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Reworld, ou le cauchemar de l'avenir du journalisme

En finalisant son rachat de Mondadori France (Grazia, Closer, Science & Vie...), le groupe Reworld Media est devenu, le 31 juillet, le premier groupe de presse magazine français en nombre de journaux détenus. Mais alors que Reworld se présente souvent comme un modèle d'innovation, ses coulisses ressemblent surtout à un cauchemar où rédacteurs délocalisés, robots et "autoentrepreneurs" exploités produisent à la chaîne de la " junk news", emballée dans un sabir de start-up nation.

Commentaires préférés des abonnés

Merci pour cette enquête d'intérêt public.


Si Justine Brabant quitte @si, on sait pour quels titres et par quel groupe elle ne sera jamais recrutée 😉

Blague à part, merci pour cet article. 


Cercle vicieux de la médiocratie : plus les médias sont médiocres, plus les lectrices et les lecteurs le deviennent et plus elles-ils ont d’appétence pour les médias médiocres. Il en va de même des inclinations politiques, esthétiques, gastronomiques(...)

Derniers commentaires

Beark ! beark beark beark beark beark... Quel triste monde nous offrez-vous là, Justine ! Pas consommatrice de ce genre de pseudo-journaux... même dans les salles d'attente... je me plonge dans les réseaux sociaux... Je plains les pauvres salariés de ces boîtes à merde... Je trouvais les rédactions du XXe siècle pas toujours très ragoûtantes principalement en raison de la déification du statut de journaliste... mais passer de trop haut à vraiment très bas si vite annonce le grand déclin.

Merci pour cet article édifiant et bien sourcé.

Bienvenue aux journalistes dans le monde de la nouvelle entreprise.

Puisque les  revues sont devenues des produits, pourquoi ne pas réclamer leur composition :

- Publicité 70%,

- Recyclage d'article 20%,

- Editorial dégoulinant d'obséquiosité 5%,

- Article original 2%, ...,

et

- Produit 100% local ou issu de la culture IA avec référencement Google.

On pourrait même ajouter un Cultiscore avec couleur...

Cercle vicieux de la médiocratie : plus les médias sont médiocres, plus les lectrices et les lecteurs le deviennent et plus elles-ils ont d’appétence pour les médias médiocres. Il en va de même des inclinations politiques, esthétiques, gastronomiques, artistiques... Pour résister à la pente il faut un idéal commun qui nous dépasse, qui nous élève, qui nous porte vers les autres. Autre chose que l'irrépressible envie de faire grimper un compteur chez Twitter, Facebook ou un autre de ces machins glauques qui font irrésistiblement penser aux pervers attirant les petits enfants esseulés avec des bombons.


Hélas la startup-mania parfaitement incarnée par Macron et ses affidés, mais aussi par ses prédécesseurs, est tout le contraire d'un idéal commun qui nous dépasse, qui nous élève, qui nous porte vers les autres.. C'est un idéal commun qui nous rabaisse, qui nous isole, qui nous transforme en parfait égoïste. En 40 ans nous sommes passés d'une méritocratie (mais ne nous emballons pas, elle était fortement limitée par les inégalités de classe) à la médiocratie. Comment est-ce arrivé ? Comment avons-nous dégringolé de choix politiques hasardeux en choix politiques médiocres puis calamiteux ?


Gramsci y verrait peut-être l'obstination des dominants d'hier et d'aujourd'hui à garder la main sur les affaires du monde et leur acharnement à empêcher l'émergence de toute alternative, y-compris en fricotant avec l'immonde :


"La crise consiste justement dans le fait que l'ancien meurt et que le nouveau ne peut pas naître : pendant cet interrègne on observe les phénomènes morbides les plus variés."

Un article savoureux et croustillant. Avec l’arrière goût désagréable de tout ces lecteurs pris définitivement pour des cons, à tort ou à raison...

rien de neuf sous le soleil , des lâches qui acceptent n'importe quoi pour bouffer Et tant qu'il y aura des lâches il y aura des voyous pour en profiter ....

Si Justine Brabant quitte @si, on sait pour quels titres et par quel groupe elle ne sera jamais recrutée 😉

Blague à part, merci pour cet article. 


Le vrai problème, en fait, vient des "lectrices/lecteurs" de cette presse qui n'en ont  strictement rien à foutre du contenu des magazines qu'ils achètent ou lisent chez le coiffeur ou le médecin. Ils achètent un titre connu dont la qualité n'a pas attendu cette reprise pour être au ras des pâquerettes et se gavent de publicités et de news "people".  Reworld est le Nestlé de la presse parce que beaucoup de gens s'épanouissent dans cette junk-consommation. Peut-être même que cette absence de qualité rédactionnelle est un élément essentiel dans la prédation chez Reworld ? Qui ne jettera donc jamais son dévolu sur ASI, Mediapart ou le Canard Enchaîné (entre autres). :)

On peut se demander si l'avenir  du journalisme , avec de " vrais journalistes" , tels que Barbier, Giesbert ou Aphatie  ( par exemple ) est moins cauchemardesque ; seules , leurs payes diffèrent ...

Effrayant! 


J'en ai assez de la start up nation

Merci pour cette enquête d'intérêt public.


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