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USA : trente médias vont "submerger" San Francisco d'infos sur les SDF

Exaspérés par le peu d'attention accordée par les responsables politiques aux sans domicile fixe de San Francisco, trente médias californiens se sont mis d'accord sur une journée d'action commune. Articles, émissions, éditos, messages sur les réseaux sociaux : le 29 juin, aucun San-Franciscain ne pourra éviter le sujet, ont-ils prévenu.

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Merci, comme quoi les médias US font aussi du boulot de prise de conscience sociale...
Les medias sont pro riches, se moquent des revendications populaires, et maintenant se plaignent du manque d'intérêt des politiques, mais ils en sont responsables. Ou bien tout cela n'est que stratégie pour être le seule pouvoir face aux politiques, en gros que le pouvoir du peuple n'existe pas, mais qu'eux ont des solutions. Tout les pouvoir , politiques, médiatiques, oligarques, ont peur des peuples en ce moment , avec Sanders aux USA, Podemos , #nuitdebout, ... La partie est finie pour l'ancien monde, et ceux qui en profitent le plus, veulent se placer pour le prochain, #onvousvois .
Pour la fermeture des asiles, si c'était des prisons, vaut mieux la rue, pour les gens. Ou bien on s'occupe d'eux avec humanité, donc avec du personnel et des locaux adapté, du fric quoi . En France c'est la même, bcp de SDF sont psychotiques, et ceux ne l'étant pas sont fortement déprimés, et l'état leur demande de s'en sortir seul ...
Nous ici on fait pire, les photos de SDF c'est dans les galeries, c'est so chic, et tellement immonde, mais ça plait à ceux qui programment les expos, la pauvreté en photo c'est tellement plus glamour, que dans la rue.
la politique de santé publique menée par Ronald Reagan lorsqu'il était gouverneur de Californie, de 1967 à 1975, qui a consisté à "libérer" des asiles (souvent surpeuplés et insalubres) les personnes atteintes de troubles psychiques.

Merveilleuse illustration de la logique libérale-libertaire : diminution des dépenses publiques par fermeture des asiles (austérité libérale), associée à la "libération" des malades mentaux (libertarisme).

Poussée jusqu'à ses ultimes conséquences, cette logique, dans le domaine médical, peut donner : diminution des soins palliatifs coûteux pour les finances publiques, associée à la "liberté" donnée au malade de mettre fin à ses souffrances = euthanasie. Flippant.
Remarquable opération qu'on aimerait bien voir se produire chez nous. Mais il est vrai que chez nous il faut attendre un homme comme l'Abbé Pierre pour secouer les cocotiers.

Pour ce qui est de cette info indiquant que "un grand nombre de ces SDF souffrent de troubles psychiques (37%, selon une étude de 2013) : dépressions chroniques, mais également bipolarité, schizophrénie ou troubles de stress post-traumatique", il faut dire que nous ne sommes pas sans connaître une situation similaire : les services de psychiatrie connaissent des coupes sombres au point que certains patients qui ne présentent pas de risque pour ceux qui les côtoient, sont accueillis dans les maisons de retraite bien avant l'âge où en général on y entre. Je rencontre ainsi des gens qui ont la cinquantaine et souffrent de troubles psychiques acceptables pour ce genre d'environnement. Les cas plus lourds (sans être les plus dangereux) finissent à la rue faute de services capables de les accueillir. Donc idem California Dreaming
Le silence radio des médias sur ce genre de sujets ne relève-t-il pas du délit de non-assistance à personne en danger, avec ses implications judiciaires ? Il semble que l'honorable corporation des journalistes a besoin d'un coup de main déontologique.
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