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Commentaires

Yad Vachem, Duterte : "amazing !"

Donc, pour Trump, Yad Vachem est "amazing". Amazing. Adjectif que l'on pourrait traduire

Derniers commentaires

Après avoir serré la louche du roi Salmane d'Arabie Saoudite, puis celle du premier ministre Netanyahu d'Israël, Trump est allé baiser l'anneau du Pape François du Vatican.
Une photo de leur rencontre.
Melania et Ivanka ont revêtu leurs plus belles robes de deuil, tandis que Donald arbore une tenue sombre, parmi les plus seyantes de sa garde-robe présidentielle et un sourire niais tiré de la palette de ses mimiques de demeuré.
François a l'air mortifié. On le serait à moins.
La vraie question étant: comment peut on avoir l'indécence de mettre en avant sa visite à Yad Vachem, alors qu'une telle visite de recueillement devrait rester privée ...
Sur ce point Obama comme Trump sont au même niveau.
A propos, une bonne nouvelle : Volkswagen a été condamné à une amende de 15 milliards de dollars aux USA.
Face aux propagandes de tous bords, aux flux perpetuels et 8ncessants "d'information" et autres "fake news" il n'y a qu'une solution: prendre du recul, et repositionner l'information dans le contexte global. Avoir une vue d'ensemble qui structure l'analyse des "faits" et/ou qui permet de trouver un "sens".

Les USA soutiennent Israel. Ils n'en ont rien a foutre de 6 millions de morts. C'est juste un pretexte pour imposer leur imperialisme.
Non, il ne faut pas renoncer à comprendre, Daniel. Des tas de gens comprennent, ou on le sentiment de comprendre.

Avez vous déjà déjeuné, une fois dans votre vie, avec un commercial ? Vous savez, ces types qui font les négociations et "close" les "deals". Ces gens dont l'expression est organisée sur des mots qui sonnent un peu bizarre, un peu creux, qui sont excessifs dans l'appréciation comme dans la dépréciation, parce que les opinions, les interprétations, les émotions, tout, absolument tout avec eux est compris avant tout comme une composante de négociation.

Personnellement je déteste ce type de language autant que n'importe qui, mais je l'ai déjà vu, je le connais, et je le reconnais à mille kilomètre dans Trump, alors je comprends... sans le moindre effort, vraiment, la façon dont ce commentaire se lit. Ca ne veut pas dire que j'approuve - ce type de language creux est effectivement pénible à tout moment, et heurte ma sensibilité dans ce contexte. Mais il ne présente aucun mystère pour moi. Trump emploie le langage culturel des "sales men" (effectivement connus aussi pour leurs fautes de gout dans ce genre de circonstances, un million de comédie là dessus) pour signifier un positionnement. Et dans l'ensemble, c'est compris, parce que c'est à ça que sert ce language. Il définit clairement les orientations de la partie qui les émet dans la négociation.

Ce langage est plus antipathique que par exemple la communication empreinte de pensée légale des politiciens qui viennent de là, que ce soit Obama, Sarkozy, Marine Lepen ou Poutine. On remarque moins leurs tournures parce que venir d'études de droit est très habituel en politique (alors que venir des ventes est ovniesque). Mais autour d'une table de négociation, on peut supposer que quelqu'un des ventes se débrouillera mieux que quelqu'un du département juridique. C'est en tous cas probablement l'état d'esprit de toute cette middle classe périphérique qui a massivement votée Trump dans l'espoir qu'il allait ramener du business chez eux - espoir pour l'instant plutôt réalisé dans les études sur leur opinion des 100 premiers jours.

Maintenant, à propos de la presse, et des matinautes ici.

Votre boulot est d'informer les amis.

Dans cette optique Trump aurait du être situé par tous les journalistes dès la première minute penchée sur son cas comme, culturellement, un "sales man", l'ayant clamé, proclamé, ayant publié dessus, construit son personnage public dessus... bref ça devrait être aussi visible que sa coupe de cheveux.

Il n'y a pas de moment où vous pouvez vous levez de votre chaise et dire "je renonce à comprendre", c'est à dire à informer. Pas plus qu'un pompier ou policier de garde ne peut décider de partir quand ça lui chante. En particulier quand, comme on vient de voir que c'est le cas ici, il n'y a aucune difficulté particulière à le faire mis à part votre mauvaise volonté.
Pour les anglophones seulement, sorry:
Dans le même temps, le maire (blanc) de New Orleans prononce un discours LONG et COMPLEXE sur l'histoire, la mémoire, les sens officiels et sous-entendus des lieux de mémoire, à l'occasion de l'enlèvement de monuments confédérés.
https://www.nytimes.com/2017/05/23/opinion/mitch-landrieu-new-orleans-mayor-speech.html?action=click&pgtype=Homepage&clickSource=story-heading&module=opinion-c-col-right-region®ion=opinion-c-col-right-region&WT.nav=opinion-c-col-right-region

Bref, ne mettons pas tous les Américains dans le même sac...
Bref, ne mettons pas tous les Américains dans le même sac...

En effet, surtout pas.
Mais concernant le héros de la chronique, un sac poubelle ou un sac à vomi conviendrait je crois.
C'est juste, il y a les Canadiens, les Étasuniens, les Mexicains, les Guatémaltèques, les Béliziens, les Honduriens, les Salvadoriens, les Nicaraguayens, les Costariciens, les Panaméens, les Colombiens, les Vénézuéliens, les Guyanais, les Équatoriens, les Péruviens, les Brésiliens, les Boliviens, les Paraguayens, les Chiliens, les Argentins et les Uruguayens.

Je dis ça, je dis rien.
Vous avez oublié les Surinamais !
(à moins que votre "Guyanais" englobe les 3 guyanes ?)
C'est juste ! Ils font du très bon riz pourtant.
Je crois me souvenir de m'être dit que j'allais faire un multi-pack avec les Guyanes, mais en y regardant de plus près, ça fait 40 ans que le Suriname n'est plus la Guyane néerlandaise, il faut que je me mette à jour.
Je me suis aussi demandé si Cuba, Porto-Rico, etc, doivent être considérés comme américains.
Bref, liste in-exhaustive donc.
Merci Florence pour ce lien,
où l'on voit que l'intelligence n'est pas une chose du passé. Parfois on pourrait le croire, on pourrait croire qu'un imperceptible changement génétique l'a éradiquée chez le plus grands du monde tout comme Monsanto éradique les abeilles
Le NYT comme nous dit le titre de son article nous dit aussi que l'éloquence n'a pas perdu sa place
"We cannot be afraid of the Truth" dit Mitch Andrieu et il cite ensuite celui que l'on aurait pu croire le plus improbable à dire une chose aussi profonde "A great nation faces its flaws and corrects them"
et irrémédiablement on pense à la fille du plus grand des fachos et ses mots dégueu à propos du Vél' d'hiv', des mots de lâcheté.

Il m'a semblé lire ici des commentaires qui entendant Yad Vachem, ont déversé leur bile en parfaite méconnaissance du lieu, et rejoignant ainsi la filledu plus grand des fachos
Merci pour cette chronique. Je recommande à tous le passionnant livre Auschwitz Graffiti, d'Adrien le Bihan, sorti en 2000 et préfacé par Pierre Vidal-Naquet. Il y est précisément question des mots que laissent les puissants sur le livre d'or du camp d'extermination, et de leur très fréquente incapacité à y dire des choses fortes qui ne soient pas convenues, ou de leur propension indécente à y parler d'eux-mêmes. C'est assez cruel mais très souvent finement observé.
Cela met en perspective le "mot" de Trump ici évoqué, même s'il faut reconnaitre qu'il vient encore de crever un plafond de vacuité (vacuité qui, dans des lieux de mémoire, n'est jamais loin de l'insulte)
Amazing chronique
L'expression "all of my friends" m'interpelle également.

Serait-ce, là aussi, un mot positif pour ne surtout pas en prononcer un de négatif ? Le point négatif, si j'ose dire, c'est que Trump est assez pauvre en éléments de langage. Il devrait peut-être envisager une formation auprès de Franck Lepage.
http://www.arretsurimages.net/forum/read.php?3,1563810#msg-1564036

Un graphologue pourrait certainement nous être utile, entre la rédaction du message en lettres capitales et les signatures de DT et MT curieuses également par leurs ressemblances.

Merci pour cette chronique et le lien de Cantou sur une autre discussion.

ps : il a écrit honor ou horror ? J'ai un doute...
Yad Vashem ouvert en 1953, le Disneyland californien seulement en 1955...
Tu vois, Donald, tes compatriotes amerlocains n'ont rien inventé. Ils ne sont pas les pionniers des parcs d'attractions.
La revanche de Daniel, il n'y pigeait rien a Ariana Grande hier, du coup il nous sort une référence culturelle a laquelle la jeune génération n'entrave que dalle aujourd'hui.

tout le reste c'est juste de l'emballage pour placer son "pas glop".
Trump Yad Vachem Amazing Duterte execution de masse. Vous avez écrit un pertinent marabout de ficelle, Daniel.
Trump est t-il un Brutos sous Captagon ?
En l'occurrence, Trump est assez représentatif du touriste américain moyen visitant un monument dont il n'a aucune "clé", ni historique ni culturelle. Faute de pouvoir le faire avec sa tête, il s'exprime avec ses tripes. Le touriste Américain ne s'émeut pas, il s'esbaudit.
Bon voilà que certains commentateurs sont partis sur des explications sérieuses, et même disons-le assez incompréhensibles pour le commun des mortels, sur Pif Pifou etc qui sont des personnages dignes d'intérêt car ils symbolisent la complexité de la nature humaine par bêtes interposées.

Alors que là on un bête qui est foncièrement con et dont tous les gouvernements ont désormais appris à utiliser dans leurs propres intérêts. Que ce soit les Arabiens saoudiens, que ce soit les Israéliens

Ajoutons à l'ex-voto de Trump qu'il est écrit en lettre bâtons pour mieux déguiser son inaptitude et sa frousse du décryptage de personnalité
Il l'est. C'était l'époque Vaillant. Daniel et moi on est vieux. Et heureux.
Mais on n'a jamais vu Pife.
Waw. Pifou est le fils de Pif ??
Un monde s'écroule.

En revanche, petite erreur : c'est Kim Jong-Un, et plus Kim Jong-Il (Kim Jong Il = Pif, Kim Jong Un = Pifou)
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