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Sarkozy fait sa revolution culturelle dans l'Express

Le nouveau ministre de la Culture, le très raffiné Frédéric Mitterrand, va pouvoir s'entretenir avec un Sarkozy métamorphosé. "Nicolas Sarkozy fait sa révolution culturelle", expliquait L'Express dans son édition du 18 juin en consacrant un dossier de neuf pages à la mutation culturelle du président de la République. Visconti, Courbet (Gustave, surtout pas Julien), Maupassant, Leonard Cohen, le programme culturel du président force le respect. En l'espace de quelques mois, Sarkozy a avalé trois bibliothèques et deux médiathèques, si l’on en croit L’Express.

Derniers commentaires

Dans ce vite dit et gratuit, un nouvel extrait d'une intervention de l'inculte, pas piquée des hannetons !
"Est-ce qu'il est normal que le dimanche, quand Mme Obama veut avec ses filles visiter les magasins parisiens, je dois (et pas je doive comme retranscrit) passer un coup de téléphone pour les faire ouvrir?"
Et la dernière phrase, un must de l'expression orale présidentielle:
"Que tous ceux qui soutiennent le Président Obama, qui l'trouvent très bien, et ils ont raison, aillent leur (?) expliquer pourquoi nous sommes le seul pays où, le dimanche, à Paris, les magasins sont fermés."
Excellente remarque. Quand on songe qu'il suffirait que Paris se situe à l'étranger, pour que ses magasins soient ouverts...
À mon tour de poser une devinette à Sherlock et aux @sinautes :

Quel journaliste a déclaré, à propos du discours de Sarquozy à Versailles, "il nous avait fait le coup de la rupture, il nous fait le coup de la révolution, c'est à dire, en effet, on change complètement d'ère, on ferme cette période des trente glorieuses. Il nous dit le modèle social français a de nouveau sa chance dans un monde qui revient des fièvres, des emportements du libéralisme à tous crins. Il nous dit, c'est fini, ce ne sera plus jamais comme avant. On a de nouveau notre chance. C'est extrêmement ambitieux !" ?
Bizarre, en lisant votre article il m'est revenu en mémoire mes lectures faites il y a 40 ans sur l'histoire personnelle de HITLER, MUSSOLINI leur période "culturelle" et "cultuelle" quand ils se rapprochaient de l'église, de l'armée, de la haute société... avant de donner le coup de grâce.
Je cherchais à l'époque à comprendre pourquoi et comment...
Cela me donne la nausée.
Désolé.
Oui, Sarkozy aime définitivement la culture :
http://www.rue89.com/2009/06/25/frederic-lefebvre-serait-nomme-secretaire-detat-a-la-culture
La rumeur fait peur, même si ce n'est qu'une rumeur...
I'm back

? Devinette n°1 : Rama Yade? puisqu'en raison sa jeunesse elle est sans doute la seule qui puisse être autorisée à se souvenir des notes du bac sans passer pour ridicule ou sénile.

? Devinette n°2 : ne serait-ce pas un ancien membre d'Occident? c'est à dire Devedjian ou Novelli, voire Madelin, mais ce dernier s'étant retiré de la vie politique, j'en doute

Sinon, je me suis ressouvenu nonobstant ma nuit ensommeillée de mes hypothèses capillotractées concernant l'identité sherlockienne:

1. Dan Israël ne signe jamais d'article la veille de la publication d'une chronique de Sherlock, exception faite du 19 mai (exception qui confirme la règle?...)
2. Le 26 février 2008, Dan Israël employait la phrase "la ficelle est un peu grosse" dans un article sur la flambée des prix... Sherlock emploie la même phrase dans la chronique de cette semaine...
3. Par deux fois (ici et là), Dan Israël a employé l'expression "on n'est jamais trop prudent", que Sherlock emploie également cette semaine...

Conclusion: sur ces très maigres indices, cette semaine je penche pour Dan Israël... mais je ne doute pas de changer d'avis bientôt, car les voies de la capillotraction sont multiples et fol qui s'y fie...
Est-ce que les conseillers ( ministeriels ou a l'Elysee ) sont consideres commes membres du gouvernement ?
Légère disgression au sujet du vernis culturel
Concernant le rapport de NS aux élites, ou plus exactement la version qu'il sert à "des jeunes de balieue", on peut se rappeller cette episode de la campagne presidentiel (fev. 2007) diffusé par Grignywood :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/guguss/video/x1qwdr_a-voir-absolument
Bon alors, j'avais plein de truc à vous dire, M'sieur Sherlock, mais le site a commencé à planter à ce moment-là, alors que j'avais fait des recherches passionnantes pour démasquer votre véritable identité... J'ai tout perdu, et maintenant, alors que je suis le seul présent sur ce forum déserté pour cause de black out total précédemment, j'ai surtout envie d'aller me coucher. Donc, à [s]demain[/s] aujourd'hui, mais plus tard, pour de flagrantes révélations, à condition que je me resouvienne de mes raisonnements capillotractés d'hier... Bonne nuit à tous, sauf à sleepless qui n'en a pas besoin vu son pseudo...

Par contre une question me turlupine: dans votre devinette n° 1, quand vous écrivez "membre du gouvernement" vous faites allusion au tout récent au précédent, ou aux deux?
Depuis que j'ai lu ça :

http://bibliobs.nouvelobs.com/20090527/12782/le-point-g-de-sarkozy


j'ai comme un doute !
Pour faire avancer le Schmilblick
Devinette n°1 : ce n'est pas Sa Grandeur, ni Darcos, ni xavier Bertrand..
Repéré après le passage d'une manif universitaire ce message imprimé sur papier A4 :

"La culture a-t-elle besoin de Sarkozy ?"

c'était signé de... La Princesse de Clèves


Et finalement, il nous fait à son poste une bonne figure d'"exception culturelle", ce président.
Bien Sarkozy ne sort pas grandi de cette chronique, Sherlock, si, merci !
“ En l'espace de quelques mois, Sarkozy a avalé trois bibliothèques et deux médiathèques”

Ah ! Bon ! Il n'en branle vraiment pas une alors ?

Même pas une seconde pour lutiner Carlita entre deux volumes, le Chouchou ?

Incroyable, quelle abnégation quel goût de la littérature et de la musique, soudain… Au point qu'il va finir par avoir la tête de l'art !

En réalité il semble plutôt être que Carlita qui n'a pas vécu qu'avec des andouilles (Laurent Fabius, Jean-Paul et Raphaël Enthoven par exemple…) a exigé qu'il passe du coloriage à la lecture…

Raphaël…

Quatre consonnes et trois voyelles
C'est le prénom de Raphaël
Je le murmure à mon oreille
Et chaque lettre m'émerveille
C'est le tréma qui m'ensorcelle
Dans le prénom de Raphaël
Comme il se mêle au a au e,
Comme il les entre-mêle au l
Raphaël à l'air d'un ange
Mais c'est un diable de l'amour
Du bout des hanches
Et de son regard de velours
Quand il se penche
Quand il se penche mes nuits sont blanches
Et pour toujours
Hmm

J'aime les notes au goût de miel
Dans le prénom de Raphaël
Je les murmure à mon réveil
Entre les plumes du sommeil
Et pour que la journée soit belle
Je me parfume Raphaël
Peau de chagrin pâtre éternel
Archange étrange d'un autre ciel
Pas de délice pas d'étincelle
Pas de malice sans Raphaël
Les jours sans lui deviennent ennui
Et mes nuits s'ennuient de plus belle
Pas d'inquiétude pas de prélude
Pas de promesse à l'éternel
Juste le monde dans notre lit
Juste nos vies en arc en ciel
Raphaël a l'aire d'un sage
Et ses paroles sont de velours
De sa voix grave
Et de son regard sans détour
Quand il raconte
Quand il invente je peux l'écouter
Nuit et jour
Hmm

Quatre consonnes et trois voyelle
C'est le prénom de Raphaël
Je lui murmure à son oreille
Ca le fait rire comme un soleil


Elle est chaude comme la braise. C'est bon à entendre, n'est-ce pas mister president ?

À quand "Nicolas" (Nique ! Oh ! Las ?)

Zut, pas de chance, c'est déjà pris par Sylvie (et excellent d'ailleurs)

Nicolas par Sylvie Vartan

Non ce n'est rien qu'une chanson qui revient quelquefois
Rien qu'un sourire, en souvenir d'un garçon d'autrefois
Quand mes jours sont gris
Qu'il neige sur ma vie, il revient dans ma mémoire
Au lycée Français un soir il m'attendait
Il souriait Nicolas

{Refrain:}
Nicolas, Nicolas, ma première larme ne fût que pour toi
On était, des enfants, notre peine valait bien celle des grands
Nicolas, Nicolas, c'était de l'amour, on ne le savait pas
C'est la vie, qui nous prend
Qui nous emmène où elle veut et où elle va

Un homme enfant, aux yeux trop grands, sur un quai, qui pleurait
Il a neigé, beaucoup depuis, sur là bas, sur Paris
Et il ne sait rien, de moi et de ma vie
Ce que je fais, qui je suis
Il ne connaît pas, l'autre Maritza, il garde la vraie là-bas

Nicolas, Nicolas mon premier chagrin s'appelle comme toi
Je savais, que jamais, je ne reviendrai ici auprès de toi
Nicolas, Nicolas c'était de l'amour, on ne le savait pas
C'est le temps, qui s'en va
Qui invente toutes nos peines et nos joies.
Nicolas, Nicolas, ma première larme ne fût que pour toi
On était des enfants, notre peine valait bien celle des grands
Nicolas, Nicolas, c'était de l'amour, on ne le savait pas
C'est la vie qui nous prend
Qui nous emmène où elle veut et où elle va
Nicolas, Nicolas.....


En fait il les tombe toutes, le Nico, illico presto, subito, y'en a pas une qui lui résiste !

Surtout quand il envoie les CRS et le GIGN...

P.S. : Raphaël riait comme un soleil, Nicolas rit comme la lune, je suppose !

***
Manque de chance, quelques jours plus tard, Le Petit Journal de Canal + a montré les images d’une note de Nicolas Sarkozy sur laquelle le président a écrit "infréquentable" avec un c.


Manque de chance, sur @si une journaliste a écrit "convaincant" avec un "qu".

Je laisse Sherlock mener son enquête ;-)

Plus sérieusement c'est effectivement surprenant de penser que des lecteurs peuvent croire qu'un président a priori déjà fort occupé par ses fonctions ait le temps de se farcir autant de livres et de films.
Gustave Courbet tombe nez à nez avec Nicolas Sarkozy ! Nul n’aurait pu imaginer plus belle rencontre, car c’est là toute une esthétique relationnelle qui s’instaure dans l’espace d’un instant entre le peintre et un président éminemment cultivé qui connaît Luchino Visconti, Thomas Mann, Zola, Céline, Jean-Luc Godard, Picasso, Louise Bourgeois, Basquiat, Schiele, Capra, Lubitsch, Woody Allen, Claude Sautet, Leonard Cohen, David Lynch, Michel Houellebecq, Pierre Nora… On est à bout de souffle et Gustave Courbet lui-même n’en revient pas en se prenant la tête entre les mains. Ah ! S’il n’y avait pas Catherine Pégard comme Muse de la communication, que feraient donc les médias pour pouvoir s’en rendre compte ? L’otium du Président est là pour donner l’exemple et mettre en sourdine les tintamarres médiatiques, écoutant plutôt les délicats bruits d’éclat que Les Casseurs de pierres de Courbet produisent de leur dur labeur. Courbet a éprouvé de l’émotion pour ces hommes rivés à leur bagne de misère, il en a retenu la beauté de leurs mouvements et c’est cette beauté picturale qui a chanté sous ses pinceaux. Mais il faut être réaliste : Courbet n’aime pas le toc.
En exclusivite : la photo de Segolene Royal qui paraitra dans Le Point le 20 mars 2010

><>< lors d'une visite a Washington ><><
Ça y est, Balthaz a trouvé? Plus de quoi chercher ? sniff

A part ça, le Dr.Watson avait donné le bon sujet de cette chronique royale !

Quoi, il a lu TOUT Maupassant? fichtre !
(à Alstom, le 17 mars): chez Alstom, plutôt, non? ce n'est pas une ville!! :-)

si j'ai bien compris, après avoir fait de temps en temps du journalisme, l'express doit s'excuser en faisant de la lèche?

et beh...
J'ai beaucoup aimé les extraits de l'article, une telle idolâtrie, une lèche aussi éhontée c'est grandiose. Bientôt on apprendra que c'est aussi un grand sportif : le président enchaîne les marathons (3 le mois dernier) tout en lisant l'intégrale de Zola, et maintient sa condition physique en nageant 15 kms par semaine tout en écoutant avec son I-Pod insubmersible l'œuvre de Chopin.
C'est tellement pitoyable que ça en devient risible.
Encore une victoire de sherlock !

Aucune idée pour les énigmes cette semaine encore :(
"le comédien et compagnon de la sœur du président Valeria Bruni-Tedeschi, Louis Garrel, a participé à cette lecture marathon ! " Bon, tout le monde aura rectifié de lui-même, mais ce serait peut-être mieux en le rectifiant directement sur le texte, mon cher Watson.
Bonjour

"le comédien et compagnon de la sœur du président Valeria Bruni-Tedeschi"

Ce n'est pas plutôt sa belle-soeur ?

A part ça, votre chronique est bien, même si en l'occurence (et vous le dites d'ailleurs), la ficelle de communication est tellement énorme que l'enquête n'a pas du être bien difficile à mener... heureusement qu'il y a le dernier paragraphe qui explique pourquoi Barbier accorde tant d'ampleur à ce sujet cousu de fil blanc.

Bonne journée

TMF
Malgré toute la communication déployée pour nous présenter notre Guide Suprême pour une sommité de la culture, il reste toujours des signes qui ne trompent pas. Quand les bases ne sont pas acquises, on commet toujours des confusions : il voulait se débarrasser de l'affaire de Karachi, résultat, il a viré Karouchi !
A moins que ce ne soit subliminal !
1 : Dati
2 : Bachelot
Un article grotesque que je m'étais fait un plaisir de vous signaler. Enfin, quand je dis un plaisir ... j'étais plutôt effondrée. Les lecteurs de l'Express sont-ils cons au point d'avaler ça ? :(
...Stéphane Guillon a pris le relais, et pas le relai, Môssieur Sherlock.
L'orthographe étant, dois-je vous le rappeler, ce par quoi notre langue tient debout.
Tant de "bons mots" journalistiques consacrés à la métamorphose de Nicolas Sarkozy, c'est à la fois ahurissant et inquiétant. La fabrication médiatique du futur monarque est en marche. Les conseillers de NS devraient lui suggérer la lecture de Proust "A la recherche du temps perdu", pour optimiser ce programme culturel de rattrapage et atteindre le graal de la métamorphose, ou plutôt de l'anamorphose...
Quant au texte de C. Barbier, citant Alcmène et Mercure à sa propre gloire, j'en reste coîte !

Merci pour votre chronique, très éclairante.
Vouloir autant se cultiver est plutôt louable. Vouloir étaler ce "renouveau", l'est déjà moins. Mais est-ce vraiment étonnant ?
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