Crise grecque : ce qu'on oublie trop facilement
article

Crise grecque : ce qu'on oublie trop facilement

Maquillage des comptes, conditions exorbitantes des prêts... Tentative de synthèse en 5 questions

Réservé à nos abonné.e.s
Et revoilà la mauvaise Grèce. Celle qui a truqué ses comptes et a plongé la zone euro (qui n'a pourtant pas lésiné sur les moyens avec son plan d'aide l'an dernier) dans une période d'incertitude. Aujourd'hui, la Grèce est une fois de plus "au bord de la faillite". Mais comment expliquer cet enchaînement ? Pourquoi ce pays se retrouve-t-il (encore) dans cette situation ? Que s'est-il passé depuis l'année dernière ?

La crise a débuté il y a plus d'un an et demi, et il n'est pas forcément évident de s'y retrouver dans ce feuilleton économico-politico-technique. Jean Quatremer s'y est risqué avec un article publié dans Libération ce jeudi 16 juin... en forçant légèrement le trait sur la responsabilité des Grecs, et en passant un peu vite sur le fait qu'il était prévisible que le plan d'aide européen ne règle pas la situation.

Pour y voir plus clair, tentons une synthèse des questions en suspens, en cinq points.


1- Un mensonge de la Grèce à l'origine de ses difficultés ?

Dans son article de synthèse, intitulé "Du mensonge à l'insolvabilité", Jean Quatremer explique que la Grèce se retrouve au bord de la faillite parce qu'elle a falsifié ses comptes : "En 2000, Athènes est entré dans l’euro en falsifiant ses statistiques. Le gouvernement a reconnu en 2004 qu’il avait divisé par deux son déficit public depuis 2000. Aucune sanction, aucune enquête, aucune réaction des marchés… En octobre 2009, rebelote : le ...

Il vous reste 97% de cet article à lire

Cet article est réservé aux abonné.e.s
Rejoignez-les pour une information sur
les médias indépendante et sans pub.

Déjà abonné.e ?

Partager cet article Commenter

Lire aussi

Voir aussi

Ne pas manquer

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.