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"Sur Whatsapp, les messages anti-Franc CFA sont de plus en plus nombreux"

L'offensive est venue du gouvernement italien, mais elle couvait depuis des années. Le Franc CFA, monnaie utilisée par 14 pays africains, est-il un outil néo-colonial servant à la France notamment à éponger sa dette ? Si les grands médias français sont jusqu'ici restés très discrets sur le sujet, il n'en va pas de même des médias africains, qui offrent un large écho au polémiste Kémi Séba, porteur parmi d'autres de ce combat-là. La France fait-elle du néo-colonialisme monétaire ? Deux invités : Kako Nubukpo, économiste, directeur de l’Observatoire de l’Afrique subsaharienne à la Fondation Jean Jaurès, co-auteur de "sortir l'Afrique de la servitude monétaire : à qui profite le Franc CFA ?" (La Dispute, 2016) ; et Fanny Pigeaud, journaliste indépendante, co-autrice de "L'arme invisible de la Françafrique, une histoire du Franc CFA" (Ed. La Découverte, 2018).

Commentaires préférés des abonnés

Bonsoir,


Toute émission sur le franc CFA (Colonies Françaises d'Afrique, astucieusement transformé en Communauté Financière Africaine) est d'utilité publique.


A voté.

Très bon sujet et débattants, mais quel dommage de ne pas avoir creuser les conditions de sortie du CFA de la Mauritanie et de Madagascar ! Ainsi que la situation comparée de leurs économies avec celles de la zone CFA...

Excellente émission où j'ai personnellement beaucoup appris. 

merci 

Derniers commentaires

Excellente émission qui devrait être diffusée dans les établissements scolaires !!!

Il y a environ 5 ans, était annoncée à France Culture une émission sur le développement comparé des pays francophones et anglophones en Afrique. On allait enfin savoir pourquoi les anciennes colonies françaises étaient à la traine par rapport aux anglaises. Une semaine plus tard, jour de la diffusion, le thème avait mystérieusement changé. Il s'agissait de l'Afrique en général. Une émission molle du genou.


Y aurait-il eu des pressions?

Malheureusement, je ne me souviens plus du nom de l'émission. C'était la dernière de la saison et peut-être aussi sa dernière saison.

Voici un blog qui complète votre très bonne émission avec deux articles concernant le franc CFA et bien d’autres « Regards sur l’Afrique de l’ouest ».

http://thierryhommel.fr/blog/quel-avenir-pour-le-franc-cfa/ 

Quel plaisir de voir l'Afrique revenir sur ASI! depuis le départ de Justine ca se faisait trop rare! ;)


D'ailleurs, vivant à Niamey, je vous invite a venir faire un suivi de votre émission sur les rails de Bolloré...le fisaco va sans doute aboutir, au Niger, au démontage des rails posées il y a 4 ans et qui sont restées inutilisées.

+ qu'émission il y aurait même une these ou mieux un roman à écrire sur ce dernier éléphant blanc en date.


Remarquez, Erik Orsenna vient de venir visiter le Niger...peut etre le terrain de son prochain roman?? Dans ce cas il ne faut pas s'attendre à bcp de critiques puisqu'il était invité par le Président de la République du Niger... dont d'ailleurs le Ministre des Finances est le seul à s'etre prononcé publiquement pour prendre la défense du FCFA sur RFI la semaine dernière.


La boucle est bouclée.

 

Autre point qui aurait pu être souligné :


Certains africains sont actifs pour avoir enfin leur monnaie. Ils se tournent donc vers les cryptomonnaies. Évidemment, le réflexe est de penser aux solutions type "bête con" :

http://www.actucrypto.info/actualites/decouvrez-lubuntu-nouvelle-crypto-monnaie-africaine/


Mais d'autres, de simples citoyens (des Guinéens, Ivoiriens, Béninois, Togolais, Burkinabés) cherchent des cryptomonnaies plus évoluées, type "monnaie incorporant un revenu de base". On les retrouve sur des forums de discussion :

https://forum.monnaie-libre.fr/t/des-africains-sur-ce-forum/1705

Et il me semble que vous avez oublié Les Comores dans le nombres des pays utilisant le Franc CFA ?

Bonsoir, es

Merci pour les informations de cette émission, même si un avis critique sur le lien entre les crises migratoires et le Franc CFA aurait été intéressant.

Toutefois, c'est absolument scandaleux de ne pas présenter Kémi Séba comme le militant d'extrême droite antisémite qu'il est, lié aux pires groupuscules néo-nazis français. C'eut été la moindre des choses. C'est incompréhensible. Merci de faire un erratum ou d'en reparler plus tard. C'est tout simplement dangereux pour une partie de la population d'omettre ces faits.

Pour le CFA, effectivement on peut comparer l’économie de ces pays zone francs des autres, mais surtout ne pas oublier que c’est la France qui imprime les billets, le trésor français a la main, et on est en 2019 …

C’est donc un problème majeur de souveraineté.



https://www.capital.fr/entreprises-marches/le-franc-cfa-ami-ou-ennemi-des-economies-africaines-1243582


https://immigrechoisi.com/comment-le-franc-cfa-empeche-le-developpement-de-lafrique-francophone/2178/


https://zonefranc.wordpress.com/2012/07/13/quels-sont-les-inconvenients-pour-un-pays-de-la-zone-cfa-dy-sortir/



@Ouldyamin 

01 février 2019 à 22:22:38


Madagascar est un pays assez particulier, par sa position géographique, c’est une île, et la population est composée d’Africains et d’Austronésiens (poléyo-malaysiens), et cas très particulier en Afrique, Madagascar a une langue unique, le malgache, qui n’a rien à voir avoir une langue européenne, cette particularité va avoir des effets après l’indépendance surtout en 1972…


De plus, un royaume de Madagascar existait déjà avant la colonisation, même si en fait, c’est plutôt le pouvoir colonial qui a rendu service au nationalisme malgache, car c’est surtout à partir de la colonisation qu’il y avait un sentiment d’appartenance à la même nation.


Pour faire court,en 1972, Madagascar sort du zone franc, parce qu’il y a eu révolution contre le régime néocolonial de Philibert Tsiranana, , issu du PADESM,parti créé par le  pouvoir colonial pour contrer le MDRM , devenu PSD (Parti Social-Démocrate).


La population malgache se soulève en 1972, contre : la mainmise des français sur l’économie malgache, en 1968, 90% des entreprises de quelques importances étaient étrangères (en gros françaises) et que 13% d’étrangers encaissaient 46 % de la masse salariale, les 87% de malgaches se partagent le restes. Et contre la mainmise du français sur la culture malgache.


La présence française est encore plus importante que pendant la colonisation. Les malgaches voulaient donc plus de malgachisation dans la fonction publique, utiliser le malgache comme langue d’enseignement, le la révolte éclata, le régime pro-francais tomba après avoir essuyé tous les moyens y compris d’oppression policière pour mater la population.


Didier Ratsiraka fut envoyé pour négocier la révision des accords de coopération, notamment de défense. Le Pdt, Ramanatsoa, demande donc une indépendance monétaire et exige le retrait total des forces armées françaises.


Alors, depuis, presque tous les 10 ans , Madagascar connait  des crises politiques majeures :

- 1972,

-en 1975, Assassinat de Ratsimandrava, le Sankara malgache

-en 1988 (contre Ratsiraka) 

- 1991 (contre Ratsiraka) avec les Forces Vives , arrivée de Zafy, avec des grèves totales de plus de 8 mois de toute la fonction publique, des entreprises privées, eau , électricité ,

-crise en 2001 (lors des élections entre Ratsiraka et Ravalomanana)  ,

-crise en 2008 avec Andry rajoelina qui renversa le ptd élu Ravalomanana

- crise en 2017 contre Rajaonarimampianina


Ces crises politiques majeures, s’accompagnent de récessions économiques très graves, qui à terme aboutissent à la place pu enviable de 4e pays de plus pauvre du monde pour Madagascar.


Attention donc, aux déductions faciles, Madagascar est un pays à part, à tous les sens du terme, la sortie de la zone franc n’est pas la cause du non développement à Madagascar mais un contexte local très particulier.

A 15:19 Kemi Seba fait référence à un certain monsieur Pouemi. Il s'agit de Joseph Tchundjang Pouemi, le "Keynes " Africain: http://ecodemystificateur.blog.free.fr/index.php?post/Pouemi-Keynes-Africain


Il a écrit un ouvrage fondamental : "Monnaie, servitude et liberté : la répression monétaire de l’Afrique".


Sa disparition accidentelle n'a jamais été élucidée. 


A quand une émission d 'Arrêt sur Image consacrée à ce grand monsieur injustement oublié mais qui mérite que l'on s'intéresse à lui ?

Malheureusement, Wikipedia est plus informatif sur le franc CFA que votre émission totalement à charge, bien identifiée à la première minute dès la présentation des invités. J'aurais bien aimé vous entendre dire que plusieurs pays d'Afrique sont sortis du Franc CFA, et ne s'en portent pas mieux. 


Et surtout, d'où viennent tous les migrants dont l'Italie accuse la France d'être responsable ? 

https://www.la-croix.com/France/Immigration/moitie-migrants-lAquarius-demandent-lasile-France-2018-06-18-1200948186

Pour l'Aquarius : 152 Soudanais, 49 Soudanais du Sud, 148 Nigérians, 60 Érythréens, 43 Algériens, 30 Ghanéens, 11 Maliens, 11 Ivoiriens, 11 Pakistanais : 95% viennent de pays n'ayant le Franc CFA. J'aurais bien aimé que ce soit signalé lors de l'émission.


Est-ce que le Soudan, le Soudan du Sud, l'Erythrée, le Zimbabwe vont mieux que les pays qui ont le Franc CFA ?


Et complètement hallucinant votre présentation de Kémi Séba, sans signaler son antisémitisme, son suprémacisme, son conspirationnisme, sa proximité avec Dieudonné. Après votre article intéressant sur RT leur reprochant d'insuffisamment contextualiser leurs invités, c'est vraiment l'histoire de la paille et de la poutre.





Plusieurs choses ne sont pas claires : 

-si l'avantage du CFA pour les Français c'est la convertibilité avec l'euro, qui permet d'investir de manière sécurisée et d'exporter facilement à des marchés avec une monnaie forte en quoi ceci favorise plus la France que l'Italie, l'Espagne, la Hollande, l'Allemagne... qui ont aussi l'euro, et ont donc accès à cette convertibilité immédiate; et au bout du compte, Chinois, Indiens ou Américains peuvent se fournir des euros s'ils veulent participer à cette curée

-ceci m'amène au second point : est-il possible de démontrer statistiquement que le CFA a appauvri l'Afrique (ce qui est l'argument anti-immigrationiste de Di Maio), lorsqu'on voit les pays voisins qui n'ont pas le CFA, ils ne semblent ni mieux ni moins bien, la gestion de la monnaie semble ne rien changer du tout... 

Pour conclure, il aurait été bien d'avoir sur votre plateau un représentant de la banque centrale de Dakar ou Yaoundé, ou un investisseur italien en Afrique...

Je ne suis pas un spécialiste de la question  ,mais j'avais lu ( sur le site de la banque de  France certes)  que le Franc CFA  était un facteur de stabilité . Pourquoi avoir réalisé une émission uniquement à charge ? vous auriez pu inviter aussi un économiste favorable au CFA . 

Bonjour,

J'aurais une petite remarque pas liée à cette émission en particulier. Un petit message pour les techniciens de ASI. Il me semble l'encodage des vidéos en téléchargement est un peu moins bon dernièrement. Ça a été flagrant dans le dernier Post-Pop où l'on avait l'impression que les fausses briques du décor "bougeaient" alors que l'on était sur plan fix. Ça l'était aussi pour celle-ci. Je ne sais pas exactement depuis quelle émission c'est le cas, mais il me semble que c'est relativement récent.

Est-ce que quelque chose aurait changé dans votre encodage ?

Pour avoir vécu longtemps au Mali et au Burkina, je sais à quel point ce Franc CFA est maudit par beaucoup de maliens et burkinabés. Mais comme le soulignent les intervenants la responsabilité des chefs d’État Africains reste entière (une servitude volontaire fort bien rémunérée). Heureuse d'entendre parler du combat de Modibo Keita et bien sûr de celui de Sankara! Excellente émission! A voté... aussi. Et pour finir triste d'apprendre pour l'Huma... Merci Mathilde pour ce résumé efficace.

Très bien pour eux s'ils s'en rendent compte. Souhaitons que les européens prennent conscience un jour que comme je le répète, l'Euro est aussi une monnaie de type coloniale moderne (taux fixe, plus de banques, plus de création monétaire indépendante, etc.), qui n'est plus au service d'une nation pour extirper les richesses d'une autre, mais au services des grands capitaux et des puissances bancaires  apatrides (qui ont pris l'ascendant sur les nations d'Europe) pour extirper les richesses d'un territoire.

J'attends de voir l'émission, mais personne pour mettre en contexte qui est Kémi Séba; proche de Soral et Dieudonné (même si ce petit monde a tendance à se bouffer entre eux); et qui défend un panafricanisme (généralement) essentialiste, réactionnaire, sexiste, homophobe, antisémite et souvent conspi. Dans le monde anglo-saxons il serait proche de la mouvance "Hotep"; avec une nostalgie pour une égypte ancienne comme royaume noir fantasmé et une fétichisation sexiste de la femme "reine nubienne".

(voir ici et ici )

Ce n'est finalement pas un hasard si il se retrouve sur la même ligne que le gouvernement d'extreme-droite italien; qui adopte ainsi une ligne "on veut pas des migrants chez nous, on veut tout faire pour qu'ils restent chez eux ou que les racisés retournent dans leur pays" (en parlant de problèmes structurelles sur lesquelles ils n'ont absolument aucun pouvoir au passage, ce qui ne mange pas de pain.); une ligne qui rappelle étrangement des choses qu'on a entendu ici de la part d'un certain parti de gauche. Par ailleurs Séba défend "le retour des siens en Afrique", du coup il est à 100% sur la même longueur d'ondes que tous les partis d'extreme-droite ethnonationalistes blancs d'europe; on comprend mieux sa proximité avec le gouvernement Salvini/DI Maio et les fafs soraliens.

bien évidemment tout ça n'évacue l’intérêt et la légitimité du sujet du franc CFA et de la mainmise néo-coloniale de la France sur les pays d'Afrique.

Merci pour l'émission. "L'Aquarius j'en ai strictement rien à foutre" : évidemment, la prise de position est politique et se comprend même si je trouve ça un peu binaire. L'action humanitaire est toujours au minimum l'aveu de l'échec de politiques, et en l'occurrence c'est pire c'est un palliatif, un expédient à une situation causée par une volonté néo-coloniale d'exploitation et d'influence. Je doute néanmoins que les opérations de l'Aquarius soient responsables du statu quo ou contribuent le moins du monde à le rendre plus supportable, ou à le maintenir en l'état. Preuve en est que la "bonne" conscience dont il est question n'est pas partagée par nos gouvernants et par la plupart de nos concitoyens. Le combat de l'Aquarius n'a pas bénéficié, loin s'en faut, du soutien du grand nombre et des dirigeants politiques. Nul ne semble avoir besoin du prétexte de l'Aquarius pour éviter ou renoncer à mettre en cause ce système et affirmer que la situation de l'Afrique et de sa relation avec l'Europe est en fin de compte acceptable parce qu'un bateau sauverait quelques individus de la noyade en Méditerranée.

Excellente émission où j'ai personnellement beaucoup appris. 

merci 

Battre monnaie est une compétence régalienne de la France. A l'indépendance, ces pays africains n'ont pas voulu transférer cette compétence, pourquoi? 

Quid le franc CFP (Comptoirs Français du Pacifique)? Même statut ou pas?

Très bon sujet et débattants, mais quel dommage de ne pas avoir creuser les conditions de sortie du CFA de la Mauritanie et de Madagascar ! Ainsi que la situation comparée de leurs économies avec celles de la zone CFA...

C'était une émission très instructive. Est-ce que l’Italie arrivera à maintenir le sujet dans le débat  ? ce serait bien de ne pas imposer aux futures générations, à la fois françaises et africaines, ce poids du colonialisme qui ne sert visiblement que quelques intérêts.

Bonsoir,


Toute émission sur le franc CFA (Colonies Françaises d'Afrique, astucieusement transformé en Communauté Financière Africaine) est d'utilité publique.


A voté.

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