62
Commentaires

"Sur l'Afrique, les journalistes sont prêts à croire n'importe quoi"

L'histoire déchirante d'un clandestin venu du Sénégal, qui a vu tous ses compagnons d'infortune mourir en mer, et qui a survécu à la faim et au froid. C'est ce que raconte le Sénégalais Omar Ba, dans son livre Soif d'Europe, témoignage d'un clandestin (Editions du Cygne, 2008). De nombreux médias ont relayé son récit tragique de jeune immigré sénégalais en route pour l'Europe. Mais Le Monde a révélé le 8 juillet que l'histoire était largement inventée. Pour son enquête, le journaliste du Monde s'est appuyé sur le travail préalable d'un écrivain sénégalais, Bathie Ngoye Thiam.

Derniers commentaires

je suis très partagée. ce qu'omar raconte, c'est une affabulation concernant SA vie personnelle, oui, mais les morts tragiques de l'immigration clandestine, elles existent. et quelque part, ce qu'il raconte est réellement arrivé à des milliers de gens. le fait qu'omar tire la couverture à lui, c'est pas bien, c'est même pas joli joli, mais ça fait parler dans les médias du problème plus général des boat-people de la méditerrannée, et je peux vous dire que je suis aux premières loges, les îles grecques étant une porte d'entrée connue (bien que de plus en plus surveillée). en plus, ce qu'il dit chez ardisson est vrai, c'est horrible parce que son mensonge qui le fait un peu mousser décrédibilise tout un discours sur l'immigration africaine..
et ce type d'affabulation me semble d'un tout autre ordre que celui de la cancéreuse jet-ski chez delarue... plus... moral, plus normal, plus pertinent. il y a affabulation et mensonge, je sais pas comment expliquer.
LES JOURNALISTES FRANÇAIS ROULÉS DANS LA FARINE PAR UN IMMIGRÉ

(Wal Fadjiri, 14 juillet 2009)

Omar Ba, un étudiant sénégalais en France a publié en 2006 deux livres aux titres bien provocateurs : « Pauvre Sénégal (Un peuple en otage) » et « La France, une république ? » N’ayant pas le succès escompté, notre compatriote se fabrique un passé de clandestin. Il rassemble tous les récits des clandestins et prétend les avoir vécus. En fin sociologue, il savait (Il le dit dans une interview) que « les Français sont pris dans un rouleau compresseur médiatico-politique qui les empêche de sérieusement réfléchir sur ce qu’on leur raconte comme charabia. » Il écrit alors un troisième livre pour raconter son « aventure ». L’éditeur à qui il confie le manuscrit lui répond qu’il y a trop d’incohérences. Il reprend le texte et le retravaille pendant un mois. Ça parait enfin plus ou moins correct. L’ouvrage est publié. En bon comédien, il faut le reconnaître, il piège les journalistes français qui croient à son « témoignage » sans se poser de questions. Les gars de l’émission « 7 à 8 » sur TF1, ont immédiatement mordu à l’hameçon, après Paris-Match, affirmant que le récit est authentique et l’agrémentant d’images touchantes de vrais clandestins morts ou souffrant en route vers l’Eldorado. Omar Ba devint l’immigré « clandestin » le plus médiatisé de l’Hexagone. Les chaines de télé, les radios, les journaux, lui accordent une attention toute particulière. Il est sur les plateaux avec des personnalités et d’éminents journalistes. Omar par-ci, Omar par-là. Le manque de vigilance de la presse en quête de sensationnel et la naïveté des lecteurs, auditeurs et téléspectateurs lui ouvrent les portes d’un château de cartes pouvant s’écrouler au moindre souffle. Mais quel vent oserait démolir ce que la France toute entière a construit ? Il n’y a eu aucune tempête, même pas une brise. Juste le regard d’un certain Benoit Hopquin. Plus de château, plus de cartes. Tout s’est envolé en éclats.
Contrairement à la quasi-totalité de ses collègues journalistes, Benoit Hopquin s’est posé des questions et a fait des investigations qui l’ont poussé à se tourner vers les frères de cet immigré qui raconte des légendes dignes d’Ulysse.
Omar a commis la grosse erreur de ne pas prévoir que des Sénégalais comme lui, qui connaissent bien les réalités du pays, allaient aussi l’écouter et le lire.
L’émission « 7 à 8 » lui assurait la « gloire », mais aussi la décadence. Pendant que les Occidentaux s’apitoyaient sur sa « vie », bon nombre de Sénégalais se demandaient : « Mais qu’est-ce qu’il raconte, celui-là ? » Ce que les journalistes français considèrent comme de petits détails furent des montagnes aux yeux des compatriotes d’Omar Ba. La phrase qui fit tilt est quand il dit, parlant de son arrivée en territoire européen : « Pour la première fois de ma vie, j’ai eu le choix entre du coca et de l’eau. Une eau fraîche en plus. » Pour quelqu’un qui se dit dakarois et a étudié jusqu’à pouvoir écrire des livres, comment est-ce possible ? Très vite, il fut établi qu’Omar était étudiant à l’université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal en 2001-2003, alors qu’il prétend qu’à cette époque il souffrait en mer et dans le désert pour se rendre en Europe. Nous savions que toute son histoire était inventée. Certains pensaient qu’il fallait le dénoncer et d’autres arguaient que « les Blancs nous ont arnaqué, donc il n’y a aucun mal qu’un des nôtres les arnaque en retour. » Les choses en seraient restées là si Omar, voulant que coûte que coûte « plaire » aux Français, n’avait pas craché sur son pays, sur ses compatriotes et même sur nos morts. Il donne une image très négative de nos familles en déclarant que nos parents préfèrent que nous soyons au fond de l’océan plutôt que de nous voir revenir d’Europe sans fortune. Et parlant des Africains qui vivent ces tragédies, il déclare qu’entre eux, il n’y a que bestialité, barbarie et saloperie humaine. Voilà pourquoi certains, dont moi-même, avaient tenu à le démasquer.
Si les journalistes français ne sont pas informés, comment peuvent-ils informer les populations ? Omar leur dit qu’il est parti le 05 septembre 2000 et qu’il y avait à l’époque des tas de gens qui mouraient en mer pour entrer en Europe. Ils le croient ou font semblant de le croire. Les Sénégalais savent qu’entre 2000 et 2002, l’espoir régnait au pays. Après une quarantaine d’années de règne du parti socialiste, Abdoulaye Wade venait de prendre le pouvoir en promettant monts et merveilles au peuple, surtout aux jeunes. C’était « le Sénégal qui gagne ». Personne ne songeait à aller risquer sa vie dans l’Atlantique. Pour les journalistes français, c’est sans doute un détail sans importance.
Omar leur dit à la télé qu’il avait payé 2000 euros au passeur, soit plus de 1 300 000 francs, mais dans son livre, il dit que c’était 760 euros, environ 500 000 francs. La différence est énorme. Aucun journaliste français n’a souligné ce « petit détail ».
Omar leur raconte que quand il prenait sa pirogue de fortune, le passeur qui n’avait que deux bidons de gasoil leur avait quand même remis un GPS (Global Positioning System). Ils le croient, alors qu’à l’époque, eux-mêmes n’avaient pas de GPS puisque le produit venait juste d’être sur le marché. Encore un petit détail ?
Omar raconte que son embarcation a mis moins de cinq heures pour aller de Mbour à Saint-Louis. Le bateau Le Willis, bien équipé, mettait quinze heures pour aller de Dakar à Ziguinchor, distance équivalente à celle qui sépare Mbour de Saint-Louis. Ce n’est qu’un petit détail ?
Omar dit qu’ils étaient 50, avec quatre sacs de riz de cinquante kilogrammes chacun. En moins de trois jours, il n'y avait plus de riz. Cela signifie que chacun d’eux consommait en un repas plus d’un kilo de riz. Faites cuire un kilo de riz et essayez de le manger tout seul. Mais bon, ce n’est qu’un petit détail pour ces grands journalistes français.
Il raconte que ce même troisième jour, la pirogue commence à couler parce qu’il y a trop de monde à bord. Comprenons que pendant trois jours la pirogue n’avait pas senti qu’elle était surchargée. Si l’on tient compte du fait qu’il n’y avait plus de riz ni d’eau, elle devrait être plus légère. Oh ! Ça aussi, ce n’est qu’un petit détail.
Omar écrit qu’un février/mars 2001 : « Nous sommes loin du Soudan certes mais la zone n’en est pas moins dangereuse à cause du problème au Darfour. » Seulement, ce qu’on appelle aujourd’hui « la crise du Darfour » n’a commencé qu’en 2002, mais la tragédie n’a pris de l’ampleur qu’en février 2003. Pour les journalistes français, il n’y a apparemment rien à signaler.
Omar raconte qu’il a traversé le Tchad et le Niger, à pied, sous le soleil ardent du désert, en seulement trois semaines, avec un orteil cassé et une foulure à la cheville, sans boire une goutte d’eau et en ne mangeant que du sable. Faut-il être journaliste français pour le croire ?
Omar dit qu’en avril 2001, il était à Melilla, parmi les clandestins sur qui les soldats tiraient pendant qu’ils tentaient d’escalader les grillages et les fils barbelés. Les journalistes français semblent ne pas savoir que cela s’était passé en octobre 2005 et non en avril 2001.
Omar dit qu’il a vécu environ un an à Madrid. Qui lui a demandé à quelle adresse ?
Il écrit, parlant d’août 2002 : « L’Espagne est considérée, par les autres pays de l’Union européenne, comme la plus importante porte d’entrée de clandestins. Les fréquentes campagnes de régularisation de sans-papiers provoquent souvent la colère des autres pays européens. » Ce n’est qu’un petit détail ou alors, les journalistes français sont amnésiques. Ces campagnes de régularisation n’avaient pas lieu avant 2005-2006.
Dès qu’il arrive à Paris où il ne connaît personne, Omar a immédiatement un logement. Il écrit : « Dans le onzième arrondissement de Paris, je trouve un toit dans un foyer de jeunes dont l’administration se moque bien de savoir si je suis sans-papiers ou non. L’endroit accueille uniquement des étrangers. » Il n’a aucun papier, juste deux photos d’identité. Il n’a même pas besoin de verser une caution et il a une chambre qu’il occupe pendant un mois et demi, sans payer un centime. Comment les journalistes français peuvent-ils y croire ?
Le 1er novembre 2002, Paris était sous la neige, dit Omar. Combien de journalistes y ont cru sans même penser à consulter Météo France pour vérifier ? Ce jour-là, il faisait dix degrés.
Omar écrit plus loin : « En attendant je suis incarcéré à la zone internationale de Roissy, assisté par maître Patrice Clément, avocat commis d’office. » Combien de journalistes ont vérifié si cet avocat existe ou est juste inventé ?
Comment se fait-il que les journalistes français ne se demandent pas pourquoi aucun journal, aucune télé, n’a parlé des « aventures » d’Omar où des dizaines voire des centaines de personnes perdent leurs vies aux portes de l’Europe ? Il raconte qu’un cargo espagnol l’a trouvé dans une pirogue, entouré de cadavres en putréfaction. Etrangement, les médias espagnols n’étaient pas informés ou n’avaient pas voulu en parler.
Rendons hommage à Benoit Hopquin, le seul à avoir sauvé l’honneur en faisant correctement son devoir. Signalons toutefois que le journal LE MONDE, pour lequel il travaille, était aussi tombé dans le panneau avant de se reprendre. Mieux vaut tard que jamais.
Mais depuis qu’Omar est mis à nu, les réactions les plus farfelues voient le jour. D’aucuns disent : « Même s’il n’a pas vécu ce qu’il raconte, d’autres l’ont vécu, donc ça revient au même.» C’est trop simpliste. Si je disais que la deuxième guerre mondiale avait eu lieu en 2004 et que j’étais juif, dans un camp de concentration, racontant toutes les souffrances que j’y aurais vécues tout en criant haut et fort qu’entre ces gens qu’on faisait entrer dans les fours crématoires, il n’y avait que bestialité et saloperie humaine et qu’ensuite je m’autoproclame porte-parole des Juifs, ces mêmes personnes n’auraient pas tenu le même discours. Elles m’auraient dit que je ne suis pas juif, que la guerre n’a pas eu lieu en 2004 et que je dois respecter la mémoire des déportés. Il est inadmissible et impardonnable de laisser n’importe qui raconter n’importe quoi sur des sujets aussi tragiques.
Dans son quatrième ouvrage qui est sorti, il y a quelques mois, Omar adopte la même stratégie. Copier, coller. Il répète et s’approprie ce que d’autres ont dit bien avant lui, tout en faisant un clin au gouvernement français qui combat inexorablement mais sans succès l’immigration clandestine. Encore une fois, les journalistes roulent dans la farine. Ils titrent : « Omar Ba, l’Africain qui lutte contre l’immigration clandestine.» « Omar Ba, l'empêcheur d'émigrer en rond », « Omar Ba entend sérieusement lancer un appel pour que les jeunes africains qui n’ont qu’une envie, celle de rejoindre l’Europe, réfléchissent à deux fois avant de prendre une décision associée à de nombreux risques et à une déception garantie en fin de compte. », « Mon objectif est que s’amenuise la fuite vers les pays du Nord. » « Omar Ba défend ainsi l'idée d'une meilleure gestion des flux migratoires ». Espère-t-il que Sarko lui donne la nationalité française et le nomme ministre de l’immigration ?
Après avoir craché sur nous, le voilà qui crie partout qu’il aime l’Afrique. Les journalistes vont jusqu’à dire qu’il est la « voix des sans voix ». En tout cas, il a une drôle de manière de défendre ses frères et sœurs. Sachant que les Français exigent des immigrés le respect de leurs lois, il leur « apprend » que ces gens contournent facilement les lois parce qu’ils sont de plus en plus instruits. Et dans son livre, il écrit qu’il a acheté de faux passeports, qu’il a acheté de faux diplômes, qu’il a acheté une fausse attestation de bourse et que même les visas, on peut les acheter en Afrique. Voyons ! A qui rend-t-il service, lui qui avait un vrai passeport, de vrais diplômes et une vraie attestation de bourse ? Les étudiants qui voudront poursuivre leurs études en Europe en souffriront. Il est déjà assez difficile d’avoir un visa, et le « défenseur des immigrés » en rajoute avec des mensonges alors qu’il est, lui, bien installé à Paris. Après moi, le déluge.
Maintenant les journalistes français le présente comme un avant-gardiste. On lit : « Omar Ba, pour la première fois lève un tabou. Il ose dire aux Africains : « Ne venez pas ! Immigrer en Europe est une impasse », « L'Afrique a besoin de ceux qui veulent la quitter. » « Mon combat est pour que les Africains rêvent d’Afrique et cessent de considérer que rien n’est possible sur ce continent. » … Mais voyons ! Qu’y a-t-il d’original dans ses paroles ? Il ne fait qu’enfoncer des portes ouvertes par d’autres depuis longtemps. Même Nicolas Sarkozy a dit qu’il n’est pas normal qu’il y ait plus de médecins africains en Europe qu’en Afrique.
Omar prétend qu’il veut apprendre ceci et cela aux Africains, mais il ne parle qu’aux « Toubab » (Blancs) tout en leur faisant croire qu’il s’adresse à ses frères qu’il doit éduquer pour accomplir sa mission. N’est-ce pas étrange ? Pourquoi ne va-t-il pas sur les plateaux de télé au Sénégal raconter son « odyssée » et donner ses leçons ? Il dit aux journalistes qu’il est plus entendu en étant en France qu'en Afrique. Et ces Toubabs le croient. Ne savent-ils pas qu’au moins 70% des clandestins ne lisent pas les journaux français, ne regardent pas les télés françaises et ne vont pas sur Internet pour suivre les leçons d’Omar Ba ?
Pour justifier pourquoi les médias de son pays ne parlent jamais de lui et pourquoi ses compatriotes le dénoncent, il explique que c’est parce qu’il dit des vérités qu’ils ne veulent pas entendre, des vérités qui dérangent. Ha ha ha ha ! Quelles sont ces vérités ? Que l’Europe n’est pas l’Eldorado ? Qu’il ne faut pas risquer sa vie en mer ? Qu’il faut rentrer en Afrique ? Eh bien, voyons !
Youssou Ndour, l’artiste le plus écouté au Sénégal, considéré comme une des cent personnes les plus influentes au monde, parle de l’immigration depuis le début des années 80. Quand le phénomène des « pirogues de la mort » a pris de l’ampleur, il faisait passer une annonce à la radio pour dissuader les jeunes de partir. Omar Pène, DJ Awadi et tant d’autres chanteurs ont dit et continuent de dire ces « vérités ». Des écrivains comme Abasse Ndione et Fatou Diome, entre autres, ont abordé le thème et l’on parle d’eux au pays sans les traiter de menteurs. Le fond du problème est qu’Omar veut dire aux Français ce qu’ils veulent entendre. Il prône le retour en Afrique, mais fait tout pour rester en Europe, quitte à mentir et cracher sur les siens. Pourtant, il a écrit dans son livre : « Je sais jusqu’où peut mener le mensonge. J’en ai payé les frais. Je connais les limites de la triche. » (« Soif d’Europe », page 123.)
Eh oui, Omar, comme dit le proverbe, « le mensonge peut fleurir, mais ne donne jamais de fruit ».
Malheureusement, beaucoup de journalistes ne faisant pas correctement leur travail, il risque d’y avoir d’autres Omar Ba.

Bathie Ngoye Thiam
Une bonne émission, posée et claire : merci !
Bathie Ngoye a fait un beau travail. C'est d'autant plus agréable qu'il ne se contente pas de rétablir la vérité: il blâme également la mythomanie. Au delà du mensonge, c'est aussi l'aspect lucratif et insultant qui est détestable dans ce livre.

Il a aussi pleinement raison sur cette phrase:
Le problème de fond, c'est qu'Omar Ba disait aux médias occidentaux ce qu'ils voulaient entendre.

Ce n'est pas que sur l'immigration. Plus généralement, c'est l'idéologisation des victimes. On adore les victimes, c'est devenu une passion, un but. Pour être écouté, admiré même, il faut être une victime.

La vérité passe bien en dessous de cette sacralisation. On nous sert de la victimisation en louche et à force de compatir à n'importe quoi, on risque bien de ne plus compatir aux histoires tristes et vraies (comme celles de Kingsley).
C'est terrible cette histoire, d'ailleurs ça révèle autre chose : il n'y donc pas un noir d'origine africaine dans les coulisses de la télévision française.
cette emission me ramène à la precedente qui traitait en definitive du même sujet mais sous l'angle de l'image alors qu'ici il s'agit du texte.

-de la manipultation du reel
-de ce qui est vraisemblable sans pour autant etre vrai
-de ce qui est tellement gros que ça ne peut etre que vrai mais en fait c'est faux

ce garçon dont on dit qu'il est l'auteur de deux autres livres passés inaperçus, s'est construit un personnage et d'un coup devenait Bankable, Physique avenant, bonne expression, trop beau pour etre vrai en somme, mais lémedia veulent tellement y croire chouettte un nouveau client !!

je ne sais pas ce qui me gene le plus : l'imposteur ou la soupe des media qui ne sont en definitive, et de plus en plus qu'une boite de resonnance dont l'usage et de transformer le murmure en echo et ce quelque soit l'interet du murmure

ce qui m'etonne egalement c'est en definitive la relative "facilité" à demonter leur histoire comme ci ces imposteurs inconsciemment semaient autant de petits cailloux blancs pour permettre à qui le souhaite de defaire cette construction; c'est donc que la verité finit toujours par ressurgir tot ou tard. pour autant si d'un point de vue Deontologique cela est une bonne chose, cela a aussi pour effet de jeter le discredit sur une realité à laquelle l'artifice d"une mise en scène donne une visibilité qu'elle n'aurait pas eue

et par un effet de synchronicité qui n'aurait pas deplu à Jung je tombe sur le pouvoir des fables de la fontaine dont voici un extrait

Dans Athène autrefois peuple vain et léger,
Un Orateur voyant sa patrie en danger,
Courut à la Tribune ; et d'un art tyrannique,
Voulant forcer les coeurs dans une république,
Il parla fortement sur le commun salut.
On ne l'écoutait pas : l'Orateur recourut
A ces figures violentes
Qui savent exciter les âmes les plus lentes.
Il fit parler les morts, tonna, dit ce qu'il put.
Le vent emporta tout ; personne ne s'émut.
L'animal aux têtes frivoles
Etant fait à ces traits, ne daignait l'écouter.
Tous regardaient ailleurs : il en vit s'arrêter
A des combats d'enfants, et point à ses paroles.
Que fit le harangueur ? Il prit un autre tour.
Cérès, commença-t-il, faisait voyage un jour
Avec l'Anguille et l'Hirondelle :
Un fleuve les arrête ; et l'Anguille en nageant,
Comme l'Hirondelle en volant,
Le traversa bientôt. L'assemblée à l'instant
Cria tout d'une voix : Et Cérès, que fit-elle ?
- Ce qu'elle fit ? un prompt courroux
L'anima d'abord contre vous.
Quoi, de contes d'enfants son peuple s'embarrasse !
Et du péril qui le menace
Lui seul entre les Grecs il néglige l'effet !
Que ne demandez-vous ce que Philippe fait ?
A ce reproche l'assemblée,
Par l'Apologue réveillée,
Se donne entière à l'Orateur :
Un trait de Fable en eut l'honneur.
Nous sommes tous d'Athène en ce point ; et moi-même,
Au moment que je fais cette moralité,
Si Peau d'âne m'était conté,
J'y prendrais un plaisir extrême,
Le monde est vieux, dit-on : je le crois, cependant
Il le faut amuser encor comme un enfant. "

cela dit encore et toujours la même chose de nous....
En clair, si ce genre de situation n'existait pas, ce jeune homme n'aurait rien pu écrire.
Difficile de voir dans les mobiles d'Omar Ba autre chose que de l'intêrêt.
Et l'intervenant de l'émission a bien expliqué en quoi il desservait la cause de ses compatriotes. Impardonnable, sur tous les registres.
Ouais... Je ne suis pas convaincue... On parle d'un cas d'affabulation, et on oublie tous les autres ... En clair, si ce genre de situation n'existait pas, ce jeune homme n'aurait rien pu écrire. Quant à savoir si on jette les malades ou si on garde les cadavres, est-ce que ce point précis diminue l'horreur de la situation des migrants ?

Une chronique d’Olivier DUHAMEL, entendue sur France Culture, le 3 avril 2009 …

Cela s’est passé dimanche dernier. On ne l’a appris que mardi. Dimanche dernier chez nous, en Méditerranée. On a dit qu’ils étaient presque tous Égyptiens, comme pour circonscrire le drame. Ils venaient de partout, du Bangladesh et du Pakistan, de Syrie et d’Égypte, de Somalie et d‘Érythrée, d’Inde et du Nigéria, du Maroc, d’Algérie et de Tunisie, de l’autre côté de la Méditerranée, du côté de la pauvreté. Ils venaient de partout, ils voulaient venir chez nous, les Européens, ils avaient fait la moitié du chemin, celui qui les conduisit en Libye.. Ils ont embarqué à Sidi Belal Janzour, une des plages d’embarquement bien connue pour être un haut lieu du trafic des clandestins. Ils sont montés à quelques centaines sur une embarcation prévue pour quelques dizaines de passagers, sur trois bateaux, apprendra-t-on par la suite.

Le sirocco s’est levé, prévisible sinon prévu, la mer s’est déchaînée, deux embarcations ont coulé, la troisième aurait disparu. On ne sait même pas combien se sont noyés. 230 selon les autorités libyennes, 300 selon l’Organisation internationale des migrations, possiblement 500, selon l’ONG Migreurop.

Ces morts ont été deux fois noyés : noyés dans leur tentative désespérée de quitter la pauvreté et noyés dans l’indifférence des médias comme des politiques, tous par le G obnubilés.

300 morts à nos portes et pas 3 minutes dans les JTdu mardi ! Le plus grand naufrage d’immigrés en Méditerranée et moins de 50 lignes dans Le Figaro. 300 hommes, femmes, enfants noyés et une colonne, mercredi, dans Libé. 300 engloutis et quasiment pas une interpellation politique. Imaginez si c’était un TGV Paris-Méditerranée qui avait déraillé, si c’était une usine chimique qui avait explosé, si c’était une tour de Manhattan qui avait été attaquée : on aurait ouvert les JT de mardi, de mercredi, de jeudi sur le sujet. Le G20 aurait communiqué, tout le monde se serait indigné, et là, rien, plus rien. Pas un reportage pour savoir s’il y a eu 200, ou 300 ou 400 ou 500 morts. Pas un envoyé spécial à Janzour pour faire parler les rares survivants. Pas un débat public sur le bien-fondé ou non des patrouilles italo-libyennes qui vont se mettre en place le mois prochain. Tout sur les paradis fiscaux, rien sur l’enfer des trafiquants de clandestins. Tout ou presque sur la crise au Nord, rien ou presque sur ses ravages au Sud et ses naufrages à l’entre-deux.

Que ne faut-il faire pour empêcher un tel désastre ? Je l’ignore, mais la première chose à faire serait de ne pas le supporter, le passer sous silence et donc, mine de rien, s’y résigner. La deuxième chose à faire, serait de confronter des solutions, des pistes de solutions différentes, dans des débats contradictoires et argumentés. La troisième chose à faire serait de relire les premiers mots de l’article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme qui consacre le droit de toute personne à la vie, de quelque côté de la Méditerranée soit-on né.


A méditer …

Lire aussi la chronique d'Alain, et puis, se poser LA question : un enfant qui sort du ventre de sa mère a t-il bien ses papiers à la main ?

Tout cela me rend triste, nos valeurs de fraternité sont bel et bien oubliées. Et quelque part, peut-on vraiment donner tort à Omar Ba, quand il recommande à ses frères africains de ne pas venir en Europe, où il ne sont considérés que comme des fardeaux... ?

Les Etats européens devront être solidaires face à l'afflux des migrants à leurs portes
Merci, DS. Finalement, Omar Ba est un bon serviteur du discours sarkozyste : ne venez plus en France, voyez ce qui vous attend si vous tentez de traverser, vous avez bien raison de tenter de nous empêcher d'entrer puisque nous truquons les diplômes.

Plus qu'un racisme larvé qui croit à l'animalité des Africains ou une émotivité qui craint d'aller y voir derrière tant l'histoire est touchante, c'est de politique dont il s'agit. L'Afrique vue d'Europe est tellement menaçante, que les médias au service du pouvoir sont prêts à valoriser tout discours qui sert les intérêts européens.


http://anthropia.blogg.org
J'aimerais être journaliste ET libre de mes sujets.
Je crois qu'alors je me pencherais longuement sur les éditions XO, je pense qu'il y aurait beaucoup à dire : qui les a créées,quand et comment, quel(s) lien(s) avec quel(s) politiques, quels auteurs y sont publiés, quels liens ils entretiennent avec le gouvernement et avec lémédia ...
J'ai beaucoup de mal à penser, en voyant l'extrait d'émission que vous diffusez, que la rencontre entre Omar Ba et Xavier Darcos sur un même plateau télé est fortuite.
Mais je ne suis ni journaliste ni compétente pour mener ce type d'investigation, alors ...
Il me semble que la question de la véracité et du crédit a attribuer a son nouveau livre aurait pu etre davantage évoqué. Un de mes proches est actuellement en train de lire son dernier livre, faut-il le mettre en garde aussi sur ce dernier livre? Est-il discrédité pour tous ce qu'il fait et fera meme si, comme le reconnait l'invité, il s'appuie de faits réels?

A mon avis c'est une des différences avec les autres imposteurs identifiés qui, une fois démasqués, ne peuvent pas se "recycler" avec une autre imposture.
En ce qui concerne les radars, il y a tout de même du changement pour les automobilistes.
Prenons le cas d'une limitation à 80 km/h surveillée par un radar fixe neuf ou réparé.
Alors qu'avant un automobiliste pouvait éventuellement se faire sanctionner dès une vitesse réelle de 81 km/h (mesurée au pire à 86 et ramenée à 81), désormais il ne peut plus se faire flasher qu'à partir de 83 km/h (une vitesse de 83 est mesurée au pire à 86 et ramenée à 81).
À l'inverse, alors qu'un automobiliste pouvait éventuellement rester impuni jusqu'à une vitesse réelle de 90 km/h (mesurée au minimum à 85 et ramenée à 80), la limite est désormais de 88 (mesurée au minimum à 85 et ramenée à 80).

La nouvelle disposition qui rend plus stricte la mesure mais qui laisse inchangée la tolérance des PV est donc "favorable" au tout petits excès de vitesse.

(pour simplifier j'ai volontairement pris le cas de vitesses en nombres entiers)
Ils sont vraiment bizares ces africains, ils jettent les vivants à l'eau pour alléger leur embarcation et ils gardent les morts en décomposition qui sentent mauvais.
Claude
Bravo pour cette émission. Triste constat du journalisme, heureusement certains travail encore sérieusement.
Les choses redemandées, plaisent.

Vous souvenez-vous du livre d’Henri Charière « PAPILLON » ?
Un best seller mondial plus un film avec Steve McQueen et Dustin Hoffman…

Rien que l’histoire des cadavres restant dans la pirogue alors que l’on jette à la mer les malades, aurait du mettre les journalistes en alerte !
Ce qui est d’ailleurs réellement arrivé pour des immigrés clandestin voyageant dans des camions ou des conteneurs…
La preuve, flagrante, d’une compilation de multiple récits tragiques d’immigration qui est incohérentes lorsque l’on veut les amalgamer.
On reconnaît même des récits d’immigrés Cubains essayant de rejoindre Miami…

Mais il est vrai que si on veut faire de l’audience ; il ne faut pas [s]frelaté[/s] relaté la réalité (qui peut choquer et faire zapper) mais conforter (et capter l'audience) le téléspectateur lambda dans ce qu’il croit être la réalité et ce qu'il a envie d’entendre ou de croire…
Surtout ce qui est exotique… le public aime les clichés : Cf. l'Expo universelle de Paris en 1889 et son village nègre de 400 indigènes, qui constituait la principale attraction de l'exposition…

Stan 1000g
Très bonne émission ; décryptage de grande qualité ; le journalisme qui ne vérifie pas ses sources (pour des raisons variées comme la crédulité , le goût du sensationnel , ou pire le calcul pour que d'autres immigrés ne tentent pas de venir en France) est ici bien démontrée.

PS : Un peu dans le style de Sherlock , à quel moment et à qui Justine lance t'elle ce SOMBRE REGARD et surtout pourquoi ? Un indice : ce n'est pas la première fois que ça ce produit ;-))
Bravo pour le sujet qui fut intéressant du début à la fin.
Mais quelle leçon pour ces journalistes avides de fantastique qui ne vivent que pour vendre du papier ou de l'audimat !

Il est vrai qu'ayant séjourné au Sénégal, les phrases comme celle de l'eau et du coca, m'aurait fait douter.....

Oui, révons à des journalistes d'information pour demain.
Délectable !! Si seulement ça leur donnait (aux journalistes) l'envie d'un petit virage à 180°. Révons !
Bravo.
Faut plutôt se demander pourquoi il a besoin de mentir.
Beaucoup ont parlé de l'immigration sans en arriver là.
Le dopage dans le sport est un mal terrible, mais a-t-on besoin de se prétendre ancien cycliste dopé pour en parler ?
J'ai une impression bizarre...
Ainsi une histoire tragique d'immigration est un faux.
Ouf ! On eu chaud !
Pour le Monde, il y a de quoi en faire un grand titre en effet.
Quid des milliers de morts noyés avant d'arriver sur nos cotes ?
Des faux encore ?
Ou bien il ne s'est pas trouvé un écrivain pour le raconter ?
Ou bien c'est tellement ordinaire que le journaliste moyen se dit que "ça n'intéresse personne" ?
c'est important que l'invité nous donne à quelques moments (pas assez développés, je trouve)
quelques importantes pistes
pour comprendre certains des problèmes qu'une telle imposture peut engendrer
(mauvaise image des parents sénégalais qui préfèreraient - soi-disant - savoir leurs enfants morts
que revenants les mains vides, les autres migrants comme figures de salauds,
mauvais accueil désormais de nouveaux postulants boursiers...),

parce qu'au fond de moi, à un moment de l'émission,
avant d'entendre ce qui motive la rancoeur des compatriotes d'Omar Ba suite à ses grossiers mensonges,
je me disais (et je suis étonné que DS ou JB n'ait pas poussé l'invité dans cette réflexion) :
"mais au fait, qu'est-ce que cela peut faire si Omar Ba n'a pas vécu ce qu'il raconte,
qu'il n'en a pas été le témoin et la victime directe,
du moment que tout ce qu'il dit a été vécu par d'autres ?"
(cf : son livre serait une compilation d'autres témoignages sur le net).
Je trouve le titre un peu long

Sur l'Afrique, les journalistes sont prêts à croire n'importe quoi

[s]Sur l'Afrique[/s], les journalistes sont prêts à croire n'importe quoi

les journalistes [s]sont prêts à[/s] croient n'importe quoi

les journalistes [s]croient[/s] n'importe quoi

[s]les journalistes[/s] n'importe quoi


n'importe quoi

Voilà c'est mieux!
Les amuse-gueules du début d’émission relatifs à l’erreur d’interprétation d’une association au sujet des radars, reprise par l’AFP puis par le jité, ainsi qu’à la publicité d’une compagnie aérienne qu’il en a faite à son corps consentant, m’inspirent les définitions suivantes du « jité », si tant est qu’un nom pareil entre un jour dans le dictionnaire :

Jité : n.m. péj. 1. Autre nom du journal télévisé. Feuilleton sociologique de l’actualité qui a pour prétexte fallacieux d’informer. - Regarder le jité : découvrir que tout est nouveau sous le soleil ou s’identifier à l’imbécile qui regarde le doigt (sauf que le doigt n’est pas celui d’un sage). - Regarder le présentateur du jité, vénérer l’avatar du Christ pantocrator des temps modernes. - Forcer le jité : vouloir changer l’inchangeable ou cracher dans la barbe à papa
2. Objet de curiosité anthropologique
3. Source de travail inépuisable de la critique des médias, qui pourrait presque devenir un jeu
- « Vous reprendrez bien encore un peu de jité ? »
- « Non merci, jamais sans passer par le filtre critique d’@si. »

L’émission, intéressante, ouvre sur des problématiques qui dépassent de loin le cas particulier de l’actualité concernant Omar Ba. Ce dépassement est esquissé en fin d’émission sur un aperçu d’autres exemples. On pouvait peut-être regretter l’absence d’une réflexion plus large sur la question du mythe aujourd’hui, non réductible à des cas de mythomanie, d’imposture et à la naïveté de certains journalistes.
Dans le récit télévisé, il y a un détail qui doit intriguer. Il raconte que les vivants sont jetés à la mer, que d'autres y tombent... mais on vit dans la puanteur des cadavres... parce que les morts, on les garde dans la pirogue ?

Il faut tout de même, quand il est question de littérature, d'art, faire attention à l'«imposture ». Je suis personnellement confronté aux biographies d'artistes (musique), et cela me pose parfois un problème, parce que cette biographie, fait partie de leur « personnage ». Votre invité vise juste : ce sont les journalistes qui non seulement sont fautifs, mais qui en plus, suscitent de telles choses. Je viens de passer quelques jours dans une maison où il y avait une télévision. Je suis sur le cul d'avoir vu comment on imagine le téléspectateur moyen du côté des réalisateurs, et ces émissions reportages plus vraies que vraies, jouées par des acteurs, dans des histoires où les gens sont tous plus horribles les uns que les autres (cette histoire de fermière, de retraité aisé et de fumier, pour ceux qui ont vu, par exemple). En Allemagne, c'est encore plus pire. C'est dégradant de penser qu'on nous pense aussi crétins.

Dans le récit télévisé, il y a un détail qui doit intriguer. Il raconte que les vivants sont jetés à la mer, que d'autres y tombent... mais on vit dans la puanteur des cadavres... parce que les morts, on les garde dans la pirogue ?


Je me suis posé exactement la même question. Bizarre comme tri !

Moi j'avoue être toujours assez embarrassé par les biographies et autobiographies : j'ai toujours l'impression que les auteurs se créent un marché et vont gagner de l'argent sur la vie des autres, ou sur sa propre vie. Surtout quand c'est du genre "j'ai eu un cancer", ou "il m'est arrivé un accident". La monétisation de n'importe quel événement, ça me trouble. Et ça énerve Nolleau chez Ruquier.
Idem le coup des cadavres j'ai trouvé ça vraiment louche...
Euh... il a été question de ce cas pendant l'émission. Vous êtes parti manger ? :p
Qu'il est sympathique votre invité !

Je pense qu'il aurait pu donner une bonne leçon de déontologie à Patrick Robert qui ne voit pas le problème quand un commentaire est bidonné. Il faudrait presque coupler les émissions tant les sujets se répondent.

Journalisme ou entertainment ? C'est LE dommage collatéral de la course au profit.

Heureusement que @si est là,

:D,

merci beaucoup.
Au sujet de survivre avec les loups, il y a même eu un film en 2008 avant que la supercherie soit découverte...

Je me rappelle qu'à la sortie du film, Gérard Miller, dans l'émission de Ruquier, mettait déjà en doute sur la vraisemblance de cette histoire.


Enfin si ça nous a évité un film pour l'histoire Omar Ba, c'est une bonne chose!
Quand j'ai appris que c'était une imposture (ce qui ne m'étonne absolument pas, à vrai dire j'étais prêt à le crier sur tous les toits dès le debut, mais on aurait crié au dogmatisme) je me suis dis : "c'est extrêment révélateur que le SEUL sans papier qui ait de la visibilité médiatique, ca sois un faux avec un discours qui colle bien avec la vision de l'immigration de l'extrême droite" (d'ailleurs FDsouche à repris ses interview sur son site en le saluant comme exemple)
Les "Ba" m'en tombent ! C'est sans doute ce qu'on appelle le "Omar" à la sénégalaise.
Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.