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"Vous mettez mon nom dans un titre, ça génère du clic"

Même les plus réfractaires à la téléréalité ne peuvent pas ne pas avoir en tête la désormais célèbre formule de Nabilla, candidate des Anges de la téléréalité, tirade dite "Non mais allo, quoi, t’as pas de shampoing". Comment ces buzz stupides parviennent-il jusqu’à notre cerveau, est-ce un business d’emballer internet? Sur notre plateau, Benoit Daragon, journaliste à Puremedias, site qui reprend (et lance) des buzz télé sur internet; Aurélien Godon, rédacteur en chef de 2CCom, entreprise qui fournit des zappings clés en main à plusieurs sites et émissions de télé, et Audrey Pulvar journaliste et chroniqueuse dans le Grand 8 sur D8. Et parfois objet elle-même de buzz télé.

Derniers commentaires

Bien que le forum a ouvert une semaine plus tard, Lordon et Berruyer ont déjà près de 4 fois plus de réponses qu'Audrey Pulvar. Les asinautes sont vraiment contrariants, à vouloir faire exprès d'aller contre le courant ils ont fait mentir la loi d'airain d'Audrey (de gauche), selon laquelle "je buzze".
Lorsque le buzzer de métier nous est présenté, j'en éprouve presque de la pitié!

Je suis un no-life de bon niveau, mais là, le pauvre, avec son teint cadavéreux, et si en plus je me mets à l'imaginer s'infligeant ses vingt heures de tv quotidiennes, j'ai réellement pitié de cet homme...
Quelle vie peut il bien avoir?
Même en étant bon monteur, efficace, et en réalisant le montage pendant les programmes les plus plats et lénifiants pour ne pas empiéter sur ce qu'il peut bien lui rester de vie sociale et de sommeil, accumuler 20 heures de visionnage, j'en reste coi!!
Quand bien même regarderait il partie des programmes à postériori, en accélérant la vitesse de lecture des enregistrements, (ce dont je doute, des fois qu'il rate la perle en acccéléré...) ça tient du bagne, ou des écuries d'Augias rétiniennes!

Un sacrifice tel sur un sujet tel, le tout pour un salaire que j'ai du mal à envisager mirobolant, c'est assez terrifiant!
Surtout que la sensation du devoir accompli, comme gratification accessoire, je doute qu'il l'éprouve...
Cet homme c'est auto réduit en esclavage! J'imagine qu'a travers lui, l'homo économicus pur progresse, ainsi que la société du spectacle...

Dans le même temps, combien de vrais journalistes d'investigation restent en activité?
Sébastien Bohler dérange car il démonte la manipulation et nous sommes tous manipulés;
Sarko est le professionnel de l'utilisation de la viralité telle que l'explique Sébastien Bohler:
oui ça marche !
je ne "fréquente pas le buzz" mais d'après ce que vous en avez présenté dans cette émission
je me suis dit le vide appelle le vide: rien de transcendantal à la Tlé alors le buzz est là pour remplir,
complèter ce vide;
les grands médias publics aiment le vide et malheureusement quand nous en consommons nous
sommes obligés de perdre du temps avec ce vide, de reprendre ce vide pour paraitre intelligent,
au courant etc
Avec une meuf pareil PULVAR ( lunette en écaille de carapace de tortue) plus faux !!!!! Vous commençez à rejoindre France2 c'est la premiére fois j'ai zappé
assez d'accord avec norbix : L'analyse manque de profondeur (pour une fois), malgré un sujet intéressant. Il aurait été intéressant de voir comment le public se concentre sur l'écho et non sur la signification. En quoi le mimétisme crée une nouvelle sociologie, en quelque sorte. Quelle est la typologie des contenus que les médias peuvent chercher à générer (y compris à l'intérieur des vraies émissions d'infos). Du coup un sociologue aurait pu être intéressant...

La remarque de Dancrard est aussi pertinente sur le zapping.


Pour le fond, et pour répondre à Daniel sur la signification, il s'agit peut être aussi d'une version de la Schadenfreude (merci Sébastien Bolher), qui joue sur le plaisir de la bêtise des autres (dans ce cas, le malheur de l'autre est involontaire). Il se construit sur l'humiliation involontaire.

A
emission inutile et ennuyeuse
Intéressant mais un peu long. On comprend très vite de quoi il s'agit et l'émission finit par tournez en rond. Divertissement, divertissement, divertissement. Les marques (y compris les marques politiques) envoient un os à ronger aux journalistes qui se précipitent pour renvoyer l'os à ronger à la population. C'est ça l'info aujourd'hui. Dans peu de temps les journaux télévisés qui déjà ne sont pas très reluisants ne seront composés que de zapping (le buzz existe déjà). Vous qui formez l'opinion, Mesdames et Messieurs, excitez les pulsions qui existent chez tout être humain et non pas la raison, surtout pas d'explication sur l'essentiel. Et ça marche, le marché se frotte les mains. Pulvar y cède et ça Didier Porte, tout en gentillesse néanmoins vis à vis de son interlocutrice, l'a très bien senti. Même pas à parier que Mélenchon fera parti des prochains zapings. En avant !
Je suis d'accord avec plusieurs asinautes pour regretter que Canal + n'ait pas été évoqué quand il a été question du zapping. C'est une véritable institution, depuis le temps que ça dure (oui, d'ailleurs, depuis quand ?). J'ai toujours apprécié leur sélection de moments "forts", dans tous les registres, du plus sérieux au plus loufoque, avec de vrais partis pris de montages.

Camarlette
"Vous mettez mon nom dans un titre, ça génère du clic"

3 jours plus tard sur le forum: 138 messages...

Rhooo la vilaine pretentieuse... :D
J'ai laissé passé le week-end et quelques émissions pour aller voir ce qui se disait sur les forums et, finalement, je me sens bien moins seul. Voilà quelques semaines que mon intérêt pour vos émissions s'amoindrit et c'est un euphémisme. En plus votre petit coming-out au sujet Cohen-Schnedeirmann exploitant "fort à propos" la question du buzz, ne traite rien. Vous en auriez fait une émission que je ne vous en auria peut-être pas voulu. Mais ici, finalement vous ne dites rien...Mais rien du genre "ouah!!!". Ce qui à mon avis(et je le partage) le représente c'est comment vous laissez Pulvar balancer sa langue de bois, genre "je me fais plaisir en attendant qu'on me laisse de nouveau m'exprimer", comme si elle ne pouvait rien faire d'autre.
Enfin on apprend rien sur le buzz si ce n'est que c'est un phénomène complétement hasardeux. Il vous fallait un scientifique pour aboutir à ça.
Réveillez vous bon sang, sortez vous les doigts de je ne sais où.
je ne dis pas que le cheminement professionnel d'Audrey Pulvar est inintéressant mais je pensais qu'il y avait matière à s'arrêter sur les images mais aussi les commentaires des affaires Cahuzac et Bettencourt... Allo Daniel mais allo keuaaaa!!!!!
C'est moi ou le nombre d'émissions politique/économique a fondu comme neige au soleil depuis que Hollande est au pouvoir?

Nico
c'était le mois des droits des femmes qui ménent partout des combats ex les femen que la seule préoccupation des femmes se réduisent à une bouteille de shampoing c'était équivalent d'un lavage de cerveau et peut être la victoire du mâle sur la femelle !! voilà ce qui a été donné à voir l'échantillon de ce que nous restons des têtes vides insouciantes!! préoccupée par leur look cela decrait rassurer les mecs qui n'ont plus à rivaliser avec nous pour une histoire de cheveux!!
elle est en droit de se suicider mais le direct me dérange elle pourrait faire cela dans sa salle de bain la pauvre fille!!
à propos de gnamnam style : gnamnam est un quartier huppé de la capitale de la corée et les gens chicos s'y balladent à cheval donc cette vidéo est aussi une parodie...
revenons s'il vous plaît à des analyses intéressantes : effectivement j'étais dans un placard et ne connaît pas les buzz cités , je m'en contremoque d'ailleurs, mais je regrette un peu les émissions de terrain et les réflexions de :dan , anne sophie et maia...alors un effort s'il vous plaît!! zzzzzzzzzzzz
Le thème de l'émission est intéressant.

Les intervenants moins.
Le travail préparatoire d'@SI assez faible.

A la fin de l'émission, j'étais dans le même état qu'au début. C'est à dire intrigué par le buzz, ses motivations, ses modes opératoires, ses dégâts collatéraux, ses résultats.

Ah ... Hé ... Mais si le buzz n'était pas un ? Aucune idée ça n'a pas été réellement abordé.
Comme si le buzz ne tenait qu'à un insomniaque, une journaliste dans la tourmente de la vie et un jeune loup.

Bref, émission à refaire.
Pas d'accord pour dire qu'@si ne devrait pas aborder le sujet du buzz. @si a le droit, pour ne pas dire le devoir, de s'emparer de ce genre de sujet.

Par contre, d'accord pour dire que le traitement du sujet dans cette émission est, malgré quelques points très positifs, un peu léger.
J'ajouterai ma voix à celles des autres : émission
- l'intervention de Sébastien Bohler au début est très courte et un peu inutile. Cela dit, je ne m'en plains pas, j'ai hâte que vous vous passiez de ses services. (même si trois ou quatre de ces chroniques m'ont semblé plutôt intéressantes, il a été totalement décrédibilisé par ses réponses à la moindre -et surtout, à la plus solide- contradiction)
- Porte, on ne le voit plus que quand il y a quelqu'un "de son niveau", du genre qu'on peut voir dans Paris Match ? Bon, je ne râlerai pas : sa chronique est bien faite, un peu désabusée, comme ce que j'écris ci-dessous, mais elle égratigne sans faire trop mal. Elle met Mme Pulvar devant ses contradictions peut-être... et rappelle que celle-ci a en tout cas eu bien du courage à un moment charnière de sa carrière médiatique. Le petit mélange "Anguela" (Merkel ?) Davis fait sourire. Et fait réfléchir : pourquoi @SI n'a pas parlé de la venue d'Angela Davis en France, et de sa (plutôt faible) couverture médiatique ? Nabila > Angela ?
- Pulvar tire toute la couverture à elle. Je suis agacé : je l'aimais bien avant ; elle vient de la Martinique (comme moi) ; a Monnerville, Césaire, Fanon, Glissant, Confiant, Chamoiseau comme références que je partage avec joie ; elle me semblait (tellement) de gauche... et puis bon, Montebourg... bon. Les frasques médiatisées et brandies... bon. L'expertisme multicarte : franchement ?! Les salaires exponentiels, la copinerie avec des femmes de droite, sa plus en plus grande capacité à taire tout esprit critique dans ses interventions médias...
Me voilà fort déçu. Et, malgré le caractère un peu machiste de cette remarque (mais nous nous l'étions faite avec des ami(e)s de tout âge, toute ethnie, toute sexualité), elle m'a trop trotté dans la tête : elle est si belle. Un femme belle, martiniquaise, proche d'une gauche de gauche, franchement, j'en espérais tant. Mme Pulvar, vous avez rendu tristes beaucoup de jeunes (et moins jeunes ?) qui avaient avec vous une bonne image quelque part dans les médias de masse. Il en reste quelques autres sans doute, mais c'est dommage, cette évolution. Il n'est pas trop tard pour redresser la barre ! :-)
Le côté "je m'en fous que ça passe au zapping", mais en cherchant à se mettre dans des positions étranges et publicisées, alors que c'est pour se faire de la publicité et gagner plus d'argent, c'est pas très journaliste, c'est uniquement people, et people très capitaliste, pas très responsable.

Pour le reste, on voit qu'@si n'est pas dans son élément. Rien n'est creusé ; on ne réfléchit qu'à partir des médias "identifiés" (parce que Nabila n'a franchement pas été un gros "buzz" internet... à la rigueur, elle a été plus connue à travers la vidéo de Cyprien sur Youtube quand il a parlé d'une chanson ridicule faite à son sujet), et uniquement d'un point de vue franco-français. Sans trop parler de sous, d'effet sur le public, sur le niveau des médias, donc d'une partie de notre démocratie...
Pas assez de réflexion sur le grave mélange des genres. Quand des vidéos "prennent" de façon réticulaire, sur Youtube, Facebook, Twitter, ou parfois poussées par 4chan, reddit, 9gag, etc., cela reste dans un cercle du divertissement. Quand tous les médias reprennent, imitent, discutent de cela, c'est du remplissage bête et méchant, qui permet de gagner du temps, et de fermer des postes à l'étranger, de diminuer les coûts des JRI etc. : on a moins besoin de contenu sérieux quand on met de plus en plus de contenu de divertissement pur.
(en passant, Pulvar raconte n'importe quoi sur Gangnam Style, ça confirme qu'il aurait mieux valu qu'elle évite d'en parler)
Pas de réflexion sociologique non plus sur l'humour. Si, il y a du sens à chercher. Dans le seul fait qu'il s'agisse de "Nabila", déjà.
Heureusement que c'était court.
La fin, c'est pour faire plaisir au Capitaine ? Je n'ai pas vu de "buzz" sur ça, combien de personnes en ont entendu parler, s'y sont intéressé ? Sur le net, Soral et Dieudonné font beaucoup cliquer (l'extrême-droite, surtout), mais le Capitaine, franchement ?

Et dommage de ne pas avoir parlé du Zapping de Canal, le seul que je regarde régulièrement et volontairement, qui est monté de façon très intelligente, et avec un point de vue réel. C'est un zapping, plutôt que du buzz.
"Vide intersidéral", cette expression revient à plusieurs reprises dans l'émission et la qualifie aussi bien que celles qui y sont visées.

Remarquablement, Audrey Pulvar s'attribue une partie du succès du buzz débile en insistant sur le fait qu'il suffit pour cela que "quelques personnes un peu connues (et modestes pour l'occasion) le reprennent" . Ce qu'elle a fait elle-même (voir le vite-dit).
Alors , avec pulvar....tu l'as eu mon clic ! Heureux..? Content de toi...?
Bon ben l'émission attendue sur la crise chypriote, des gens calés comme Lordon pour nous expliquer les tenants et les aboutissants de cette taxation inédite des dépôts, avec Anne Sophie sur le plateau?!!!!

Perso, je regarde peu la télé, les émissions y étant trop formatées pour m'expliquer quoi que ce soit mais je regarde le zapping sur canal quand je le peux, leur montage est souvent très pertinent!

Donc, l'émission sur Chypre - que je ne pourrais voir que sur un site comme @si- c'est pour la semaine prochaine?
Personnellement, ce n'est pas cette réplique que je verrais dans un buzz, mais plutôt celle concernant les "dindes du bachelor".

Elle me plaît bien celle-ci. :-)
Je parcours très sommairement quelques uns des messages.

Je me joins au ton de certains d'entre eux :

1) Je n'ai aucune envie de voir cette émission. Ce qui m'attire, c'est évidemment ce joli sourire de Mme Pulvar ; ce qui m'attire, c'est évidemment ce désir de savoir ce qui fait que les autres ont un désir soudain pour ceci ou pour cela. Ce désir d'en savoir plus sur ce fait qui surgit, que certains nomment "le buzz". Dans l'esprit d'un film, ou d'un roman, qui se raconte lui-même ou qui parle de ce que chacun d'entre nous peut voir tous les jours ; d'un quotidien auquel nous sommes tant habitué. Non : je n'ai aucune envie de voir cette émission. Peut être d'ailleurs que je rate un bon moment. Tout comme je rate un bon moment en n'allant pas lire le dernier roman de Marc Lévy. Je n'ai aucune envie d'aller le lire, tout comme je n'ai aucune envie de voir le dernier film de Bruno Dumont.

2) J'ai ce souvenir d'une période ou Daniel Schneidermann était de ceux qui avait la capacité de détourner mon propre regard de ce que je regardais. Il y a en effet de ces journalistes, de ces hommes de lettres, de ces penseurs, qui prennent un malin plaisir à essayer de nous montrer ce qui ne nous viendrait pas à l'idée de regarder. De nous poser des questions qui n'ont pas l'habitude d'être posées.

3) Là, je suis arrivé à un point où je crains de comprendre ce qui se passe - l'équipe de Daniel s'est noyée dans une certaine masse intellectuelle qui ne lui permet plus de porter son regard "à côté" - ou bien je ne comprends pas le fond de cette histoire car certaines des données sont manquantes : est-ce par exemple que cette équipe d'@si n'a plus les moyens financiers suffisant pour pouvoir prendre le temps de penser. Et donc, surgit au gré du temps ou de l'instant des thèmes de saison ; tout frais sorti de l'internet bouillonant ; suivant la direction d'une lumière allumée, là, qui éclaire soudainement la rue des passants qui passent.

A bien des égards, cette ribambelle d'émissions qui s'enchaîne ces derniers temps me fait penser à cette fameuse petite histoire :

"Un personnage, inquiet, tourne autour d'un réverbère allumé. Il regarde par terre ; à droite ; à gauche ; se frottant le front. Un autre personnage le croise. Il s'approche.
- Eh bien, que vous arrive-t-il ?
- Figurez-vous ; figurez-vous que j'ai perdu mes clefs ; je suis perdu ; je suis désespéré !!
- Eh bien ! Calmez-vous ; je vais vous aider à les chercher.
Ils cherchent ainsi plus d'une heure. Ne trouvent rien. Le deuxième personnage s'arrête alors et intérroge :
- Mais, dîtes-moi, vous les avez perdues ici vos clefs ?
- Non, bien sur que non !!
- Mais !! Mais pourquoi donc cherchons-nous ici ??
- Mais, voyons, parqu'ici, il y a de la lumière !!!"

Ainsi, j'ai l'impression que l'équipe d'@si, depuis quelques temps, papillonne autour d'une lumière qui n'a de lumière que le nom...

Marc Olive
lapeiron.ouvaton.org
Les critiques semblent cibler le choix du sujet, jugé insignifiant et stupide. Ce que je reprocherais à cette émission, c'est plutôt de ne pas avoir adopté un regard suffisamment distancié sur le phénomène du buzz. Certes, il n'est pas inintéressant de savoir par qui il est créé, de quelle façon, sur quels critères. Mais je regrette que je la rédaction n'ait pas invité un sociologue des médias, qui aurait pu avoir une approche plus analytique. Surtout, l'ensemble des personnes présentes sur le plateau paraissent dans l'ensemble écarter l'idée que l'on puisse tirer quelque réflexion que ce soit sur ce que le phénomène Nabila dit de notre société. Pourtant, l'approche esquissée par Audrey Pulvar sur la vision de la femme que traduit l'extrait mériterait d'être poussée plus avant.
À mon sens, il y a deux versants susceptibles d'expliquer son succès. Nabila représente un certain archétype de féminité, qui n'est pas nouveau : la "jolie fille stupide", celle que l'on veut dans son lit, mais surtout pas à son bras dans une soirée en bonne compagnie. Sa première fonction est donc d'accréditer un stéréotype misogyne, l'opposition entre l'intellectuelle-à-lunettes-moche-et-coincée et la jolie-fille-délurée-mais-débile. Le renforcement d'un stéréotype provoque souvent un certain sentiment de satisfaction lorsque l'on n'adopte pas un regard critique, et certains y trouvent probablement une légitimation de leurs propres préjugés sexistes.
Un phénomène banal, mais qui trouve un pendant plus intéressant dans ce que peut aussi représenter le personnage de Nabila pour les femmes. Celles-ci subissent une forte pression dans notre société, véhiculée par les films, les médias, la publicité. Or Nabila personnifie deux injonctions majeures adressées aux femmes : physique irréprochable et disponibilité sexuelle. Cependant, ces aspects sont poussés à l'extrême, au point qu'elle devient une caricature du modèle de féminité imposé par les médias : rien de naturel chez cette jeune femme, qui semble faite de plastique, et une sexualisation à outrance à la limite du ridicule. Je pense donc que le personnage de Nabila rassure les femmes, dans un contexte anxiogène qui les dévalorise constamment. Une femme qui fait attention à son apparence, à son poids, complexe sur les aspects de son corps qui ne correspondent pas à la norme, s'inquiète de ne pas assez séduire les hommes, peut rire devant la stupidité de Nabila et son côté artificiel, et se dire : "décidément, non, ce n'est pas à cela que je veux ressembler !". C'est d'autant plus vrai que dans l'extrait qui a "buzzé", Nabila reprend à son compte un discours omniprésent mais implicite sur la féminité, en le parodiant une nouvelle fois : "t'es une fille et t'as pas de shampooing... C'est comme si j'te dis, t'es une fille et t'as pas de cheveux !". Involontairement, elle met ainsi en évidence le ridicule de ce message, qui définit l'identité féminine comme une question cosmétique, purement liée au corps. Elle court-circuite ces injonctions oppressantes et provoque un rire libérateur et cathartique.
Je n'irais pas jusqu'à défendre l'utilité sociale de Nabila, d'autant que cela peut aussi avoir pour effet de canaliser un certain sentiment de révolte ; mais je pense que son succès d'audience dit quelque chose d'intéressant sur notre société.
Que faut-il retenir de cette émission ?

Audrey Pulvar aurait donc été contrainte de tomber dans le divertissement pour continuer d'exister ? Elle semble sincère mais bien sûr le doute persiste: n'est-ce pas aussi l'appât du gain ?

Les personnes qui sont ou se font passer pour légères, superficielles, voire stupide, font rire... Rien de très surprenant, prenez l'image du clown ! J'aurais par contre aimé approfondir sur la notion de ce qui fait rire, là: Nabila fait-elle rire parce qu'elle illustre si bien la bêtise ? Y-a-t-il de la pitié ? De l'admiration ? Je reste perplexe... Personnellement ma première réaction en voyant cette séquence est: est-ce donc ça le modèle qu'il faut suivre pour être célèbre ? OK, il y a quelques exemples masculins mais cette caricature de femme ne se généralise-t-elle pas ? Et si même Audrey Pulvar abandonne son image "france 3", quel espoir pour les générations suivantes de femmes "sérieuses" de se faire une place durable dans la société ?

Le buzz est généré de façon aléatoire, puis relayé avec cet effet boule de neige... parce que nous sommes influencés par les autres ?! En simplifiant, nous sommes tous des moutons...

Enfin, je trouve assez hypocrite de la part des deux zappeurs d'affirmer qu'ils ne sélectionnent pas leurs extraits: ne sont-ils pas libres de focaliser leurs efforts sur des propos un minimum intelligents ? Quel intérêt y-a-t-il donc à abreuver le grand public de ces faits divers et absurdités de la télé-réalité ?

Merci Laure de poser la question de l'image de la télé: oui l'image que renvoient ces zappings est consternante.
Bonjour, c'est vrai qu'on ne risque pas de se faire mal au cerveau avec ce genre d'émission. Effectivement les explications de Sébastien Bohler sont intéressantes, mais le reste est assez bâteau tout de même. Oui une info : c'est devenu un métier. Qui donc est de diffuser du vent, de saturer des cerveaux de séquences télés qui n'ont beaucoup de sens et qui ne feront plus de sens.

Mais est-ce que ce n'est pas là la transcription directe du potin de village ? J'ai un collègue qui a du enterrer son père récemment, et il nous a confié qu'il était impossible de déjeuner avec sa soeur lorsque le cercueil était présenter pour le recueillement des habitants du village natal du père, en plus de recevoir des commentaires de badauds qui ne savaient plus qu'il était le fils du défunts, il devait s'organiser pour que sa soeur ou lui-même soit en permanence présent pour accueillir les gens afin que le village ne les accusent pas d'avoir "abandonné leur père".
Les potins ont-ils le même rôle que les buzz dont nous parlons ? Et n'ont-ils pas eux aussi un potentiel de destruction incomensurable pour les personnes visées ?


Cependant pour Karim Benzema pas de pitié, il faut prendre en compte son côté "humain" au lieu de le traiter comme "un concept"... hé dites, on avait pas des affaires de Benzema mouillé à des relations tarifées il y a quelques temps ? Jamais je ne l'ai entendu dire "au fait les prostituées sont des humains, il ne faut pas les confondre avec des concepts" - comme ce que dit De La Villardière d'ailleurs.
Y'a que moi que ça dérange l'odieux petit simulacre de tribunal à l'issue de la chronique de Didier Porte sur Audrey Pulvar, où celle-ci est sommée de se justifier d'exister, d'être ce qu'elle est, sous prétexte qu'elle a participé à des émissions débiles ?

"Qui êtes vous Audrey Pulvar ?" demande Porte, fausse question signifiant "Comment avez-vous osé déroger à ce que nous attendons de vous ?", et personne ne bronche, tous les regards se tournent pour écouter la défense de Pulvar, qui n'intéresse personne alors qu'elle répond très justement "Ne pensez pas à ma place", seule réponse possible dans le champ du raisonnable à une telle injonction (dans le champ du "non-raisonnable", on avait "je t'emmerde et j'irai pisser sur ta tombe" par exemple, mais Pulvar semble être une femme raisonnable, tant pis, tant mieux).

Bref, tout cela mérite un décryptage en règle sur Acrimed.
Si j'ai le courage, je ferai un verbatim de ce moment pour tenter d'analyser à froid les interactions vicelardes de la séquence en question.
Et bien, c'est dit. Il existe une liste noire des sujets sur lesquels Daniel Schneidermann ne peut être que de mauvais foi. (accroche percutante)
La preuve nous aura été apportée hier soir lors de l'émission hebdomadaire du site arrêt sur image. Dans la dernière partie de l'émission, (acte 4, à partir de la 6ème minute) DS cherche à "rêgler ses comptes avec le site ozap.com, pour un buzz qui lui semblait injustifié. Ironie du sort, après avoir passé 45 minutes à titiller A Pulvar sur le sujet, DS inverse les rôles et se drape d'autorité dans le manteau de la vertu.

Morceau choisi.
DS : Je me suis retrouvé dans la peau du type qui engueulait Cohen parce qu'il n'invitait pas Nabe, Dieudonné et les autres. Alors que ce n'était pas, quand on lit ma chronique avec attention comme Laure l'a fait, et heu hah ha ha, je remercie Laure de ce scrupule (regard connivent à l'intéressée), c'était pas du tout pour reprocher à Cohen de ne pas les inviter, c'était pour reprocher à Cohen d'avoir reproché à Taddei
de les avoir invité, c'est qui est pas...

Laure Daussy (qui l'interrompe) : Ça restait relativement flou...
DS : (Surpris) : Ha?
LD : Il fallait la lire de manière vraiment approfondie...
DS : (Interrompant à son tour): Mais vous y êtes parfaitement arrivée... Vous y êtes parfaitement arrivé (plus ferme).
LD : On pouvait la comprendre dans différents sens.

Malheureusement cette dernière remarque sera inaudible pour DS qui enchaîne déjà :"donc, voilà, je me suis dit mais non, enfin je veux dire voilà, ils ont rien compris , c'est pas du tout ce que j'ai voulu dire."
Benoit Daragon, celui qui n'a rien compris, après avoir cru que DS serait détendu sur ce sujet, ce trouve un peu mal à l'aise. Il s’étonne de n'avoir rien compris, promet de vérifier... Il serait intéressant de lui demander ce qu'il en pense après vérification.

Mais de quoi parle t'on?
DS nie avoir reproché à Cohen. Pourquoi tant de scepticisme sur le plateau?

Replongeaons nous dans cette chronique de Libé
Le passage en question est içi :

Qu’on s’entende bien : c’est parfaitement le droit de Cohen, de ne pas inviter Ramadan, Soral, Nabe ou Dieudonné. Aucun cahier des charges du service public ne l’oblige à le faire. On a le droit d’estimer que Dieudonné n’est pas drôle, ou que Nabe n’est pas un grand écrivain. Cohen serait parfaitement fondé à dire «j’estime qu’il existe des théologiens plus pertinents, des humoristes plus drôles». Manchettes, sujets, invités : être journaliste, c’est choisir, trier, hiérarchiser.

Jusqu'içi tout va bien....

Mais aucune raison d’en faire une question de principe, et de proclamer que même la baïonnette dans les reins, on n’invitera pas Bidule. En reprochant à Taddéï d’inviter les proscrits, Cohen dit en fait «ce n’est pas parce que je ne les juge pas intéressants, que je leur barre l’accès au micro de France Inter. C’est parce qu’ils ont contrevenu à un dogme».

Si j'ai bien compris, selon DS, Cohen n'est pas obligé d'inviter les proscrits si ceci ne sont pas les meilleurs dans leurs disciplines, mais Cohen en fait une question d'idéologie...

"Se priver d’invités intéressants parce qu’on n’est pas d’accord avec eux est, pour un journaliste payé par le contribuable, une faute professionnelle. Et non seulement c’est indéfendable, mais c’est contre-productif."

Et donc, DS confirme bien que pour une question d'idéologie, il s'agit bien d'une faute professionnelle.
Difficile de voir comment DS peut croire que les précautions prises ci dessus peuvent l'absoudre de la pique, plus que méritée, qu'il envoie à Cohen.
Pourquoi est ce si mal d'avoir tancer Cohen selon vous M Schneidermann?
N'est ce pas parce que vous lui reprochez de tomber dans des travers que vous connaissez vous mêmes?
Votre justification sur les techniques du journalistes me laisse perplexe. Une intro accrocheuse, une phrase moralisatrice en conclusion... C'est quoi, une chronique ou une composition florale?
je n'ai pas regarder cette émission, ce que dit Audrey Pulva m'indiffère totalement, émission très "pipole"....(au fait elle avait sa montre à 15.000€ ?)
Pour ma part, je vais faire l'impasse sur cette émission. Les mots "buzz" et "clash" me donnent des boutons. Je ne parle pas de tout le reste qui me rebute dans la présentation de cette video.

Merci @si, après m'avoir présenté et fait découvert "Nabila", "Koh Lanta", et maintenant en me présentant Audrey Pulvar, j'ai l'impression d'avoir gagné en compréhension du monde. Je me sens plus libre!
En fait, non, c'était ironique.

En outre, je n'apprécie pas vraiment le ton: "Il est impossible d'avoir échappé à XxX, donc nous allons vous en parler en long en large et en travers." Sous-entendu: ce n'est pas nous les premiers, donc on peut en parler sans être ridicules!
Et bien moi, j'avais "échappé" à Nabila et autres, c'est sur ce site que j'ai découvert ces merdes. Le problème n'est pas d'être le premier ou non à en parler, il me semble. Par contre, relayer ces conneries, c'est un vrai choix! Se réfugier derrière un "c'est pas nous les premiers", et "de toute façon il est impossible de ne pas déjà connaître, DONC autant vous en parler", je trouve ça extrêmement mauvais.

Bien entendu, quelque soit le sujet, il existe une façon intelligente de l'aborder. Je pense que l'exercice est ici manqué. Par exemple sur le mort dans l'émission de télé-réalité, pour les raisons citées dans le forum y attenant (à savoir, que le lien entre le mort et des suicides est trop léger... etc.).

Bref, je vais aller voir ailleurs.

Néanmoins, bonne journée à tous

Matthieu S
Je voudrais quand même vous faire une petite critique.

Dans ma boîte mail, j'ai reçu ça :

"Ces buzz semblent surgir de nulle part. Et pourtant, en quelques heures, ils enflamment la Toile. C'est une déclaration choc, un "clash" de plateau, une clownerie réussie, trois fois rien. Mais à propos, Internet s'enflamme-t-il vraiment tout seul ? Derrière la compétition des buzz, se joue l'image des chaînes, ou l'audience des sites de presse. Susciter, propager le buzz, est bien devenu un métier, au risque de réduire le débat public à quelques miettes de vide. Lisez par exemple notre enquête (1) sur cette entreprise méconnue, qui approvisionne émissions et sites de presse en zappings pré-mâchés.
Et quand on est soi-même un objet permanent de buzz, comment vit-on la situation ? Notre invitée de cette semaine, Audrey Pulvar, nous le raconte. Notre émission est ici (2)."


Comme tout le monde, bien sûr. Mais je trouve que vous sous-estimez vos abonnés. Vous pensez qu'au nom de "Audrey Pulvar", on va tous se précipiter pour regarder l'émission. Pourquoi ne mentionnez vous pas les 2 autres invités ? Personnellement, il y a beaucoup plus de chances que je clique sur le lien qui mène à l'émission en voyant la présentation des 2 autres invités qu'en voyant le nom d'Audrey Pulvar. Je n'ai rien contre elle, mais on la voit partout. Pensez-vous vraiment que vos abonnés ont des réflexes de téléspectateurs de TF1, cliquant dès qu'ils voient le nom d'une personne célèbre ? C'est tout l'inverse, j'ai failli ne pas cliquer, pensant que Pulvar était invitée unique. Heureusement que vous avez mentionné Porte...
Bonjour,

Je crois qu'il y a quelque chose d'important dont vous avez oublié de parler dans cette émission pour comprendre pourquoi la vidéo de Nabila a fait du buzz :

Parce qu'on adore se foutre de la gueule des autres. Et pour qu'un maximum de gens puisse se foutre de la gueule d'une personne, il faut que cette personne soit très stupide (comme ça, même le mec pas très fut fut peut se foutre d'elle car il se sent quand même plus intelligent).

De plus que ce soit par des émissions sur les flics dans les banlieues ou par la stupidité d'une personne, on adore être choqué à la télé. On adore se dire: "ouah là c'est vraiment chaud ce qu'il se passe!". C'est pour ça que les emissions type chtis à miami ou enquête exclusive marchent bien.

Donc le buzz Nabila ça marche aussi parce que tout le monde peut se moquer d'elle et être choqué par sa stupidité (et aussi se sentir supérieur).
Audrey Pulvar ? Mais quel intérêt ???
Emission intéressante mais qui ne va pas au fond du
problème, économique, sociologique de cette course absurde au buzz.

Il est étonnant que personne n'ai parlé du zapping de canal +, dont tous les autres ne sont que des ersatz ;
le seul zapping construit, réfléchi et qui fait réfléchir sur la télé et ses dérives.
DS veut du buzz, la preuve en images (extraits de l'émission de ce jour)...
Il ferme les yeux mais fait des choses avec ses doigts...
et après:
les doigts et la langue...
On savait que les boulots les plus utiles sont les moins bien payés... (Pardon pour le lien, mais le site d'origine n'autorise plus une lecture complète.)

Maintenant, on sait que les [s]boulots[/s] "métiers" les plus nuisibles ont le vent en poupe ! CONSTERNANT.

Pourquoi ce glissement (qui est tout sauf anodin) ? Nous sommes envahis par ces nuisibles : les attaques cérébrales se multiplient, visant à détourner l'attention des gens et à les rendre de + en + idiots alors que, plus que jamais, ils devraient faire preuve d'intelligence pour s'opposer et se libérer.

L'heure est grave ! Orwell, reviens !

J'aurais aimé que ce dangereux — pour ne pas dire terrifiant — virage vers l'imbécillité et le néant intellectuel soit traité autrement. Que les buts inavoués et les dégâts de cette nauséabonde "société du spectacle" soient vraiment abordés. Que nenni.

C'est pourtant un problème de fond.

A l'instar des émissions de France 5 qui ont succédé à feu Arrêt sur Image (de Thomas Hughes à Paul Amar), outre avoir de + en + tendance à nous régurgiter ad nauseam les sujets de conversation débiles de la semaine, vous avez surfé sur la forme avec une remarquable superficialité. Je suis non seulement déçue, mais en colère : vous vous Morandinisez, et c'est indigne de vous.
Bon... Les licenciements, la crise, Cahuzac, Sarko et tout , y en a marre ! Le divertissement n'est-il ce qui rend notre cerveau disponible ? A trop réfléchir, ça fatigue, à force ! Comment peut-on reprocher à A. Pulvar de divertir les "gens", C'est pour leur bien ! Et puis...sa carrière est en jeu, nanmais, un peu de compassion que diable ! Tout ça, c'est la faute à Arnaud ! Pourtant z'étaient beaux tous les deux, merde alors ! Pis la Nabilla elle est trop belle ! Paraît en plus, qu'elle est "beaudelairienne" ! C'est-y pas bô ? Allo ! Tu vois Nabilla et tu vois pas Beaudelaire ? ça me fait penser qu'il faut que je relise Pascal, moi !au fait, il parle de Nabilla, Pascal ? de Pulvar peut-être ? j'me souviens plus.......

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Pas grand chose à dire si ce n'est que j'ai perdu une heure de mon temps pour rien.
Enfin, presque.
En tapant ces deux mots que j'exècre dans le moteur de recherche d'@SI, j'ai trouvé 55 résultats pour "clash" et 364 pour "buzz".
J'en déduis donc (peut-être à tort) que cette triste sous-culture contamine même un site de critique des médias qui en reprend les éléments de langage, et la potentialité de clics qui va avec.
Du coup, je n'ai pas totalement perdu mon temps et ai appris quelque chose.
Parfait pour le vendredi soir....
Merci @si de nous offrir un peu de légèreté dans un monde troublé.
C'est vrai que les polémiques sur la liberté d'expression, la crise, les chiens de gardes... C'est nul tout ça. Une bonne émission telerama c'est parfait!!!
Des moments intéressants mais beaucoup de suranalyse de cette pauvre Nabila. Baudelaire - Nabila et les figures de style !!?!
Dommage que l'on en sache pas plus sur le Buzz et sur le marketing viral en général.
C'est un sujet intéressant en soi mais il aurait fallu analyser le phénomène davantage, voire qui a intérêt à faire le buzz et comment le système fonctionne.
Une contribution à ce sujet hautement intéressant ;-)
Déjà le problème est posé à l'envers par Daniel Schneiderman (DS): ce ne sont pas les images des télés qui font le buzz et qui sont ensuite reprises sur la toile, mais en général il s'agit plutôt d'un truc qui part du web récupéré ensuite par la téloche.

Ensuite, y'a grosse confusion en embrayant sur les zapping pour décrire les buzz. Le principe du zapping est de sélectionner des choses remarquables. Alors qu'un buzz est une chose remarquée. Ce qui est fondamentalement différent.

Après, le buzz de Nabilla, c'est pas la séquence télé en elle-même qui est tellement drôle. Ce sont les parodies web (La Chute, Die Hard, etc.) qui en ont fait un mème.

Par contre, DS commence à poser une question interessante sur la viralité d'une vidz. Malheureusement, il enfonce le clou en disant que les canons du buzz "c'est plutôt un clash entre 2 personnes sur un plateau de télé".
Ah? Vraiment ? Et Chocolate Rain, et Gangnam Style et etc ? Sont-ce des images de plateau télé où 2 personnes se disputent ?

Je ne comprends pas cette méprise acharnée du staff d'@si à considérer qu'un buzz se doit d'être une séquence de télé réalité, ou alors un clash sur le plateau de Ruquier. Décidément, nous n'avons pas les mêmes valeurs.... Disons déjà pas les mêmes références, ni les mêmes réseaux.

Pire, on conclue l'émission encore dans l'entre-soi, entre journaleux, du "buzz" de journaleux, par des journaleux, pour des journaleux. Je ne dis pas que la question soulevée par l'échange Frédéric Taddeï/ Patrick Cohen n'est pas interessante, je dis que question buzz, on est complètement à côté de la plaque.

Bref, une émission qui passe à côté de son sujet. Et personne n'a pas le temps pour ça.
Mouaif… cette émission est une redite des papiers traitant déjà le sujet dans le site @si. De plus, intellectualiser une pratique insignifiante me parait peu utile.
" banaux " ouille ouille ouille Sébastien.
Enfin un sujet de fond sur ce site habituellement racoleur et vulgaire qu'est Arrêt sur images! On ne va pas s'en plaindre.

Sinon pour en rester à des considérations capillaires, c'est quoi Sébastien Bohler cette coupe à la Adolf Hitler ? T'es un psy, t'as pas de shampoing ?
J'ai pas vu l'emission mais ça fait un petit moment deja somme toute que les topics raclent le fond des chiottes. Les medias devenu zelotes du nouvel ordre de la crise, l'hegemonie hertzienne du Figaro, Jean Maric Daniel, Elie Cohen etc... (ils sont innombrables), l'extraneite absolue de la bulle mediatique vis-a-vis du cours des evenements... ASI dans mon esprit se devait d'être une bouteille d'oxygene jete aux naufrages des eaux profondes que nous sommes. A quand un point sur ce monde qui part en freestyle?
Les journalistes parisiens découvrent internet... Sans deconner, si vous commencez a faire des émissions sur les vidéos virales, on va pas s'en sortir... Je vois pas comment quelqu'un d'abonné a Arret Sur Images peut etre interessé par ce sujet.
Nabila, Beaudelaire et la pensée... Nan mais à l'eau, quoi !
http://www.rilune.org/mono1/10_Wesemael.pdf
"Vous mettez mon nom dans un titre, ça génère du clic".

Excellent !

Bon d'accord, son nom n'est que dans le sous-titre ...

Vous nous direz si ça a bien cliqué ?
Ouf! J'ai eu peur!
Je m'étais dit "chez ASI, ils vont encore nous faire une émission chiante avec Anne-Sophie sur la crise chypriote et son traitement médiatique, ou alors un machin sur les rapports entre la presse mainstream et Mediapart, en prenant prétexte de l'affaire Cahuzac et de la mise en examen de Sarkozy, peut-être même "la culture du viol" dans la presse : comparaison entre la France et les Etats-Unis. "
Heureusement, une fois encore, la ligne éditoriale a été à la fois audacieuse et exigeante : toute une émission autour de rien, il fallait le faire! ASI l'a fait. Merci ASI.
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