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Primes : tentative de sauvetage de Guéant par Le Figaro

Comment le disculper avec un bon titre, tout en mouillant (discrètement) Sarkozy

Après l'orage, les éclaircies. Comme au bon vieux temps du sarkozysme et de ces Unes improbables, Le Figaro a tenté une belle opération de sauvetage de Claude Guéant. Selon Lefigaro.fr, qui a changé son titre depuis, "l'affaire des primes de police s'éclaircit" à la lecture du rapport commandé par Manuel Valls pour faire la lumière sur les sommes en liquide touchées par Claude Guéant (10 000 euros par mois pendant deux ans) quand il était directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy place Beauvau. L'affaire s'éclaircit ? Avec le même rapport, les prévisions météorologiques du Monde et de Mediapart sont pourtant différentes.



La bonne nouvelle n'est pas venue du côté de l'anticyclone des Açores mais de la rédaction du Figaro. Dans un article mis en ligne lundi 10 juin, le site annonce que pour Claude Guéant, "l'affaire des primes de police s'éclaircit".

L'article, signé Jean-Marc Leclerc (le monsieur sécurité du journal qui avait déjà rendu service à Alliot-Marie, Hortefeux et le superpréfet Lambert), s'appuie sur le rapport de l'Inspection générale de l'administration (IGA) et de la police nationale (IGPN). Commandé par Manuel Valls après la découverte de factures payées en argent liquide chez Claude Guéant, ce rapport, transmis au procureur de Paris, explique qu'il "a bien perçu, comme il le prétendait d'ailleurs, des primes de police puisées dans la ligne de crédit des «frais d'enquête et de surveillance» du ministère de l'Intérieur", indique Le Figaro. Pour quel montant ? "Les inspections déclarent que 10 000 euros par mois ont ainsi été «remis au directeur du cabinet du ministre» de l'Intérieur entre mai 2002 et l'été 2004. En clair: pour lui et ses équipes". Des sommes distribuées "à au moins deux ou trois collaborateurs".

Et pour Le Figaro, ce petit bonus en liquide peut tout à fait s'expliquer : "Il faut se souvenir qu'à l'époque la traque d'un Ferrara et plus encore d'un Colonna, le tueur du préfet Érignac, était coordonnée directement depuis l'échelon du cabinet", se souvient un haut fonctionnaire de police interrogé par le journaliste du Figaro. Un investissement et des heures sup...

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Commentaires d'utilité publique

Primes : tentative de sauvetage de Guéant par Le Figaro

ce serait intéressant de faire une émission sur les fonctionnaires. Qui sont visés ? Les élus ? Les profs ? catégorie A, B...

Par Yassin
le 12/06/2013
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