73
Commentaires

Sarkozy : les libraires se lâchent

Le métier de libraire n'est pas toujours facile : il doit parfois vendre, contraint et forcé, des livres qu'il n'aime pas, voire qu'il n'a pas commandés. Alors il arrive que le libraire, souvent excédé et parfois facétieux, se venge. Démonstration avec La France pour la vie de Nicolas Sarkozy.

Derniers commentaires

Bravo aux libraires! -point Godwin- dommage que Mein Kampf ne soit pas encore sorti, ça aurait fait un bon accompagnement. :-D
Bonjour
Nous avons eu le déshonneur à Montpellier d'avoir la visite de P. Bismuth venu pour signer le livre d'un certain NS dans la plus grande librairie de la ville. Il a même eu droit à un 3' dans le journal régional de F3 (je suppose qu'ils manquaient de sujets ce jour là). Une file d'attente interminable s'était formé pour obtenir une signature de l'escroc. Il faut de tout pour faire un monde !!!
A propos de se lâcher, si on s'écoutait notre petite chronique raffinée du vendredi ?
Sur le blog Big browser hébergé par lemonde.fr : Des libraires s’amusent avec le livre de Nicolas Sarkozy
Qui a plagié qui?
Très drôle! De quoi bien bien s'amuser à chaque passage dans une librairie ou une grande surface( je n'y achète jamais mes livres, mais rien n'interdit de redisposer à notre guise ceux qui y sont en vente). Depuis longtemps, quand paraît un livre de Claude Allègre ( ce qui devient plus rare), je me fais un plaisir de le dissimuler sous un autre livre. Récemment il m'a semblé inversement que le dernier Patrick Rambaud François le Petit avait été escamoté par quelqu'un se livrant au même exercice; je l'ai remis en évidence.

Mais l'idée d'associer ainsi certains livres ne m'était pas venue.
A ne pas manquer aussi les livres de Donald Trump publiés aux éditions Donald Trump à lire en buvant la Trump Natural Spring Water. Vous pouvez même offrir un livre à vos enfants écrit par Donald Trump "Winners aren't losers" (le livre est lu à la minute 3:15).

Dans quel monde vivons-nous ? Nous sommes capables de prouver l'existence des ondes gravitationnelles qu'avait pressenties Einstein et en même temps, un journal ose publier un article comme celui-ci tellement indécent..
L'article est heureusement suivi de ce commentaire où le commentateur explique que Sarkozy défie les lois de la gravité :
"Quelqu'un pourrait-il expliquer à Sarkozy que personne ne peut signer 627 livres en 2 h ? Et qu'aucun magasin n'a d'ailleurs en stock 627 livres du meme auteur (chiffre qu'il prétend avoir dédicacé... en deux heures seulement!)" (soit 5 livres à la minute)

Pour revenir sur le sujet de l'art des libraires, en Grande Bretagne dans une librairie qui n'était pas de la chaîne W H Smith (dont les vitrines sont comme des gondoles de supermarchés remplies de dizaines d'exemplaires du même livre... vous voyez ce que donnerait cent tronches de Bismuth), j'ai vu un libraire qui avait empilé une vingtaine de bouquins différents dont les titres mis l'un après l'autre composaient une belle rêverie.
Pourquoi un mec qui a lu "la Chartreuse de Parme" ne pourrait pas devenir écrivain ? :)) Hein je vous l'demande ?
Et ben en voilà une chronique qu'elle fait tellement de bien (*) qu'elle devrait être remboursée par la sécu !

(*) commentaires compris !


Merci m'sieudames !

PS : dès qu'il s'arrête de pleuvoir je passe faire un tour à Folie d'Encres. Je ne serais pas surpris que la bande de gauchos qui y travaille se soit fait une vitrine aux petits oignons pour l'occasion.

;-)
En zappant les radios j'ai entendu sur une chaîne quelconque que Sarkozy avait une base d’aficionados sur lesquels il pouvait compter contre vents et marée, contre toute mauvaise aventure judiciaire, ces gens étant totalement imperméables aux évidences, de la même manière qu'à Levallois, Balkany a toujours pu compter sur la fidélité de ses électeurs, tout comme à Palerme, un parrain peut compter sur la loyauté de ceux qu'il terrifie.

Et donc ce commentateur politique pronostiquait à demi-mots une rencontre Sarkozy vs la fille du père.

En tous les cas, quand je vois un livre écrit par Sarkozy qui a pour titre "La France pour la vie", moi je le prends pour une menace du genre "La France ou la vie !", je lui laisse la France, et je me barre ailleurs.
ça me rappele une autre photo qui a fait le buzz il y a quatre ans : http://latelelibre.fr/wp-content/uploads/2012/05/FLAMBY-640x360.jpg
Cette technique de vente forcée "office sauvage", ne serait-t-elle pas un moyen d'afficher des chiffres de vente quelque peu insincère ?

Exemple
TCHD : Absolument ! BFM annonçait, il y a trois jours, 106 000 exemplaires vendus. I s'agit en vérité du nombre d'exemplaires fourgués de force aux libraires, pas du nombre de livres achetés par les clients (je n'ose pas dire "lecteurs").
Donc, si on résume, il s'agit d'une combine entre l'auteur, l'éditeur et le distributeur pour gonfler artificiellement les chiffres de vente. Le coût de l'opération ( le retour des invendus ) étant à la charge des libraires. J'ai bon ?

P'tain, je crois que je vire complotiste, moi.
TCHD : A vrai dire, l'auteur ne joue aucun rôle dans cette affaire. C'est l'éditeur-distributeur qui décide de tout. Je mets un tiret à éditeur-distributeur parce que les gros éditeurs ont leur propre réseau de distribution, ils ne passent pas par des sociétés tierces comme les petits :

Editis (Le Robert, La Découverte, Éditions Perrin, Presses de la Renaissance, Bordas, Nathan, Gründ, etc.) possède son propre réseau, Interforum.

Gallimard (Denoël, Mercure de France, la Table ronde, P.O.L., Futuropolis, Flammarion, Casterman, etc.) possède son propre réseau, la SODIS.

Hachette (Marabout, Larousse, Armand Colin, Stock, JC Lattès, Hatier, Grasset, Fayard, Dunod, Calmann-Lévy, Mille et une nuits, etc.) possède son propre réseau, CDL.

Etc.
Sans doute pour les auteurs ordinaires, mais peut-être que cet "auteur"-là (*) a quelques moyens de pression que n'ont pas les autres. Non ?

(*) guillemets à auteur, parce que le fait qu'il passe ses vacances au cap Nègre rend suspicieux :-)
et puis le tiret entre éditeur et distributeur aussi me rend suspicieux : avant 1990 peut-être, mais aujourd'hui, cela me semble très audacieux ! Voire néo-réac.
BRACAM : Chuis sans aucun doute néo-réac, comme Sarkozy est écrivain. A part ça, quel est l'objet exact de la suspicion ?
la réforme orthographique ;-) C'est une plaisanterie, juste une plaisanterie. C'est dommage, j'ai failli vous dire le très grand plaisir que votre chronique m'avait procuré, puis j'ai craint de fayoter. Alors voilà, je le dis sincèrement.
est-ce qu'au moins le papier est-il suffisamment riche en cellulose pour servir de torche c...l?
Je n'oserai pas employer ce papier pour un usage direct.

Le PQ, c'est le premier objet indispensable dans une maison. Placer au même niveau cet ouvrage, qui oserait ?
Et ces chiffres sont utilisés pour les divers classements des meilleures ventes paraissant dans les médias.
Ce n'est pas vraiment un mensonge puisqu'il s'agit bien de ventes, mais de ventes aux libraires, pas aux lecteurs, comme l'explique très bien AK.
Les libraires ont la possibilité de retourner leurs invendus aux éditeurs au bout d'un certain temps et bénéficient alors d'un avoir (ou note de crédit). Les chiffres vraiment sincères devraient donc être ceux des mis en office déduction faite des retours.
Les chiffres de ventes annoncés dès la sortie de l'ouvrage sont donc biaisés.
Une autre image dans le même thème, à la Fnac de Poitiers !
J'ai vu hier chez mon libraire , dans une petite ville ,un tas d'une dizaine de livres de l'Ex. Je n''ai pas compris sur le moment, et ça m'a même un peu agacée.
Votre chronique répond à mon interrogation. Ce matin, le tas n'a pas baissé. Pas de titre désobligeant posé à côté cependant. Qui sait, peut-être l'un d'eux fleurira cet après midi à côté de la colonne inentamée.
De quoi dire à la chanteuse qui ignorait qu'elle vivait avec un écrivain que d'ici quelque temps le chef d'œuvre en question connaîtra l'offense d'un quelconque pilon.
Je viens de faire une mise à jour intéressante de la chroniquette…
Un bouquin de Sarkozy dans une librairie, c'est comme un produit alimentaire à base d'huile hydrogénée dans un magasin bio.
Réjouissant...
Merci pour cette chronique en éclat de titre/rire
Se non é vero é ben trovato.
Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.