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Commentaires

Un président américain noir ? Hollywood y a déja pensé

Le cinéma et la télévision ont déja présenté des films ou des séries, où l'on voit un African-American jouer le rôle du président des Etats-Unis. Depuis qu'il a annoncé sa candidature, les Américains et les médias US se demandent, à intervalles réguliers, si cela à contribué à ouvrir la route à la candidature et à l'éventuel succès de Barack Obama.

Derniers commentaires

Marrant çà pour des anti-racistes de faire une fixation sur la couleur de peau...Moi je m'en fiche, mais j'aimerais bien savoir quel est son programme?

Mais apparament, ce n'est pas du tout important!

C'est vrai, puisque Clinton, Obama, Mac Cain ou Bush, c'est exactement le même visage hideux de l'Amérique.

Déjà aux Etats-Unis, bientôt en France...Courage, fuyons!
Je comprends plus rien , pourquoi tout le monde s'esbaudit devant la force de Barak , alors qu'on a le même en plus Mou en Egypte ?
Oh ba moi , j'sais pas.
Dans le cinquième élément le président Linberg ( Tom Lister Jr. ) est aussi noir, mais c'est une film de Luc Besson ... ça compte ?
Suis-je le seul ici à réaliser qu'Hollywood a également traité la thème de la femme président (Geena Davis dans Commander in Chief en étant un récent exemple) ?
Dans toutes ces énumérations de Présidents Noirs, c'est surtout Dennis Haysbert alias le Sénateur (tiens, tiens...) puis le Président David Palmer que l'on retient aux USA, car la série était très populaire (Deep Impact a été un gros bide commercial, car sorti en même temps qu'Armaggedon).
Mais ce qui est intéressant, c'est l'arrière plan politique. La Fox, chaîne qui diffuse 24 Heures Chrono aux Etats Unis est réputé pour être plutôt conservatrice (cela dit, il y a bien les Simpsons aussi sur la Fox et pourtant, ils ne sont pas tendres avec l'Administration américaine). C'était innovant, un président noir. Mais dans le Making of de la Saison 2 de 24, sur les DVD, Dennis Haysbert dit qu'il n'est pas affilié à un parti, mais qu'il était plutôt d'accord avec les idées démocrates. Et, de mémoire, il s'était inspiré de Nelson Mandela (à priori, bon choix), Colin Powell et Bill Clinton.
Saviez-vous que le premier jeux vidéo a avoir comme héros un Black est GTA (San Andreas)?
Comme quoi...
"Dans la 5e saison, david Palmer, etc ..."

Merci, vraiment merci beaucoup !

...
Pour le coup du président noir, c'est bon on dit rien. Mais si tout ce à quoi a pensé Hollywood arrive pour de vrai, on est mal, on est mal. Genre les films de SF des années 50...
Toutes les inégalités n'offense pas le candidat Barack Obama
par Walter Benn Michaels.


Dans la course à la Maison Blanche, M. Barack Obama peine à convaincre les Blancs et les Hispaniques,
surtout quand ils disposent de revenus modestes. Le contenu social réduit de son programme, la nature consensuelle de ses discours l'ont peut-être handicapé.
Plus généralement, un peu comme l'accession au gouvernement français de ministres « issues de la diversité »,
sa campagne pose les limites d'une percée égalitaire qui se résumerait à la réussite — ou à la promotion — de quelques personnalités. (....)
Il est vrai que David Palmer est un excellent président des Etats-Unis (mais pourquoi avoir spoilé la saison 5, c'est pas gentil pour ceux qui ont pas vu, surtout que c'est sans doute la meilleure saison), et qu'on peut se demander si la fiction de 24 n'a pas préparé l'opinion à l'idée que les Etats Unis pourraient très bien avoir un président noir. Mais surtout, on peut se demander si la dure grève des scénaristes qui a sévi plusieurs semaines à Hollywood n'a pas nui à Hillary Clinton: dans la saison sept, il est prévu que le président américain soi incarné... par une femme. Mais, en raison de la grève, le tournage a été suspendu, et la diffusion de la septième saison repoussée d'un an. Les téléspectateurs n'ont donc pu voir la série alors que la bataille des primaire s'engageait...

Sinon, il y avait un excellent portrait d'Obama dans les inrocks de la semaine dernière par Robert McLiam Wilson, passionant écrivain irlandais...
Signalons également l'excellentissime "The West Wing" (en français "A la Maison Blanche"), que je recommande à toutes et tous au passage. Dans cette série qui été diffusée entre 1999 et 2006 sur NBC, le rôle du président (démocrate) Jed Bartlet est tenu par Martin Sheen. Lors de la dernière saison pourtant, les deux candidats pour succéder à Bartlet sont Arnold Vinick, un républicain modéré et âgé (le profil de McCain) et Matt Santos, un démocrate issu d'une minorité (ici latino) et jeune (le profil d'Obama). Les similitudes entre cette fiction (écrite il y a pourtant trois ans) et la réalité d'aujourd'hui sont absolument frappantes et les scénaristes s'étaient d'ailleurs inspiré de Barack Obama lui-même pour le personnage de Matt Santos, comme on peut le lire ici : http://www.guardian.co.uk/world/2008/feb/21/barackobama.uselections2008. "The West Wing", diffusée au coeur des deux administations Bush, a certainement aussi joué un rôle important dans l'évolution des mentalités aux Etats-Unis.
Je venais poster le même article, David.TWW est une série exemplaire et l'article du Guardian est vraiment bien.

Par contre, je ne vous rejoins pas quand vous dites que TWW a eu un impact sur la mentalité américaine. La série n'a pas eu tant de spectateurs que ça, même si elle a reçu de nombreux prix. Elle était surtout regardée sur la côte est, avec une très très forte audience chez les foyers aisés/cadre/universitaires/étudiants, ce qui permettait aux networks de la maintenir malgré la faible audience, en balançant des pubs coûteuses pour produit de luxe.

Le jour où en France nous aurons des séries qui seront une ode à la gauche de gouvernement, tapera sur la religion et sera éducative, sur une grande chaîne nationale, les poules auront des cartes UMP et Morandini un cerveau. Ah si on a eu " l'Etat de grâce " hahaha, avec cette petite jeune sans étiquette élue...

Sinon, pour continuer dans la comparaison entre Obama et TWW, un des scénaristes de The West Wing avait écrit sous la forme d'un scénario la fin des primaires et la convention de Denver, dans l'optique où les deux candidats seraient toujours en lice : http://nymag.com/news/politics/45786/ c'est vraiment brillant, je vous en conseille vivement la lecture.
Merci Pierre-L pour votre réponse et vos précisions.

Je suis certainement allé un peu loin en parlant de la contribution de TWW à "l'évolution des mentalités aux Etats-Unis". Il aurait été plus juste de s'en tenir à son impact sur les "élites" américaines, très souvent de gauche. Je me dis tout de même que si une telle série a pu exister, au coeur des années Bush, et sur NBC qui plus est, c'est qu'il y a encore largement de quoi croire en ce pays. Le premier épisode de la troisième saison, "Isaac and Ishmael", diffusé 3 semaines à peine après le 11 septembre 2001, fut un modèle d'intelligence et de recul.
Tout à fait !

Si l'on veut continuer à faire le parallèle entre Barack Obama et Matt Santos, le dernier exemple qui me vient à l'esprit est la similitude entre le discours qu'Obama a donné pour le Martin Luther King Day et celui de Matt Santos dans une église de LA, en pleine campagne présidentielle, après que l'assassinat d'une petite fille noire par un policier latino ait suscité des tensions raciales.

Obama a organisé son discours pour le MLK Day autour du concept «d'emphaty deficit» ; il est parti d'une valeur («core value») équivoque pour les électeurs américains, en y liant des problèmes de tous les jours (vive ensemble, solidarité, guerre en irak). C'est certes un principe connu en communication politique, de cadrer le débat autour de concepts en fonction d'une valeur dominante favorisant notre démonstration, mais Matt Santos est très proche lorsqu'il fait un discours sur le «déficit de compassion» dans cette église. en scandant «compassion», «compassion» et en y reliant ses thèmes de campagne.
Voici le discours de Matt Santos sur la compassion :
http://youtube.com/watch?v=4SWNBIBcYr4
Obama qui parle de l'empathy deficit :
http://youtube.com/watch?v=zPForZfh4wE&feature=related
Au début du discours :
[quote=BarackObama]I'm not talking about a budget deficit. I'm not talking about a trade deficit. I'm not talking about a deficit of good ideas or new plans.

I'm talking about a moral deficit. I'm talking about an empathy deficit. I'm taking about an inability to recognize ourselves in one another; to understand that we are our brother's keeper; we are our sister's keeper; that, in the words of Dr. King, we are all tied together in a single garment of destiny.

We have an empathy deficit when we're still sending our children down corridors of shame - schools in the forgotten corners of America where the color of your skin still affects the content of your education.

We have a deficit when CEOs are making more in ten minutes than some workers make in ten months; when families lose their homes so that lenders make a profit; when mothers can't afford a doctor when their children get sick.]

Recadrer le débat en le reformulant à partir des valeurs. C'est comme ça que Bush a gagné en 2000 et 2004, Zapatero, et c'est comme ça qu'Obama, je l'espère, gagnera.

ps au webmaster : on ne pourrait pas rallonger le temps autorisé pour éditer ses messages ?
Le problème avec Hollywood, c'est qu'il (elle ?) n'a pas d'idéologie : si il a créé des présidents noirs c'est parce qu'ily était "contrainte" par le quota ethnique. Tout le problème pour lui étant d'intégrer une personne de couleur dans un film sans que cela se voit trop.

Sauf très rare cas, difficile de leur donner les rôles principaux déjà occupé par des blancs. Il ne reste donc que des 2nd rôles. L'astuce pour leur donner plus d'importance qu'ils n'en ont rééllement, est de leur donner le statut social le plus élevé.
Ce donc pour ça que l'on retrouve des noirs en généraux, en président ou en Dieu ...
ils vont laisser a un noir la dure tache de faire face a un systeme monaitaire qui s'ecroule, des conflits créé de toute pieces, des inegalité sociales qui grandisse tres fortement, autrement dit, ils assurent la place des conservateur pdt de longues années apres obama.
(Pourquoi cet article est-il passé comme chronique ?)

Intéressant travail sur les références "noires et présidentes", très korkosien si on peut dire...
Lorsque l'on a commencé à parler de Barak OBAMA , j'ai tout de suite pensé à Dennys Haysbert et Morgan Freeman , j'ose l'avouer ici .
J'avoue avoir cherché dans les quelques prestations de B.O. que j'ai suivies , ce qui ferait de lui ce président solide , intègre , cultivé , au fait de toutes les facettes de la politique , et se sachant être élu au service d'un peuple dans toute sa diversité .

Nous avons beau taper ou non sur nos présidents respectifs , chaque pays est l'image de son représentant suprème .
Ils forment un puzzle géant , le monde , qui s'emboite plus ou moins bien .
Les étiquettes : pays pauvres , pays riches , devaient être décollées rapidement . La réalité n'est pas matérielle .
Vous avez écrit "Robert Palmer"… qui lui était un chanteur anglais.
"Le thème du président des Etats Unis a été traité une quarantaine de fois au cinéma, mais les présidents noirs y sont plus que rares"

Parcequ'on a vu beaucoup de Présidents arabes dans le cinema Français ??
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