La crise monétaire inquiète de nombreux journaux dans le monde
Pour la plupart des journaux lus par @si, les Grecs sont responsables de cette crise, même si certains spéculateurs en profitent. Le rôle de la presse dans le déclenchement de paniques irrationnelles, évoqué ces derniers jours par exemple par le correspondant de Libération à Bruxelles, n'est jamais mis en avant.
Le New York Times de ce dimanche 7 février rappelle la double origine de cette crise, qui commence seulement à enflammer les médias : "La baisse de l'euro a brutalement accéléré quand le service des statistiques de la Commission Européenne a révélé mi-janvier que la Grèce avait donné de fausses informations concernant son déficit. L'année dernière, la Grèce avait choqué les investisseurs en annoncant que le déficit public serait de 12 % du produit intérieur brut, et pas de 3,7 % contrairement aux précédentes prévisions faites par le gouvernement grec."
"L'Europe peut-elle éviter une tragédie grecque" titre Business & Cash, hebdomadaire dominical britannique du 7 février 2010. Pour lui "en mélangeant l'incompetence et la dissimulation, les Grecs ont laissé exploser leur deficit sans contrôle, mettant en question la crédibilité de l'union monétaire"
"La Grèce va-t-elle provoquer l'explosion de la bombe de la dette mondiale ?" titre le Sunday Star (Canada) du 7 février qui s'inquiète d'une contagion, non seulement dans le reste de l'Europe (Espagne, Portugal) mais par ricohet dans le reste du monde.
"Comment gagner de l'argent avec un tragédie grecque" Le South China Morning Post, du 7 février, souligne la gravité de la crise, tout en remarquant que c'est l'occasion pour certains spéculateurs de gagner beaucoup d'argent.
"L'économie grecque pourrait retrouver la croissance au milieu de cette année prédit le ministre grec des finances, en dépit de la crise des finances publiques" explique, en anglais, un article du Financial Times publié dimanche 7 février dans Politis quotidien en grec publié sur l'île de Chypre, qui tente de montrer que la Grèce va limiter les dégats.
"Le déficit sape la confiance dans la zone Euro" titre le quotidien Gulf News publié dans les Émirats Arabes Unis (ci-dessous à droite). Gulf News ajoute dans un autre article en bas de page que d'une manière globale, cet incident grec est mal venu car "La crise européenne réveille les inquiétudes concernant la reprise économique"
"La crise en Grèce, un conte édifiant qui nous concerne tous" : même le quotidien populaire New York Post du 7 février (ci-dessous, à gauche) s'intéresse aux problèmes grecs, et dénonce l'irresponsabilité qui creuse les déficits. Il souligne que le déficit ne menace pas seulement un pays dont l'importance économique est limitée, mais qu'il concerne aussi le plus riche des états américains.
L'article souligne en effet que si la Grèce ne représente que 2% de l'économie européenne, un état américain très important, la Californie, qui serait à lui seul la sixième économie de la planète, connaît lui aussi un déficit à 12 % proche de celui de la Grèce.
Cette crise est aussi évoquée à la Une du New York Times samedi 6 février, sur une colonne sous la photo d'un joueur de football américain : "La crise de la dette de la zone euro est un test politique" dit le titre tandis que l'article ajoute que cette crise est la plus grave qu'ait connu l'union des 16 pays qui forment la zone Euro.
New York Post 7 février 2010
New York Times 6 février 2010

"Zapatero répète «Nous sommes sur le chemin de la reprise économique» le jour où nous atteignons le 18e mois de récession" explique le quotidien conservateur ABC du 6 février, sous une caricature qui montre le chef du gouvernement, Jose Luis Zapatero, marchant dans le vide en disant "Que se passe-t-il ? Vous n'avez plus confiance en moi ?" L'article souligne que les marchés internationaux s'inquiètent aussi de la dette publique espagnole.
"La solvabilité financière de certains pays européens inquiète les marchés mondiaux" titre La Tercera (Chili) du 5 février confirmant l'impact psychologique sur les opérateurs financiers dont le comportement peut aggraver ou globaliser la crise.
"Les grèves ont mis la Grèce à genoux" titre The Independent le 5 février (ci-dessous, à gauche). Un graphique sur fond de Parhénon montre la hausse du déficit grec de 3,9% en 2000 à 12,7% en 2009, soulignant l'entière responsibilité de ce pays dans la crise qu'il traverse..
"L'infection grecque s'étend" titre la chronique Business de David Prosser dans le quotidien The Independent qui explique toujours, le 5 février, qu'après la Grèce, les observateurs s'inquiètent non seulement pour l'Espagne et le Portugal, mais aussi pour l'Italie : "Ces crises financières explosent toutes de la même manière - pendant des jours ou des semaines un problème isolé traîne, jusqu'au moment où il provoque une panique générale.
Cet article est libre d’accès
En vous abonnant, vous contribuez
à une information sur les médias
indépendante et sans pub.
Déjà abonné.e ? Connectez-vousConnectez-vous