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Remaniement, le spectacle fatigué

C'est moi, ou la petite tribu des journalistes politiques, cette fois-ci, s'est plutôt calmée sur le remaniement ?

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A l'issue de trois heures de cogitation, l'équipe des onze chercheurs de jeux de mots et de calembours de Libé, après s'être relayés et avoir procédé par élimination, ont décidé d'un commun accord que la Une du journal papier de demain serait : Derniers Verts pour la route.
Mais bien plus important que le remaniement de ce gouvernement de droite, la nouvelle de la vérification de l'intuition géniale d'Einstein : l'existence des ondes gravitationnelles.
Mesdames et messieurs,
J'apprends (comme beaucoup) que monsieur Ayrault vient d'être nommé aux Affaires Étrangères. La parité des incompétence est donc bien respectée.
"Et ils l'expliquent factuellement, sans commentaires, en froids professionnels, sans nullement laisser transparaître ce que leur inspire ce comportement, comme s'il allait de soi, ce comportement, comme si non seulement eux-mêmes le considéraient dans l'ordre des choses, mais comme s'ils pressentaient que leurs lecteurs, leurs auditeurs eux-mêmes, n'en seront pas choqués."

Ca me fait penser à ce que m'avait confié il y a longtemps mon big boss, DG d'un institut public dans le champ de la santé, énarque et ancien "kouchner boy", à propos de la nomination de son ancien mentor au ministère des Affaires étrangères de Sarkozy.

Je m'étais permis, pauvre naif, de l'interroger sur la cohérence politique voire éthique de Kouchner.

Il m'avait regardé comme si j'étais un neuneu absolu et m'avait répondu : "Mais il faut le comprendre... Il a toujours voulu être ministre des Affaires étrangères..."

Bref c'était son rêve d'enfant, son joujou ultime, et comme - chacun sait - il ne faut jamais brimer les rêves d'enfant...
L'échotier politique ne souhaite surtout pas secouer le cocotier (au passage voici l'explication de l'expression qui, je l'espère, ne va pas tomber dans l'oreille de Valls ou de Macron car ils risqueraient de la prendre au 1er degré).

Non l'échotier politique ramasse les indices et prépare la population au changement à venir. C'est pourquoi les indices ne viennent pas sans être poussés à la vue de tel échotier ou tel autre. Rien de plus pénible que d'entendre celui de L'Obs faire ses prédictions le jeudi matin sur France Inter en nous disant que l'information vient d'un de la majorité ou d'un de l'opposition sans jamais en donner le nom. Nous n'avons qu'à le croire sur parole.

Et ces retournements de vestes idéologiques analysés jusqu'au moindre bouton, tout ça pour nous préparer à l'inconcevable Ayrault au Quai d'Orsay !

Ayrault au Quai d'Orsay alors que le pays est en guerre !!!!! Bon, c'est vrai qu'avec la loi votée hier nous avons notre nouvelle ligne Maginot, notre bouclier d'invincibilité, alors Ayraut ou un autre. Et puis on apprend que ainsi Fabius sera libéré pour présider le Conseil constitutionnel, celui qui grave dans le marbre les lois comme celle d'hier.

Et pour secouer le cocotier, personne. Oui, Mélenchon. Mais enfin pas grand monde. On se prend à rêver d'un parti Podemos transfrontière qui vienne instiller l'indignation et faire voler en éclat tous ces petits jeux politiques sans autres intérêts que personnels. Plou, plouf, c'est Ayrault qui s'y colle.
Nous devons ça à la fameuse démocratie
comment hurler:"on n'en peut plus"?Bien sûr aux politiques de tout bord et aux analystes qu'on ne voudrait plus écouter.
Ce qui me dérange c'est que les médias bien informés n'expliquent pas les vraies raisons du départ de Laurent Fabius vers un poste moins exposé politiquement et médiatiquement.
Les raisons ? Problèmes familiaux, problèmes de santé ? Les deux ?
Imaginons un homme qui commence à présenter les symptômes de la maladie de Parkinson. À part sa famille, ça n'intéresse personne. Le problème, c'est que l'homme en question occupe une position importante au sein du gouvernement français. Le meilleur moyen de lui permettre de continuer de travailler dans les meilleurs conditions est de lui trouver un poste plus au calme, et c'est là que le Conseil Constitutionnel apparaît.

Le remaniement tombe à pic.
Bjr,
Avec cet édito, ne voit-on pas le même jeu actif autour du remaniement ?
De toute façon, aujourd'hui, tout est décidé à l’Élysée alors que peut bien importer le nom du nouveau venu aux affaires étrangères.
S'il devait y avoir un signe de fléchissement, c'est au niveau d'un changement de 1er ministre. Or il n'en rien à l'heure actuelle. Gesticulation. On en parle quand de ces micros partis politiques qui peuvent éventuellement faire la différence ? Et qui présent l'énorme intérêt d'un renouveau.
Nouvelle Donne, Débout la République, Front de Gauche. En voilà des partis vierge de pouvoir intéressant à tester, ausculter etc.

cdlt
Vous écrivez: "la saynète exprime le suc du spectacle du remaniement. Un classique poussiéreux du répertoire joué par des amateurs fatigués pour un public indifférent, les deux ayant renoncé depuis longtemps à l'ambition de créer quelque illusion que ce soit."

ce n'est pas que "le public" (c'est à dire plutôt nous, les gens!) soit indifférent mais fatigué mais, oui, il l'est, de l'illusion, la plupart d'entre nous avons plutôt pour ambition d'en sortir (de l'illusion!)
Quant au siège de président, inutile de chercher, il est VIDE
Le pouvoir est ailleurs et depuis un bout de temps...
Et attention la chasse est ouverte à quiconque s'amuse à révèler le pot aux roses.
"C dans l'air"...Je ne regarde plus depuis longtemps. L'animateur et sa remplaçante occasionnelle ont le don de me mettre en rage, ainsi que quelques" chroniqueurs récurrents..." J'ai du mal à comprendre pourquoi cette émission perdure.
Je suis un peu perdu. Hier, ici, qu'un média (et peut-être quelques citoyens) s'indigne de l'absentéisme parlementaire, pour une question de principe, était moqué comme une forme de naïveté aussi "stérilisante" que la résignation.

Ce matin, ne pas s'indigner d'un retournement de veste, c'est avaliser une conduite scandaleuse. Rendez-vous compte, un maroquin contre un vote immoral, et pas un confrère pour le fustiger explicitement? (RIP, naïveté)

Sur quoi les éditos de notre matinaute préféré sont-ils indexés ? la couleur du ciel ? L'aléa des tartines trop ou pas assez grillées ?
Je suis tombé hier soir sur C dans l'air (que je n'avais plus regardé depuis des lustres) sur le remaniement forcément. J'avais perdu l'habitude de ces discussions de salon gracieusement hébergées par le service publique, et j'ai été frappé (j'avais oublié) par l'amoralité de l'émission. Ayrault troque un vote contre un strapontin ministériel ? La question n'est pas de savoir si c'est bien ou mal, juste ou pas, moral ou pas. On sent qu'une telle question serait même incongrue. Un invité la poserait, on imaginerait presque les autres lui répondre quelque chose comme "ah, j'avais pas pensé à la chose sous cet angle".
Non la seule chose qui compte est : la stratégie va-t-elle être payante ? Si Ayrault fini au Quai d'Orsay, les chroniqueurs de C dans l'air n'auront qu'un commentaire à nous livrer : "bien joué".
Et là on est légitime à s'indigner, donc ?

Hi hi ^^
Mélenchon va nous ranimer tout ça.
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