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Villepin, stylé ou victime ?

Quelques surprises parfois dans les revues matinales de RTL, Europe 1 et France Inter. Pour pimenter l'exercice, les chroniqueurs n'hésitent pas à s'écarter des grands quotidiens nationaux, pour aller fouiner

Derniers commentaires

une remarque hyper intéresante d'un AMG sur le répondeur de là-bas si j'y suis.
"quand les là-bas si j'y suistes dénoncent une justice aux ordres, personne ne dit rien et on les traite d'allumés, de gauchistes ou de staliniens, mais à c'est Villepin alors tout le monde se met à dire que derrière l'appel du parquet se cache enfait la décision de sarkozy , et tout le mnde se met alors à critiquer la justice sous l'inffluence du président. Ainsi don cce qui compte ne semble pas être le fond du message lui même, mais plutot l'émetteur du message, quand c'est un là-bas si j'y suiste c'est du délire, mais si c'est lémédias ou un ancien premier ministre (quelqu'un du sérail) alors là ça devient vrai....." il signale en outre une récente tendance à l'UMP de ressortir des tiroirs le mot "stalinien" pour désigner les syndicalistes et les gens de gauche (allusion je pense à des commentaires sur el blog de l'UMp au sujet du syndicaliste qui a tenu tête à SArko dans la soirée Bouygues brother de lundi soir.)
moi j´ai compris :
moi, Sarkozy renonce à faire appel même si je n´en ai pas le droit ( le droit je contretape le coquillard, j´ai une formation de droit mais ne le dites pas), en revanche si le procureur décide de le faire, ce n´est vraiment pas de ma faute.
je vois au moins deux choses positives dans cette décision :

- le juge Van Ruymbeke va peut-être enfin pouvoir reprendre le dossier des frégates de Taïwann qui entre les affaires de fesses d'un Dumas, et les affaires politiciennes d'un Sarko n'ont pas beaucoup avancé et on ne sait toujours pas si l'Etat français (nous quoi !), va devoir payer les commissions à Taïwann !!

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/la-deposition-limpide-du-juge-van-ruymbeke_792711.html
"Le magistrat a répété que seul l'intéressaient les Frégates de Taïwan et qu'il n'avait jamais été saisi du dossier Clearstream. En jeu, 500 millions de dollars et les rétro-commissions"

- et en deux : ça va donner enfin un peu de temps libre aux socialistes pour respirer et préparer un véritable projet, maintenant que l'Héritier soutenu par Chichi va pouvoir reprendre le combat face à celui qui a déjà trahi tous ses pères zé pairs en politique pour arriver au pouvoir suprême !!
à suivre...
A propos du dénouement de l'affaire et de la relaxe de Villepin , est-ce qu'un décrypteur d'images comme l'est @si peut me dire ce qu'il pense du montage vidéo fait par le site "lemonde.fr" de la déclaration de celui-ci à la sortie de son procès : N'est - il pas par son découpage une façon de rendre de Villepin coupable? Montage vidéo du Monde.fr
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-09-25-Calais
septembre 2009

Les « doigts brûlés » de Calais
Par Jean-Marc Manach
Journaliste.



Le ministre français de l’immigration, M. Eric Besson, a confirmé jeudi
qu’il y aurait bien des expulsions de migrants arrêtés lors du
démantèlement de la « jungle » de Calais, mardi 22 septembre. A cette
annonce, les associations d’assistance aux réfugiés ont fait part de leur
inquiétude, car la plupart d’entre eux sont originaires d’un pays en
guerre, l’Afghanistan. Elles alertent aussi sur le fait que parmi ces
dernières figurent des mineurs, déclarés majeurs au terme d’expertises
médicales discutées. Quelque cent vingt-cinq mineurs officiellement
reconnus comme tels ont également été interpellés et placés dans des
foyers.

Un fait lié à la situation des migrants demeure cependant peu connu et peu
commenté : les pratiques d’automutilation auxquelles pousse le fichage
européen.

Un tiers des demandeurs d’asile reçus aux permanences de la
sous-préfecture de Calais se mutilent les doigts afin d’y « effacer »
leurs empreintes digitales. L’information, passée inaperçue cet été, émane
de Gérard Gavory, sous-préfet de Calais, interrogé en juillet dernier par
LibéLille :

« Depuis le 5 mai, cent soixante-dix personnes ont été reçues aux
permanences de la sous-préfecture, à raison de deux jours par semaine.
Cinquante et une ont été identifiées par leurs empreintes digitales comme
étant passées par les bornes Eurodac en Grèce et en Italie.

Cinquante-sept ont des empreintes effacées. Trente et une ont reçu une
autorisation provisoire de séjour, vingt-neuf sont déjà en Centre
d’accueil pour demandeur d’asile (1). »

Eurodac est un système automatisé de reconnaissance d’empreintes
décadactylaires (les dix doigts plus la paume) répertoriant, au 31
décembre 2007, 1 005 323 demandeurs d’asile et immigrants clandestins âgés
de 14 ans au moins. Objectif : identifier le pays par où ils sont entrés
afin de pouvoir les y refouler, en vertu de la Convention de Dublin. Mis
en application en 2007, le règlement Dublin II a comme objectif de limiter
les demandes d’asile multiples dans l’Europe de Schengen.

Ainsi, les autorités françaises ou britanniques expulsent régulièrement
vers l’Italie ou la Grèce des réfugiés qui y avaient préalablement été
fichés, pour que leurs demandes d’asile soient étudiées dans ces pays, ou
qu’ils soient « refoulés » dans leur pays d’origine. Depuis deux ans, un
nombre croissant de migrants font ainsi le choix de se mutiler les doigts
afin d’en effacer les empreintes, espérant ainsi échapper au fichage
d’Eurodac et au système de « réadmission » de Dublin II.

Le fait est peu documenté. Et pourtant. En août 2008, Julie Rebouillat, du
collectif de photo-reporters Contre-faits, publiait cette photographie :


Photo : Julie Rebouillat (CC). « Continuellement, précisait la légende, un
feu est gardé allumé. Il permet de chauffer l’eau (pour le thé, la lessive
ou la toilette), mais également d’y faire brûler des barres en fer avec
lesquelles les migrants se mutilent le bout des doigts pour effacer leurs
empreintes digitales. »

Toujours en 2008, Nathalie Loubeyre et Joël Labat réalisaient un
documentaire, No comment (Grand prix du documentaire au Festival
international du film des droits de l’homme en 2009). Deux séquences
montrent comment des migrants se mutilent les doigts, au fer rouge, et au
papier de verre (2).

Aussi étonnant que cela puisse paraître, explique Nathalie Loubeyre, ce
type de mutilations est largement connu de ceux qui aident ces migrants,
non seulement parce qu’ils se mutilent devant eux, mais aussi parce qu’ils
le font avant même d’entrer en Europe :

« Tous les gens qui travaillent là-bas le savent depuis des années : ça se
pratique depuis fort longtemps, et pas seulement à Calais… [Les migrants]
veulent pouvoir demander l’asile dans le pays de leur choix, mais, à cause
des accords de Dublin, leur but est d’être “vierges” aux frontières. Et
donc, certains se coupent ou se brûlent les doigts avant même d’arriver
dans l’espace Schengen, car ceux qui sont déjà fichés n’obtiendront pas
l’asile. »

Dans son rapport « La loi des “jungles” », consacré à l’après-Sangatte et
publié en septembre 2008, la Coordination française pour le droit d’asile
(CFDA) évoquait elle aussi, en note de bas de page, les propos de Lili
Boyer, militante à Norrent-Fontes (un village du Pas de Calais), qui parle
de « mutilations », décrit l’odeur de « cochon grillé » dégagée par les
doigts brûlés et évoque le fait qu’avec Dublin, « les exilés ont vu leur
corps se transformer en un élément qui joue en leur défaveur ».

En juillet 2009, le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) de l’ONU
constatait également qu’« afin d’éviter d’être renvoyés en Grèce ou
ailleurs, des migrants et des demandeurs d’asile vont jusqu’à brûler le
bout de leurs doigts avec des clous chauffés à blanc ou de l’acide
sulfurique pour qu’ils ne puissent plus être identifiés via leurs
empreintes digitales (3) ».

En mars, Matthieu Millecamps, journaliste à Nord Eclair, relevait que les
militants de Terre d’Errance, l’association de Lili Boyer, en étaient
arrivés à surnommer « doigts brûlés » ceux qui décident ainsi de se
mutiler pour éviter d’être fichés. L’article comparait également les
destins de trois jeunes Erythréens qui avaient réussi à traverser
l’Italie, la France, puis la Manche, pour atteindre Londres, et les
problèmes kafkaïens auxquels ils étaient confrontés.

Le premier avait été fiché en Italie ; il travaille avec un faux
passeport, « parce que c’est la seule solution » ; ses doigts, brûlés,
sont scarifiés, et ses empreintes le font « trembler à la vue d’un
policier » : elles lui ont valu, par deux fois déjà, d’être renvoyé en
Italie. Le second a vu ses empreintes fichées en Grande-Bretagne, il ne
risque donc pas d’être refoulé dans un autre pays. Le troisième, lui, n’a
même pas été fiché. Il a juste perdu un œil, d’un coup de barre de fer,
lors d’une ratonnade à Calais…

Sylvie Copyans, de l’association Salam, qui œuvre aux côtés des migrants
de Calais, confirme que « de nombreux migrants, principalement les
Africains, se mutilent les doigts pour éviter d’être identifiés en se
brûlant les doigts sur un bout de fer chauffé à rouge, avec de l’acide,
avec du papier de toile émeri ». Un autre témoin de ces mutilations, qui
préfère garder l’anonymat, précise que d’autres utilisent des rasoirs
jetables pour se râper les empreintes — « peut-être moins douloureux que
de se faire brûler les doigts, mais beaucoup plus long (il avait bien dû y
passer l’après midi) ».

Un fichage peu utile
Ces mutilations entraînent-elles des complications sanitaires ? Mansour,
un jeune réfugié afghan qui travaille comme traducteur pour le service de
santé des migrants de Calais (PASS), explique que certains ont
effectivement des problèmes avec leurs mains, du fait des conditions
d’hygiène difficiles, voire déplorables, qu’ils rencontrent dans les «
jungles » où ils se réfugient. Sylvie Copyans relativise : « Il m’est très
rarement arrivé de devoir soigner des brûlures de ce type. »

Triste ironie, ces mutilations ne serviraient pas à grand chose : « les
empreintes se reforment de toute façon. Cela ne fait qu’allonger des
délais qui sont déjà importants dans la procédure de demande d’asile ».
Cela amène certains migrants à renouveler la mutilation « environ une fois
par mois »… De plus, précise Mansour, non seulement la police arrive
souvent à retrouver leurs empreintes digitales, mais la Grèce a également
commencé à ficher les empreintes de leurs mains. Ce qui amène certains
réfugiés à se brûler désormais les paumes…

Ce fichage est-il utile aux autorités ? Le rapport d’évaluation du système
Dublin, publié en juin 2007 et portant sur les années 2003-2005 (4),
permet d’en douter : non seulement le « décalage important » entre les
informations transmises et reçues ne permettait pas de mesurer précisément
l’efficacité du système, mais celles qui pouvaient être mesurées montrent
que 42% des réfugiés fichés parviennent à échapper à la procédure de «
réadmission » :

« Plus de 55 300 requêtes ont été envoyées (soit 11,5% du nombre total de
demandes d’asile - 589 499 - dans l’ensemble des Etats membres pour la
même période). 72% de ces requêtes ont été acceptées, ce qui signifie que
dans 40 180 cas, un autre Etat-membre a accepté d’assumer la
responsabilité d’un demandeur d’asile. Toutefois, les Etats membres n’ont
en réalité effectué que 16 842 transferts de demandeurs d’asile. »

La faiblesse des taux de transferts de demandeurs d’asile effectués par
rapport à celui des transferts acceptés nuit considérablement à
l’efficacité du système. Les Etats membres expliquent ce phénomène par le
fait que les demandeurs d’asile disparaissent souvent après la
notification d’une décision de transfert.

Non contents de se mutiler les doigts pour ne pas être fichés, et ainsi
espérer rester « invisibles » aux yeux des autorités, les réfugiés
n’hésitent pas à disparaître, physiquement, dans la nature…

Dernier point, et non des moindres : « Faute de données précises, il n’a
pas été possible d’évaluer un élément important du système Dublin, à
savoir son coût. »


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(1) « A Calais, les Afghans menacés de “retours forcés” », LibéLille, 20
juillet 2009.

(2) Un extrait est visible sur le site YouTube.

(3) « France : Le HCR cherche une solution pour les migrants échoués à
Calais », Centre d’actualités de l’ONU, 20 juillet 2009.

(4) Disponible sur le site de Forum Réfugiés.



http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-09-25-Calais - septembre 2009
Villepin, stylé ou victime ? ... non !!!!!! coupable , a déclaré l'homo-horribilis à la tribune des "sauveurs de la planète " hier soir .

Lapsus , osent les journalistes , occultant le précédent de "Yvon" Colonna .
"Le Figaro continue sa percée en sortant aujourd'hui un dossier alarmiste sur les contrôleurs du ciel"
Le Figaro étant, de notoriété publique, un grand journal d'investigation, on ne se demandera pas si ce dossier pourrait avoir été téléguidé, par exemple dans le cadre de la préparation d'une "réforme" à venir du statut des contrôleurs aériens, ou d'un autre mauvais coup du même genre.
PÔvre Villepin et son ancien ministre....où vont-ils ?
Quant à Mr Besson, lui, il sait où il veut aller et il fait tout pour y réussir : le poste de 1er Ministre......Il est assez bon en jogging .
P'tites coquilles :
- la sortie de Bakchich papie (qui fait de la résistance ? ;-)
- À Montpellier, c'est L'Agglorieuse (jeu de mot avec l'Agglo) qui joue le rôle d'hebdo poil à gratter,
auparavant il y avait l'Accroche qui a déposé les armes au bout de deux ans et est devenu Montpellier-journal.
Bonjour,
merci d'avoir cité "le sans-culotte" en vendée.
Je ne suis qu'une abonnée de la première heure sans aucune autre participation.
(autant que pour arrêt sur image)
C'est un journal qui se veut "d'utilité public" en vendée et je pense qu'il parvient.
karin.
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