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"Un écrivain a tout intérêt à faire la guerre"

Acte 1

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Conversation de bon ton animée d'une façon un peu superficielle mais bon c'est judith, alors...

Sur le fond et bien que le raccourci de r. debray sur la France et la débâcle de 40 m'ait paru un peu provoquant je conseillerais le livre de l'historien Louis Noguères par ailleurs ancien Président de la Haute Cour "Le véritable procès du Mal Petain", je l'ai emprunté récemment à une bibliothèque interuniversitaire, personne ne l'avait lu depuis sa publication, il est vrai que celle-ci ne remonte qu'à ...1955 mais cet ouvrage m'a paru fondamental pour bien comprendre les enjeux et le contexte avant et après l"étrange défaite" comme disait marc Bloch.

Ne pas oublier par exemple que les troupes postées devant Sedan n'étaient que des réservistes n'ayant pas subi d' entrainement décent, sur la base de la fameuse maxime de l' Etat Major :"La Foret des Ardennes ? Impénétrable; et s'ils s'y risquent malgré tout nous les repincerons à la sortie !"

Ne pas oublier aussi non plus qu'après la percée de Sedan l'armée française, ou ce qu'il en reste, ne dispose pas de Réserves ce qui aurait pu paraitre choquant à des officiers supérieurs brevetés de l'Ecole de guerre ayant supervisé les préparatifs militaires pendant 6 mois de "drôle de guerre"...

Et puis ce fut la débâcle et là les accents du livre cités à l'émission sonnent assez juste à mon sens..
Julien Gracq, Marc Bloch, et on ne devrait pas oublier Antoine de Saint-Exupéry, et Pilote de guerre, oeuvre tout à fait secondaire dans sa bibliographie, mais primordiale pour comprendre l'état d'esprit des combattants de la 2nde Guerre mondiale.
Il n'y a pas que le rivage des scyrtes chez Julien Gracq, et pas uniquement Marc Bloch ou Blaise Cendrars comme écrivains de guerre.
Bonjour;

J'ai éprouvé une grande passion pour Julien Gracq durant mes années d'étudiant, au point d'aller habiter Nantes pendant deux ans sans autre raison que son livre et une phrase d'André Breton. Durant ces deux années, ma compagne de l'époque et moi-même avions entrepris un aller-retour en vélo jusqu'à Saint-Florent le Vieil -la passion comme une course de côte- chose d'autant plus risquée que je pédalais pour deux. Après de courtes supplications à l'office de tourisme, l'hôtesse nous indiqua la maison, se rendant bien compte que suant comme nous l'étions, nous n'irions pas déranger le maître. Nous eûmes ainsi la joie d'entrevoir son frigo, et je dois dire que son lien avec Le balcon en forêt m'échappe encore.
Quoi qu'il en soit, c'est dire avec quelle joie j'ai accueilli cet inédit -aussitôt dévoré- et l'émission que vous lui avez consacré. Je tenais à faire part de certaines de mes impressions que je n'ai retrouvées ni chez vous ni chez vos interlocuteurs. Je partage pleinement le jugement de Régis Debray sur l'importance de ce texte pour comprendre la guerre de 1940, mais je m'inscris en faux -en tant qu'historien- sur le raccourci entre les Allemands de 40 et les nazis de 44-45. Depuis la guerre d'Espagne, et avant même depuis le 6 février 1934 et le front populaire, il était clair que le fascisme, et le nazisme, n'étaient pas des inconnus pour une part substantielle de la population. Il faut cependant garder à l'esprit que le Front populaire, et son soutien certes tout théorique, à l'Espagne républicaine, avait refroidi les cadres d'une armée qui penchaient pour le moins à droite. D'autre part, le souvenir des carnages de la Grande Guerre, qu'on se targuait d'avoir gagné une fois pour toutes, étaient toujours présents. Les soldats qui se retrouvèrent mobilisés en 1940 avaient grandi dans un monde où beaucoup d'hommes manquaient, et où ceux qui avaient survécu avaient pour certains les poumons brûlés, pour d'autres étaient estropiés ou défigurés. Et puis il y avait les fous, ceux qui ne s'étaient jamais remis de ce choc -Céline n'est pas le premier par ailleurs à témoigner de cela, il suit la vague, au bon moment, bien après Dorgelès ou l'excellent Gabriel Chevallier, bien après le tout aussi brillant Remarque en Allemagne -pas seulement A l'ouest rien de nouveau, mais Après, qui est terrible et remarquable. Tous les gens qui avaient vécu la guerre, raconte Stephan Wackwitz dans Le Pays invisible, avaient le même regard froid, cruel ou ironique, selon qu'ils étaient d'extrême droite comme Junger -qui a toujours habilement surveillé ses traductions en français- ou protestataires -comme Grosz, ou Dix. En Allemagne, à la défaite, s'est ajoutée l'élimination pure et simple des meilleurs éléments de la gauche durant la révolution de 1918 -il y a un excellent livre de Sebastian Haffner sur la question. Et puis l'Allemagne n'avait plus de colonies, quand la France était seule à rivaliser sur ce plan avec le Royaume-Uni. Pour en revenir aux "Allemands" de 40, le raccourci m'apparaît bien dangereux. Nous sommes deux ans après la Nuit de cristal, Hitler a envahi sans vergogne les Sudètes, a annexé l'Autriche, s'est partagé la Pologne avec l'URSS. Les réfugiés antinazis et juifs ont erré en France avant d'être envoyés dans des camps d'internement comme "étrangers indésirables". La position du parti communiste n'est pas confortable -c'est le moins qu'on puisse dire- et Régis Debray a pleinement raison de le rappeler. Je pense que les raisons de l'effondrement sont pour conclure sur ce point plus internes à la France qu'à une sous-estimation d'un ennemi dont tout porte à croire au contraire, et Gracq le laisse entendre à plusieurs reprises, qu'il était bien plus déterminé qu'on ne l'aurait voulu.
Je voudrais ensuite revenir sur le premier texte. Louis Poirier -qui se dévoile ici derrière Julien Gracq- ne m'apparaît pas sympathique -je m'y attendais un peu, mais cela m'a malgré tout un petit peu contrarié. Il sent son officier-normalien à plein nez -je fais partie des ex-khâgneux qui ont boudé le concours- ce qu'il revêtira avec la maturité d'un quant-à-soi beaucoup moins viscéral. Dans ce mépris affiché pour la mort des autres, répété à plusieurs reprises, il n'est pas si loin d'un Junger -tous les récits de guerre, loin s'en faut, ne témoignent pas d'une pareille indifférence. Son indifférence est simplement plus intellectualisée me semble-t-il, elle répugne beaucoup, si je puis m'exprimer ainsi, à mettre la main à la pâte -dans Le rivage des Syrtes, par ailleurs, le désir de guerre suscite un étrange malaise. Mais c'est une indifférence tout de même. Je vous suis pleinement quand vous rappelez que souvent les récits de guerre font état d'une solidarité qu'on serait bien en peine de trouver ici. Cela dépend de la personnalité de l'auteur, même si, à ce que j'ai pu en lire, cette drôle de guerre n'a pas eu les mêmes effets que celle des tranchées. Je ne crois pas pour autant que cette solidarité ait été pour tous une vision a posteriori. Elle est nécessaire souvent pour supporter l'horreur. Cela est vrai aussi des accidents, des cataclysmes, de toutes les épreuves de la vie humaine.

Bien cordialement.

Olivier Favier
Arret sur image : J'ai capté le regard de désespoir amusé que Judith lance vers la régie au début de l'émission (Acte 1, 14mn08s) lorsqu'elle se rend compte que ses deux vieux gamins bavards sont en train de semer le désordre dans son plan de bataille ...
Décidément, je vis dans un monde indéchiffrable. Je l'allons montrer tout à l'heure.

Je passe sur l'étau qui se resserre: depuis une semaine fenêtre d'avertissement dès que j'ouvre une page où il y a une vidéo avec le texte, pas de son sur les vidéos d'asi, mon écran d'ordi qui devient noir car il se met en veille, tout en me laissant le son et en sauvegardant la page si j'éteint pas (des ondes wi-fi ou de télécommande de voisin je suppose, car la télé aussi s'éteint et s'allume par intervention divine), un cable qui me donne certaines chaines de la TNT, mais pas toutes et pas celles qui sont sur la page programme télé des journaux, etc., ..., mon internet avec des dépassements de forfait (j'ai 5go max qu'ont déboulé un jour, sans qu'on me dise rien, pourquoi, comment?).
Non c'est pas ça. Ça je comprends qu'il suffirait que je dépense des tas de sous pour que tout retrouve sa cohérence. Mais.

Ce que je savais de Julien Gracq, et qui me le rendait antipathique, est son refus d'être édité en version poche. Je vais vérifier sur un site que c'est bien lui, parce que je fais un peu des confusions parfois, enfin à peine :-) , et je découvre qu'il a demandé un délai après sa disparition avant qu'on édite des inédits de lui.
Donc, toute sa vie, il n'était pas très commerce dans tous les sens du terme. En cas de désaccord, il tournait définitivement les talons et non pas allait au combat pour imposer ses idées.
Pourquoi cette sortie de ses mémoires de guerre? La participation aux effluves de guerre qu'on aime à nous faire respirer, dans cette période propice, lui aurait-elle tellement convenu?

Lisez Blaise Cendrars "j'ai saigné" édition zoe (l'autre, l'illustration est moche) à 3,33 € environ :-) en édition "pour toute petite poche"...
Emission agréable et intéressante. J'aime ces émissions où la parole circule aisément, et où la pensée se construit en direct.

Nécessaire de faire la guerre pour être écrivain ?
Nécessaire surtout de vivre pour être écrivain : de connaître, de découvrir, d'aimer, de haïr. De connaître les horreurs, les bonheurs. Pour voir le monde.
La guerre aussi parce qu'elle fait partie du monde. Mais pas plus la guerre qu'autre chose. L'extrême n'est pas que dans l'horreur.

C'est plutôt ce que vous dites. Et, sans minimiser l'énormité d'un engagement au combat, et les témoignages de guerre, les émotions, les sensations, et les stupéfactions doivent pouvoir s'apprendre autrement.
La quantité de clichés débités par les invités et Judith sur la "défaite" est affligeante. Quoique B. Boie s'en tire un peu mieux quand elle dit, en substance, que quelques uns, en France y trouvaient intérêt. Le pontifiant Debray est en-dessous de tout avec ses jugements à l'emporte-pièce: Gamelin, un vieux con, la France est morte en 1940 etc... (un peu court, non?).

Les trois mériteraient lecture obligatoire de 10 pages du "Choix de la défaite" d'Annie Lacroix-Riz tous les soirs. Je sais, c'est un peu rude comme punition, la lecture de ce livre n'est pas une partie de plaisir, avec 4 ou 5 infos dans chaque phrase (sur 679 pages), il faut souvent s'accrocher, mais c’est le prix à payer pour s’autoriser à parler de cette époque…

En fait de sanction, c'est plutôt un conseil amical en direction de Judith que je tente, incidemment.
On peut aussi tricher un peu et se contenter de visionner les vidéos de ses conférences (de Lacroix Riz), c’est déjà une excellente manière d’initiation.
J'ajoute mon commentaire car il est plutôt différent de la tonalité générale. J'ai décroché au bout de vingt minutes. Même l'aboulie de Despentes ne m'avait pas fait ça (je l'ai même trouvé extrêmement touchante, pour tout dire). Vous coupez le son et vous avez une belle pantomime de deux bourgeois au coin du feu, avec plissement de front chez Debray et posage de lunettes chez Boie, et Judith qui essaie de suivre derrière, mais qui n'est jamais récompensée par ceux qui ont côtoyé le Christ. Et puis le salon et son art de bien choisir ses adjectifs qualificatifs... insupportable, ces numéros, quand aucun fond n'émerge (ou si peu).
En fait, je crois que c'est Debray qui m'emmerde profondément. Tellement figé dans sa cuirasse d'intello qu'il ne se permet jamais de dire quelque-chose d'intéressant...
Sinon, j'étais déjà amoureux de Judith, mais là, avec sa tresse un peu négligé qui laisse s'échapper quelques cheveux fous... Je regarderai la fin un de ces quatre, sans doute...
Très belle émission ; toujours aussi inspirée !

Merci à vous.

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Enfin! Une émission entière consacrée à Gracq, le subtile. J'en jouis d'un plaisir long et intense!
J'en ai encore-toujours plein le pantalon, c'est dire.
l'émission télécharge. puisque c'est la dernière émission de cette série estivale sur la guerre, et en attendant de la voir (et je m'en réjouis beaucoup, écouter régis debray, et ma foi judith qui a certainement extrêmement bien préparé cette émission, et cette belle femme exécuteur testamentaire de gracq, qui donc porte le poids d'une parole désormais tue, et entendre des lectures de textes de gracq, tout ça est bien alléchant), j'aimerais faire part d'un regret (j'ai dans la tête, comme un petit fredonnement intime, "la guerre de 14-18" chantée par brassens et aussi "les deux oncles").

je trouve qu'une tache aveugle des débats sur la guerre, sur les guerres, ce sont les guerres civiles, et le plus souvent un corollaire fréquentissime, avant, pendant ou après, à savoir les juntes militaires. évidemment, je suis très polarisée par la situation grecque, mais la grèce n'est pas le seul pays en europe à avoir souffert de ce type de guerres, ces guerres internes, cruelles, qui voient s'opposer des gens d'une même famille, d'une même culture, religion, et qui ne sont jamais vraiment totalement digérées et dissoutes dans les sucs gastriques de la déesse démocratie. ce sont des guerres honteuses, qui laissent des traces durables à tous les niveaux d'une société, et dont il est toujours important de comprendre la genèse et le déroulement. et la sortie. ce n'est pas que la guerre de 39/45, qui fut longue et massacrante, soit inintéressante, mais en cette période de crise européenne où la "merditude des choses" dépasse largement leur sérénitude, un petit rappel de ce qu'est, dans ses tenants et aboutissants, une guerre civile et une junte militaire aurait été, à mon avis, une conclusion peut-être moins belle et moins littéraire, mais un poil plus pertinente.

mais bon, l'émission m'attend et je ne vais pas bouder mon plaisir annoncé.
bon, ben une seule réponse possible à ma propre impatience : la guerre de 14-18 - le Grand Georges. quelle bizarre façon de boucler cette série d'émissions... et je partage la perplexité de judith (reste à savoir si elle est du même ordre) à cette affirmation d'experts : proust et gracq sont deux (voire LES deux) écrivains comiques français. après cela, seul un long silence s'imposait... qui n'a pas eu lieu.
J'ajoute mon commentaire car il est plutôt différent de la tonalité générale. J'ai décroché au bout de vingt minutes. Même l'aboulie de Despentes ne m'avait pas fait ça (je l'ai même trouvé extrêmement touchante, pour tout dire). Vous coupez le son et vous avez une belle pantomime de deux bourgeois au coin du feu, avec plissement de front chez Debray et posage de lunettes chez Boie, et Judith qui essaie de suivre derrière, mais qui n'est jamais récompensée par ceux qui ont côtoyé le Christ. Et puis le salon et son art de bien choisir ses adjectifs qualificatifs... insupportable, ces numéros, quand aucun fond n'émerge (ou si peu).
En fait, je crois que c'est Debray qui m'emmerde profondément. Tellement figé dans sa cuirasse d'intello qu'il ne se permet jamais de dire quelque-chose d'intéressant...
Sinon, j'étais déjà amoureux de Judith, mais là, avec sa tresse un peu négligé qui laisse s'échapper quelques cheveux fous... Je regarderai la fin un de ces quatre, sans doute...
ah ça, ça vaut le coup de pousser la patience, si vous y avez échappé (mais patapé l'écran, hein, pensez à respirer calmement), au petit passage sur gracq et proust en écrivains comiques troupiers, ce petit passage est en soi comique, pour autant qu'on ait le sens du dérisoire. c'est vrai ce que vous dites, c'était 2 thuriféaires ayant rencontré dieu sur terre face à une judith essayant de faire monter la mayonnaise et se faisant régulièrement bouter hors conciliabule-entre-spécialistes. berk.
"La guerre c'est un voile qu'on déchire..."
"Pour être surréaliste il faut avoir beaucoup de réel par-devers soi..."

Vous ne trouvez pas ça intéressant, vous ?
Mais qu'est-ce qui est intéressant dans la vie, si ces deux phrases ne le sont pas ?
Qu'est-ce qui vous intéresse, vous, vous que n'intéressent pas ces deux phrases ? Dites-le moi, ainsi averti j'en profiterai pour aller dormir.
Émission juste téléchargée, juste survolée pour l'instant. Ravi de vous revoir, Judith, vous êtes bien trop rare.
Merci pour cette émission.
Émmission un brin soporifique à mon gout ! En particulier je trouve que Régis Debray émet peu de bits par seconde (oui oui) mais bon, rien de très grave.
Emission passionnante , comme toujours, de Judith Bernard ; émissions trop rares , qu' on espére , qu' on attend .
N'y avait-il pas autre chose à saisir dans ce texte bien tardif.
40 et la démission des élites (tiens, tiens), la guerre voulue perdue. Judith leur a tendu la perche avec "l'étrange défaite" de Marc Bloch. Entre gens de biens on ne se tire pas une balle dans le pied, il vaut mieux disserter sur la plastique des paysages de la Meuse tôt le matin au lever du brouillard, malencontreusement traversée par des canots vert de gris pleins de casques lourds.
Futur bon sujet d'émission si je peux me permettre.
Allez sur le site de Lacroix-Riz, à ce sujet, vous en apprendrez un peu plus et pour finir l'été, reprenez un peu de Mr Lordon et le capitalisme, ça c'est de l'émission! On n'y dit pas n'importe quoi!
C'est amusant car au tout début de l'émission il me semble que Judith nous met en garde sur un texte "pas très facile d'accès" (je peux me tromper mais je n'ai pas le temps d'aller vérifier...)
Après une heure d'émission je n'ai qu'une hâte : lire ce bouquin au plus vite !

Merci à tous les trois c'était passionnant !
Maraudant nonchalamment sur ASI, je n’ai pas tout de suite reconnu l’animatrice habituelle. En enclenchant la vidéo, j’étais rassuré et rasséréné.

Une chouette, belle, petite émission que n’aurait certes pas reniée un Bernard Pivot des grands jours.

Un détail aux détours des conversations visionnées, en 39 les français avaient autant sinon plus de blindés que les allemands mais ils étaient dispersés aux quatre coins de la France, en appui tactique des troupes au sol (stratégie de 14-18).

A l’inverse en 40, les allemands en formaient des régiments entiers ce qu’avait très bien préconisé par anticipation Ch. De Gaulle dans « L’armée de métier » mais pas écouté, hélas.

J’ai acheté le livre et j’en commence la lecture et il m’est déjà très sympathique.

P.S. : Lorsque RD a créé l’émotion en déclarant que l’écrivain aimait la guerre, avant ou après, je ne m’en souviens plus, on a eu droit à un zoom approprié sur sa vareuse bleue d’écrivain avec sa cartouchière qui en guise de balles contenait des stylos, tout un symbole.

Une belle émission qui m’a réveillé de la torpeur estivale. Merci.
Le texte d'introduction de DS sur cette émission m'est bizarre.

Bien que ce que Régis Debray a dit soit très intéressant, contrairement à ce que DS retient, ce n'est pas ce qui m'a et me submerge le plus à chaud, tout en regardant et juste après avoir vu cette émission.

Bien sûr, comme toujours, il y a Judith Bernard, au ressenti littéraire si judicieux, ayant préparé l'émission avec soin et talent, et lisant magnifiquement les extraits de ce livre (qui a un style que j'adore ; je ne connaissais pas Gracq : j'avais bien tord).

Mais par dessus tout, j'ai été frappé et ému par Bernhild Boie. Par son visage qui s'illumine comme éclairé d'une lumière douce et mystérieuse quand elle récite Gracq. Par son désir, si fort qu'il en est presque paralysant sur ses paroles, de vouloir décrire de la manière la plus précise possible ce qu'elle comprend et ressent de l'œuvre de Gracq.
Je viens de voir en elle ce que je ne croyais être que personnages de fiction.
Je viens de voir l'incarnation de l'un de ces personnages, magnifiques, de "Farenheit 451", ceux qui pour sauver les livres de la destruction par le feu des autodafés du régime totalitaire en place, les apprennent par cœur et les récitent.
Je viens de voir un livre vivant, et diantre que c'est beau.

Merci à tous les trois.
Comme beaucoup d'entre nous ici, sans aucun doute, j'ai la guerre en horreur. Du coup la littérature sur la guerre ou les films guerriers, même critiques, ne m'attirent pas spécialement (à de très rares et belles exceptions). A ce jour je n'ai rien lu de Julien Gracq et c'est vraiment le hasard qui m'a conduit à suivre ce D@ns le texte. Qui m'a donné envie de lire Gracq. Merci pour cela et toute cette magnifique et exemplaire passion des trois intervenants de l'émission.
"le lieutenant G" ?
J'ai bien entendu, "le lieutenant G" ?
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