Chlordécone, le scandale antillais que la métropole ne voulait pas voir
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Chlordécone, le scandale antillais que la métropole ne voulait pas voir

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"Il ne faut pas dire que ce pesticide est cancérigène." En prononçant ces mots le 1er février, Emmanuel Macron a fait bondir élus d'outre-mer et scientifiques qui s'inquiètent des décennies de ravages sanitaires et environnementaux causés par le chlordécone. Retour sur vingt ans de (sous-)médiatisation d'un désastre annoncé.

Le chlordécone ? "Il ne faut pas dire que c'est cancérigène."
C'est une phrase lâchée à la volée par Emmanuel Macron, et qui a fait s'étrangler journalistes, élus et scientifiques, avant de déclencher des réactions en cascade. Le 1er février, à l'Elysée, le président anime l'un des ateliers de son grand débat en présence d’une centaine d'élus d'outre-mer. La discussion roule soudain sur le chlordécone, pesticide ultra-toxique, classé "cancérigène possible" dès 1979 par l'OMS et pourtant utilisé dans les bananeraies des Antilles jusqu'en 1993. Et voilà un président en bras de chemise qui, micro à la main, sermonne son auditoire : "Il est établi que ce produit n'est pas bon, il y a des prévalences qui ont été reconnues scientifiquement, mais i...

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