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Commentaires

SeaFrance, cynisme à ciel ouvert

A quoi reconnait-on un animal politique aux abois ?

Derniers commentaires

Ça y est Seafrance est liquidé.

Tout le monde pleure, les avocats des salariés crient, la CFDT crie, le gouvernement gigote. On remet en cause une décision de justice dont tout le monde savait qu'elle allait arriver, qu'elle était la plus logique.

Le papier de Schneidermann parle de cynisme. Et il y a en effet un certain cynisme dans toute cette affaire, surtout lorsqu'on comprend que Seafrance était condamnée dès le début de la médiatisation de l'affaire. Mais ce qu'on n'entend pratiquement pas dire, à part par quelques économistes et autres blogueurs, c'est la raison de la condamnation de Seafrance. Quelques soient leurs fautes, ce ne sont ni la direction, ni les syndicats qui sont vraiment la cause de la fin de cette compagnie. Les causes, ce sont le tunnel sous la manche et les compagnies low-cost. Les causes, c'est le temps qui passe et le monde qui change, et qui rendent le ferry moins utiles qu'avant, et les employés de compagnie de ferry de même.

Ou comment, par simplification politico-médiatique, par volonté d'être réducteur et de gigoter, des objectifs sains tels que "sauver l'emploi face aux délocalisations ou aux licenciements économiques" sont devenus "sauver l'emploi quoi qu'il arrive même si c'est pour produire du vent.". Parce qu'il faut des objectifs simples, parce qu'il faut être audible, parce qu'il faut montrer qu'on agit…
D'accord avec vous M. Schneidermann, mais vous avez écrit cet article un peu tôt.

Personnellement quand j'ai entendu le syndicat annoncé "ce sera la coopérative ou rien" je me suis dit "hum... pas net tout ça".

Maintenant on apprend que les pratiques du syndicat de cette entreprise ont quelque chose de mafieux (j'ai entendu des journalistes radio le dire).

On peut se poser la question, est-ce que ce ne serait pas ces pratiques qui ont sabordées l'entreprise finalement ? ce ne serait pas la première fois.
aujourd'hui un syndicaliste racontait leur entrevue avec mariani et kochiuscko moriset : le gouvernememnt n'avait pas pensé à la reprise des bateaux !!! damned
Les ministres demandent alors une suspension de la réunion - 5mn -pour convaincre la SNCF de racheter pour 35 millions de navires
emballé, c'est pesé !
quoi qu'il en soit j'espère que cette SCOP fonctionnera
entreprise difficile que de créer une SCOP, voir le film 'entre nos mains"
Crédit photo : Reuters.
(non non, Daniel, ce n'est pas parce que vous faîtes des captures d'écran à la tronçonneuse, incluant la première ligne de l'article, que ça vous dispense de citer l'auteur... ;-) )
C'est regrettable, mais c'est la même engeance que Chirac, le même génie pour se faire élire, et la même incapacité à se montrer à la hauteur de la fonction.
Sentir les aspirations immédiates de la population, ce n'est pas être à la mesure de la personnalité et de l'aptitude à gouverner, et de remettre en cause les cadres, d'un De Gaulle ou d'un Mitterrand, quels qu'aient été leurs défauts par ailleurs.

Cela dit, tant mieux pour les salariés de SeaFrance, surtout si ça leur permet de se rendre compte des réalités. Et tant pis pour tous ceux qu'on laisse tomber, parce que ce n'était pas le bon moment.
J'ai beaucoup apprécié le passage de DS sur la responsabilité de la CFDT dans la déconfiture de SeaFrance, parce que même si je me pose naturellement du côté des salariés, le fameux rapport cité et de nombreuses informations rapportent que la CFDT de la boîte a fait tout ce qu'il fallait pour la couler. Il faut aussi savoir reconnaître lorsque certains salariés sont responsables.
Ce qui est étonnant en effet, c'est qu'au lieu de pourfendre les syndicalistes irresponsables, ce qui aurait pu être fait à bon droit dans ce cas, Sarko ait choisi de sauver l'emploi à tout prix. Les campagnes électorales génèrent bien des mystères ^^'
Bonjour
Avec une telle girouette (qui suit le vent et n'impose aucune direction au vent) aux commandes on peut s'attendre à tout y compris à ce qu'il change d'avis d'ici peu.
"Sarkozy compte désormais sur le rythme du sprint, pour ne laisser dans l'oeil des électeurs que l'impression rétinienne du président qui tente tout pour sauver l'emploi.": DS.

Bah, que ne faites-vous votre effarouché, c'est la démocratie, ce stupide jeu où, puisqu'on ne fait appel qu'au plus grand nombre et aucunement à la raison, il sera toujours plus profitable de laisser une bonne impression que de reconnaître son impuissance. Vos efforts pédagogiques sont donc parfaitement vain. Tout le monde le sait et pourtant, les mêmes vouent encore un culte à cette hérésie.

yG
Cette nuit j'ai rêvé que Sarkozy donnait une interview à un écrivain. L'écrivain est assez impertinent, il à l'air un peu fou. Sarkozy s'énerve, l'écrivain s'échauffe un peu et commence à tutoyer Sarkozy: "Comment vous osez tutoyer le Président de la République!?". Sarkozy est blanc.
"La meilleure interview de Sarkozy", je commente.
Je ne sais pas si le Sarkotonic prend l'eau, mais c'est un beau tête-à-queue que son Puissant Chef vient de nous offrir. J'ai même vu Mariani avaler son chapeau et la bergère de Longjumeau en avoir la bouche sèche. Faut vraiment être un taré pour ne pas percevoir le grotesque de la situation. Avez-vous remarqué que le faucon de Meaux ne moufte pas en ce moment ? Il doit être trop occupé à se limer les dents... Y'en a une qu'est restée plantée dans le parquet (oh là ! le méchant mot) du Nibar ou quoi ? Paraîtrait aussi que le petit Donnadieu a mangé le morceau... sur la table de Karachi. Bref, rien que des farces. Bonne année en Sarkozistan !!!
[quote=Schneidermann]C'est le propre des coups de poker: ça passe ou ça casse.
La formule nécessite d'être explicitée, car ça casse toujours et, surtout, c'est quand ça passe que ça casse le plus: non évidemment pour qui réussit son coup, mais pour ceux qui le subissent. Curieux comme l'expression nous place du côté de celui qui ose... tromper. Perversité complémentaire de "la servitude volontaire". Double perversité en l'espèce, puisqu'elle fait participer les victimes au forfait: les rend complices de ce dont ils pâtissent. Le jeu de langage est à déjouer.
La manoeuvre est tellement grossière qu'elle en devient marrante.....Sauf pour ceux qui vont y laisser leur emploi .Le "règne" a commencé par le recours grotesque à Jaurès et Guy Môquet(grotesque et insultant). Il se termine par ce faux-semblant ,tout sauf libéral du président le plus libéral,probablement voué à l'échec. Plus cynique et plus stupide n'existent pas !
Le cynisme est d'autant plus grand si on se souvient de la position de la droite vis-à-vis des SCOP.

Cf. les propos désabusés de Neuschwander dans le superbe film, Les Lip, l'imagination au pouvoir, de Christian Rouaud (ici), où il explique qu'éliminer l'utopie Lip avait été fomenté depuis le plus haut niveau du gouvernement dans les années soixante-dix, que le capitalisme ne pouvait tolérer qu'une boîte rachetée par ses salariés s'en sorte, que le carnet de commandes très prometteur amené par Neuschwander avait volontairement été asséché par le pouvoir en place.

Alors Sarko en chevalier des SCOP, laissez-moi rire.

http://anthropia.blogg.org
Médisance ! Prochaine manoeuvre : not' bon président va faire embaucher un de ses fils dans Sea France !!!
Et si ça ne suffit pas, des intermèdes musicaux sussurrés pendant la traversée seront proposés.
Je ne vois rien d'autre, là tout de suite.
A propos d'économie, vous devriez récompenser Anne-Sophie Jacques pour sa réactivité. (en sonnants et trébuchants s'entend)
.
La chronique de Getta puis les éloges de Montebourg sur les idées de Roro.ce matin sur Fi
m'ont parut ètre une hommage à son vite dit d'hier.

(Cela dit sans cynisme)
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