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"Sur internet, les images sont dégueulasses"

Et si, pour une fois, on s'arrêtait sur... des tableaux ? Comment un spécialiste évoque-t-il l'oeuvre d'un peintre ? Comment faire comprendre, et aimer, une toile au grand public ? Faut-il s'autoriser la vulgarisation, ou l'emploi de chemins détournés, pour amener un non-spécialiste à s'intéresser à l'art ?

Derniers commentaires

Ça ne doit pas être si dégueulasse que ça finalement : Hector Obalk arrive chez Causeur.fr.
Génial !!!
très très bon sujet
Magnifique thématique
Débat très intéressant


Ça fait PLAISIR !!!!

:))))

:D

Merci
Premier comité d'acquisition du Louvre-Abou Dhabi

Tiens, tiens, le petit N. sera là-bas le 25 mai et posera la première pierre de l'antenne du Louvre.
- extension du Louvre:

- Un certains nombre de questions non pertinentes, mais qui finissent par etre démontées par l'invité (on ne sais pas quelles toiles partirons, ca arrive que l'invité principale refuse un invité secondaire, etc).
- quelques unes sont restée sans reponse:
- "le musée ne dit pas a quoi sera affecté cet argent": en quoi est-ce pertinent pour juger du bienfondé du pret ? ca me parait la meme illusion que "la vignette auto pour la retraite des vieux". les deux aspects sont a juger independamment.
- "le visiteur de Sydney ne verra pas telle toile": comme on l'a dit plus tot, il existe _deja_ des prets, parfois long, pour des expositions a l'autre bout du monde ! donc l'argument est bidon, sauf a developper ou est la difference avec les autres prets (longueur, sujet).
- on pourrait ajouter que les musées ont quantité de toiles interessantes qui sortent peu des reserves (a quoi ca sert ? est-ce legitime ?). Faire tourner les collections, c'est une chance de les rendre visible, que ce soit celles pretees, ou celles qui profitent de la place libre.


- obalk vs korkos

- "alors c'est pour ça que vous préférer la télé à le faire sur internet".
vraiment, la technique serait la seule, ou la principale difference ??? c'est un journaliste de critique des medias qui dit ça ?
Comment passer totalement a côté de la question du type de public, de l'audience ! lire est-il pareil que voir ? aller chercher activement en ligne est-il pareil que suivre le programme de sa chaine ? repondre a qui cherche est-il pareil montrer un programme concocté à qui fait confiance a sa chaine ? parler aux specialistes et passionnés et a la grande minorité d'internautes qui lisent le blog en ligne, est-il comparable au grand public de la télé, en sociologie comme en _nombre_ ?
Vous faites souvent comme si tout ce qui comptait etait que l'info soit dispo quelquepart. Alors que la question de qui est touché comment me parait essentielle, en matiere de critique des medias et de l'info !

- qualité sur internet vs video: ca n'est pas du tout qu'une question de resolution, et la remarque sur la télé chez le spectateur se retourne plutot contre internet: Obalk a spécifiquement parlé d'etalonnage des couleurs. Vous savez garantir les couleurs sur l'ecran d'ordinateur de vos internautes ? c'est juste impossible ! + le gros probleme de la compression jpeg: on atteint une taille raisonnable en tuant les details et des contrastes de l'image, voire en creant des details modifiés.
Voici l’ange Berlusconi en compagnie de sa ministre top-modèle Carfagna.
à voir à Savona en Italie

Pouf pouf c'est le petit Nicolas qui doit être vert de jalousie ...
Cela ressemblait à un débat entre deux cuistres... ce qu'ils sont, me semble-t-il, chacun à leur façon...
Émission un peu risquée et confuse, mais un véritable plaisir néanmoins. Merci !
Bon j'arrive un peu tard dans le débat, je me colle à la lecture des posts et j'en saute un paquet. Je passe rapidement sur le Louvre à Abou Dabi qui dans le genre sujet traité sans substance, et bin il se pose là...Pour arriver au coeur de l'émission Korkos versus Obalk, en vrac:
- DS a raison d'essayer de valoriser Korkos qui est un véritable pied an matière d'auto-promotion, et je dis ça avec tendresse.
- Korkos ne se pose pas en véritable adversaire de Olbak, il en est jaloux, il le dit. Il veut finalement amener le lecteur, avec de la chance, à s'intéresser au grand art que montre Olbak. Il part d'images actuelles pour toujours décliner des oeuvres à vocations intemporelles, marquant l'histoire de l'art. Remarquez qu'il ne conclue jamais sur une autre image actuelle. Derrière l'art mineur ou même les images de tous les jours, il ne pense qu'à celui majeur qu'évoque Olbak.
A mon sens c'est d'une part, qu'il ne bénéficie pas de l'outil dont dispose Olbak, mais surtout qu'il n'assume pas ce qui l'anime, ce qui le meut à s'appesantir sur ces oeuvres géniales. Olbak paraîtra peut-être un rien puant face à l'humilité de Korkos mais parle, entièrement d'art. Clairement il touche systématiquement, ou en tout cas bien plus efficacement que Korkos, limité à la fois par son outil qui ne rend pas le même honneur aux oeuvres qu'avec Olbak et surtout qui ne parle pas d'art alors qu'il en crève d'envie.
Il a été démontré que lorsqu'il y a un accident entre une 2 CV et une Mercedes une majorité de témoins affirmeront que la fautive est la Mercedes même si en réalité la cause de l'accident revient en fait à la 2 CV.
Cette émission, destinée artificiellement, à provoquer une "confrontation" entre les deux critiques est en fait un échec;DS m'a un peu déçu en ayant visiblement et a priori choisi le camp de son chroniqueur-maison.
J'ai beaucoup apprécié les émissions d'Obalk sur Arte ainsi que son style et son érudition pédagogiques que je ne qualifierai pas de "suffisance" comme certains ronchons patentés.
Bonjour,

@si m'a contacté avant cette émission, et je les en remercie, mais en raison d'un problème de téléphone portable, je n'ai eu malheureusement le message que trop tard.

Je souhaiterais cependant donner quelques précisions sur certaines erreurs ou approximations que l'on peut entendre dans ce débat.

Tout d'abord, les arguments de mon opposition au Louvre Abou Dhabi sont évidemment beaucoup plus complexes que ceux qui sont évoqués ici. Je me permets de renvoyer les lecteurs à La Tribune de l'Art, où ils pourront trouver tous les articles qui y sont consacrés, ou même à mon ouvrage Le Spleen d'Apollon, publié aux éditions Nicolas Chaudun l'année dernière.

Je passerai sur l'allusion pas très glorieuse d'Hector Obalk (il semble d'ailleurs la regretter à peine l'avait-il proférée) à un supposé racisme anti-arabe. C'est non seulement insultant, c'est surtout ridicule, ou alors il faudrait penser que je suis également anti-américain, et anti-ch'tis, puisque je m'oppose également à l'opération d'Atlanta et surtout à l'antenne du Louvre à Lens.

Il est ridicule de laisser penser que les opposants à ces opérations disent "On va vendre la Joconde", cela n'a évidemment jamais été dit ni suggéré.

La révélation que fait Hector Obalk sur la destination (d'une petite partie seulement) des fonds pour la création de réserves n'est certainement pas un secret puisque le Louvre et le ministère de la Culture ont largement communiqué sur ce point.

Enfin, la légende qui voudrait que l'on a pu organiser l'exposition Ingres parce que le Louvre prêterait davantage qu'avant est totalement absurde. D'abord parce que l'on n'a pas attendu Henri Loyrette à la tête du Louvre pour organiser à Paris de grandes expositions (seul exemple, il y en a des dizaines, voire des centaines, l'exposition Poussin en 1994), ensuite parce que louer des œuvres n'est certainement pas une monnaie d'échange pour se faire prêter d'autres œuvres par des musées étrangers.

Ceci dit, j'aime bien Hector Obalk même si nous ne sommes pas d'accord sur beaucoup de choses, et ses films sont toujours intéressants à regarder.

Cordialement,

Didier Rykner
La Tribune de l'Art
La grande question : c'est un Boucher ou pas ????
Opposition stérile entre la thèse du comprendre et du ressentir. "Tous les chemins ne mênent pas pas à Rome" comme cela est prétendu par les 2 protagonistes. Le but d'un critique d'art n'est pas obligatoirement de faire aimer une oeuvre d'art, mais de faire comprendre la démarche, le conept d'un artiste. Cela peut plaire ou non. Et d'ailleurs c'est souvent après avoir "compris" une oeuvre que certains finissent par l'aimer (en éprouvant une émotion plus "cultivée" de l'oeuvre d'art). Mais cela n'est pas obligatoire!! Et il ne s'agit pas de "faire aimer" à tout prix aux autres ce qu'on aime personnellement ! On appelle ça du viol !
Le sujet de l'émission était intéressant : le traitement de l'art et des images par les médias. Mais il manquait d' un tiers-locuteur. Je pense à l'auteur de la série Palettes sur France3 Alain JAUBERT, qui a apporté une vision neuve de l'art, ou encore Taddei pour les clips d'Art d'art, qui ne jouent pas dans la même catégorie mais qui auraient mérité d'être analysés.
Par contre on sent dès le début la volonté de mettre en rivalité les deux invités qui n'ont ni les mêmes objectifs, ni les mêmes moyens et qui, donc ne font pas le même métier. La séquence sur le nombre d'images par chronique ou par film est hallucinante : Pourquoi diable relever la remarque de Oblak et s'en défendre ?
Un ou deux invités de plus auraient détruit le face à face imbécile de l'émission et permis une discussion plus constructive, ce d'autant plus que la connivence entre Daniel et Alain, flagrante mais pas vraiment assumée accentuait les biais de l'exercice.
Je plussoie donc le commentaire de Thomas Gomez !
En revanche la remarque de Nonosse :
Les différends entre Korkos et Obalk sont des divergences épistémologiques de fond.
Travaille-t-on en diachronie ou en synchronie ? Considère-t-on le tableau comme objet engagé dans des transactions sociales et des circuits de médiation, ou comme un ensemble de formes picturales ? En questionne-t-on le rapport au réel (la mimesis, ce qu'il montre), ou la construction interne ? En vertu de quels critères, comment, et pourquoi, élit-on un tableau en objet d'étude ?

me semble abusive. Qu'un spécialiste choisisse l'une ou l'autre des approches, cela se peut comprendre par une nécessité de cohérence, mais devons-nous, nous lecteurs ou spectateurs, choisir au lieu de se laisser le loisir d'apprécier chacune d'elle et d'en tirer le suc ? Je ne le pense pas.
Que du bonheur !
J'apprécie beaucoup ce que fait Alain Korkos et il me tarde de connaître ce que fait Monsieur Obalk ; deux façons d'aborder l'art, voilà qui est bien alléchant.
Merci ASI
"Moi je moi" et "je moi je". Ce sont les bases du "discours d'Obalk. Faire aimer ? Décrypter ? Non. Survaloriser l'image vidéo, "meilleure que le Louvre", dont il est l'auteur, n'étant l'auteur de rien d'autre. Les oeuvres peintes, réduites à une course au symbole et au détail, présentées sur écran "à la nuance près" ne sont plus rien sinon le valorisant prétexte du commentaire et de l'auto valorisation. Les images c'est dégueulase, à commencer par celles d'Obalk et celles d'ASI filmant le "moi je moi" d'Obalk. Par chance, les tableaux restent intacts de toute souillure et de tout sceau que l'on tente d'y porter. Que ceux qui le souhaitent aillent les visiter où elles se trouvent et que dans la boîte à commentaires ne subsiste que le débat éternel et clos de ce monde clos qui se mord la queue en pensant s'approprier le tout et le rien du monde vivant ou mort dont il fait sa pâture. Que c'est sinistre, ce bal des vampires. Pourquoi tout vouloir "à la téloche" ? Pour que les mecs de téloche puissent se mesurer la quéquette ? (si mineure à mieux regarder le cygne et le pinceau qui l'aura posé là pour ça. ) Obalk est imbuvable de prétention. La peinture, devant lui comme toujours a pour premier mérite de se taire, définitivement, ce en quoi, enfin, je la suis.
Merci Alain. Pouvez vous proposer une émission à Daniel?
Yves.
Bon, faisons le vite et bien.
En parcourant ce forum, tout y a été déjà dit et son contraire.
Ce qui est étonnant c'est qu'une émission de 66 minutes où les protagonistes n'ont fait que d'expliquer leur méthode de travail sans débat, car il n'a pas lieu d'exister, est produit autant de post.
Je vais faciliter la vie des asinautes :

- Les images sur internet sont effectivement dégueulasse car elles ne doivent pas excéder 1 mo (500X500 pixel) au max car sinon les internautes changent de page car elles mettent trop longtemps à charger (une image à 1mo en impression a la dimension de 4 à 5 cm² environ). Peu importe la résolution c'est le nombre de pixel par pouce qui compte (l’éternelle question du kilo de plume et du kilo de plomb). En plus la norme la plus commune est le jpeg et ce format génère une sorte de bruit en l'optimisant rendant l'image dégueulasse.
Bon je vous passe la résolution écran/imprimante/tv, les problèmes de variations de couleur, les écrans plat, la méthode de reproduction des tableaux, le développement des raw, les sondes et bien sûr la calibration du téléviseur ou de l'écran d'ordinateur à l'arrivée.

-Les deux invités n'ont rien à voir l'un avec l'autre, leur but étant totalement différent. L'un étant de décortiquer l'actualité des images ou d'avoir une vue d'ensemble sur un sujet global, l'autre ne travaillant que sur un seul et même artiste. Le premier n'a qu'une pige web tandis que l'autre a une émission d'une demi-heure. C'est comme si vous comparez 20 minutes à Alternative économique (La qualité du travail d'Alain Korkos étant quand nettement supérieure à la rédaction de 20 minutes). Et là au beau milieu, voilà DS qui arrive et essaye de leur tirer les poils du nez pour qu’ils se jettent l'un sur l'autre.

-L'expression [large]GRAND ART[/large] et petit art qui fait tant parler sur le forum est une expression commune. Bien sûr que la Bédé est un art à part entière et a des mérites que la peinture n'a pas. Mais depuis quand une planche d'Hergé vaut un Picasso ? Est-ce bien l'endroit pour parler de l'essor de la bédé? Avez vous fait quelque chose lors de la disparition du magasine Ferraille et de l'appauvrissement des journaux de bédé papier? @si a t il une chronique sur les blogs bd? Vous avez bien fait une émission sur Plantu et sur les humoristes radio alors pourquoi pas sur la bédé d'actu?

-Il aurait pu avoir sujet à débat. Comme l'un des @sinautes l'a dit plus haut, sur la non représentation des [large]GRAND[/large] et petit art dans le PAF. Pourquoi ne parle t on d'art que lorsque les peoples sont invités au vernissage et pourquoi n'y a t il pas un œil critique sur la qualité de ces expositions?

-Pour ce qui est du fond de l'émission, bon je ne sais pas. Le temps d'écrire le post et j'ai déjà oublié. Mais je tiens à féliciter la qualité des invités cette semaine. M Obalk fait un très bon travail dans son émission sur Arte. En particulier son étude des déformations anatomique des nues d'Ingres était remarquable et plein d'humour. De plus c'est un très bon conteur. Alors le qualifier de "troll bouffit d'orgueil" me parait excessif car à aucun moment de l'émission il n'a manqué de respect pour M Korkos comme cet asinaute l'a fait. Comme quoi il suffit d'un pseudonyme pour que la liberté d'expression se transforme en débat de cour d'école. Pour finir j'aimerais féliciter M Korkos pour ces chroniques (qui sont je l'avoue les seules que je lis sur @si). Elles sont elles aussi pleine d'humour et vous font redécouvrir sous un autre œil des visuels pourtant déjà vu des centaines de fois.

Je voulais faire vite mais bon. J'ai été quand même très déçue par l'émission pour ce non débat et par certains acteurs de ce forum pour leur irrespect.
Moi, j'ai adoré cette émission.Je ne suis en rien connaisseur d' Art, mais je suis fasciné par ceux qui me l'expliquent . De façon divergente, évidemment, dans cette émission, mais de façons pertinentes.Dans les 2 cas . Résultat concret: je vais mieux lire Korkos et filer à la FNAC pour mieux cerner Oblak.
Si j' étais Daniel Schneidermann, après Ligne Jaune, et l'émission littéraire , j'envisagerais sérieusement une émission d'Alain Korkos avec des critiques d'art. Bon, je sais que c'est difficile de décliner à l'infini tous les sujets, mais , là, franchement il y a un truc sympa à faire.
Merci, donc.
Pas évident de réaliser une émission pareille. J'ai plutôt bien aimé, merci.
Botero aurait fait un chef d'oeuvre des chevilles d'Hector Obalk... ;-)
Oui le 'piètre niveau' de qualité de la REPRODUCTION (papier ou électronique) favorise (trop) la lecture iconographique, la surcote sans doute mais comment faire autrement ? La première approche de l'art commence en général par là. La majorité des gens n'ont pas d'originaux chez eux et ne vont pas d'emblée au musée. (et puis il y a des originaux très nuls). Obalk tente via le média video (=reproduction) à faire comprendre ce que c'est qu'un ORIGINAL, c'est très ambitieux et très casse-gueule. Korkos est plus "confortable" car il tire avec les moyens de la reproduction le maximum de ce qu'il peut faire dans son domaine. La supériorité de certaines œuvres sur d'autres est en effet très difficile à appréhender ce ne sont pas les "trucs" iconographiques qu'elles partagent avec les œuvres médiocres qui l'explique. Mais l'iconographie reste une vraie porte d'entrée.Le mérite de Korkos est de montrer que tout se tient dans notre cerveau, que nous faisons sans cesse des associations dont nous ne nous rendons pas compte et qu'il est intéressant de s'en rendre compte. Que c'est un "plaisir". A partir du moment où le plaisir est là on est disposé à faire un effort pour ce qui semble ennuyeux, ardu, etc. Prendre du plaisir à "creuser". Obalk et Korkos montrent "comment on creuse". Puis on finit par aimer ce qu'on fait. "Aimer" la peinture c'est aimer un sujet qu'on s'est donné à soi-même et ça marche pour tout, pas que pour l'art. Je suis d'accord : la culture n'est pas l'amour. On se donne un chemin à parcourir qu'on aime "en plus".
De toute façon l'art est fait "pour parler". Les fameuses insertions sur l'"indicible" et l'incommunicabilité" en art sont de la mystification. On n'a que les mots devant l'art. Donc vive cette émission. Le silence (tout a fait respectable) n'est qu'une réaction d'ordre privée qui ne fait pas avancer le schmilbick. L'art crée du relationnel et il y toujours des mots dans le relationnel même s'il n'y a pas que ça.
Je me suis bien amusée en regardant cette émission. Particulièrement à peu pprès à mi-visonnage où Obalk a montré le comble de sa vanité, je préfère vanité à orgueil pour ce qui le concerne dans le sens où il l'assume parfaitement et il en joue, surjoue en souriant à la caméra par exemple. Ses paroles sont insensées d'orgeuil d'accord, mais sa façon de les dire non doctorale, ni trop rigide le rend presque sympathique .... comme clown. DS avait un air amusé et narquois par moment et AK riait franchement. Bref je n'ai pas vu le temps passer

Je ne suis pas capable d'évaluer sa culture, il dit qu'à la différence d'AK il veut faire aimer l'art, c'est tout à son honneur, mais je ne suis absolument pas d'acccord, la culture n'est pas l'amour, de l'art. Si je ne tombe "amoureuse" d'une oeuvre artitisque ou musicale, ce n'est pas en me disant pourquoi je devrais aimer cette oeuvre que j'y serai plus sensible. Il y a l'intellect et la sensibilité. Par contre si j'aime déjà une oeuvre, je veux bien en savoir davantage. Si on me présente des oeuvres dans tous les domaines, comme le fait AK dans ses chroniques, j'aime plus ou moins ce que je vois, mais si je n'ai pas un déclic, une émotion toutes les explications du monde n'y changeront rien.

Comme d'autres forumeurs, je préfère la modestie d'AK qui nous a prouvé l'étendue de son érudition et pas seulement dans le domaine de la peinture, mais également de la publicité, du cinéma, de la photographie, de la littérature de la BD, et j'en oublie certainement. Bien sûr j'oublie qu'il est un créateur, puisqu'il dessine ..... Monsieur Obalk si vous me lisez, vous avez raison d'être jaloux.

A quand AK présentant son travail en vidéo ?
Mr Obalk est vraiment dans une démarche intellectuelle qui va à l'encontre de tout ce qu'il déclare : "faire aimer", "le grand Art"... "les images du net dégueulasses".
Je déteste les gens bouffis d'orgueil : "ce que je dis les savants ne le savent pas !" ... et qui, de plus, font de la surenchère.

Cette émission a eu le mérite :

1. de mettre en avant le magnifique travail de décryptage des images d'AK, en leur donnant du sens afin que l'on puisse s'approprier, chacun avec ce que l'on est, des pistes de compréhension picturale

2. de réveiller notre curiosité et de considérer la chance d'avoir sur @si un chroniqueur aussi "ouvert"

3. de comprendre l'intérêt de la mise en résonance des œuvres d'Art au même titre qu'on peut faire, en littérature, des groupements de textes pour aborder une thématique à travers les époques, les genres (soit,l'anti-Lagarde et Michard). Donc, par analogie à la littérature, "ce grand critique" se situe dans le mouvement obsolète d'une conception critique du 19ème siècle voire antérieure

4. de juger au service de qui "le décrypteur" met ses connaissances et pourquoi il le fait ainsi


Il y aurait encore bien des choses à dire... sur l'horrible bonhomme qui a d'ailleurs été une ou deux fois pris en flagrant délit de méconnaissance d'œuvres, allant jusqu'à contester l'authenticité d'un Boucher !!!!!
DS, par ses propos, a vraiment été à la hauteur ; il a su mettre en valeur son chroniqueur... qui le mérite bien !
Merci pour cette émission, j'ai bien ri.
Au-delà de la fausse bonne idée (pardon, hein ?) et de l'attitude d'Obalk (je n'ai même pas envie de parler de son attitude à l'égard de M. K...), ses dires.


"C'est moi qui rends service au Louvre, ce n'est pas le Louvre qui me rend service"

Sans commentaires.

"Ce que je dis, les savants ne le savent pas !"

Sans commentaires, si quand même : je suppose que tous les gens qui ont fait eux des études sérieuses en histoire de l'art, et qui y ont consacré une vie, et qui transmettent ensuite, bon on a compris. Surtout que sa démarche est plutôt floue. Et qu'on trouve ce qu'il dit dans des ouvrages spécialisés.

Je veux qu'à la fin d'un de mes films, les gens sachent reconnaître Titien de n'importe qui d'autre.

Ouais, une formule magique, une.
Qu'il faille quelques mois (ou années) d'études pour y arriver dans la vraie vie, hein, ça ne compte pas...
En revanche, ce qui est amusant, c'est qu'on arrive plus facilement en ce qui concerne ce qu'il appelle le petit art.


"Or, mon affaire s'appelle prétentieusement Grand'art et on n'est pas dans le petit art"

Eh oui, tout est dit. Le mot important de la phrase étant "prétentieusement".
Je lui conseille de sortir de ses musées et de se documenter un tout petit peu sur ce qui se passe dans le monde, dans le présent et le passé proche.

"sur internet, les images sont dégueulasses"

Ben allons donc, renvoi au post de i-jeanm, auquel je rajoute, un le tropunage se fait en numérique, il me semble, alors parlons qualité de l'image (ha, ha, ha, pardon) et puisque Obalk vend (aussi) des DVD, parlons des dégâts causés par la compression de l'image inhérente au support. Ah, les somptueux clair-obscur d'une compression Mpeg-2.
Je serais curieux de voir le rendu du chiaroscuro chez Le Caravage, par exemple, filmé, monté, étalonné par Obalk, tiens...

"les heures que je passe à étalonner..."

Aïe, cela voudrait-il dire que la prise de vues est foirée à ce point ?
Pourtant réalisée et éclairée par le même, non, et partie intégrante de sa mise en scène et de la construction de ses reportages.
Il nous montre suffisamment le Dispositif dans ses films, non ?
Ah là là, quand on ne fait pas appel à des professionnels, hein...
Mais bon, Obalk est [s]journ[/s], [s]écriv[/s], [s]critiqu[/s], historien de l'art, donc tout baigne.
oui, je sais c'est facile, mais je n'ai pas pu m'en empêcher, donc ça compte pour du beurre puisque je le reconnais


C'est dégueulasse un gros plan de bande dessinée par rapport à un gros plan de peinture.

Alors là, attention, roulement de tambours, sonnez tambours, résonnez trompettes, voici LA meilleure phrase de l'émission.

Bien sûr que si l'on fait un gros plan d'une publication de BD, il sera dégueulasse. Tout comme sera dégueulasse un gros plan d'une publication de peinture de maître... À cause de la trame d'impression, tout simplement.
Mais si on applique le même soin à filmer (et à étalonner pendant des heures, hein, parce que, oui, bon d'accord, déjà dit) des planches de Bilal, de Prado-Luna, de Sienkewicz, de Pratt, etc., il n'y a aucune raison pour que ce soit plus dégueulasse qu'un coup de brosse de Titien, Vinci, Ingres, etc.
Seulement, pour cela, il faudrait en avoir vu dans la réalité...

Ah, et puis le coup du ton mezza-voce derrière son écran d'ordi, j'ai eu l'impression de retrouver... Moati.

"C'est guignol, c'est guignol, avec son..."


PS : Monsieur K., lui, est un artiste, et un passeur.
Voir encore sa chronique d'aujourd'hui.
Très bonne émission qui aura eu entre autres mérites de m'avoir fait décourvrir Hector Olbak.
Dommage que l'émission se finisse par une retrospective sur une chronique autour du sexe un peu à l'image des émissions de TF1 (sauf qu'ici il n'y avait pas besoin de tenir en haleine le spectateur après la pub). Qui eut cru qu'on pourrait rapprocher un jour une émission d'@si à une de Charles Villeneuve... Comme quoi les analogies peuvent des fois amener à d'étranges comparaisons...
Ca y est, je viens de finir l'émission.
Il est très très fort notre Korkos préféré ; pareil qu'avec ses détracteurs forumeurs du samedi matin : "je dis ça, je dis rien, en toute humilité, tu as peut-être raison, mais ton analyse est un petit peu bête mon père !"
Il est vrai que le débat n'a pas vraiment de valeur... Olbak revient sur des questions qui n'ont plus lieu d'être, selon moi, depuis au moins 50 ans. Aujourd'hui, on essaie normalement d'allier étude iconographique et étude stylistique ; et apprécier le style d'un peintre ne va pas de soi ; c'est aussi pour ça que l'histoire de l'art existe : on explique, on cherche, on analyse.
C'est pour ça que certains tableaux me fascinent : pas à cause du talent du peintre, mais pour l'histoire du tableau, son contexte de création, le pourquoi il a peint comme ça, quelle technique il a utilisé,etc. On ne peut pas réduire un tableau au style de son auteur, surtout que cet artiste est de toutes façons héritier de plein d'autres.
Les lectures d'AK me paraissent vraiment plus probantes, et contrairement à ce que dit Olbak, je vois dans ces analyses (que je connais moins bien, il est vrai), un discours d'historien de l'art classique (qu'on peut trouver dans tous les bouquins ou dans un catalogue d'expo) alors que les chroniques d'AK font preuve d'une réelle inventivité, et nous révèlent des points que nous ne trouverions nulle part.
Olbak se plante, et ne veut pas l'admettre ; je n'ai rien contre ce qu'il fait, c'est super d'avoir un point de vue complet sur un artiste à la télé ; mais son auto-satisfaction est assez irritante. Ce qu'il fait est une option, mais surtout pas la seule.
Quant à cette distinction grand art/ petit art, c'est juste n'importe quoi. Peut-être devrait-il se pencher un peu plus sérieusement sur la BD. J'espère qu'il s'y mettra quand cet art aura acquis véritablement la place qu'il est en train d'acquérir à très grande vitesse.
Mais merci pour l'émission ; je pense qu'on aurait pu avoir quelque chose d'un peu plus intéressant ; plus dans le style de celle sur les émissions littéraires. J'aurais préféré quelque chose comme "comment parler d'art ?". Ca a tourné au débat de spécialiste qui ne me déplaît pas, mais on était dans quelque chose d'hybride, où DS essaie de ramener ça à l'analyse des médias, alors qu'on a en fait un débat de spécialiste. J'exagère un peu, mais il manquait quelque chose à cette émission (qui m'a beaucoup intéressée par ailleurs, parce que ce sujet m'intéresse quoi qu'il arrive).
J'ai failli ne pas regarder cette émission, ne comprenant pas le sens de son contenu. Finalement, j'ai bien fait de me forcer ! Mais pourquoi donc, dans ses chroniques du samedi, A. Korkos peut m'embarquer d'une photo d'un reportage à Gaza à une carte postale du Père Noêl sans que j'offre la moindre résistance et que je freine des 4 fers face à la seule émission (il est vrai) de Mr Obalk que j'ai regardé sur Arte ? Pourquoi n'ai-je aucune sensation de manipulation de la part du premier alors que je me sens prise en otage par le second ??? C'est le mystère Korkos....
Un des deux à plus d'intelligence peut-être, ou simplement du talent. Et j'ai adoré le fond de roublardise de celui qui se dit "jaloux". Y a pas de raison, vraiment. Super émission, très jubilatoire.
Bonjour Pamela,

"Je ne vois pas l'intérêt d'opposer Alain Korkos et Hector Obalk". Je me trompe peut-être mais j'ai l'impression que pourtant monsieur Obalk allait dans ce sens en jugeant l'analyse iconographique ou les interprétations psychanalytiques ou autres non pertinentes pour juger d'une œuvre d'art. Il y a eu réellement débat sur la manière d'approcher une oeuvre (et c'était un des principaux intérêts de l'émission il me semble). Quand au fait que l'essentiel est d'arriver à Rome comme il le dit aussi, why not, mais le voyage est parfois aussi intéressant que la destination.
ASInautement,
Je ne vois pas l'intérêt d'opposer Alain Korkos et Hector Obalk, tous deux ont une approche qui nous permet de mieux comprendre une oeuvre d'art.
Leur but est atteint lorsque visitant une exposition ou un musée, on est attiré par une oeuvre, et qu'on l'apprécie pour sa qualité picturale ou simplement parce qu'elle nous émeut..

A propos de la "Cruche cassée" de Greuze et sa signification de virginité perdue, on peut aussi parler de miroir brisé, ou d'oiseau mort, ou d'oeufs cassés,
comme dans ce tableau de Frans Van Mieris
Gros débat. Et Olbak a raison. Il a tort sur le fait d'être pour Abu Dhabi. Mais il a raison sur le fait que tout le monde est contre cette opération de privatisation des musées. Cette "annexe" du Louvre est dévolue à des richissimes privilégiés, alors que le but du Louvre est de montrer l'art au plus grand nombre.
C'est une pente extrémement dangereuse sur laquelle nous glissons.
Et quand DS dit que le Louvre est pour Abu Dhabi : c'est seulement sa direction ; la plupart des conservateurs et associés travaillant au Louvre ont signé la pétition....
Normal que la direction se la joue discrète... : tout le monde est CONTRE ! Bravo d'en avoir trouvé un qui était pour ! politiquement, cette opération est détestable...
Émission très intéressante ou le débat sur l'analyse d'une œuvre d'art a été très stimulant. Je ne connais pas les émissions d'Hector Obalk mais en ce qui concerne le débat sur les deux approches d'étude des tableaux, je ne vois pas en quoi l'étude iconographique, des symboles et des représentations (psychanalytiques et autre) serait secondaires (ou non pertinent) par rapport à l'appréciation unique de la forme artistique. Un tableau me touche autant par ce qu'il dit, ce à quoi il se réfère (dans l'inconscient collectif ou individuel de l'auteur) et la manière dont il le montre. Comme en littérature, c'est l'articulation entre cela et la forme que l'œuvre emprunte qui fait que je l'apprécie ou non en tant qu'œuvre d'art.
SInon, il aurait aussi été intéressant de comparer le procédé de l'émission dH'ector Obalk avec celui utilisé dans la série "palettes" d'Alain Jaubert (diffusée dans les années 90) qui est quand même (enfin au moins pour moi : ) ) une référence en la matière.
Ce qui me gène, dans l'opposition Art Majeur/art mineur, c'est tout ce qu'elle implique d'institutionnalisation et d'appropriation par "l'élite sociale" .
L'Etat choisit de financer certains Art (le budget de l'orchestre national de Montpellier, pour exemple, c'est la majorité de l'argent versé à la culture par la ville), au détriment de ce qu'il considère comme mineur. Il y a donc une politique et des choix forcément critiquables.
L'art mineur pour le peuple... l'Art Majeur pour l'élite.

De même, l'élite intellectuelle, détentrice du Savoir, se permet, quelque soit les époques, de définir ce qui est "bon" et ce qui est "mauvais". Les termes "mineur" et "majeur" sont trop péjoratifs et disqualifient les propos des "savants".

L'Art est ancré dans une époque et dans un contexte. L'Art appartient a celui qui le contemple ou le renie. L'Art est également ancré dans une économie.
Attention... je ne parle pas de l'artiste, qui lui, est un être autonome (où du moins, qui se doit de l'être). Car paradoxalement, il y a pour moi une distinction fondamentale entre l'Artiste et l'Art.
Les différends entre Korkos et Obalk sont des divergences épistémologiques de fond.
Travaille-t-on en diachronie ou en synchronie ? Considère-t-on le tableau comme objet engagé dans des transactions sociales et des circuits de médiation, ou comme un ensemble de formes picturales ? En questionne-t-on le rapport au réel (la mimesis, ce qu'il montre), ou la construction interne ? En vertu de quels critères, comment, et pourquoi, élit-on un tableau en objet d'étude ?
Bref, ce sont des questionnements classiques des sciences sociales.
Si j'ai bien compris, c'était en grande partie cela, le sujet de l'émission (comment parler d'art au grand public, avec deux propositions ?).
Il est probablement dommage qu'aucun chercheur, qu'aucun universitaire, n'ait été là pour révéler les perspectives théoriques et les enjeux épistémologiques de ces différends. Korkos et Obalk restent au bord.
Sur internet , le son est terrifiant : j'ai entendu M.Obalk dire trois fois "les images sont dégueulasses" j'imagine qu'il disait de "piètre qualité", ce Monsieur , mais curieusement j'ai entendu 3 fois "dégueulasses" . Faut que je décrasse ma carte son.
j aimerais bien savoir ce que vous vouliez faire avec cette emission. Etiez vous dans une optique de valorisation des articles d alain korkos en tentant de confronter sa demarche a celle de obalk? l emission n a pas vraiment de sujet ou vaguement, un gros petard mouillé au debut sur les histoires du louvres avec abu machin et puis apres une petite crispation hop KORKOS VS OBALK et la ca deviens vraiment comique parce qu on sent bien que korkos n a pas trop envie de se battre et que c'est plus son patron daniel qui a envie d'envoyer du bois, ca fait tres reglement de compte c 'est un peu stressant par moment notamment lors des presentations ou daniel est tout fier d exihber son champion et que obalk peine un peu a masquer son scepticisme par rapport au travail d alain.

bon alors moi je veux bien regarder ca mais au bout d un moment j aimerais aussi comprendre a quoi ca sert, n etant pas particulierement fan des trucs de korkos j aurais préferé entendre obalk un peu plus parce que korkos ouais il a l'air sympa mais bon je connais deja ses articles, je voulais pas forcemment les revoir en live vu qu ils m apparaissent comme un defferlement de connaissances decousues aux analogies discutables, mais bon au final ce qu'il montre dans ses chroniques bin je sais pas trop quoi en faire et puis je l oublie vite hein desolé mais au bout d un moment la culture il faut en faire quelque chose. alors ca peu etre une future emission ou il prendrait un peu le temps de donner du sens a son cheminement intellectuel mais bon ca servait a rien d inviter obalk si c etait juste pour jouer le faire valoir de la methode korkos, le ton condescandant pour alain et le ton agacé pour l autre franchemment c est pas honnete de mettre les deux avec le meme statut d ''invité'' et plutot contre productif au final

une petite sceance d autopromotion manqué pour ma part et pour le coup beaucoup trop longue alors qu il aurait ete interressant de parler de la mediatisation de l'art on se retrouve avec un numero de singe savant devant un spectateur perplexe et dresseur un peu trop enthousiaste.
J'ai été agacée par la hiérarchie qu'Hector Obalk pose : grand art/petit art.
L'émotion suscitée par une oeuvre ne répond à aucune classification.
Un dessin de Jean Claverie peut valoir autant qu'un Basquiat ou un Degas dans l'esprit d'un amateur d'images.
Plus largement, aimer Angie des Rolling Stone ne prive pas d'aimer le Miserere d'Allegri ou Le temps des cerises par Trenet.

C'est pour ça je pense, que l'on est nombreux à attendre les chroniques d'Alain Korkos, qui se la pète jamais, et qui nous apprend mine de rien plein de choses...
J'éprouve un certain malaise en voyant ces deux personnes. L'un se défend de faire de la vulgarisation, prétends montrer ce que les savants ne savent pas et l'autre multiplie les exemples de tableaux à la manière d'un fat qui multiplie les citations quitte à tirer les cheveux de son raisonnement.
Il eut été intéressant de comparer leurs travaux à celui, fait par la BBC avec sa remarquable émission la vie privée des chefs-d'œuvres.
.. je préviens :-)
Ayant vu qqes uns des docs de Olbak où ses variations autour de son nombril m'agacent, et dont le décryptage ne me satisfait pas vraiment (il manque de la mise en sens et de la mise en culture/contexte, à mon goût), je sais que je vais ronchonner au visionnage.
D'ailleurs je lis qqes comms parlant de la suffisance du bonhomme.
Mais je m'arme de patience.
Notamment parce que les kros de Korkos sont un toujours un régal et que "rhooooo... mais speede toi bon sang, y'a Korkos en video!Yesssss"
En avant.
Alain Korkos, vous êtes le meilleur: vous apportez un récit épatant à vos lecteurs et vous les amenez à voir et à avoir envie de voir. J'ai rarement vu plus prétentieux que votre "adversaire" qui dit vouloir nous amener à aimer. En tout cas pas lui. Qu'il se permette une filiation avec Elie Faure m'a abasourdie.
Pour ma part, j'ai trouvé l'émission décevante... Cette impression négative est moins liée aux intervenants (quoique je partage certaines critiques d'@sinautes concernant Obalk) qu'au dispositif même de l'émission. L'idée de confronter Korkos et Obalk me semble improductive. Dans les dernières minutes, j'ai assisté à la répétition égrénée sous différentes formes d'une même phrase ressassée et qui pourrait se résumer ainsi: dans ses chroniques, Korkos déchiffre une énigme; dans ses films, Obalk célèbre un mystère. Autrement dit: Korkos cherche le sens derrière la beauté, tandis qu'Obalk célèbre la beauté avant même de chercher à l'expliquer. Ce sont deux approches antithétiques qu'à mon sens il eût été préférable de présenter séparément: je pense qu'on eût gagné à ce qu'on s'intéresse plus précisément aux techniques employées par Obalk [personnellement, cette mise en scène de son propre travail documentaire, ce côté making of évoque des parentés avec le travail documentaire de Jean-Louis Comolli] sans forcément le confronter avec Korkos. À l'inverse, je pense que Korkos est un chroniqueur dont le travail gagnerait à être présenté dans une version vidéo montée et commentée off sur le modèle des Palettes d'Alain Jaubert (sauf que le travail de montage et de réalisation prendrait sans doute deux fois plus de temps que le temps de rédaction d'une chronique hebdomadaire que j'imagine pourtant aisément et largement chronophage). Bref, je trouve qu'au finale le dispositif du plateau était une fausse bonne idée. Surtout qu'en plus, Obalk affichait clairement son intention de faire œuvre de critique d'art et de savant et non de vulgarisateur, alors que je pense que Korkos est plus humble dans son approche: les deux ne prétendaient pas travailler au même niveau.

Bref, je n'ai pas accroché au dispositif mis en place par le plateau. En revanche, je serais d'avis qu'@si expérimente, ne serait-ce qu'exceptionnellement, l'idée —tant réclamée jadis par les @sinautes— d'une traduction vidéo des chroniques d'Alain Korkos... et ce qui serait bien aussi, ce s'rait qu'@si recrute d'autres chroniqueurs pour combler les désertions semblablement définitives d'Elizabeth Levy, de David Abiker et de Sébastien Bohler...
Korkos et Obalk
Le cérébral et le sensuel
La forme et le fond
Le réservé et l'expansif
L'écrit et l'oral
L'internet et la vidéo.

La même valeur pas la même monnaie

J'ai adoré, merci @si
(Le lien vers la chronique d'Alain dans l'acte 3 n'est pas bon.)
Merveille de l'histoire de l'art qui permet ces lectures croisées, qui toutes in fine nous amènent à l'oeuvre, à la regarder attentivement, à découvrir ce qui ne se donne pas toute de suite, pelure par pelure, l'oignon se dévoile.

Alors quelque soit votre lecture, merci à tous ces passionnés, égo ou pas, qui s'en soucie.

http://anthropia.blogg.org
Pas encore vu l'émission, ce sera pour plus tard. Mais je me réjouis d'entendre Hector Obalk dont j'apprécie les émissions sur Arte.

Quelqu'un a cité dans les commentaires, La Tribune de l'Art, le site de Didier Rykner : un site que je lis régulièrement aussi.
j'ai eu l'impression d'avoir un spécialiste du crawl et de la brasse se disputer la meilleure façon de flotter.
en tout cas ça prouve que ce n'est pas pour rien que les disciplines sont séparées.
ce n'était pas désagréable, en attendant, je préfère faire la planche.
L'émission a frôlé la catastrophe, mais s'est rattrapée dans les 20 dernières minutes.

Constituait-elle un test pour éventuellement confier à Alain Korkos une émission à l'avenir ? Si c'est le cas, l'essai d'aujourd'hui ne rend certainement pas hommage à ce que pourraient devenir 60 minutes en compagnie d'A. Korkos de son savoir, de son goût, et de sa capacité à nous transmettre ceux-ci

D'ailleurs, la pertinence d'une émission de critique d'art, dans le cadre d'un arrêt sur images, serait égale à l'émission littéraire de Judith Bernard (je garde des souvenirs tout émus de l'émission avec Régis Debray : lumineuse !)
Bon, voilà, c'est fini, le duel Obalk / Korkos.
Il en reste quoi ? Des images...
Un diable de Tasmanie face à un surricate.
Certes deux passionnés... mais il y a mille et une façons d'aimer.
Là, c'était la suffisance face à la simplicité.
L'orgueil décomplexé d'Obalk était impressionnant, les savoirs sans tabous de Korkos, bluffants.
Hélas, on ne l'a pas assez entendu...

A quand une émission qui mettrait en valeur ce pédagogue passionnant ?
C’était très intéressant, Alain Korkos et Hector Obalk sont assez complémentaires.
Dommage que ce dernier soit si suffisant et quelque peu prétentieux.
Du coup la discussion s’est transformée en une espèce de combat où DS se range aux côté de son chroniqueur et assène un « Vénus, Mars et Cupidon » en pleine poire à Obalk.
Résultat : Korkos vainqueur par K.O.
Et malgré l’absence de suspense, vivement demain matin.
Donnez une chronique vidéo à Mr Korkos! Par pitié, il en meurt d'envie et c'est un mec fascinant...
Une assez bonne émission qui ouvre sur les problématiques de l’image et des représentations de l’histoire de l’art, par un paradoxe apparent sur le débat entre M.Korkos et M.Obalk : le premier, créateur d’images, parle du sens et le second, critique d’art, parle du traitement plastique. Ah ! Sur les liens entre forme et sens, il y en aurait encore à dire… Parler trop du sens, on oublie la forme, parler trop de la forme, on en oublie le sens. Le « vagabondage » de M.Korkos dans le monde des images est une des voies d’accès à la compréhension, au regard, au goût, à la création.

Je propose un petit coup de loupe sur une métaphore de l’ouverture du regard :
http://1.bp.blogspot.com/_QomDizboK-A/SBTgVNBqynI/AAAAAAAAAUQ/mbDJiFvFB4c/s400/4)+Picasso+in+his+atelier.+Villa+La+California,+Cannes,+France,+1957.+Copyright+Ren%C3%83%C2%A9+Burri.JPG
Hector Olbak est vraiment IN-SU-POR-TABLE !
Il aime s'écouter et ça nuit au débat.........

J'ai décroché du débat et en plus j'ai rien compris au thème de l'émission. C'était quoi le sujet du débat au fait ?
Dites donc, j'ai horreur de me joindre aux concerts des laudateurs, mais là, je suis bien contraint de féliciter toute l'équipe, à commencer par MC Shneidermann.

Vous invitez un troll bouffi d'orgueil - passionnant - mais troll quand même ; dans l'intention explicite d'organiser une confrontation avec le travail de maître K ; le tout chez une espèce du procureur neurasthénique de la télévision, DS, en l'occurrence. Le type arrive en plateau comme une espèce de boule de nerfs. "Pierre Carles" qu'il balance. Regard courroucé de Shneiderman, j'ai bien cru que vous alliez le décalquer sur le panneau du décor. Le gars part dans tout les sens, ne finit pas ses phrases, est manifestement dans un tel état de stress qu'il essaye d'articuler quatre idées contradictoires à la seconde. Bref, ça promet de virer au combat de catch.

Je ne sais toujours pas comment vous avez fait pour dompter l'animal, et rendre ce débat intelligible. C'était sacrément impressionnant.
vous êtes des " pisse froid "
pharamineux, l'émission !
et pour la qualité de l'image ?
faut pas pousser bébé dans les orties !
( sauf si vous avez un PC )
gamma
Alain Korkos, le chaînon manquant qui relie Daniel Schneidermann à Hector Obalk.
Une émission où l'on apprend que l'art, c'est comme les frites McCain, il y a ceux qui en parlent et ceux qui en mangent.
Où on apprend que l'art est un monde infini, que l'histoire de l'art est l'art d'en parler, de dire à quel point on le connaît ou combien on l'aime bien.
Au fait, le cryto-sexe féminin de "L'accordée de village" de Greuze figurera-t-il parmi les oeuvres conviées à la prochaine exposition du Grand Palais sur les images cachées ? On aurait pu lui faire un peu de publicité... Et pour savoir quand elle se déroulera (incessamment sous peu), on peut aller sur le site de La Tribune de l'Art, le site de Didier Rykner, et consulter le calendrier des expositions.
Didier Rykner n'est pas seulement le premier opposant politique au Louvre d'Abou Dhabi, c'est aussi le défenseur opiniâtre de l'intégrité architecturale de l'hôtel Lambert, récemment vendu, et ce n'est pas du protectionnisme patrimonial !
Sur internet l'image est dégueulasse, sur la télé c'est encore pire ! Aujourd'hui, ce sont les mêmes technologies d'affichage mais avec une résolution plus basse de la SD (480p) à au mieux aujourd'hui 720p, enfin 1080i, pas forcément mieux. Les problèmes de couleurs, c'est dû au fait que l'on ne trouve pas deux écrans pareils. C'est le grand avantage de l'imprimé, même papier même encre (bon pas forcément le même éclairage, ok, ok).

Forcément, il faut se donner les moyens : donner une image qui soit un minimum valable, de bons codecs , encodeurs (belle prise de tête l'encodage) et un débit qui tiens la route. Le HD de dailymotion n'a de HD que le nom. Le lecteur flash est une horreur niveau gestion des ressources de l'ordinateur, au dessus de 720p, ça ne va tourner sur beaucoup de PC. D'ailleurs il est intéressant de voir que du 1080p dans un lecteur à la vlc arrive, suivant les vidéos, à prendre moins de ressources de l'ordinateur qu'une vidéo passant par flash en 720p.

Faîtes du 1080p bien encodé sur internet avec le boulot sur la couleur, ... en amont, on va voir si l'image va être moche. Ce sera le top de ce que l'on peut faire. Chez arte, je suis sûr que l'on trouve tous les gens qu'il faut pour ça. Il faudrait les utiliser.
Je suis en train de regarder l'émission. 20 minutes se sont écoulées et le sujet du travail d'Hector Olbak n'a pas encore été abordé... On en est toujours au sujet du Louvre d'Abu Dhabi Ce n'est pas (encore) une critique. En revanche, une question vient à mon clavier: Hector Olbak fait allusion à un plateau d'@si avec Pierre Carles. Comme il parle vite, je n'ai pas tout compris, mais, puisqu'il faisait allusion à un personnage ayant eu des relations tumultueuses avec DS, je me demandais s'il faisait allusion à un fait réel ou à une hypothèse. Bref, à quoi faisait-il allusion? Y a-t-il eu un plateau d'@si où Pierre Carles avait posé un véto?
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