monétaire International soupçonné d'abus de pouvoir et de favoritisme.



"Le FMI enquête sur les relations entre son patron et une de ses employées." titre l'édition du week-end du Wall Street Journal.

L'enquête porte "sur un éventuel abus de pouvoir lié à une aventure sexuelle avec une de ses subordonnées, dans une affaire qui pourrait perturber une institution en pleine crise économique mondiale" note l'article.

Le Wall Street Journal cite Strauss-Kahn : "«L'incident s'est produit dans ma vie privée» en janvier 2008. «A aucun moment je n'ai abusé de ma position de directeur du FMI»"

Wall Street Journal du 18 octobre 2008 picto



"La gestion de l'enquête a provoqué de violentes critiques au sein du FMI car l'ensemble des 24 membres de son conseil n'ont pas été informés ni de ces accusations, ni de l'enquête en cours, avant vendredi, jour où ce journal a cherché à s'informer sur ce sujet."


La liaison entre Srauss-Kahn et Piroska Nagy, qui était, à l'époque, une des responsables du département Afrique du FMI a été découverte par le mari de celle-ci.

L'enquête a été ouverte en août dernier. Piroska Nagy a quitté le FMI, et son avocat dément qu'elle ait bénéficié d'une indemnité de départ plus favorable que n'importe quel autre employé du FMI

Le journal souligne que ctte affaire survient 15 mois après le départ de Paul Wolfowitz, de son poste de président de la Banque Mondiale. Wolfowitz avait été, lui aussi, accusé de favoritisme envers une de ses employées avec laquelle il avait eu une aventure.



picto Wall Street Journal du samedi 18 octobre 2008

En juillet 2007, Jean Quatremer, journaliste à Libération et correspondant à Bruxelles écrivait sur son blog :

"Le seul vrai problème de Strauss-Kahn est son rapport aux femmes. Trop pressant, il frôle souvent le harcèlement. Un travers connu des médias, mais dont personne ne parle (on est en France). Or, le FMI est une institution internationale où les mœurs sont anglo-saxonnes. Un geste déplacé, une allusion trop précise, et c’est la curée médiatique. Après Jacques Attali et ses goûts somptuaires qui lui ont coûté la présidence de la BERD, la France ne peut pas se permettre un nouveau scandale."

Le blog de Jean Quatremer le 9 juillet 2007 picto

Lire aussi la chronique de Daniel Schneidermann, DSK, fallait-il dire ou taire ?

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