Agences de notation en ligne de mire (presse nationale)
Brève

Agences de notation en ligne de mire (presse nationale)

A l'image de la presse économique, le quotidien gratuit Metro (qui revendique 2,5 millions de lecteurs chaque jour en France où il est présent dans 12 grandes villes) fait sa Une sur la crise de l'euro, qui baisse face au dollar. Tandis que Les Echos annonce que le ministre espagnol de l'Economie va rencontrer la direction du Financial Times, journal qui ne cesse de s'en prendre à l'euro et à ses "mauvais élèves", dont l'Espagne fait partie.





"Les rumeurs de faillite de la Grèce, du Portugal et de l'Espagne ont fait lourdement chuter la monnaie. Les pays européens se réuniront cette semaine pour trouver une issue à cette crise sans précédent."

Metro souligne que "Les exportateurs" sont les "grands gagnants de la baisse de l'euro" en bas de page à droite "Vendredi, l'euro est tombé à son plus bas niveau depuis plus de huit mois, à 1,35 dollar. Il restait sous pression hier à 1,37 dollar. Cette nouvelle a réjoui Christine Lagarde : "C'est clairement une amélioration" a déclaré la minsitre de l'Economie."


Quotidien Metro mardi 9 février 2010 picto



"En dépit d’un rebond de l’euro, le sort de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal continue d’inquiéter, comme en témoigne l’évolution à la hausse du coût des contrats pour se prémunir contre un défaut de paiement de ces pays"
constate le quotidien économique Les Echos.

"En attendant, les autorités espagnoles ne décolèrent pas contre ce qu’elles perçoivent comme une activité de spéculation dirigée contre elles. Hier, le ministre des Transports, José Blanco, a fustigé les « spéculateurs financiers internationaux ». Tandis que sa collègue en charge de l’Economie, Elena Salgado, se rendait à Londres pour y rencontrer notamment la direction du « Financial Times », très critique actuellement sur la zone euro et ses mauvais élèves.
"



La Tribune aborde cette crise sous l'angle du nombre de fonctionnaires, avec un graphique montrant le pourcentage de fonctionnaires par rapport à la population active en 2005 : la France est en tête avec 21,9 % devant l'Irlande (14,7%). La Tribune présente aussi les "maillons faibles de l'Europe" où une politique d'austérité a été mise en place dans ce domaine. En page de droite, un sondage souligne l'opposition des Français à la politique de réduction du nombre de fonctionnaires menée par Sarkozy




Libération s'intéresse aux agences de notation financière : "accusés de plomber la Grèce, l’Espagne et le Portugal, ces organismes d’évaluation, déjà en cause pendant la crise des subprimes, font l’objet de timides tentatives de régulation."

"
Temps de cochon pour les «Piigs», surnom donné aux maillons faibles de l’Europe : le Portugal, l’Italie, l’Irlande, la Grèce, et l’Espagne («Spain»). L’Etat grec, qui finance son énorme déficit public en empruntant sur le marché, n’a plus la côte : hier, le taux que lui réclament les investisseurs pour continuer de lui prêter tutoyait les 6,70%. Même grimpette pour l’Irlande (4,78%) ou le Portugal (4,73%). A titre de comparaison, l’Allemagne – qui a la réputation de bien tenir ses comptes publics – emprunte moitié moins cher. (...)  Pas un jour sans qu’une agence de notation (Standard & Poor’s, Moody’s ou Fitch) ne sorte son communiqué alarmant sur les dettes abyssales des Etats."

Un encadré estime que leurs "notes ajoutent à la crise" : "Le mardi 8 décembre, l’agence Fitch dégrade la note souveraine de la Grèce, la faisant passer de Aà BBB+. Immédiatement, la Bourse d’Athènes plonge de 6%. Une semaine plus tard, c’est au tour de l’agence américaine Standard & Poor’s de suivre le mouvement. Enfin, le 22 décembre, Moody’s abaisse sa note. La défiance vis-à-vis de la Grèce est alors à son comble."


Dans ses pages Rebonds, Libération donne la parole à Philippe Martin professeur d'économie à Sciences-Po et chroniqueur économique mensuel du journal depuis six ans.

"La panique sur les dettes grecque, espagnole et portugaise la semaine dernière marque un tournant dans la crise et va compliquer les stratégies macroéconomiques des gouvernements européens. Les agences de notation n’ont pas fait leur travail et essaient aujourd’hui en surréagissant de faire oublier leur incompétence: les mensonges des statistiques grecques et les difficultés de l’économie portugaise étaient connus depuis des années."

"Le paradoxe est qu’il n’y a pas raison que l’un de ces pays connaisse un défaut de paiement sauf si… sauf si justement les marchés paniquent, exigent des primes de risque énormes (la Grèce doit déjà emprunter à dixans au taux de 6,7%, c’est-à-dire près du double de l’Allemagne), rendent difficile et coûteux le paiement des échéances et précipitent un défaut de paiement, validant ainsi la panique initiale."

"Il y a fort à parier qu’à la suite de cette panique, les pays européens vont se lancer dans une surenchère de plans de rigueur."

Libération mardi 9 février 2010 picto
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