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Zappings prémachés pour télés et sites web

La mode est au zapping : sur le web ou à la télé. Vous avez certainement déjà visionné ce type de court programme, qui rassemble des séquences choc, dont l'objectif est de faire le "buzz". Canal+ a initié le concept, dès 1989, année de création "du" Zapping. Aujourd'hui, on en trouve sur plusieurs sites, déclinés en zappings politique, people, télé...Mais le problème du zapping, c'est la veille nécessaire des différents programmes pour parvenir à rassembler les meilleures séquences. Les sites et les chaines n'en ont pas les moyens. Elles font donc appel à des entreprises extérieures, qui fournissent parfois le produit clés en main. Exemple avec une entreprise 2Ccom, qui fournit à la fois la chaine parlementaire LCP, Le Figaro, Morandini, ou encore l'émission de Cyril Hanouna sur D8. Coup de projecteur sur un secteur d'avenir, le buzzness.

Derniers commentaires

J'aurais vraiment préféré voir traité ce sujet plutôt que le pape.
Chouette, un article qui parle (plusieurs fois) (entre autres) de Morandini.
Le people est devenu un sujet prioritaire depuis plusieurs mois sur @si, je ne formulerai donc qu'un seul souhait: que les titres de ce type de billets soit en phase avec le contenu.
Ça me fera gagner du temps.
Ça fait plus de 20 ans que ça existe et la légalité de l'exercice est très peu questionnée.

Si on se fie a ce que dit le code de la propriété intellectuelle, pour diffuser en partie ou totalité une œuvre, il faut l'accord des ayant droits. Il semble qu'aucun diffuseur ne fait de telles démarches dans la constitution de ces zappings. Mais l'article L.122-5 de ce même code prévois plusieurs exceptions sous réserve que soient indiqués clairement le nom de l'auteur et la source. A mon sens seule trois exceptions peuvent justifier (un peu au doigt mouillé) de la légalité d'un zapping: la courte citation, la parodie, et le droit a l'information.

Pour la courte citation, ça implique qu'il y ai avec analyse et/ou critique, c'est ce qu'avais défendu DS sur ce forum il y a quelques années pour justifier de de la légalité de l'utilisation d'extraits dans les articles et émissions d'Asi, pour un zapping c'est quand même assez aléatoire, parce que si le zapping de Canal a su par son montage parfois exprimer des choses qui dépassent la simple concaténation, c'est pas évident a défendre.
C'est pareil pour la parodie, c'est compliqué d'argumenter que deux extraits qui se répondent par le montage constituent une parodie de chacun d'entre eux.
Pour le droit a l'info, ça implique que ça soit diffusé dans une émission d'information, que ça soit fait par des journalistes, et que l'extrait soit porteur d'une information jugée importante pour le spectateur. Le problème s'est posé dans un précedant article d'Asi au sujet de l'utilisation d'extrait de matchs, par exemple les quelques secondes autour d'un but au foot, dans un magazine sportif.

Je suis intimement persuadé que ces zappings qui se multiplient sont illégaux dans leur nature même aux yeux de la loi actuelle sur le droit d'auteur. A mon avis, le truc c'est que depuis 1989, toutes les chaines tolèrent gracieusement cette utilisation, à ma connaissance aucune chaine n'a encore collé un procès a une autre pour ce motif et donc il n'y a pas de jurisprudence.
Pourquoi donc? On peut imaginer que ça fait de la pub a la chaine "citée" chez sa concurrente (ou du moins a son émission), qu'elles assument, qu'elles risqueraient un déficit d'image sur un procès en temps que "censeur" (vue que la pratique est implantée depuis 20 ans sans encombre), que dans la mesure ou de plus en plus de chaines ont leur zapping maintenant, ça fait partis d'un "écosystème", sans compter que mener une action en justice, c'est quand même couteux.

La ou ça pose un vrais problème pour moi, c'est dans les "zapping du web". Ces zapping que les chaines font a base de vidéos trouvés et produite pour internet. Ne serai ce que parce que quand une chaine emprunte une vidéo youtube, elle met le plus souvent en source "youtube", comme si youtube était un média, donc il y a tromperie évidente sur le droit moral de l'auteur (ce qui pour moi est gravissime), et qu'un petit youtuber a pas de quoi se défendre en moyens de justice contre une chaine quand elle le pille.
A ce sujet j'ai lu l'histoire (je ne sais plus ou désolé) d'un mec qui a posé une vidéo de lui sur youtube et qui s'est vus dans un zapping du web de je ne sait quelle chaine, il n'était pas d'accord avec cette utilisation (c'est aprioris son droit), et quand il s'est plaint a la direction de la chaine il s'est vus répondre un truc du genre "Vous, internautes, passez tous votre temps a diffuser sur le net des contenus que nous produisons, je vois pas pourquoi on se gênerais de faire pareil sur notre antenne" Ce qui est quand même fantastique comme ligne de défense.
On se fait à ce point chier que maintenant on créé des trucs dont le seul intérêt est de faire rire, et comme le but est de faire rire le plus grand monde (à cause de la course à la pub), et bien...le niveau est forcément très bas. Oh, bien sûr, moi aussi je rigole, c'est important de rire un peu.

Au moins, Canal+ le faisait en interne, il y avait donc un ton, une personnalité, et des petits messages subliminaux, et je crois que c'est toujours un peu le cas. Par contre, passer par un prestataire externe, ça veut dire que c'est la même soupe sur toutes les chaînes, avec en plus le nivellement par le bas des conditions de travail de ceux qui font les zappings (oui, c'est un travail, et quand c'est bien fait, ça donne à réfléchir).
Très intéressant, merci Laure !
Question : est-ce que les diffuseurs payent des droits d'auteur sur ces compilations d'extraits ?
cool l'article
Au moins le zapping "original" de C+ avait, me semble-t-il, le mérite de faire le tri et de jouer aussi sur le contraste entre les séquences (exemple type : un extrait sur concours de bouffe suivi d'un extrait de reportage sur la faim en Afrique subsaharienne). Le message était alors plus ou moins subtil, parfois il frappait même très juste, il y a avait donc une petite recherche de sens.
Là par contre... Oserais-je le "c'était mieux avant" ?
Être payé pour regarder des conneries à la téloche... non merci : trop cher payé en temps de cerveau disponible.
Comme ça, on connait le sujet de l'émission de demain. :)
toujours et encore.
Peu importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse.
Un discours qui fait plus de deux phrases est jugé bien trop long pour nos média qui ne peuvent tout entendre dixit notre animateur matinal préféré qui a oublié qu'un média diffuse...

Des petites images frénétiques qui accompagnent notre frénésie du lendemain à la machine à café. Pas le temps. De causer trop longtemps.


Cela dit, moi aussi, j'ai du clic clic :-)
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