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Roms : derrière le lynchage

Cet étrange, cet insoutenable soulagement, quand on entend enfin Valls et Hollande condamner le lynchage d'un adolescent Rom soupçonné de cambriolages

Derniers commentaires

Au vu de l'article de Libe de ce WE il apparaît que bien des commentaires sur cette triste histoire était un peu hâtifs... C'était tellement plus simple et rassurant de dire que c'était la faute de Valls ( dont je me fiche éperdument). Mais à présent tout le monde s'en fiche, la réalité est parfois cruelle...
Une bonne nouvelle dans son malheur concernant Darius, ou plutôt Gheorghe:
http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/07/20/l-adolescent-rom-lynche-en-seine-saint-denis-est-sorti-du-coma_4460203_3224.html#xtor=RSS-3208
Apparemment, la source de Denis Robert n'était pas sûre.
Tant mieux, en l’occurrence.
Aujourd'hui sur son Facebook Denis Robert dément cette " mort clinique" puisque l'état du jeune rom s'améliorerait. Pas sur que ce topic soit encore suivi pour son objet initial mais autant le préciser.
D'après Denis Robert (sur son facebook) le jeune rom serait cliniquement mort depuis 36 heures.
Bonne nouvelle : en prison, Youssouf Fofana s'est assagi.
Il semble en effet que le maton qu'il a tenté de trucider ne soit même pas juif.
Et si c'était "seulement" un horrible fait divers, un de plus. Un fait divers qui s'empile aux autres et qui rend plutôt compte de la violence qui traverse en ce moment la société française incapable de consensus aussi bien dans la rue qu'au niveau politique. Les gens se sentent abandonnés, face à leurs craintes et laissé à eux même par l'état, ils ne serait pas, malheureusement, étonnant de voir ce genre de fait divers se reproduire.
DS me pardonnera ce troll, car il s'agit de faire connaître les vilaines manières du Point. Pourquoi pas ne pas en faire un Vite dit ?

http://philippedossal.fr/de-lart-de-virer-un-journaliste/#comment-10756
La politique migratoire de la France a vocation à être bonne.
Pour cela il faut, premierement, qu'elle soit legitime, c'est-a-dire decidee de maniere democratique par les Francais, et non pas decidee par l'Union Europeenne, de maniere non-democratique.
Deuxiemement, il faut qu'elle ne degrade pas la richesse, l'equite de sa repartition, la cohesion et le niveau d'education en France. Ces deux dernieres choses etant importantes pour qu'il y ait en France un bon climat social, et meme une democratie qui fonctionne bien. Pour cela il faut qu'on tienne compte du fait que des flux migratoires trop importants, ou mal selectionnes, ou non accompagnes d'une bonne politique d'integration, peuvent degrader ces choses de maniere excessive.
Enfin, il faut qu'elle fasse partie d'une maniere intelligente d'utiliser l'effort, limité, de generosite de la France vis-a-vis du reste du monde : qui soit le plus benefique possible pour le reste du monde. Ce qui suppose de ne pas preferer de maniere trop systematique, un effort d'accueil d'immigres par rapport a d'autres efforts comme l'aide au developpement, et de ne pas preferer de maniere trop sytematique, accueillir des Roms plutot que des etrangers venant d'autres pays.

Il est bien sur mauvais de commettre des crimes envers les Roms, mais il est mauvais, aussi, de confondre le fait de commettre ces crimes, avec le fait de dire ce que la politique migratoire de la France a vocation a etre, et de constater que, dans les faits, elle s'ecarte de cela.
Entretenir cette confusion, c'est accuser a tort ceux qui disent ces choses-la de commettre des crimes : ce qui est une faute morale.
Et c'est confondre un acte barbare, avec un discours qui est une maniere civilisee de faire face a ce qu'il y a de dur dans le monde : on est moins en position de se plaindre d'une montee de la barbarie, quand soi-meme on confond civilisation et barbarie.
Désolé de constater que ce sujet suscite bien moins de commentaire que la grève de nos cheminots. Il est vrai que la fabrique du consentement fonctionne à plein régime ces derniers temps.
Eric Fassin est un cuistre bien incapable de la moindre analyse sur le type de relations et de normes sociales qui prévalent dans le quartier de la cité des Poètes, à Pierrefitte.
Qu'ils s'agissent des larcins avérés de la victime, de son enlèvement lors d'une expédition punitive, sa séquestration, les actes de tortures et la demande de rançons, tous les faits qui émaillent cette affaire trahissent, non pas la dérive raciste ou extrémiste de la classe politique, mais bien les comportements de type mafieux et/ou communautaristes inspirés par des logiques de vengeance et de violences crapuleuses.
A côté du néo-fascisme des Le Pen, en vogue dans la France péri-urbaine, d'autres formes de fascisme prospèrent : celui des islamistes, des rappeurs ou des admirateurs de Tony Montana.
Le facsisme des rappeurs?!?
Ceux qui ont la violence pour langage. C'est bien l'une des définitions du fascisme, non ?
Evidemment, tous les rappeurs ne sont pas des Booba, mais tous les rappeurs ne font pas autant d'audience que Booba.

Ceux qui ont la violence pour langage. C'est bien l'une des définitions du fascisme, non ?



Hein? Mais bien sûr que non!
Et c'est heureux, car en traitant un artiste musical de fasciste, Gilles Vilain et vous allez déja assez loin sur le terrain de la violence verbale.
Parce que le fascisme n'exaltait pas la violence peut-être ? Et (notamment) par les arts qui plus est ?
De plus, je ne parle pas au nom de Gilles Vilain, mais il semble que vous ayez un biais de lecture. Pour ma part, j'interprète son propos (très schématisé certes) non pas comme l'affirmation que les rappeurs sont fascistes mais qu'il y a chez certains d'entre eux une certaine tension vers des pratiques (ou une exaltation de pratiques) de type fasciste. Je crois que personne n'est en train d'envisager que des rappeurs puissent un jour endoctriner des jeunes au pas de l'oie.
Il est à craindre que beaucoup de gens ne sachent plus ce qu'est le fascisme historico-politiquement mais bon, pour de simples actes de violence, il y a barbarie, sauvagerie, bestialité, brutalité...
D'ailleurs, vu que juridiquement on reconnaît les actes de barbarie, ce serait peut-être le terme adapté d'autant plus que si il y a bien eu demande de rançon, on pourrait avoir affaire à un nouveau "gang des barbares", des types aussi bêtes que brutaux capables de trouver malin de demander 15 000 € à une famille vivant dans un bidonville.
Et si c'est le cas, je serais curieux de voir comment va évoluer le langage médiatique.

Il est à craindre que beaucoup de gens ne sachent plus ce qu'est le fascisme historico-politiquement mais bon, pour de simples actes de violence, il y a barbarie, sauvagerie, bestialité, brutalité...

Il est possible que vous ayez une conception assez figée du fascisme. On n'est pas obligé de le considérer comme un état en soi, on peut aussi l'envisager comme une dynamique. On n'est pas obligé non plus de considérer que c'est le fruit d'une généalogie clairement identifiée. Et on n'est pas obligé non plus de penser que c'est un objet clairement circonscrit qui ne se mélange jamais avec d'autres phénomènes sociaux.
Par ailleurs il est vrai que des actes de barbarie ne font pas un fasciste, mais ce n'était pas ici la question. Toutefois, on peut reconnaître que les mafieux ou les petites frappes font d'excellents fascistes.

Par ailleurs il est vrai que des actes de barbarie ne font pas un fasciste, mais ce n'était pas ici la question. Toutefois, on peut reconnaître que les mafieux ou les petites frappes font d'excellents fascistes.


C'est vrai que ce n'était pas la question mais le fascisme est à la base moins une violence de voyou qu'une violence policière, un totalitarisme politique, une violence d'Etat exercée au nom de l'ordre, de la vertu, de l'"hygiène", un passage au karcher de la société. Dans l'Etat fasciste, pas de saine révolte, pas de prise de la Bastille (une prison...), pas de tolérance à la petite délinquance.
Si ceux qui ont massacré le jeune en question sont d'"honnêtes" citoyens ayant décidé de passer un coup de karcher, alors on rejoindra l'esprit du fascisme. Si c'est une bande de criminels et même si ils sont aptes à faire de parfaits miliciens ou de parfaits entrepreneurs (rançon, business is business...), on s'éloigne de l'esprit fasciste.
Il me semble d'ailleurs que le papier D. Schneiderman sous-entendait l'idée d'une justice "populaire" anti-Rom dans un style assez fasciste, et peut-être devra-t-il revoir sa copie si il s'agit d'un acte du genre "gang des barbares".

le fascisme est à la base moins une violence de voyou qu'une violence policière, un totalitarisme politique, une violence d'Etat exercée au nom de l'ordre, de la vertu, de l'"hygiène", un passage au karcher de la société. Dans l'Etat fasciste, pas de saine révolte, pas de prise de la Bastille (une prison...), pas de tolérance à la petite délinquance.


Je suis au courant de ce qu'était le fascisme à la base, mais il n'est plus question d'évoquer un fascisme des origines, les choses évoluent, souvent dans l'hybridation. Faute de vocabulaire plus adapté, on emploie ce qu'on a sous le main et ce qui est évocateur pour autrui. Ce qui a pu donné ailleurs quelques néologismes comme "techno-fascisme" ou "totalitarisme libéral". Soit on a une conception limitée du fascisme réduite à sa réalité historique (amenant les historiens à discuter encore du caractère fasciste ou non de Vichy comparé au fascisme originel italien) qui ne peut donc s'appliquer à des réalités actuelles, soit on en a une conception un peu plus souple qui reprend les grands traits (la violence comme solution aux problèmes sociaux, désignation d'un adversaire, culte du chef, embrigadement massif, etc.).
Quoiqu'il en soit, la violence d'Etat peut parfois très bien s'accommoder de la violence des voyous (du lumpenprolétariat aurait dit Marx) et s'en servir, voyez dans l'histoire de la Colombie, du Japon, de la Turquie, de la Serbie, de la Russie, de l'Italie ou des Etats-Unis, voire même de la France, mais on s'éloigne... La question étant de savoir s'il est possible de trouver des tendances de type fasciste dans des groupes sociaux censés ne pas en développer parce que traditionnellement dominés, si l'on prend en compte les critères sus-mentionnés, l'idée n'est pas aussi idiote qu'elle n'en a l'air, y compris en prenant en compte les spécificités de notre époque (libéralisme outrancier, individualisme consumériste, communautarismes...) qui ne peuvent que renouveler les formes des fascismes contemporains.


Si ceux qui ont massacré le jeune en question sont d'"honnêtes" citoyens ayant décidé de passer un coup de karcher, alors on rejoindra l'esprit du fascisme. Si c'est une bande de criminels et même si ils sont aptes à faire de parfaits miliciens ou de parfaits entrepreneurs (rançon, business is business...), on s'éloigne de l'esprit fasciste.

Il me semble d'ailleurs que le papier D. Schneiderman sous-entendait l'idée d'une justice "populaire" anti-Rom dans un style assez fasciste, et peut-être devra-t-il revoir sa copie si il s'agit d'un acte du genre "gang des barbares".


On peut y avoir aussi une façon de défendre un territoire de supposés intrus, ce qui fait une différence de taille avec le gang des barbares (où la victime n'avait rien demandé à personne et ne vivait pas à proximité de ses bourreaux), et rapproche d'autant plus l'affaire du "style fasciste".
Je crois qu'un ultime visionnage de "M le maudit" de Fritz Lang pourrait mettre tout le monde d'accord.
Alors que les contrôle de police dérangent la pègre, criminels, délinquants et mendiants font la chasse au meurtrier. Un fois reconnu, marqué d'un « M » à la craie, puis cerné dans une usine, il échappe de justesse au lynchage, grâce à l'intervention de la police (!!!) après un procès expéditif.
En effet oui, le mal c'est les autres...
A côté du néo-fascisme des Le Pen, en vogue dans la France péri-urbaine, d'autres formes de fascisme prospèrent : celui des islamistes, des rappeurs ou des admirateurs de Tony Montana.

ah oui les banlieues "lieu de cerveaux malades " comme le disent certains journaliste-neurologue.. A peine raciste là ce que vous dite gilles vilain ?!!
"Valls et les autres, sont-ils les inspirateurs des lyncheurs de Pierrefitte ? "
Je ne sais pas qui sont les "autres", mais en ce qui concerne Valls, le doute n'est pas permis: il poursuit la politique raciste de Sarkozy, et même les plus belles langues de bois du PS ne pourront pas y opposer grand chose. Et quand il parle de "gauche qui pourrait disparaitre", il ne doit pas trop se sentir concerné, le sermonneur de pompiers: il contribue à la bousiller de l'extérieur, lui et les Solfériniens, sur le thème "on comprend pas, pourtant on fait comme les autres: on renie notre programme, on poursuit le précédent, et y sont pas contents ??"
On attend de pied ferme les discours dénonçant les actes anti-Roms, mais comme le rappelle pow wow, il y a des formes de racisme moins grave que d'autres, mais facilement repérables: il suffit de voir si elles font les gros titres sur plusieurs jours voire plusieurs semaines, ou si elles apparaissent sous formes de brèves, de dépêches simples sur une période très courte.
Le fascisme médiatique qui s'ajoute aux politiques de droite dure anti-immigrés poursuivies par la clique de baltringues dont le chef est François Hollande.
Lorsque deux juifs se font descendre par un musulman, les médias répètent que c'est "l'effet Dieudonné", la parole précède ou libère les actes a-t-on entendu.

Lorsqu'un rom se fait lyncher, c'est pas "l'effet Hortefeux-Sarkozy-Guéant-Valls", c'est quasiment la faute à pas de chance.
Bonjour
Quel crédit peuvent avoir les condamnations présidentielles et gouvernementales quand 2 jours avant la même petite main de cabinet avait félicité Benzema pour la victoire au Brésil !
Eh, fait pas bon être un crève la faim dans un pays de facho.
Good cop, bad cop : M. Valls et F. Hollande condamnent, tant mieux. Et B. Cazeneuve, ministre de l'intérieur, il dit quoi ? Parce que la dernière fois que je l'ai entendu parler des Roms, c'était ça :
"Leonarda et Marine Le Pen ont intérêt à agir ensemble. C'est la même outrance, la même manipulation, c'est le même art consommé du mensonge ! Elles font campagne ensemble visiblement" (Europe 1, 23 mai dernier).
Il faut bien lire ça.
"La même".
Mai 2015?
Pourquoi pas aux calendes grecques?
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