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Commentaires

Thank you, the Grizz

Ce matin encore, elle laisse tout le monde sans voix.

Derniers commentaires

Ce n'est pas la première fois qu'un mouvement syndical "plaide" défavorablement pour la cause des salariés. En effet, souvent après une action syndicale, les revendications ne sont pas obtenues. Pis encore, les salariés obtiennent moins qu'avec le dialogue proposé initialement par la direction.

Pour qu'il y ait dialogue, il faut que cela marche dans les deux sens. Et non pas de manière : unidirectionnelle.

En même temps, lorsque les mêmes principes et règles ne sont pas appliqués à sa propre échelle (individuelle, sociale et institutionnelle ou étatique) comment voulez-vous être crédible ?

D'où le cynisme, l'impunité, les oeillères, les complicités compromettantes, l'inaction qui fige un acteur qui demeure dans son immobilité très, très accommodant et confortable...
Si Momo le voyou n’est pas content des ouvriers d’Amiens, il n’a qu’à acheter les ouvriers de Castelnaudary.

Le degré de soumission à la doxa ultra-libérale peut se mesurer maintenant avec l’indice Spanghero.

Parce que leur emploi est en jeu, et parce que l’emploi dans la région de Castelnaudary est aussi rare qu’un bon cassoulet chez Mochant, Lepaclair ou Carrouf, les personnels se taisent sur ce qu’ils savent des procédés élastiques de leurs patrons (le plus gros étant sous le coup d’une procédure pour fraude, toujours pas jugée). On en a bien entendu un sur Europe1 l’autre jour, mais on n’en a pas entendu deux et on n’a pas réentendu le premier, à qui « on » a dû faire comprendre qu’il avait intérêt à fermer son clapet.
Exercice:
1. Examinez la version anglaise de la lettre. Quelles phrases semblent bancales ? L'auteur a-t-il fait des sous-entendus ou omissions volontaires ? Pensez-vous que le document publié a été tronqué ?
2. Comparez les versions anglaise et française. Trouvez au moins deux erreurs ou omissions. En supposant ces erreurs volontaires, cui bono ?
3. En vous appuyant sur les réponses précédentes, concluez sur la finesse d'analyse du journaliste. Quel aurait pu être le contenu de l'article ?
Vous avez raison d'évoquer la Word Company... quelques jours à peine avant cette lettre, les Guignols faisait une parodie de l'album d'hommage à Goldman, « Génération Goldman », sous le titre « génération Goldman-Sachs » avec entre autres la chanson « Là-bas », qui devenait, dans la bouche d'un cadre de la Word Company :
«Là-bas...
y a des ouvriers à 2 dollars
Qui travaillent matin midi et soir,
Là-bas c'est le pied y'a pas de syndicats,
Woh oh oh oh...
Même pas le temps d'aller faire caca.
C'est pour ça qu'on délocalise là-bas... » (et de montrer des horloges indiquant entre autres les heures de Pékin et Shanghaï)
Tout y est : les bas salaires, l'absence de syndicats, les temps de pauses, la Chine.... Si ce n'était pas passé le 14 février, on croirait les Guignols inspirés par M.Taylor.
Ce qui m'inquiète dans l'affaire, c'est la menace de faire fabriquer les pneus Titan en Inde ou en Chine par des ouvriers à moins d'un euro de l'heure et de les exporter ensuite en France. Doit-on se résigner à voir le marché français envahi par des produits fabriqués à bas coût, dans des conditions sociales et environnementales inacceptables ?
Peut-être pas : dès 2010, un homme politique de gauche soutenait déjà que ces coûts de fabrication très bas, lorsqu'ils sont obtenus en ne respectant pas des normes sociales et environnementales minimums, constituent une forme de concurrence déloyale, ou dumping, et faisait la proposition suivante pour bloquer ou limiter l'importation des produits concernés :
« créer une agence française sanitaire, sociale et environnementale chargée de calculer le coût écologique et environnemental des produits produits hors d'Europe, selon des critères transparents (normes sociales de l'Organisation internationale du travail, kilomètres carbone...). Cette agence sera capable d'établir un « juste coût carbone », mais aussi sanitaire et social, produit par produit, et de proposer à l'Union européenne des mesures anti-dumping ».
[les kilomètres carbone correspondent à « une taxe calculée sur la base des émissions de carbone du transport »]
Et si l'Europe ne prend pas ses responsabilités , le même auteur préconise de :
« Doter notre pays d'une procédure subsidiaire anti-dumping à la française, c'est-à-dire, de mécanismes d'interdiction unilatérale (provisoire ou non) de la commercialisation de certains produits (hors UE) en cas d'agression commerciale par des prix déloyalement bas. »
L'auteur insiste par ailleurs sur l'intérêt d'associer les normes écologiques aux normes sociales et rappelle que :
« dans le traité fondateur de l'OMC la préservation [de l'environnement] est l'un des rares motifs justifiant les restrictions par les États au libre-échange ; les motifs d'atteinte à l'environnement permettent à un État de bloquer des importations qui comporteraient de telles atteintes ».
Autrement dit, pas besoin de révolutionner les règles du commerce international, les règles actuelles permettant déjà de mettre en place des barrières douanières pour les produits venant de pays refusant de lutter contre le changement climatique (ici, la Chine).
Quel dommage que l'auteur ait mystérieusement disparu depuis la publication de cet ouvrage ! Ce monsieur Arnaud M. eut été capable de préparer une véritable riposte aux menaces du Grizz.
Le calme étant ( quasi) revenu me concernant après lecture de cette charmante lettre, je pense que la reprise de ce type de courrier et le courrier en lui même a surtout un objectif à savoir nous faire flipper.
En première page du site des Echos on trouve aussi cette délicieuse interview...

le système a ses chiens de garde, mais il a aussi ses chiens d'attaque..il est vrai qu'ils aboient beaucoup plus fort.

bon courage à tous
On a évoqué sur ASI le souvenir d’Action Directe.

Plus j’y repense et plus je me dis que la violence inachevée de la répression de ces terroristes tient à ce qu’ils s’attaquaient non à de simples exécutants mais à des responsables du plus haut niveau. Et ça, la caste dirigeante ne pouvait le tolérer. Qu’on s’attaque à ses larbins, elle s’en fout, il lui suffira d’aller verser des larmes de crocodiles sur leurs cercueils comme pour les soldats morts en Afghanistan et bientôt au Mali. Mais qu’on la vise elle, pas de ça Lisette, heu Helyett.

La casse a toujours dit que si elle maintenant la plus forte pression légale possible sur Rouillan and co, c’est parce qu’ils ne regrettaient rien. Et les gros bonnets de l’OAS graciés par Mitterrand, ils ont regretté quelque chose ? Et Bousquet, et Papon, ils ont regretté quelque chose ?

On a beau ne pas être fan du terrorisme, on se prends à rêver qu’un groupe occise un Goshn, un Lombard, ça nous changerait des suicides de leurs esclaves…

Edit : la caste et non la casse.Mais la coquille me plaît bien je la laisse...
La réponse de Montebourg... (très mesurée à mon avis, mais lue en diagonale)
http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202578488071-exclusif-goodyear-la-reponse-de-montebourg-a-titan-540536.php
Et encore, les extraits des échos sont plutôt soft, puisque la lettre contient également la phrase suivante :

"In five years, Michelin won't be producing tyres in France"

Source : http://m.guardian.co.uk/world/2013/feb/20/so-called-workers-french-tyres
et ça sur le site du Monde, je résume "faut se poser la question de pourquoi il dit ça le patron de Titan"...
ben voyons...
http://lauer.blog.lemonde.fr/2013/02/20/titan-pneus-agricoles-patron-rustique/
La Canard,ce matin :On vend de moins en moins de Clio,de plus en plus de Ferrari...Cherchez l'erreur!
Alors maintenant on va pas me dire que les luttes des classes ça n'existent pas!!! nous y sommes !!!il faudrait nationaliser et réinstaller des frontières douanières pour taxer les produits c'est la guerre !!!
Concernant la traduction, la fin sur les "soi-disant ouvriers" devrait être "travailleurs" ( workers en anglais, du verbe to work, travailler, qui signifie travailleur ou ouvrier; entre guillemets = qui ne travaillent pas, donc "so-called" cad soi-disant, faux).
En plus de s'indigner, il faudrait rappeler que les travailleurs français sont les plus productifs du monde, et c'est pas une étude de la CGT, c'est d'UBS...
http://www.express.be/business/fr/hr/les-franais-sont-les-travailleurs-les-plus-productifs-du-monde/111833.htm
ce qui est hallucinant aussi c'est qu'aux Etats-Unis, si un Français s'en prenait aux ouvriers américains et leur "work ethic", IMMEDIATEMENT les patrons, responsables, politiques, défendraient celle-ci. Là, des Français en rajoutent, disent qu'ils sont d'accord... ils ne se rendent pas compte qu'en confirmant les propos de l'holibrius (qui, en tant que républicain, est a priori mal disposé envers les Français, il ne faut pas l'oublier que "looks French" était une insulte utilisée contre John Kerry en 2004 par exemple) ils tirent une balle dans le pied de leurs marques, leurs produits, et eux-mêmes?
Une lettre de Goodyear dont les députés vont sans doute discuter à la chambre, à moins qu'il ne se dégonflent...
pour info : billet pompé par Annabelle Grelier dans les infos de midi sur france culture.
"A noter que le scoop a été décroché par la même journaliste des Echos, Leïla de Comarmon..."
Ils sont au moins deux à "décrocher le scoop", alors : JM Thénard reproduit la même lettre dans le Canard d'aujourd'hui (donc imprimé hier). Une exclu pas si exclusive que ça, non ?
Raymond Barre, un Grand parmi les Grands.
Ma contribution à ce forum...
bien maigre
gamma
Ah, il est bien le patron de chez Titan. Le beau chiffon rouge, et tout le monde qui lui gallope dessus. Mais il a bien raison en fait. Pourquoi irait-il s'emmerder avec l'usine d'Amien ? Il est payé pour faire du profit, pas du social.

Et voilà tout le problème, on aura un beau clivage bien inutile, qui occupera bien les discussions de machines à café dans les entreprises de France, sur les méchants patrons ou les méchants syndicalistes (ça dépend d'où est située la machine à café).

En attendant, c'est la législation française (due largement à des gouvernements de gauche, rappelons-le, qui ont libéralisé à tout va) comme partout ailleurs qui fait les monsieurs Taylor. Mais non, quel beau cadeau fait par monsieur Taylor à la fois aux socialistes français (vos problèmes chères français, c'est bien à cause des méchants patrons comme ce grossier monsieur Taylor) comme aux UMPistes (enfin quelqu'un qui ose dire tout haut la réalité), faisant oublier par un joli tour de passe-passe que le problème ne vient pas des Taylor qui se servent des lois, mais des hollandes/Sarkozy/Mauroy/Beregovoy/Baladur* qui les font.

*liste non exaustive que chacun est libre de compléter, les noms ne manquent pas.
Je propose un boycott patriote...
De manière générale ici (pas sur le Figassault, donc) nous sommes tellement outrés par le ton et le contenu de la bafouille de Mytaylord l’arsouille que nous en oublions à qui il écrit : un ministre de l’Etat français.

Le Taylortoidelàquej’mymette signe avec éclat l’estime que les patrons de la World Company (qui comptent en leurs rangs les Arnault les Proglio etc) portent aux dirigeants des pays où ils se font du gras (grasse, heu, grâce, il faut bien le dire, à l’aide desdits dirigeants) : peanuts.
Bref ! Ce que tente Montebourg ne sert à rien.

Taylor n'a pas compris ce qu'était le chômage partiel. Il n'y a pas ça aux US, donc ça n'existe pas, il n'y a rien à comprendre.
Ils travaillent 3 heures par jour, point.
C'est un brutal qui gagne de l'argent, il a les moyens d'en gagner avec cette attitude, parce que les riches ont le pouvoir. Et qu'ils l'appliquent brutalement, c'est comme le bon prince, on en rencontre certains, mais la plupart abusent de leur pouvoir. En fait, ils usent simplement du pouvoir qu'on leur laisse, contraints et forcés, et que leur accorde la mise en concurrence des salariés à l'échelle mondiale.

Donc Montebourg devrait faire autre chose. Ne pas gaspiller son énergie à aller voir ces patrons qui en profitent pour le torpiller.

Quant à la preuve que ces capitalos ne valent pas mieux que leurs soi-disant caricatures des guignols, cela fait longtemps que les preuves s'accumulent. D'ailleurs, les libéraux s'en servent pour justifier tout.
Ce monsieur a tout pour devenir un symbole du capitaliste méprisant et écrasant les ouvriers. Non seulement il est américain et républicain, mais son nom (en plus de se prêter à tout un tas de formules basées sur "my taylor is rich") est aussi celui que portait F. W. Taylor. Ce Taylor-là inventa l'Organisation Scientifitque du Travail, et était connu pour n'avoir que très peu de symphathie pour les ouvriers qu'il chronométrait soigneusement.
De Mr F H président de la république Française a Winnie l'ourson.

MR,
Suite a votre courrier je tiens a signaler que si il vous prend l'idée de nous faire parvenir vos pneus fabriqués en chine ou en Inde, La France serait dans l'obligation de taxer ceux-ci a hauteur de leur coût de fabrication en France. Cette taxe serait alors reversé aux chômeurs Français.

Je dois vous avouez que vous êtes un des rares ours a revendiquer d'avoir la pâtes dans le pot de miel. En cela vous avez du courage, mais je me dis que ce n'est pas au cheval que nous aurions du faire nos lasagnes. Il n'est peut être pas trop tard.

F.H

Quel beau rêve je viens de faire;)
Malgré l'indignation générale, est-ce que quelqu'un pourrait jeter un coup d'oeil à ce "document" publié par les Échos ?
La journaliste Leïla de Comarmond le présente ainsi : "[le] courrier que lui [Montenbourg] a adressé le président du groupe américain, Maurice M. Taylor Jr, dont « les Echos » ont obtenu copie (voir document ci-dessous)".

Or le document publié n'est pas ce courrier, mais une traduction en français faite par on ne sait qui. Donc, probablement, ni la journaliste, ni aucun commentateur n'a vu l'original du courrier du PDG américain, ni même une copie.

Détail amusant : pour donner un air de documment exclusif, Les Échos présentent leur lettre-scoop dans une visionneuse de documents, alors qu'il n'y a aucune entête ni aucun élément graphique qui le justifierait.

Donc j'attends confirmation de l'authenticité de cette lettre avant de commencer à m'énerver.
Bon, Dominique Seux indique sur Twitter : "CONFIRMATION CHEZ MONTEBOURG CE N EST PAS UN FAKE ".
Quelqu'un peut vérifier "chez Montebourg" ?
Il y a forcément eu l'intervention d'un traducteur, à un moment ou à un autre, que ce soit du côté amerlocain ou, plus probablement, dès l'arrivée du poulet d'amour en terres montebourgeoises - ne serait-ce que pour éviter toute ambiguïté ou erreur de compréhension. Le cas échéant, le traducteur, si tant est que le document à traduire lui soit remis sous forme imprimée et non électronique, va se contenter d'en reproduire grosso modo la mise en page originale, sans bricoler logos ou signatures superfétatoires pour enjoliver son travail ; c'est la pratique habituelle dans mon métier. On peut dès lors extrapoler que la source plus ou moins officieuse de la journaliste à Bercy n'ait eu en mains que la version française du document, et qu'elle n'ait pas pu lui en remettre l'original de manière suffisamment discrète.

Telle est du moins la lecture que j'en fais. Voilà voilà...
Oui, j'ai vu. On peut désormais lire la lettre originale en anglais.
La dernière phrase (à mon sens totalement ironique) est autant destinée au gouvernement
américain qu'au français.
Et pour ceux qui se poseraient la question, l'original n'est absolument pas moins violent que la traduction.

La dernière phrase (à mon sens totalement ironique) est autant destinée au gouvernement
américain qu'au français.

Pourquoi ironique? Hyperbolique peut-être, mais alors c'est la lettre entière qui l'est.
Dans le sens où je crois qu'il n'a pas du tout l'intention d'acheter une usine en Chine mais que c'est
ce qu'il devrait faire au vu de la politique aussi bien US que française.
Le Best Regards, c'est vraiment l'équivalement du Cordialement en France.

Sinon, il mentionne que l'agriculteur français s'en fout de savoir d'où vient son pneu, il veut le moins cher possible. En cela il n'a certainement pas tort, mais le problème originel est que les agriculteurs sont criblés de dette et ont à peine de quoi vivre. Et ces dettes, elles sont quelque-part liées au libéralisme européen et un certain crédit à bricole qui en ce moment fait une pub ridicule disant que l'épargne sert à financer des projets locaux.

Ne nous trompons pas d'ennemi.
Moi, j'écrirais à un ministre anglo-saxon en exercice, je me fendrais de ma plus belle prose anglaise, question de politesse.

Quelle incorrection de la part de cet américain !
Il faut voir ou revoir le sujet des Guignols du 14/02/2013 (2'13'') : Génération Goldman & Sachs.

Du Morry Taylor versifié...
Voté mille fois si c'était possible.Vous avez dressé le portrait d'un gros salopard sans le vilain mot que j'emploie ici. Carlos G est un enfant de choeur à côté de lui et pourtant on aimerait bien le voir quitter la France celui-là.Pour ce qu'il est,pour ce qu'il dit pour ce qu'il démolit en n'oubliant pas de se servir grassement au passage.
Il y a dans ce pays qui est aussi le nôtre quelques sinistres émules du sieur Taylor.Et il y avait il y a quelques mois un de leurs admirateurs à sa tête.
La chance de Maurice Taylor (is rich), c'est de ne pas avoir en face de lui des rebelles de la trempe des indignés @siens.
( Hors sujet ) A voir absolument et sans modération

http://www.youtube.com/watch?v=MZSgyQqwCh8&feature=youtu.be
Comment peut-il se comparer à l'ours qui, lui, n'est pas un nuisible qu'il faudrait chasser ! Quel mauvais goût et quelle prétention.
Si Cahuzac ne croit toujours pas à la guerre de classes, Montebourg pourra luie nvoyer une copie de la lettre d'amour du boss de Titan aux feignasses de Goodyear...
Quant à "the grizz" je doute fort comme il le trompette qu'il l'ait dit en face aux syndicalistes français, ou alors entouré de 25 gardes du corps armés jusqu'au slip.
Bon sinon, bonne nouvelle Arthur a foutu le camp au Luxembourg. Manque de bol, ses émissions restent.
Nous touchons ici le fond, mais les financiers et les puissants on un tel potentiel qu'ils peuvent faire probablement encore "mieux" !

Il faut dire qu'ils sont aidé en cela par beaucoup de nos médias et certains de nos représentants...

Ainsi la nouvelle trouvaille consiste à se pâmer par exemple devant la virtuosité technique de Karine Berger
au sujet de la loi bancaire (Le Monde daté du mercredi 20 février 2013). Et si ce n’était qu’ un indice de plus du naufrage de la démocratie ?
En effet l’ingénierie financière a le talent de complexifier les circuits en permettant ainsi à quelques uns de maitriser leur usine à gaz

Peu importe le fond , l’essentiel étant de bien « comprendre » les mécanismes, et en la matière Karine Berger , « économiste, passée par les bancs de Polytechnique, de l’ENSAE et de Science Po »à tous les « mérites » requis. Le représentant du peuple ne peut que rendre les armes devant ce cursus impressionnant n’est ce pas ?

Or ce qui nous préoccupe en la matière c’est que les spéculateurs ne viennent pas « faire joujou » avec notre argent, petit exercice qui rappelons le est à l’origine du désastre actuel au niveau de l’économie réelle. Dans les « blogs du diplo », l’économiste Frédéric Lordon
développe avec talent ce qu’il considère à juste titre une « régulation bancaire au pistolet à bouchon ». La filialisation est à ce titre un cache sexe qui permettra aux spéculateurs de continuer à s’adonner à leur passe temps favori déconnecté du réel : faire de l’argent avec de l’argent. On accusera ensuite le trop grand nombre de fonctionnaires, les salariés paresseux,les syndicats archaïques ,les politiques sociales trop « généreuses » et le tour sera joué. Et certains grossiront leur patrimoine en vendant du vent !Avec la complicité des Moscovici et consort .Exagéré ou hors sujet ?Je ne le pense pas car "l'investisseur " des USA, M. Taylor junior, rêve d'un monde où il pourra encore mieux jouer le salarié chinois contre le français , peu importe l'objet de la production, pourvu que la pompe à phynances aient un doux ronron spéculatif
Ceux que Jupiter veut perdre, il commence par les rendre fous.
Bonjour
C'est quand même bizarre ce goût français de s'auto flageller.
J'avais entendu un jour à France Inter le patron US de FedEx dire que le site de Roissy était le plus productif au niveau mondial de la société… mais là personne n'en a parlé !!!
Je dis ça comme ça mais quitte à parler d'une anecdote, j'en cite une autre.
Il n'y aurait pas de patron comme cela si... nous n'étions pas les consommateurs que nous sommes.
Il est fort à parier qu'il y aura bel et bien, hélas, des clients en France pour acheter ces produits fabriqués en dépit de toute conscience sociale à l'autre bout du monde. L'insulte, le mépris et le cynisme ne pèsent pas grand chose pour le consommateur en comparaison d'un meilleur prix. Il n'est donc pas étonnant de voir perdurer, lorsque ce n'est pas carrément comme ici s'afficher ouvertement, ce type de comportement patronal. Est-ce du cynisme (patronal) que d'insulter celui qui l'est assez (le consommateur) pour estimer que cela vaut mieux au final (pour son porte-feuille) que de se faire respecter et de respecter les autres (les salariés) ?

yG
Depuis quelques mois, déjà avant les élections, tout est fait en France, dans les media, pour que les Franchouilles qui regardent les JiTés pensent que les travailleurs sont des branleurs, manipulés par des syndicats tous pourris... et que le travail coûte trop cher aux entreprises...
En arrivant à Barcelone, j'ai même entendu Xavier Bertrand, invité par les entrepreneurs français de Barcelone, dire que si les entreprises françaises battaient de l'aile, c'était la faute à la C.G.T. ! Ca a été la fête de la CGT pendant toute l'heure où il a causé au micro !
Depuis un mois ou deux, j'entends et lis nos éditocrates dénoncer la même chose : la richesse des syndicats, leurs magouilles, leur inutilité... N'empêche qu'hier, il y a eu de grands changements dans le monde de l'Inspection du Travail... Gérard Filoche s'en est même inquiété... En a-t-on entendu parler sur nos media ? Que dalle !
Parisot veut des salariés précaires, angoissés, au bord du suicide, prêts à toutes les concessions pour continuer à pouvoir consommer... Elle fait signer par le gouvernement, avec un syndicat "à la botte" des accords complètement iniques où tout le monde du travail, surtout le "petit" monde du travail doit passer par le chat d'une aiguille et accepter tout pour continuer à faire un travail de merde.
Alors c'est très facile de faire dire à un Amerlocain tout haut ce que veulent tout bas la plupart des grosses boîtes françaises... ça contribue à déstabiliser les rares travailleurs qui y croyaient encore ;o(.
Alors bon, se faire donner une leçon de capitalisme échevelé par un Amerlocain, ça ne sert pas à grand chose. On est en plein dedans depuis des mois, voire des années.
Place au fric, poussez-vous ! Crevez, passez votre chemin, continuez à marner, y'a rien à voir !
Taylor ne fait que dire tout haut ce que bon nombre de ses pareils disent tout bas, qui se verraient bien communistes mais à la chinoise

Il faut lire les commentaires pro-Taylor is rich sur le forum des Echos. Quel dommage qu’on ne puis envoyer leurs auteurs travailler dans les usines extrême-orientales, avec les conditions de travail et de salaire dont ils rêvent (pendant que d’autres en crèvent) pour nos fainéants d’ouvriers français.

Avant de lire l’émouvante déclaration d’amour de Momo Tayezvous, j’ai lu la page que Libé consacre au patron qui n’a rien vu de Spanghero. Exemplaire de la perversion du mouvement coopératif (Lur Berri préfère les gros clients à l’étranger aux petits coopérateurs locaux qui lui ont permis de grossir, il leur doit d’ailleurs 6000 euros à chacun, qu’il refuse de payer).

PS J’aurais bien trouvé un moyen d’évoquer Voldemort, genre lui aussi est paresseux sur ce blogue vu que ça fait une paie qu’on ne l’a pas lu, mais l’Agent Youritarin m’a à l’œil !
Comme quoi, le Sylvestre des guignols n'est pas du tout une marionnette... Ni une caricature. Mon expérience du contact avec cette caste c'est que s'ils pouvaient faire des profits en nous transformant en lasagnes, ils le feraient.
Allez maintenant expliquer aux français qu'ils se battent contre des collègues à 1 euro par jour. Courage au gouvernement et à nos élites pour les arguments forcément argumentés qu'ils vont nous sortir.
The show must go on. Et there's no business live show business.
"c'est un blogueur paresseux (dernier post en 2010)."
A comparer avec l'activité foisaonnante sur le page facebook de Daniel Schneidermann
C'est un ours bi-polaire ( de type 1 et 2) impossible à soigner et à enfermer rapidement
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