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Commentaires

Xénophobie soft, nous voilà !

Au réveil, comme hier, comme demain, ce sont Pétain et Daech qui nous attendent.

Derniers commentaires

La marquise poisson, etc., ça a été grave ou pas. Mais Pétain c'est la collaboration avec Hitler, c'est la participation à un génocide, au massacre organisé de millions de civils, enfants compris. J'espère qu'on s'en indignera encore dans 2000ans!
La "cyber attaque" contre TV 5, combien de morts?

A part çà, les désaccords familiaux chez les Le Pen sont bien pratiques :
- pour les chaines d'info continue (et les journalistes suivistes) qui peuvent remplir des heures d'antenne (et des articles) à pas cher,
- pour le FN, qui occupe la quasi totalité de l'espace médiatique, en satisfaisant en plus la totalité de son électorat, les pros papy décomplexés comme les complexés pro fifille : chacun aura ses raisons de voter FN.
- pour le PS comme pour l'UMP, qui ont tout intérêt - pour des raisons différentes - à se faire petits en ce moment.
- pour le gouvernement, qui peut avancer ses pions scélérats en toute tranquillité.
Bien sûr, le mouvement social et la vraie gauche se font [s]baiser[/s] avoir, mais ils ont l'habitude.
le front national activait une zone conflictuelle dans le cortex du français moyen . la voilà effacée !!. sommes nous pour autant réconciliés avec ce mouvement .?
où sommes nous horphelins d'une famille en déshérance et adoptable par la famille THENARDIER dont nous serons bientôt que les domestiques . ?
Maréchal, nous voilà
Tu nous as a redonné l'espérance
La patrie renaîtra, Maréchal, Maréchal
Nous voilà

En boucle dans la tête pour le reste de la journée, merci bien!
Les contours seront d'autant moins flous que les confusions seront évitées.
En particulier, concernant le bon usage du mot xénophobie. Pour celui qui veut être perçu comme moral, il est impossible de dire que la xénophobie peut être une attitude moralement acceptable. Le sens courant d'un mot n'étant rien d'autre, comme nous l'apprend Saussure, que ce qu'on entend conventionnellement par lui, le mot xénophobie signifie toujours, en son sens courant, une attitude mauvaise, plus précisément, une mauvaise manière de chercher à aller vers ce qui est semblable à soi, ou de chercher à s'éloigner de ce qui est différent de soi.
Il y a des bonnes manières d'aller vers ce qui est semblable à soi, comme l'indique l'histoire de la tour de Babel : une vie est plus riche, plus humaine, quand elle contient le fait de parler avec d'autres ; or on ne peut parler qu'avec des gens semblables à nous du point de vue d'une langue connue ; il n'est donc pas mauvais, et donc pas xénophobe, de chercher à s'entourer de suffisamment de gens parlant une meme langue que nous, afin d'avoir une vie plus riche, plus humaine, contenant dans de bonnes conditions des conversations.
Parmi les manières de chercher à s'éloigner de ce qui est différent de soi, que nous jugeons mauvaises, reste alors à savoir : lesquelles peuvent être jugées mauvaises de maniere universelle, par tout honnete homme ; et lesquelles ne sont jugées telles par nous que d'une maniere qui tient à notre subjectivité particuliere, sans etre universelle.
Les premieres méritent d'etre qualifiees de xénophobes, mais pas les secondes. Celui qui a une attitude que je juge comme mauvaise, en sachant bien qu'on peut tres bien être un honnete homme sans la trouver mauvaise, je peux dire qu'il a une subjectivité différente de la mienne, mais je ne peux pas dire qu'il est plus mauvais que moi, et je ne dois pas l'accuser de cela, sous peine de commettre moi meme une faute qui peut universellement être reconnue comme telle, c'est a dire de me rendre moi meme mauvais en croyant combattre le mal (mais un mal qui n'est ici defini que par ma petite subjectivité, et non universellement reconnaissable comme tel).
Non seulement, les contours des oppositions politiques seront plus claires aux yeux de qui ne fait pas de confusion sur un mot comme xenophobie, mais en plus donc, il evitera de rajouter encore du venin, de l'injustice, de la violence..., à la situation qu'il a sous les yeux - comme si elle n'en contenait pas deja assez... - en evitant de commettre la faute morale de traiter de xenophobes des gens qui ne le sont pas.
[quote=Daniel Schneidermann]une guerre que nous ne parvenons pas à penser,

La faute en est sans doute à la célèbre "définition" de Clausewitz: "la guerre est la poursuite de la politique par d'autres moyens" : "plus violents" commenta Lénine qui en accentua ainsi le contresens . Car c'est au contraire la politique qui est la poursuite de la guerre: par des moyens plus rusés. Ce qui peut expliquer que les personnages politiques les plus grands, les fondateurs, rénovateurs, grands défenseurs d'États furent essentiellement des guerriers: prophètes-législateurs (Moïse comme Mahomet), stratèges-révolutionnaires (Solon, Périclès) conquérants re-formateurs (Clovis, Napoléon, Mao), libérateurs (Jeanne d'Arc, Clemenceau, Churchill, De Gaulle). La ruse qui les définit n'est, faut-il le préciser, pas cette médiocre habileté des "florentins de la politique" dont le souci ne va pas plus loin que leur propre maintien; il est à l'inverse ordonné à la grandeur de la tâche qu'ils se sont découvert de porter ou remettre l'humanité à la hauteur correspondant à sa dignité. Leur ruse est celle de la pensée dans l'histoire: laquelle s'avance toujours masquée, n'est jamais une soirée de gala et n'a d'autre loi que celle que "le hasard" des situations impose d'inventer au contact des difficultés.

Difficultés dont l'essence est celle de les penser. Aujourd'hui, en particulier: mais l'"aujourd'hui" dans sa triplicité de présent à venir du "passé" est le temps de la pensée toujours différemment spécifié. La ruse est ainsi celle de la pensée: plus exactement de la réception de la pensée. Car ce n'est jamais le sujet humain qui pense: ni vous, ni nous, ni lui, ni toi et encore moins moi ; nul ne fait jamais que recevoir la pensée. Point de "je pense" humain donc, mais réception par l'humanité d'un don qui lui est transmis (seulement transmis) par l'action de ceux qui ont accepté la mission d'en déchiffrer la nouveauté: ce qui ne va jamais sans s'y fourvoyer et - toujours provisoirement - rectifier. La ruse est ainsi infligée par la perpétuelle nouveauté de la changeante réalité.

La guerre pour l'humanité consiste à l'affronter sachant qu'on en sera toujours finalement défait. Mais d'une sublime défaite: immensément plus élevée que la plus grande des victoires que l'on puisse imaginer. Telle est donc la politique de la pensée: politique désespérée, mais parce qu'"il n'est pas besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer". L'essentielle vertu du combat est de nous délivrer de la basse volonté de l'emporter.
Dans votre capture d'écran, Daniel, vous avez laissé la petite croix pour fermer la fenêtre, en haut à droite.

Et parfois, devant ce type de débat, je regrette que cela ne soit pas aussi simple que de cliquer sur la petite croix...
Madame Le Pen a beau faire, seuls les naïfs convaincus l'imaginent différente de son père. En fait, elle a la même idéologie mais agrémentée à la sauce COM actuelle. La forme planque le fond et le conte est bon...Les déçus, les rageurs, les désespérés s'engouffrent dans le tunnel et imaginent monts et merveilles au bout. Et pourtant c'est là que trônent le racisme, l'autorité féroce ,l'exclusion, la négation de toute liberté.
Pas sûr que les fidèles en veuillent vraiment au vieux même si le monstre compte parmi ses exploits la torture abjecte. Et qui peut croire que la fille formée par le père soit tellement différente?
Je ne vois pas trop le rapport entre Pétain et Daesh, à part qu'ils sont également détestables. Il faudrait faire un lien plus explicite sur ce rapprochement.

La stratégie des terroristes, c'est de susciter l'effroi, mais qu'est ce que quelques heures dans la vie de TV5 ?
Une paille, même si cette télé est jeune.
Bof , Aloys est tres spirituel , trop peut être , lui seul comprend ses fines allusions et ses doubles sens ... triples , quadruples enfin on s'y perd.
Sans importance.
J'ai rien compris
La poignante Marine a su dominer son chagrin filial pour enfin crever l'abcès, et doter la vie politique française d'une extrême droite enfin présentable. Le racisme était jusqu'alors indissociable de ses manifestations les plus nauséabondes ( j'adore ce mot), il reçoit désormais le statut d'une idéologie comme une autre, prête à affronter la concurrence darwino-chomsko-bricmontesque. Souhaitons que de l'autre côté, la gauche sache placardiser les éructeurs excités qui la décrédibilisent. Plantu waqbar !

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