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Tous fous ? Polémique sur la nouvelle liste des maladies mentales

Vous mangez trop de bonbons dans la journée ? Direction le psychiatre car vous êtes atteint d'hyperphagie. Avec la publication de la nouvelle édition du DSM-5, le manuel international qui recense les maladies psychiatriques, la polémique enfle en raison de l'entrée de nouveaux symptômes discutables. Faut-il voir dans cette inflation de pathologies un complot des laboratoires pharmaceutiques en quête de nouvelles pathologies, permettant la vente de nouveaux médicaments ? C'est ce qu'expliquait en substance le 20 heures de France 2 mercredi 15 mai. Pourtant, ni Le Monde, ni Libération n'avaient fait de cette question un élément central de leurs articles.

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Ce qui est inquiétant c'est qu'on devrait, selon eux, être "parfaits" d'un point de vue psychologique. Parfait, selon quoi ? Ne pas avoir les défauts genre "gourmandise", "timidité", "violence" ? On a un peu l'impression de retourner au moyen-âge avec les "7 pêchés".

On devrait, selon ces psychiatres, être conforme à un certain idéal de l'être humain. C'est une possible dérive qui pourrait mener à terme à l'eugénisme. A surveiller de près.
Sur ce sujet, voir le billet de Frank Ramus, Chercheur au CNRS:
http://franck-ramus.blogspot.fr/2012/09/peut-il-y-avoir-une-exception-francaise.html
Merci pour toutes ces contributions.
Sous prétexte de soulager quelques malades graves, montrés en exemple, des médicaments dangereux sont prescrits pour tout et n'importe quoi pour le grand bénéfice de l'industrie et des gouvernants:
l'obsession d'un esprit sain dans un corps sain à chaque instant sous le regard de l'autre, présenté comme un concurrent potentiel,détourne l'attention et nous évite de regarder autour de nous, un peu comme une religion: on passe son temps entre hésiter entre son envie et la conscience de commettre un péché.
L'opium du peuple ne cesse d'être renouvelé pour le plus grand profit de ceux qui en vivent...
Mais on peut choisir une autre voie en recoupant les informations
Depuis longtemps patient de la psychiatrie, consommateur régulier d'anti-dépresseurs, et ayant séjourné, brièvement à chaque fois, dans des hôpitaux psy, je pense que le DSM est un symptôme de la dérive de la prise en compte de la maladie mentale... Je m'explique: le fonctionnement actuel de notre société, par l'exarcerbation des tensions socio-psychologiques qu'elle entraîne (stress permanent au travail, individualisme encouragé, idéal inaccessible de richesse, encouragement à la performance, mépris etc) crée des lésions dans le corps social (divorces, tensions, crises, panique, angoisses, etc) qui se répercutent in fine sur l'individu dont pourtant on se targue de faire l'alpha et l'oméga de l'idéologie contemporaine: d'où un malaise généralisé... personne ne comprend vraiment pourquoi il n'arrive pas à correspondre aux objectifs et idéaux qu'on ne cesse de lui marteler (réussite sociale, beauté, performance, aussi bien sexuelle que professionnelle, etc).

Et c'est là que, comme toujours, le marché intervient: la solution pour résoudre tous les désordres personnels qu'engendre l'ordre néolibéral, c'est, encore et toujours, une marchandise (ce qui suppose création d'un marché): en l'occurrence, le médicament. Or, un marché a toujours besoin de chercher de nouveaux débouchés: d'où la nécessité de définir comme pathologiques des comportements autrefois socialement acceptés et/ou compris (genre une relative timidité). Et donc de considérer comme malade quiconque ne correspondrait pas à l'homo œconomicus, lequel agirait rationnellement toujours et en tout lieu: cet homme n'existe évidemment pas, l'homme est aussi un être non rationnel, mais la distance d'avec cet idéal doit sans cesse être réduite.

Si j'ai pris soin de préciser que je suis dépressif, c'est simplement pour souligner que, d'après mon expérience, la solution à un problème personnel ne saurait être trouvé dans le seul médicament: c'est une aide certaine (pour n'en avoir pas pris quand il fallait que j'en prisse, je le sais), mais ce ne peut en aucun cas être la seule solution pour prendre en compte la maladie mentale. La politique publique, c'est aussi de favoriser les activités artistiques, l'écoute, etc. Malheureusement, de plus en plus, les restrictions budgétaires et la criminalisation des psychotiques empêchent les travailleurs du secteur psy, aussi bien infirmiers que praticiens hospitaliers, de faire réellement leur métier: les psychiatres sont bouffés par la paperasse, les infirmiers aussi (et sont en sous-nombre), et depuis plusieurs années les lits en HP n'ont cessé de baisser.

Mais croire que le tout-médicament résoudra un malaise personnel et/ou social, c'est de la foutaise. À mon avis, légaliser le cannabis aurait le même effet au niveau personnel et coûterait moins cher —mais ne résoudrait ni le problème social engendré par le modèle néo-libéral, ni le problème personnel que ce dernier génère.
Un truc du DSM-5 qui illustre bien la notion de performance dont tu parles, c'est le coup du deuil en 15 jours :

Top chrono ! vous avez 15 jours devant vous, à 15 jours et une heure, zut ! t'es pathologique.
Ils ne précisent même pas si on doit compter en jours ouvrés ou si les jours fériés sont décomptés.
Woao ! Huluberlu, vous exprimez brillamment l'intuition que je proposais maladroitement plus haut.
Très percutant, rien à rajouter !

Ha si ! Le cannabis… ça m'a fait tilter… La frontière entre médicament - antidépresseur - anti-douleur et drogue peut être très mince.
Je ne sais pas si vous avez lu "Le meilleur des Mondes". C'est un roman d'anticipation décrivant une société post capitaliste.
Ce livre est aux démocraties libérales (de droite ou de gauche) ce que "1984" est aux autocraties totalitaires (de droite ou de gauche)
Et bien dans ce monde libéral "total", "parfait", toute la population est défoncée 24 h / 24.
Shootée à différents cocktails de drogues douces synthétisées (personnalisables et sujet aux caprices de la mode évidemment).

Bien à vous.
Je partage tout-à-fait votre avis, Hurluberlu.

Je voudrais toutefois faire remarquer que ce qui a induit cette pensée, c'est que depuis trente ans, des médicaments soignent réellement des maladies mentales. D'une façon très nouvelle, parce qu'elles supposent que les patients soient dépendant jusqu'à la fin de leur vie de ces molécules réellement révolutionnaires.

Ce n'est pas une vue de l'esprit, parmi mes proches, des schizophrènes sont stabilisés, c'est-à-dire qu'il ne souffrent plus. Parce que la dimension de la souffrance pour les personnes atteintes de troubles de ce type, c'est terrifiant.
On soigne aussi la dépression, même si le prozac et les autres anti-dépresseurs ont des effets secondaires dévastateurs.
Donc l'idée que des médicaments appropriés pouvaient tout soigner et faire de l'humain une machine parfaite qu'on régulerait à coups de molécules qui le stabiliseraient en permanence a fait son chemin.

A partir des années 90, Francis Fukuyama, le penseur de la Fin de l'Histoire, a théorisé un nouveau concept qui était que désormais, et en gros, effectivement, comme dans Le Meilleur des Mondes d'Aldous Huxley, la nouvelle société libérale du bonheur sans fin, les femmes seraient sous Prozac, la pilule du bonheur, et les hommes calmeraient leurs ardeurs avec la ritaline, médicament extrêmement utilisé dans les écoles états-uniennes. Comme il n'est pas à une contradiction près, d'ailleurs, il veut se servir du Meilleur des Mondes comme guide pour éviter les dérives.

Fukuyama est un imbécile, mais il représente bien les théories fumeuses des libéraux sur le plan social.
Confondre la maladie mentale et l'émotion, ce mécanisme régulateur tout-à-fait sain, dans un corps humain en équilibrage chimique, et donc émotionnel perpétuel, c'est aussi participer à une vision utopique, suicidaire de l'humain et du collectif, donc du social.
Et évidemment cette vision idéologique du monde profite à ces grosses sociétés capitalistes que sont les labos pharmaceutiques.

Je ne suis même pas sûre qu'il y ait nécessairement échanges économiques entre ces labos et les psychiatres du DSM. L'idée est puissamment ancrée chez ces "penseurs", de réduire les problèmes des gens par la chimie, parce que dans ce monde où il faut toujours être au top et parfaitement apte à tout, y compris aux horreurs les plus inouïes, ça sera plus facile pour ceux qui ont de l'argent, et ce sera possible. Ceux qui n'y arriveront pas seront d'autant plus des losers que même leurs béquilles chimiques ne leur permettront pas de s'intégrer à cette folie sociale.

Mais les émotions, c'est ce qui fait notre humanité, si nous l'ignorons, nous ne pourrons pas continuer.
On soigne aussi la dépression, même si le prozac et les autres anti-dépresseurs ont des effets secondaires dévastateurs.

Le millepertuis marche aussi bien que le prozac.
Vous n'avez jamais souffert de dépression, vous, n'est-ce pas ?
j' en connais kèkzuns qui n'ont pas souffert de la grande dépression, bien au contraire.
Un autre qui souffre de maladie mentale mais qui ne sera jamais reconnu comme tel : nouvelle maladie mentale non mise sur le DMS 5 : le dronophilie !

Et oui nos hommes politiques sont des psychopathes avérés mais on leur donne le pouvoir d'influer sur notre santé mentale ou physique et eux ne risquent pas d'aller en hosto psy alors que l'on devrait les mettre en long séjour en unité psy haute sécurité .Donc dites vous bien que vous allez très bien par rapport à ces genss là ...Mais ils font peur.
Alors là je voudrais bien voir les preuves. Dire cela c'est que jamais vous n'avez vu de vrais depressifs dans votre vie. Sans vouloir vous manquez de respect ne pas confondre les vrais malades nombreux à se médicamenter de façon continuelle et pour leur plus grand bien.

Car les maladies mentales sont des maladies réagissant aux mêmes shémas que les maladies dites physiques. D'autre part en France la longue tradition et l'institutionnalisation de la psychanalyse fait qu'il y a une "guéguerre continuelle" entre ceux qui planchent sur les médicaments allopathie et ceux qui pensent comme Freud, que cela peut se réduire à de longues et couteuses séances sur le divan et qui ne guérissent pas plus que cela .

Quand aux plantes c'est la même chose que l'homéopathie, il me semble que dans le passé on a déjà donné. Je connais des gens en analysent depuis 20 ans qui en sont toujours au même point et qui n'en sortent pas voir se suicident . Et d'autres qui suivent un traitement de longue durée même si les médocs ont des effets pervers, il faut voir d'un côté aussi effets bienfaisants de ces traitements.

On prends bien des médocs pour des maladies comme le "diabète" alors pourquoi on ne pourrait pas pour les pathologies mentales prendre à vie une molécule qui agit sur le système défaillant ?

Alors là je voudrais bien voir les preuves. Dire cela c'est que jamais vous n'avez vu de vrais depressifs dans votre vie. Sans vouloir vous manquez de respect ne pas confondre les vrais malades nombreux à se médicamenter de façon continuelle et pour leur plus grand bien.



Car les maladies mentales sont des maladies réagissant aux mêmes shémas que les maladies dites physiques. D'autre part en France la longue tradition et l'institutionnalisation de la psychanalyse fait qu'il y a une "guéguerre continuelle" entre ceux qui planchent sur les médicaments allopathie et ceux qui pensent comme Freud, que cela peut se réduire à de longues et couteuses séances sur le divan et qui ne guérissent pas plus que cela .



Quand aux plantes c'est la même chose que l'homéopathie, il me semble que dans le passé on a déjà donné. Je connais des gens en analysent depuis 20 ans qui en sont toujours au même point et qui n'en sortent pas voir se suicident . Et d'autres qui suivent un traitement de longue durée même si les médocs ont des effets pervers, il faut voir d'un côté aussi effets bienfaisants de ces traitements.



On prends bien des médocs pour des maladies comme le "diabète" alors pourquoi on ne pourrait pas pour les pathologies mentales prendre à vie une molécule qui agit sur le système défaillant ?


Mais qui est défaillant?
L'épuisement et le stress à haute dose, fortement recommandés pour garder son boulot ou en chercher un, obligatoires pour la moindre démarche de la vie quotidienne, sont le fondement de notre système impulsé depuis quelques décennies.
Pour la grosse majorité les étiquetés "malades mentaux, dépressifs, névrosés, caractériels, etc;;", leur inadaptation à notre société de plus en plus "normée" vient d'une réaction de refus, sous des formes différentes, de se soumettre justement au système tel qu'il fonctionne, si l'on excepte le chagrin d'une perte, d'un deuil, d'un état physique invalidant dont seuls des illuminés ou des escrocs peuvent prétendre le comptabiliser dans un temps imparti.
Ce qui est pourtant généralement admis comme de bon sens par les créateurs de ces fameux tableaux de diagnostics.
Ce qui donne à réfléchir.
Par contre les effets secondaires de ces médicaments, surtout pris au long cours, sont dévasteurs pour la santé (physique), voire la santé mentale. Sans parler des interactions éventuelles parfois largement ignorées des médecins eux-mêmes.
Sait-on qu'une pratique sportive régulière donne de meilleurs résultats que la prise d'antidépresseurs?
Effets secondaires tout autant oubliés d'ailleurs de certains médicaments prescrits pour des affections de longue durée, diabète, hypercholestérémie, etc...., d'après de récentes études d'organismes indépendants des laboratoires. Même les dépistages trop précoces de cancer sont sujets à caution car des traitements lourds sont alors prescrits avec de nombreux effets secondaires. Or une bonne part de ces tumeurs dépistées mais non traitées évoluent pas ou peu.
Traitements multipliés par les abaissements réguliers des taux admis correspondants pour basculer dans la maladie dépistée. Manière détournée de creer de nouveaux malades, comme en psychiatrie....
Que dire des médicaments dits de sevrage, pour arrêter de fumer par exemple. Qui se souvient du champix? Dont on s'aperçut soudain qu'il était plus efficace pour basculer dans la "maladie mentale" que pour ses performances anti-tabagiques.
La liste serait fastidieuse...

La volonté de psychiatriser tout écart à la norme, dès le plus jeune âge, témoins les livrets d'évaluation de maternelle associés à des tentatives de plus en plus fréquentes de mettre en place les "dépistages précoces de conduites à risque" nous entraînent peu à peu vers un monde étrange où nous ne serions plus que des mécaniques plus ou moins parfaites pour répondre aux besoins du marché du moment. Je crains que ce ne soit un peu plus compliqué....
Bonjour,
que pensez-vous de la montée en puissance des thérapies cognitivo comportementales ?
Le fait, entre autres choses, d'amener le patien à substituer des pensées positives aux pensées négatives néfastes ou parasites.
N'est-ce pas une façon, à terme, de pousser à l'extêrme la méthode couêt ? Cela pourrait sembler bénéfique si les tentatives de changer les perceptions que l'on peut avoir de la réalité ne laissaient pas planer comme une sourde menace.
Ces thérapies sont dispensées par des psychologues et non des psychiatres. Elles ne préconisent aucune prise de médicament mais veulent agir sur les cognitions......cela me semble tout de même problématique....
Il n'y a pas de problème, il n'y a que des solutions. Même là .;
Oh Ciel David, je suis d'accord avec vous, c'est du formatage, de la normalisation, beurk, beurk :))
L'amour: forme de maladie mentale qui n'est encore reconnue dans aucun traité classique de diagnostic.

(Stuart Sutherland, The International Dictionary of Psychology, 1996)
Le bénéfice pour les psychiatres ne serait-il pas plus direct qu'on ne le pense ?

Si on médicalise des comportements auparavant anodins, si on démultiplie les « troubles », il y a plus de probabilités
que des personnes consultent, non ?
Y a-t-il une hausse des consultations psychiatriques depuis l'enrichissement des DSM ?

Ce qui me fait pencher pour cette hypothèse, c'est que les principaux prescripteurs de psychotropes sont les généralistes,
pas les psychiatres (80%, d'après un lien dans votre article).

Merci pour l'article, en tout cas.
Problème très intéressant !

Que les laboratoires fassent du lobbying, rien de plus normal. C'est du trafic d'influence.
S'ils y réussissent ce n'est qu'une conséquence je pense.

Ce qui est troublant c'est plutôt cette appétence à médicaliser ou à trier par pathologie les comportements.
Ou dit autrement ce désir de déléguer aux experts la définition et la gestion de la population.

J'en fait actuellement l'expérience avec mon fils à l'école. Et c'est frappant d'apprendre que ce sujet fait polémique, je ne savais pas.
Je viens de passer 5 années à me faire balader d'expert en expert.
Quand on m'a conseillé de lui faire des tests à l'hôpital ou il aurait dû passer la nuit avec des électrodes sur la tête je me suis réveillé et j'ai envoyé balader tout ce petit monde.
L'engrenage est terrifiant.
Du coup j'en ai discuté avec pas mal de parents et je connais maintenant trois petits autiste potentiels diagnostiqués, dont les parent ne veulent plus entendre parler d'un psy ou autre comportementaliste.

Le problème est profond et transversal (les manigances des labos se développent sur un terreau très fertile).
Cette société des experts que l'on connais bien en politique, qui se développe dans les entreprises, qui pénètre l'école etc…
Bref qui tend à régenter toutes les situations de groupe !

J'ai l'intuition (très personnelle) que c'est une conséquence de l'individualisation.
Une incapacité à gérer les relations de groupe ou à prendre des décisions concertées. Une sorte de rejet de toute situation d'interdépendance humaine (jusque dans les familles !)
Tout problème, tout conflit, toute décision importante est externalisée et confiée aux spécialistes.
Car vous comprenez eux savent et pas nous…
Si je comprends bien, le DSM est un manuel qui tente de recenser et définir les maladies mentales en termes de critères objectifs, à partir de vrais diagnostiques effectués par des praticiens dans différents pays du monde ; le but (louable à priori) étant d'éviter que des pathologies au nom identique soient en fait complètement différentes d'un pays à l'autre.

De ce fait, même en supposant que les rédacteurs de la nouvelle édition ont fait le boulot consciencieusement sans pression des labos, il faudrait y voir une conséquence plutôt qu'une cause : c'est que les médecins se sont mis à diagnostiquer et par là même à médicaliser de plus en plus ce qui était précédemment de l'ordre du comportement normal.
La santé physique, c'est " le silence des organes", ce qui se passe quand il ne se passe rien. Docteur, c'est quoi la santé mentale ?
Ouais, mais le chocolat, ça compte dans le diagnostic de cette maladie ?
Car j'en connais à @si qui sont de grands malades, dans ce cas-là :-)
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