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Rencontre Trump/Lavrov : les medias US furieux d'avoir été évincés

La rencontre entre le ministre russe des Affaires étrangères et Donald Trump devait rester discrète. C'est raté. Alors que la visite s’est déroulée à huis clos, sans aucun journaliste, les photos de cette rencontre ont ensuite été postées sur le net par le ministère russe des Affaires étrangères. Provoquant la colère de plusieurs médias américains, laissés à la porte.

Derniers commentaires

Si je n'avais pas peur de tomber dans l'anecdotique, je relaterais ceci : Il y a quelques semaines, j'ai regardé à la télé le documentaire (pas terrible, mais c'est pas le sujet) que Gérard Miller a consacré à Gérard Depardieu.
On sait Que Depardieu est un fan de Poutine. Parmi les pipoles interrogés, Benoît Delépine (qui a dirigé Depardieu dans Mammuth) témoignait (je cite de mémoire): "Depardieu n'a pas peur de Poutine. Tout le monde a peur de Poutine, mais Gérard, lui, n'a pas peur de Poutine..."
"Tout le monde a peur de Poutine", nous dit ce brave Delépine. Voila un bel exemple de la façon dont se transmettent les rumeurs et se forgent les images. Benoît a peur de Poutine ; Benoît est persuadé que tout le monde a peur de Poutine ; Benoît ne sait pas d'où lui vient cette peur, mais il la transmet comme un virus.
Même processus avec un autre brave type contagieux, Laurent Ruquier. Cet idiot utile du régime nous rapporte incidemment, comme une évidence, un samedi soir banal, que "Poutine truque les élections" et qu'il "assassine ses opposants".
Même chose avec ce brave William Leymergie, qui, interviewant Depardieu, ne peut s'empêcher d'évoquer "La Crimée", sans se demander si, recevant Brad Pitt, il lui parlerait de Panama.
Ne nous étonnons pas que ces virus se retrouvent un jour sur les forums d'@si.
Mais comment donc ve se terminer ce duel de titans entre une ex vedette de télé réalité et un ancien colonel du KGB ?
Les bookmakers se mangent les doigts.
Quelques infos en bref pour tout résumer sans sous-titres :

Things are happening that will be very very very positive
We had a very very very good meeting
We will stop the killing and the death

et prochaine rencontre ubuesque Trump et l'autre star de la coiffure Kim Jong-un
Quelques infos en bref par avance :

Things are happening that will be very very very positive
We had a very very very good meeting
We will stop the killing and the death....
On en est vraiment à commenter le rien, là. L'important c'est surtout que la rencontre ait eu lieu, et ce qu'ils en ont dit. Apparemment, il fallait lire la presse russophile pour avoir au moins une version de ce qui s'est dit dans cette rencontre. C'est surtout ça le problème, d'un point de vue de citoyen. Hé, c'est jamais que les deux premières puissances nucléaires mondiales, dans des mauvais termes actuellement, mais allons y, on ne va pas couvrir leurs déclarations, ou en tous cas on va le noyer sur des questions anecdotiques de photographies. Ben super les zamis.
Vous auriez aussi pu mentionner que Lavrov, en sortant de l'entretien c'est ouvertement moqué de la presse américaine et de Comey en les "trollant". "Vous me demandez s'il a été viré ! Hahah ! Elle est bonne ! S'il a été viré ??" c'est esclamé Lavrov.
On sentait tout a fait la volonté des Russes de montrer à la presse américaine l'étendue de leur pouvoir sur Trump.
On rappelle que Trump et son équipe de com ont menti à 3 reprise sur cette histoire de limogeage.
Il a finit par avouer qu'il l'avait décidé et que la raison était bien liée à l'enquête du FBI sur les liens de sa campagne avec la Russie.
Il faut SURTOUT rappeler qu'il est ULTRA mais ULTRA rare de virer un directeur du FBI. Et que le FBI est sensé être indépendant aux pressions politiques. Les directeurs du FBI restent en poste 10 ans en général. Le seul précédant c'était durant le watergate, et ça c'est très mal terminé...
Il y a une vraie possibilité d'impeachment, parce que dans sa lettre Trump répète que Comey "lui avait assuré à 3 reprises qu'il n'était pas sujet d'une enquête". Et Trump l'a répété encore et encore. Ce qui est impossible ou illégal, vu que Comey a l'interdiction de partager ces informations. Trump a aussi menacé Comey (qui risque, maintenant qu'il est libre de ses responsabilités, de parler à la presse) via twitter. En disant : "Qu'il fasse gaffe à ce qu'il dit, il y a peut être des enregistrements de nos conversations".
Normalement, la pratique de l'enregistrement des conversations dans le bureau oval et la WH c'est terminé depuis les scandales de l'ère Nixon. Mais on sait que Trump, qd il n'était que le gérant du Mar La Go et de Trump Tower, avait pour habitude d'espionner tout ses employés. Trump Tower est bourrée de micro encore aujourd'hui. S'il s'avère qu'il a reproduit ces pratiques à la Maison Blanche, nouvelle possibilité d'impeachment.
Mais pour ça il faut qu'en 2018 les démocrates récupèrent l'assemblée. C'est possible. Ou alors que les Républicains se fassent gréffer une éthique et une paire de c...
L'histoire ne s'arrête pas là: le même jour, les médias US, eux, ont eu droit à un autre invité inattendu:
The same day President Donald Trump was meeting with Russia’s foreign minister at the White House — and less than a day after firing former FBI director James Comey — the press pool captured Trump posing in the Oval Office with Henry Kissinger.
According to the pool report, journalists had expected to find Russian Foreign Minister Sergey Lavrov at the president’s side, but instead was invited to an unannounced meeting with Kissinger

http://www.pbs.org/newshour/rundown/watch-kissinger-side-trump-delivers-first-person-response-comey-firing/
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