"Bombe sanitaire", "scandale sanitaire", "scandale d'Etat" : c'est en ces termes que de nombreux médias ont sonné l'alarme le 25 mars 2026 suite à la publication d’une nouvelle étude de l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail). L'alerte fait état des dangers sur la santé du cadmium. Ce métal lourd, toxique et cancérogène, est présent dans les engrais phosphatés utilisés en agriculture et se retrouve en bout de chaîne dans les aliments du quotidien comme les pâtes, le pain, les pommes de terre, les céréales du petit déjeuner, le chocolat… L'Anses est catégorique : les Français sont particulièrement exposés au cadmium avec des niveaux d'imprégnation trois à quatre fois supérieurs par rapport à la plupart des pays européens.
L'étude de l'Anses de mars 2026 a fait beaucoup de bruit. Pourtant, cette alerte n'est pas nouvelle. Elle fait suite à celle lancée en juin 2025 par des médecins libéraux et surtout, à une connaissance scientifique vieille de près de 30 ans… Pourquoi ce retentissement médiatique aujourd'hui ? Pourquoi la responsabilité politique est-elle si peu questionnée ? Comment expliquer cette contamination française ? Que font les décideurs ? Pour répondre à ces questions, trois invités : Zoé Moreau, journaliste au média en ligne Vert,
Stéphane Mandard, journaliste au Monde
et Benoît Biteau, député écolo, paysan bio et ingénieur agronome de formation.
ALLER PLUS LOIn
"Cadmium, une bombe sanitaire et toujours pas de réglementation sanitaire", podcast L'Heure du Monde, 2 avril 2026
"Il faut agir 'dès à présent' : le cri d'alarme de l'Anses sur la contamination au cadmium des Français", Vert, 25 mars 2026
"Cadmium, les errements du Point", Acrimed, lundi 6 avril 2026
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