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Commentaires

Toyota, le vice-président et les cornes de brume

Il y a des textes qui fuitent plus vite que d'autres.

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La vraie violence : celle de notre monde qui jette les ouvriers de Clairoix à la rue... Madame Schaeffler peut dormir tranquille avec ses millions, la justice de notre pays vient de débouter les Conti. Ils ont tout cassé à la sous préfecture, j'ai regretté de ne pas être à leurs côtés...

Pendant le jité, le très propre sur lui "journaliste" de France 2 David Pujadas, celui qui n'a jamais mis les mains dans le cambouis, s'est fait remettre à sa place de valet par le syndicaliste de Continental.

Tout ce que j'espère, c'est que la "prophétie" de Byson se réalise... Le capitalisme est malade, QU'IL CREVE !!!
EN 1997 : L'arrivée de Toyota dans une région idéalement située est de pure logique économique. «Elle prouve que nous avons notre chance dans la mondialisation, constate Borloo..... les crédits régionaux et nationaux ont surement été bien utilisés par TOYOTA . Il est temps que la marque reprenne ses billes et aille rechercher des aides à l'installation ailleurs.La crise actuelle est bien utile pour faire des restructurations .
Quand au langage , il est normal de la part d'un grand patron , qui , comme Sarkosi , ne veut avoir que des salariés dociles et muets et surtout pas revendicatifs..... ce discours leur est particulièrement adressé , pour qu'ils restent tranquilles.
Pourtant , les salariés ne devraient pas se faire avoir par ce type de discours , s'ils savaient que la stratégie des relations patrons/ouvriers est définie et analysée dès la formation des patrons , et que le soutien massif des manifestations est absolument nécessaire pour faire aboutir les revendications des plus faibles.Les solutions individuelles , c'est du pipeau.
Il y a eu quelques films sur ce sujet , dont : "ma petite entreprise" , et "la vraie vie de Bernadette" , il me semble.
Je ne vois pas en quoi les méthodes de M. Nonaka seraient des méthodes "du 19ème siècle".

Comme il est souligné dans la lettre, il semble que certains syndicats vont au-delà de la défense de leurs salariés -ou du reste l'utilisent comme prétexte- pour faire de la publicité car ils ont des objectifs politiques.
Quand l'objectif de ces salariés se démarque aussi fortement de l'objectif de l'entreprise (fabriquer des voitures), il est normal qu'il y ait un rappel à l'ordre : il n'est pas légitime d'utiliser l'entreprise comme plate-forme de pub pour sa campagne politique.

De plus, il ne faut pas sous-estimer le "culture gap" entre France et Japon.
Au Japon, le travail est une valeur absolument cardinale, imprégnée au fond des esprits.
Faire du bruit pour empêcher des personnes de travailler, est inimaginable dans un pays ou le travail rigoureux, l'organisation, l'évitement des conflits, l'engagement indéfectible (à vie parfois !) pour son entreprise sont des valeurs marquées.
D'où des réactions parfois brutales. L'explication de la grande fermeté de cette lettre peut aussi venir du fait que le sous-directeur ait pété un câble en apprenant cela (et probablement aussi la direction Japonaise) !

Enfin, j'ajoute que de nombreux éléments prouvent un esprit de conciliation et d'ouverture : l'envie de repartir à zéro et la possibilité d'écouter et d'aider toute personne qui aurait un problème financier ou personnel.
Message 1/5max du 21/04/09.

Je viens de lire l'intégralité du tract patronal sur le site de Guy Birenbaum... Cette violence n'est ni plus ni moins que celle inhérente aux discours sarkozien attachés aux grèves et au travail via son slogan de campagne, travailler plus pour gagner plus.

La question est de savoir qui a copié l'autre ?

En fait, non, je m'en fous.
Qu'importe d'où vient ce mépris, je leurs rends au centuple.

yG
Quel choc terrible que la découverte de la violence patronale au XXIe siècle, pour ceux qui étaient incapables de l'imaginer !
Comme si ce Nonaka était une exception dans un monde d'aimables philanthropes ouverts au dialogue social...
Monsieur Borloo?

[quote=L'arrivée de Toyota dans une région idéalement située est de pure logique économique. «Elle prouve que nous avons notre chance dans la mondialisation, constate Borloo.]
Marianne 2, le 22 Décembre 1997
Ce qui transparait de ce discours, c'est la dureté des rapports sociaux en France, en 2009. Ce n'est pas une surprise. On la connait, cette dureté, même si le texte laisse quelques questions en suspens, notamment sur le fait de savoir si d'autres patrons, français, tiennent à d'autres comités de grève des discours comparables. Ce qui apparaît aussi de manière éclatante, c'est le tour de passe-passe par lequel cette dureté est évacuée jour après jour, dans les images des jités, et les courts reportages des radios du matin.

Mais pourquoi accepter d'être humilié?
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