Attaques de Paris : faut-il parler de "guerre" ?
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Attaques de Paris : faut-il parler de "guerre" ?

La presse étrangère plus prudente que les médias français

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Peut-on vraiment parler de "déclaration de guerre" comme l’a fait François Hollande pour qualifier la série d’attentats du vendredi 13 novembre à Paris et Saint-Denis ? Et peut-on qualifier de "scènes de guerre" ou même de "situation de guerre", comme on a pu le lire dans la plupart des médias, ces attaques qui ont causé la mort d’au moins 129 personnes ? Contrairement aux médias français, la presse étrangère (et une poignée de spécialistes français) s’interrogent depuis vendredi.

"Un acte de guerre." C’est en ces termes que François Hollande a qualifié les attaques de Paris et de Saint-Denis du vendredi 13 novembre 2015, qui ont fait au moins 129 morts, lors de sa première allocution. "Nous sommes en guerre", insistait-il aujourd’hui, devant le Congrès réuni à Versailles. "Oui nous sommes en guerre, et nous frapperons cet ennemi, Daech", insistait Manuel Valls le lendemain. Un terme repris par certains dirigeants étrangers, dont Jan Jambon ministre de l’intérieur belge. Et un terme repris surtout sans distance par la quasi-totalité de la presse française.

Pourtant, certains experts, du djihadisme ou des terrains de guerre, s&rsq...

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