185
Commentaires

S'informer sur Chavez, mode d'emploi

Avec Hugo Chavez, disparait une incarnation sans équivalent de la prise en otage de l'information par l'idéologie

Derniers commentaires

C'est Victorin Lurel, ministre des Outre-Mer, qui représentera la France aux obsèques de Chavez. Lurel, un sous-fifre du gouvernement.
Ces socialistes n'ont décidément aucune considération pour les grandes figures de la Révolution.
Chavez sera embaumé, comme l'ont été Hô Chi Minh, Mao Tse Toung et Lénine. Bien sûr, les anti-chavistes primaires ne manqueront pas de se gausser de cette étape ultime du culte de la personnalité. Ils ont tort.
Si Hollande défunctait en cours de mandat, ce que personne ne souhaite, tant il a encore de grandes choses à accomplir, il aurait droit à des funérailles nationales, mais il finirait dans la terre ou dans une petite boîte, comme le commun des morts. Alors que ça ne serait pas un luxe de lui construire un mausolée et d'y exposer son corps, son costume étriqué, sa calvitie et ses lunettes, pour l'éternité.
Ca continue ! Sur Fce Inter, ce matin, journal de 6h : "Hugo Chavez va être embaumé, comme Lénine... " etc... Rebelote à 6h30... à 7h, rajout de "comme Mao" aussi !!!
Good grief, dirait Charlie Brown sur son petit talus !
On n'embaume que les fachos, les dictateurs, les monopolisateurs du pouvoir, les chefs d'état caca !
Pourtant, l'embaumement se pratique depuis des lustres (Egypte ancienne entre autres)... visiblement, les journalistes ne savent pas qu'un cadavre, ça pue et se décompose très vite... qu'en Amérique Latine chrétienne, les cérémonies funéraires durent très longtemps, sont ouvertes à tous (on ne verra jamais "les obsèques se dérouleront dans la plus stricte intimité" là-bas)... afin d'exposer le corps du défunt au chagrin de tous...
Non, on n'embaume que les salauds, point/barre ;o(
je conseille l'écoute de cette émission http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=580575
Acrimed vient de qualifier la chronique de "mal inspirée". Le mot de "résistance" était pourtant, à mon sens, bien choisi. Il ne s'agissait pas de soutien inconditionnel, comme le prouvent les maladresses de M.Lemoine quant au niveau de déliquance au Vénézuela, lequel n'a rien à envier à d'autres pays émergents ou presque (Colombie, Afrique du sud.., qui ne sont pas, que je sache, ne sont pas des antres du socialo-communisme). Il en est de même pour Mélenchon, qui se refuse de parler de modèle chaviste, mais qui souligne, dans le dossier fort bien argumenté (et équilibré) de l'Huma de ce jour, l'élan que la "révolution bolivarienne" a pu susciter en Amérique latine, autant du point de vue du changement social que des relations Nord/Sud. Que d'aucuns considèrent encore (faudrait qu'ils se renseignent sur l'histoire récente), comme des relations Est/ouest.
Bonjour
Voici un message du répondeur de Là-bas si j'y suis d'hier qui résume bien la position de nos médiacrates de service :
Lorsque Chavez nationalise les grandes sociétés multinationales pour redonner du souffle à sa politique sociale C’EST MAL !
Lorsque l’Europe ravage les avantages sociaux des peuples pour renflouer les banques privées qui s'en sont mis plein les poches C’EST BIEN !
Lorsque Chavez se fait élire démocratiquement par les petites gens de sont pays C’EST UN DICTATEUR !
Lorsque Sarkozy est Hollande unissent les votes des députés UMP et PS pour revenir sur le référendum de 2005 CE SONT DES DÉMOCRATES !
Lorsque Chavez va voir son ami Fidel Castro,C’EST UNE RÉUNION DE DESPOTES !
Lorsque les présidents Français viennent ou reçoivent les dictateurs C’EST POUR LE BIEN DE LA FRANCE !
De l'usage de la rhétorique.
Ce matin, je viens de lire un article particulièrement croustillant sur le site du Figaro :

Quinze ans qui ont transformé le Venezuela en profondeur

Bien regarder les graphiques à la fin de l'article (surtout les deux premiers : évolution du PIB et du chômage), sous la légende :

"L'économie vénézuélienne n'a pas échappé à la crise"…

Moralité : au Figaro, soit les journalistes sont schizos, soit ils sont tellement fainéants que même quand ils veulent falsifier la réalité, ils ne sont pas capables de le faire correctement !
Qui nous trouvera des informations précises sur la manière dont Chavez "envahissait" LES médias? Quels médias? Combien au Venezuela de médias privés diffusant largement l'hostilité à Chavez? Il est vrai que l'un d'entre eux s'est fait retoquer pour n'avoir pas respecté son cahier des charges. Combien de média(s) public(s) diffusant largement la parole de Chavez? Quelle diffusion, quelle couverture spatiale pour ce(s) média(s) public(s)?
Un despote éclairé a été célébré par les philososphes des lumières alors basta cosi !!
Manquait F.O.G. sur Chavez : voilà qui va être "rattrapé" : http://www.acrimed.org/article3862.html
Voila un sujet qui mériterait grandement une émission d'@si. Avec des pours (par exemple mélenchon) et des contre (il y en a beaucoup je crois), histoire d'entendre une bonne fois pour toute arguments et contre arguments sur le sujet, au lieu des injontions à le détester/l'aduler dont on doit souvent se contenter...
PS : si vous faites une telle émission, merci de demander aux "pours" ce qu'ils pensent du soutien de Chavez au régime chinois contre la nomination comme prix Nobel de la Paix de Liu Xiaobo, qui croupit toujours en prison pour délit d'opinion et qui est un exemple d'humanisme et de non violence.
Sur certains sites ils disent que le Vénézuela est le deuxième producteur de pétrole après les Emirats Arabes Unis, et sur d'autres on y apprend que tout tombe en ruine, que les raffineries ne marchent plus, et qu'ils importent le pétrole !

C'est assez hallucinant. Bien la preuve qu'il leur foutait la trouille !!!
La revue de presse n'était pas complète sans Eric Le Boucher !

(un déferlement d'@sinautes sur slate ça pourrait être marrant, non ?)
A propos de la criminalité, il y a sur Mediapart "La Caracas d'Hugo Chavez" un article repris d'un journal espagnol qui part d'une constatation de la plus haute tour de Caracas, la Tour de David, qui n'a jamais été terminée, est squattée, et sous le contrôle d'un chaviste mi-pasteur mi mafioso.

En creux, l'article montre un affaissement social et politique qui semble inhérent au pays lui-même. Le manque de logements. Un état à la fois trop et pas assez fort. Une lente déliquescence qui s'accompagne, comme dans certains quartiers aux USA, de créations de féodalités criminelles très puissantes.
Ce n'est pas la pauvreté qui engendre le crime, malgré ce que croient les classes aisées, c'est l'effondrement des cadres sociaux sans qu'ils ne soient remplacés par des cadres plus adaptés. Et ça, ça peut être dû à la pauvreté, mais pas forcément. Et au contraire, la pauvreté peut faciliter les cadres sociaux. Lorsque cette pauvreté disparait, si ça se fait trop brusquement ou sans préparation, ça peut faire exploser la société.

Il n'y a pas que l'économie dans la vie, il y a aussi le social et le politique.

La mort de Chavez aura eu le mérite de sortir les informations des bois médiatiques, on en apprend des choses..... Même Adler s'est mis à dire des choses intéressantes à C dans L'air. Tout arrive...
Allez, une petite couche pour alimenter les langues de vipères qui crachent :
http://samidoun.ca/2013/03/palestinians-protest-outside-ofer-prison-honour-hugo-chavez/?fb_source=pubv1
(parce que, n'oublions pas : pour la presse mainstream, Chavez était antisémite)
Eurêka !
J'ai trouvé un article qui a l'air d'être objectif sur la politique de Chavez! Sans que celui-ci soit issu d'un média "alternatif" que l'on pourrait soupsonner d'être cryptomarxiste!
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/Venezuela-chavez-et-apres-/p-22745-Venezuela-au-dela-de-la-hausse-du-salaire-minimum-de-17-.htm
Vive la novlang.
Vous devriez prendre un screen et rajouter dans votre article la une du monde.fr encore plus parlante que votre image sur l'hypocrisie de certains journalistes

"Hugo Chavez avait donné une dimension régionale à un clientélisme à vocation sociale conforté par les revenus du pétrole vénézuélien"

ou comment faire tous les efforts stylistiques et grammaticaux possibles pour ne pas dire " a redistribué l'argent du pétrole aux pauvres"
http://www.acrimed.org/rubrique179.html
Niveau droits de l'homme, les peuples indigènes du Vénezuela souffrent encore beaucoup : la preuve, un dirigeant indigène assassiné dimanche dernier dans l'état de Zulia... (et des chefs indiens luttant pour sauvegarder leurs terres, il y en a dans la quasi-totalité de l'Amérique Latine...)
http://libresameriques.blogspot.fr/2013/03/venezuela-assassinat-du-chef-yupka.html
L'un dans l'autre, je suis pro-Chavez. Serait-il devenu un "dictateur" si il avait tenu le pouvoir plus longtemps ? Pas sûr ...
Ce serait marrant de faire un sondage chez vos abonnés.
Je pense quant à moi qu'on ne dit pas assez que Chavez était un grand dirigeant, et qu'à la croisée de la fin des dictatures sanglantes en Amérique Latine et la libéralisation démocratique de ces pays, il y aura eu des tentatives, la sienne et celles qu'il a soutenues, d'émergence de démocraties qui combattaient avant tout la pauvreté.

Chavez était le foyer, la source, le rempart de ces laboratoires politiques, et que dans ce sens, il a changé la face du monde.
Peu importe qu'il n'ait pas toujours été à la hauteur, alors que ses adversaires faisaient tout pour le discréditer.

A l'égal d'un De Gaulle, sa résistance et son sens politiques lui ont permis d'avancer et nous disent que c'est possible.

Nous savons tous quels sont les enjeux de l'information sur Chavez.
Y a-t-il un (1) dirigeant passé ou présent, d'ici ou d'ailleurs, ayant réellement opéré une redistribution des richesses du haut vers le bas, qui ait la cote dans lémédia ?

Y a-t-il un (1) dirigeant de pays qui exerce sa souveraineté dans l'exploitation d'importants gisements de pétroles qui ne soit l'objet de procès farouche en dictature par les mêmes (y compris comme dans le cas de Chavez où le dossier est tellement maigre que soupçonner c'est se s'exposer aux moqueries d'@si tellement le dossier est vide) ?

Que voilà d'intéressantes, de passionnantes, de significatives questions à poser pas seulement dans une probable émission sur Chavez vendredi prochain, mais dans un site de critique de média, tout au long de l'année. Car dans lémédia, la chasse aux dictateurs pétroliers souverains qui redistribuent les gains à la population ne connait pas de repos non plus. Et nous non plus par la même occasion.
si un député UMP a le droit de dire au journal de 13h d'Inter qu'il ne pleure pas la mort d'un président élu démocratiquement, j'ai le droit de dire que ce député UMP est un salaud.
" un super mec"

on a les stars qu'on mérite
Dansd mon pays la liberté me coute si cher que j'en revendrai un peu pour plus de dignité!!
Et je rêve ou la goche au pouvoir retarde l'âge de la retraite, baisse les retraites, n'augmente pas les salaires, s'entend avec le medef, laisse fleurir les bidonvilles et les mendiants, et fait la guerre?
On n'a qu'à arrêter de travailler?
Comment leur faire comprendre qu'ils arrêtent leurs conneries?
On ne va plus bosser. Ils arrêteront de nous payer, on arrêtera de payer nos loyers et nos impôts, d'acheter des trucs inutiles dans les super marché. On volera à manger dans les devantures de tous les prisumarketcity shop qui fleurissent. Pas d'électricité: quand il fait nuit, on dormira, on regardera pas la télé et on ira dans les wifi gratuit, on rechargera dans les prises des lieux publics.
C'est ça qu'ils cherchent?
Qui votera la fin de la retraite abusive des députés? Qui votera pour obliger les gens à partir en retraite à 65 ans? Qui remettra les choses dans le bon sens: les retraités pigistes, stagiaires, bénévoles, et les jeunes salariés? Quel parlement européen votera sa dissolution?
les qataris et les bruneïens sont tellement plus fréquentables.
c'est pas Chavez qui va nous amener en finale de la champions. pfffffff
Bonjour
Une petite compilation de 2 avis qui ne doivent pas se faire concurrence :
Fred., de L. : "La rente pétrolière n'est jamais mieux utilisée que lorsqu'elle est redistribuée en intégralité aux actionnaires qui eux savent l'utiliser comme il faut (en payant les salaires des gens biens qui savent écrire dans les journaux biens)."
Tony A : "Un dirigeant dont la politique, après 14 ans, laisse un pays avec un PIB par habitant en hausse de 50%, une mortalité infantile en baisse du quart, un chômage réduit de moitié, et une pauvreté en baisse de 40 % est forcément quelqu'un d'horrible pour ceux qui prônent l'austérité généralisée et éternelle !"
Tout est dit.
A garder dans les archives éditocrates.
Un dirigeant dont la politique, après 14 ans, laisse un pays avec un PIB par habitant en hausse de 50%, une mortalité infantile en baisse du quart, un chômage réduit de moitié, et une pauvreté en baisse de 40 % est forcément quelqu'un d'horrible pour ceux qui prônent l'austérité généralisée et éternelle !
Puisqu'on est dans l'éloge de la nuance, un petit hommage sous forme de paraphrase tout ce qu'il y'a de plus centriste et raisonnable :

"Laissez les chiens de l'empire aboyer, c'est leur travail."
Ce matin, il fallait choisir entre un camp : la bienpensance médiatique anti-Chavez (France Inter) et l'autre : une spécialiste géopoliticienne chez Voinchet sur France Culture... nettement moins ridicule.
Ou aller de l'un à l'autre et commencer à être de mauvaise humeur...
Me puso de muy mal humor, France Inter !
Je plussoie largement également. Les extrême-centristes ont encore de beaux jours devant eux.
Il m'est souvent arrivé d'écrire dans des forums que le Venezuela ne méritait probablement "ni cet excès d'honneur, ni cette indignité". Et de regretter que des informations correctement sourcées ne soient nulle part disponibles. C'est vrai que le sujet polarise terriblement les opinions.

Pourtant, j'ai cru repérer, depuis peu, que les opposants avaient tendance à reconnaître que la misère avait été assez efficacement combattue ("Un régime dont à peu près le seul bilan positif est une réduction de la pauvreté, jadis considérable" phrase glissée entre deux diatribes, comme si ce point était vraiment anecdotique et sans importance) tandis que les pro (Lemoine par exemple) commençaient à parler de l'importance de la criminalité. Puis que les anti commençaient à reconnaître que cette criminalité préexistait à Chavez. Bref, une goutte de nuances dans un océan de parti-pris.

Il me semble que la question n'est pas d'être convenablement "partagé", mais de repérer les informations correctes, d'abord et avant tout, car comment raisonner juste sur des informations fausses? Puis de les analyser et interpréter honnêtement (ce qui implique, évidemment, de prendre parti d'une certaine façon) tout en laissant le citoyen ordinaire juge de la pertinence du chemin suivi pour l'interprétation et l'analyse.

Il en est de ce thème comme de tout autre. Nos journalistes, en tous cas ceux qui sont les plus en vue, ont perdu les fondamentaux de leur métier. Peut-on espérer qu'ils les retrouvent?
La rente pétrolière n'est jamais mieux utilisée que lorsqu'elle est redistribuée en intégralité aux actionnaires qui eux savent l'utiliser comme il faut (en payant les salaires des gens biens qui savent écrire dans les journaux biens).

Où la prudence et les tentatives d'être équilibré du Diplo sont décrits comme de la propagande pro-chavez. Finalement, c'est ce qu'il y a de plus stupide dans les débats entre humains : face au mensonge et à l'outrance, même l'équilibre et l'intelligence finissent par passer pour de l'extremisme (supposément inverse).

Le mépris, c'est tout ce que ces gnomes méritent, là, à faire dans l'ironie facile, le sarcasme de bidet. A la façon du moindre fil de commentaires des journaux "de référence" que sont Le monde ou Le figaro.

Au moins, l'autre là, il avait pour ambition d'élever le plus grand nombre...
Renvoi dos à dos de la propagande anti-chavez et des rectifications par acrimed ou le diplo complètement injustifié.

Fais gaffe, DS, à pas tomber dans le piège du centrisme, ce culte qui détruit l'Amérique.
Partagé entre tendresse pour l'anti-impérialiste engagé contre la pauvreté, et rejet du cul-bénit allié des dictateurs.
Est-il si pénible d'être " partagé" ? Est-il si souhaitable d'être monolithique ?
Non, ce n'est pas pénible, sauf face à ceux qui vont jusqu'à nier les problèmes les plus évidents de la présidence Chavez. On a envie de leur faire manger la notice Wikipédia le concernant, qui est justement partagée et nuancée.
Comme disait Tocqueville, on peut être violemment nuancé.
Howard Zinn ajoutait " you can't be neutral on a moving train"
[quote=Albert]Comme disait Tocqueville

'tin la référence !
gamma
ch'sais plus quoi inventer...
Quoi ! c'était un compliment...
gamma
Et la France de Chirac/Sarko et des autres, alliés des dictateurs (pas les mêmes) : Saddam Hussein, Moubarak, les Assad sans oublier ce cher Khaddafi que Sarko a fini par faire zigouiller pour qu'il se taise ???
Mais si peu anti-impérialiste pourtant... puisqu'alliée avec le pays le plus impérialiste : les USA !
Chacun ses dictateurs... mais les pires sont toujours ceux des autres.
Joliment répondu. Merci d'avoir parlé pour moi.

Matthieu S
Fillon m'a bien fait rire ce matin: "regardez l'état désastreux de l'économie et de la démocratie que Chavez laisse derrière lui!".
J'allais le dire Matthieu mais oui il devrait regarder la France dans l'état ou elle est. Et en plus son pote Sarkozy le traitre à la République veux revenir par la grande porte "pour sauver la France" après nous avoir bien foutu dans la merdasse ! MDR là si ce n'était triste. Il faut voir tous ces pseudo-journaux vraies Pravda enfoncer Chavez alors que tout son peuple le pleure. Sauf l'ami américain le sémillant avocat financé par la CIA comme ils le disent sur l'express.
Loin de moi, pourtant, l'idée d'établir une hiérarchie des dictateurs.
Mais le soutien inconditionnel de Chavez, suppose l'ingestion d'un certain nombre de couleuvres, qui ne font pas habituellement partie de mon régime alimentaire.
Ulysse, vous savez bien qu'avaler des couleuvres est une condition de survie pour un pays sur la scène internationale. C'est ce que la réponse de Clomani laisse entendre : les couleuvres, personne n'y échappe puisque aucun pays n'est auto-suffisant, aucun pays n'a besoin d'aucun autre, aucun pays n'est en concurrence avec aucun autre.
Après, on peut discuter du choix des couleuvres et de la manière de les avaler. Sur ce plan, Chavez était loin d'être exemplaire, et il semblait parfois même apprécier le met.
OK, mais le fait que Clomani me cite Moubarak, Assad, Kadhafi et consorts, ne me rend pas Castro ou Ahmadinejad plus sympathiques. C'est complètement stérile comme opposition.
Mon message me paraissait assez clair : les bondieuseries et certaines alliances de Chavez me déplaisaient fortement. En revanche, son courage face à la puissance et aux intérêts américains forçait mon admiration.
Il y a aussi une chose essentielle qui me différencie des inconditionnels de Chavez, comme Clomani. Je n'ai pas du tout la haine des Etats-Unis.
Les bondieuseries de Chavez ne se comprennent que si on a souvenance d'une chose bien oubliée, qu'on appela "La théologie de la libération": c'est à dire une hiérarchie religieuse "contaminée" jusqu'au plus haut niveau (qui se souvient de Don Helder Camara?) par l'idée (quelle idée!) que les pauvres sont la priorité de l'Église.

Une chose bien oubliée, car très vite l'Église a réduit ces imp(r)udents au silence, un certain Cardinal Ratzinger jouant, dans les années 80, un rôle de premier plan dans ce combat réactionnaire et inégal. Or, cette chose bien oubliée chez nous a laissé des traces inoubliables chez les pauvres d'Amérique Latine. Qui, du coup, captent 5 sur 5 les "bondieuseries" de Chavez. Contrairement à nous qui n'avons pas connu grand chose de cette histoire.
« Il y a trois sortes de violence. La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés.

La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première.

La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres.

Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue. »
Je me convertis sur le champs, où faut il signer?
Bravo ! C'est de qui ?
Un évêque catholique, chapeau à lui, je savais pas non plus https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9lder_C%C3%A2mara
et chapeau à Cultive pour sa culture ;-)
Mieux vaut être bondieusard comme Helder Camara ou Hugo Chavez que laïcard comme la triste bande d'Erics Bessons qui nous gouverne.
@ alain b:
Aucun mérite, je suis juste abonnée au Monde Diplomatique, dont un article (mois de mars) rappelait le rôle joué par le cardinal Ratzinger alias Benoît XVI dans la répression féroce de la théologie de la libération. Il avait même dit qu'on ne se méfiait pas assez de cette doctrine parce qu'elle ne faisait pas (pas encore?) partie des hérésies répertoriées. Il occupait à ce moment-là le poste autrefois appelé "Grand Inquisiteur".

Par contre, pour Don Helder Camara, il fut célèbre en son temps: je suis juste assez vieille pour m'en souvenir. Et la citation, je l'ai trouvée sur Wikipedia, bien sûr.

Tout ça pour dire que je préfère évidemment les bondieuseries de Chavez à celles de Benoît XVI.
Il y a cependant quelque chose que Chavez partagera avec Jipé Two le prédécesseur de Benedict16, c'est d'être sur la liste des chefs d'États morts en exercice, et c'est pas la plus glorieuse ni la mieux fréquentée.
(Certes, on y trouve de tout, mais très peu y sont pour de bonnes raisons et Chavez ne rattrapera pas la moyenne).
Lincoln, Savonarole, Félix Faure, Sadi Carnot, Lumumba, Allende, etc...

La liste fait froid dans le dos...
Dans les morts assassinés, on pouvait faire plus contemporain : JFK, Yitzhak Rabin, pas les moins présentables. Plus historique, Henri IV ? Ou vous préférez plutôt qu'on parle de Pompidou ?
C'est plus sympa que de citer César, Attila, Louis XIV ou Hitler.
Mais bon je suis sûr que vous avez très bien compris le propos : le gros des troupes est composé de despotes qui se sont accroché au pouvoir jusqu'à leur dernier souffle.
Chavez n'était certainement pas un dictateur mais il n'a pas rendu son mandat même privé de manière évidente de la faculté de l'assumer. Ça restera surement pas dans la colonne "positif" de son exercice du pouvoir.
Oui oui, le propos est on ne peut plus clair...
Quelle mauvaise foi, OuvreBoIte! On peut dire de Franco quiil s'est accroché jusqu'à son dernier souffle et peut être même un peu au delà. Mais Chavez n'avait que 58 ans, il était au pouvoir depuis moins de 14 ans, par élections successives peu suspectes de fraude, dans un pays où il y avait plusieurs partis d'opposition, bien réels et bien actifs.
14 ans, c'est beaucoup, mais pas excessif si on compare avec les systèmes démocratiques acceptant plus de deux mandats successifs, et il y en a. Dont un bien connu, la France (je me trompe peut être?). Il y a effectivement des dictateurs qui prennent le pouvoir par des élections. mais peu qui le gardent grâce à des élections.

Mais bon, dans un certain monde, il est acquis, et ça ne se discute ni ne s'argumente plus, que Chavez était un dictateur. Il est même fort malséant d'esquisser le moindre doute à ce sujet. Amen.
Je plussoie Cultive.
OuvreBoite a des pudeurs quand il s'agit de Chavez mais ne parle pas de ces "démocraties" où le pouvoir est maintenu entre les mains d'une oligarchie suffisamment retorse pour promouvoir et financer le bipartisme (drauche et groite), garantie de "démocratie" et surtout que rien ne changera pour elle et ses intérêts.
Qu'importe que Chavez ait été élu tout a fait démocratiquement, que la majorité de son peuple le pleure et que son bilan soit globalement positif, "Chavez n'était pas un dictateur mais...".
Ce n'est pas de la mauvaise foi, juste de l'inculture politique saupoudrée de fainéantise intellectuelle.
C'est limité en France à deux mandats successifs depuis le passage au quinquennat. Ça n'a certes pas toujours été le cas et la constitution de la 5ème république n'est pas exactement le mètre étalon de la qualité démocratique.
14 ans c'est effectivement beaucoup. En France, récemment il y a que Mitterrand qui a duré aussi longtemps, et on sait bien depuis un moment qu'il aurait mieux fait de s'abstenir, vu son état de fraicheur physique à la fin de son deuxième mandat (et Chirac aussi aurait mieux fait de se barrer après son avc).
Après tout n'est pas comparable, le Venezuela n'est pas la France. Mais il reste que Chavez s'est accroché largement au delà du raisonnable (puisqu'il n'a même pas pu prêter serment suite à sa dernière victoire électorale). C'est un comportement malheureusement assez courant, y compris dans nombre de démocraties plus longuement établies, et ça n'en fait pas pour autant une raison pour ne pas le compter dans son passif.

Mais bon, dans un certain monde, il est acquis, et ça ne se discute ni ne s'argumente plus, que Chavez était un dictateur. Il est même fort malséant d'esquisser le moindre doute à ce sujet. Amen.
C'est pas moi qui suis de mauvaise fois ici. Je n'ai jamais écrit que Chavez était un dictateur, je dis et je maintiens que comme démocrate il était pas terrible. Le fait qu'il n'ait pas été le seul ça n'excuse rien.
[quote=OuvreBoîte]"le gros des troupes est composé de despotes qui se sont accroché au pouvoir jusqu'à leur dernier souffle."

Je l'ai pas dit... tout en le disant... sans le dire... afin de pouvoir prétendre ne l'avoir jamais dit...
Plus tiré par les cheveux, tu meurs.
Donc je vous retourne le procédé : je déduis de vos protestations que vous approuvez sans réserve et dans tous les cas qu'un dirigeant agonisant se fasse réélire et conserve le pouvoir par tous les moyens, y compris en tordant le cadre institutionnel de son mandat et ce jusqu'à son trépas définitif.
Oui merci de le dire car les "théologues de la libération" furent bien assassinés grace à l'Eglise Catholique et en particulier avec l'aide sacrée de L'Opus Dei" avec l'appuis de la CIA et du président de l'époque.

Mais bon ce sont des "subtilités" qui échappent trop souvent à nos contacts ou amis. Et puis on a assez reproché à Cuba et Castro le fait qu'il soit plus athée que croyant alors quand un nouveau président honnis est croyant il est quand même coupable car non "ami " ou "non fréquentable".

Les bondieuseries de Chavez ne faisaient pas de mal et ne viraient pas à l'extrême. Mais quand on desteste quelqu'un on a le droit et le devoir de l'enfoncer à tous les niveaux. Quand on veux tuer son chien on l'accuse de la rage ou quoiqu'il dise ou quoiqu'il fasse "il aura toujours tort. ON achève bien les cheveaux bien sur.
Je n'ai pas la haine des Etats-Unis, je dis simplement qu'ils sont et ont été un pays impérialiste... et je pense aussi que la France est toujours un pays impérialiste...
Les Etats-Unis et la politique (économique surtout) de certains de ses présidents passés ont vraiment causé de gros drames, voire d'énormes problèmes de violence, surtout en Amérique Latine puisqu'ils se partagent le même continent : Nicaragua, Honduras, Guatelala, Chili, Panama... Colombie, Equateur, et bien d'autres ont beaucoup souffert (et souffrent encore) de l'aide américaine (ou de la CIA) aux armées ou aux brigades privées dans ce continent.
Quand on est grand consommateur de pétrole et d'énergies fossiles, on s'allie tout d'abord avec les dirigeants de pays producteurs de pétrole (ou de gaz)... qu'ils soient démocrates ou pas étant le dernier des soucis des dirigeants (actuels ou passés)... Voilà pourquoi je parlais des USA et de leurs amis aux pétro-dollars, ou de nous et des nôtres.
Pas de haines dans vos propos... Juste du bon sens.
Quand donc les gens comprendront que la plus grande partie du peuple américain, celui qui souffre, lui-même "hait" son "Etat" comme "son président". Et ne pas confondre le peuple qui subit et l'Etat qui lui fait subir a leur peuple les mêmes problèmes que les autres peuples qui sont riches de matières premières. On peux aimer le peuple américain et ne pas aimer son gouvernement.

De même en France ceux qui ne sont pas d'accord avec les mesures anti-sociales de l'Etat ne haissent pas le peuple mais bien l'Etat lui-même qui est responsable. D'abord il ne respecte pas ce qu'il a dit et fait même le contraire. Il ne faut pas avoir fait "Science-Popo" pour se rendre compte que c'est la même chose partout dans le monde.

A différents niveaux. Ulysse ne te trompe pas en disant que nous "haissons les USa" nous parlons de "l'ETat Us".

Nuance.
OK, mais le fait que Clomani me cite Moubarak, Assad, Kadhafi et consorts, ne me rend pas Castro ou Ahmadinejad plus sympathiques.
Kadhafi était dans les petits papiers de Chavez juste avant sa fin ; et Assad aussi avait plutôt la côte depuis qu'il est officiellement condamné par les gouvernements occidentaux.
Il y a guère de surprise dans ce domaine, la politique extérieure de Chavez a toujours été une catastrophe ambulante, et son positionnement politique collé à la ligne "12 ans d'âge mental, je fais tout le contraire des États-Unis".
En même temps, c'est assez insignifiant, son influence extérieure est totalement surestimée par la double caisse de résonance que lui valait son statut de chiffon rouge pour les républicains et de totem pour la gauche anticapitaliste.
Son empreinte intérieure sur le Venezuela restera probablement, il est douteux que ses bouffonneries à l'extérieur laisse une impression durable.
La question intéressante au niveau extérieur laissé par Chavez, c'est ce qui va advenir de Cuba. Un pays qui vit largement d'une forme d'aide sociale depuis 60 ans et qui risque malheureusement de tomber rapidement de son état de pauvreté actuel à la misère noire si l'embargo est maintenu et si le Venezuela cesse de filer du pétrole.
Bouffonneries ? Avec l'Equateur, avec la Bolivie, avec les autres pays latino-américains amis ?
Buchez un peu votre "dictionnaire anti-chavisme"... si le Vénèze est un rare partenaire de Cuba, vous parlez comme si les élections à venir étaient pliées d'avance.
Je ne possède pas le dictionnaire en question, mais je maintiens que l'activité extérieure de Chavez était passablement puérile. Et il n'y a pas grand monde, y compris parmi les "chavistes", et ici même, pour défendre son soutien automatique à tous les dictateurs condamnées par le gouvernement des États-Unis. Évoquer les aspects les moins reluisants du personnage et de sa politique, c'est se ranger automatiquement dans un camp des "anti-chavistes" ?
Ça n'a pas grand chose à voir avec la realpolitik pratiquée par les pays du nord dans leurs condamnations sélectives des différents despotes sévissant de par le monde, puisqu'il ne s'agit pas ici de passer sous silence leurs exactions pour faire discretos des affaires avec eux, mais de les soutenir bruyamment et publiquement sans qu'il y ait forcément derrière une relation économique stratégique.
Sur le résultat des élections, je n'en sais rien et je ne prétend rien. Des spécialistes ont mentionné que le soutien à Cuba, qui leur coûte assez cher, ne faisait pas l'unanimité chez les troupes d'Hugo Chavez. Celui-ci ayant pas spécialement bien organisé sa succession, la question cubaine pourrait apparemment ne pas être un invariant dans la politique Venezuelienne post-Chavez. Maintenant si vous avez des éléments contradictoires et plus probants comme quoi ça n'est pas une question ouverte, ou que les intervenants ayant exposé cette possibilité dans la presse sont de gros clowns, je serais ravi de les lire.
Alliance Bolivarienne
Lutte contre l'ingérence US dans toute l'amérique centrale
Volonté de création de marché latino pour contrer l'économie US
Appuie des démocratie contre les coup d'états US (Honduras-Salvador aussi je crois)

Faut aller chercher mais les actions exterieurs du Vénezuela durant le gouvernement Chavez sont loin d'être puériles, inexistantes ou jenesaisquoid'autre.

Après quand cela ne touche pas l'Europe, forcément on en à rien à secoué; C'est ca l'idée ?
acrimed et Le Monde diplo menant la résistance
Donc maintenant, Le Monde Diplo est un "média alternatif" ? Ca devient très très flou, cette notion...

Diviser le débat en "pros" et "antis" est assez manichéen : non, ce n'était pas un dictateur sanguinaire, mais oui, la criminalité a explosé, il a placé des membres de sa famille un peu partout, envahissait les médias (Sarkozy, petit joueur), a soutenu Kadhafi jusqu'au bout.

Les "antis" ne cherchent pas forcément à en faire un vilain Stalino-Pinochétiste qui a massacré son peuple. Simplement, l'adulation sans réserve que certains témoignent envers Chavez mérite d'être fortement nuancée. Le système Chavez n'est pas le paradis sur Terre.
Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.