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Réformateurs : les mots aussi ont une histoire

"Les "réformateurs" tentés par Macron", annonce le bandeau de BFM.

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Je reviens aux indemnités chômage au vu des propos de Fillon sur ces allocations. Avoir de très bons salaires, tant pour la femme que pour les enfants, pour des emplois fictifs (ou tout comme...), ça veut dire qu'ils ont cotisé pour la retraite et ont, peut-être, eu l'indécence de demander des indemnités de chômage. Tout est possible, ça serait bien de le savoir.
Moi, je me pose une question qui n'a pas été abordée, me semble-t-il, je voudrais savoir si Mme Fillon et les enfants Fillon ont touché le chômage à la fin de leurs contrats.
Monsieur Hamon, choisissez !

(pour être franc, j'ai eu une petite frayeur, voyant comment il entamait son discours, qu'il propose une alliance !)
Hors-sujet: Fillon et la plupart des Rep accusent Hollande et la gauche. Facile, ridicule et maladroit. Que ne répondent-ils sur le fond en portant plainte contre le Canard. Lamentable, le Fillon. Lamentables les autres qui se transformeront en charognards d'ici peu histoire de saisir l'héritage ou de se le partager.
Macron en bénéficie...Et si c'était lui, hein ?
Les sondages aussi ont une histoire. En février 1995 Chirac était à 17% donc potentiellement éliminé du 2nd tour derrière Balladur à 28%). Les choses avaient basculé en mars... Il est vrai qu'alors bien des électeurs de J-M Le Pen (15% au final lors du vote du 1er tour) masquaient leur choix en répondant "Balladur" aux sondeurs.

Mais le scénario actuel pourrait changer dans les prochaines semaines; on verrait alors un candidat prisé des médias se dégonfler... et peut-être celui de la gauche (Hamon est à 17% aujourd'hui) passer devant ?
Macron en Martin Luther, ça ne colle pas vraiment. Ou alors avec beaucoup d'indulgences.
Pour ma part, il y a un adjectif que je trouve particulièrement malsain et injurieux, c'est quand dans leur tribune du Monde, les "réformateurs" parlent d'une "gauche radicalisée" !
Faut pas exclure que ce terme soit inventé par Hamon lui-même. Montrer qu'on est le renouveau du PS, victime des vieux réacs du parti.

Complotiste, moi ? Oui.
Complotiste comme Al1, oui, ça a de la gueule. Comme quoi tout est question de guillemets.
Si ça se trouve, Hamon est juif ! ;-)
Seule sa fin nous le révèlera.
A toi, ô Amon-Ré
le miséricordieux, seigneur des bienfaits, riche d'amour et de bonté,
Qui écoute les plaintes, venant vers celui qui l'appelle !
Soyons scientifiques : seule une autopsie nous apportera enfin la preuve de sa judéité !

Bon, blague à part (quoique), gloire à Soral et Dieudo, qui ont appelé à voter Hamon pour éjecter Valls, sans qui les chiffres de participation n'auraient pas été ce qu'ils sont. Il fallait bien appeler les fachos à la rescousse !

Grâce à eux l'honneur est sauf !
Et heureusement que le FN a appelé à voter contre le traité constitutionnel européen. Il fallait bien appeler les fachos à la rescousse ! Argument misérable, et vous le savez bien. A moins que vous n'ayez trouvé le dessin de Plantu, croquant Mélenchon en facho aux côté de Le Pen, pertinent.

J'admire votre ferveur militante, mais attention de ne pas être plus royaliste que le roi: Mélenchon ne rejette pas le PS en bloc. Il conspue Valls et Hollande. Mais il qualifie l'aile gauche du PS, dont il dit lui-même qu'elle est composée de Hamon, Emmanuelli, et d'autres camarades auprès desquels il a milité, de courant socialiste authentique.

Et ce sont bien les "socialistes authentiques" qui sont aujourd'hui majoritaires au PS. Chose pour laquelle Mélenchon s'est battu 30 ans de sa vie. Et j'imagine 40, en fait, puisque ces 10 années au PG participent de mon point de vue, et du sien, à la gauchisation du PS.

Reste à la charge du PS d'acter concrètement sa bascule vers la gauche. Et pour l'heure, il n'est certainement pas question que Mélenchon se désiste en faveur de Hamon. Ni même de lui faire confiance à priori. Toutefois, ne serait-ce que de ne pas fermer définitivement la porte d'un éventuel rassemblement, cela permettrait au PS d'écarter plus facilement Valls, Hollande et compagnie.
1- argument misérable, évidemment ! Pis quoi encore, en plus faut être de bonne foi ?

Je prends un ton rigolard, parce que j'ai pris ma carte du parti d'en rire. Et de moi-même aussi. Vous vous rendez compte qu'on est tous en train de se tordre le cerveau, qui à imaginer des alliances, qui à reluquer les sondages, prophétisant tel fléchissement, tel revirement, … et moi à imaginer telle ou telle magouille, alors que si ça se trouve c'est vrai ?

2- Mélenchon dit et pense ce qu'il veut, moi aussi.

Socialistes authentiques de mes fesses ! Bien sûr j'avais encore de l'affection pour Filoche jusqu'à récemment, et j'ai encore beaucoup de respect pour M.N. Lienemann, mais quand un parti devient plus important que les idées, faut le sabrer.
- Penchez vous un peu sur l'historique de Hamon,
- J'allais dire la même chose sur le programme, mais ça change de jour en jour, c'est pas facile à suivre,
- Un Hamon au pouvoir, qui choisira-t'il comme ministres ?

Non, décidément, il est plus que temps d'enterrer le PS. C'est mon avis, on n'a pas le même, c'est la vie !

D'ailleurs à propos, le soleil darde ses rayons, pour réchauffer les prés où, dit-on mais je me demande si c'est pas un coup du PS, le bonheur s'y trouve.
Je file !
Rien ne dit que les "socialistes authentiques" soient majoritaires au PS, il y a un décalage avec l'électorat socialiste authentique et le parti lui-même. D'après mes calculs, qui valent ce qu'ils valent, il faudrait quasiment que la moitié des militants ayant voté les investitures aillent voir ailleurs pour que les soutiens d'une ligne Hamon-Montebourg y soient majoritaires.

Et pour l'anecdote, montrer la bizarrerie d'une partie de l'électorat PS, exemple de logique que m'a confié une personne ayant voté à la primaire : il a voté Hamon pour sanctionner Valls qui aurait renié Hollande et s'apprêterait à voter Macron parce que Hamon n'est pas pour lui assez sérieux. Profil de la personne : retraité revendiquant d'avoir toujours voté PS mais dans une conception du gouvernement comme chose pour gens "sérieux", conformisme gestionnaire, choisir les "meilleurs" entre notable et méritocratie républicaine, certifiés compétents puisqu'ils ont les diplômes, que c'est leur métier, et puis ils présentent bien etc.

Je me demande quelle part de l'électorat PS est en fait depuis longtemps centriste, une mentalité de gens normativement normaux, demandant du moyen, juste de la gestion prudente garantissant la valeur de leur (petite) épargne, des villes propres et des gens honnêtes, certainement pas qu'on touche au régime de la propriété, au patrimoine des familles et à l'héritage, pensant qu'avec du sérieux tout le monde peut "s'en sortir dans la vie", qu'il n'y a de souci que pour les handicapés qu'on doit aider et ces marginaux/cas sociaux qu'on veut bien tolérer mais qui feraient bien de mettre du leur pour être comme-tout-le-monde.

Ca me fait penser à l'idée de Todd que c'est moins la gauche qui a conquis les régions catholiques que les "catholiques zombies" qui ont conquis la gauche, des sortes de Bayrou ayant juste déserté les églises, la remplaçant d'ailleurs peut-être pour certains par une sorte de culte républicain, clergé méritocratique et laïcité comme conformisme de moeurs, allergique aux pas-normaux, aux signes ostentatoires de différence.
Profil de la personne : retraité revendiquant d'avoir toujours voté PS mais dans une conception du gouvernement comme chose pour gens "sérieux", conformisme gestionnaire, choisir les "meilleurs" entre notable et méritocratie républicaine, certifiés compétents puisqu'ils ont les diplômes, que c'est leur métier, et puis ils présentent bien etc.

Je me demande quelle part de l'électorat PS est en fait depuis longtemps centriste, une mentalité de gens normativement normaux, demandant du moyen, juste de la gestion prudente garantissant la valeur de leur (petite) épargne, des villes propres et des gens honnêtes, certainement pas qu'on touche au régime de la propriété, au patrimoine des familles et à l'héritage, pensant qu'avec du sérieux tout le monde peut "s'en sortir dans la vie", qu'il n'y a de souci que pour les handicapés qu'on doit aider et ces marginaux/cas sociaux qu'on veut bien tolérer mais qui feraient bien de mettre du leur pour être comme-tout-le-monde.

Excellent portrait de ce que je crois être effectivement le coeur de l'électorat PS aujourd'hui, en tout cas chez les militants, et ca n'est pas nouveau: ça a démarré avec le tournant de la "rigueur" de 1983, et ça s'est renforcé avec la "2e gauche" de Rocard et la social-démocratie européiste de l'épisode Delors.

C'est donc une vielle histoire: le PS est effectivement un parti gestionnaire, pro-capitaliste et même plus "réformiste" depuis très longtemps, hyper conformiste et "méritocratique" (c'est-à-dire ne reconnaissant absolument pas la critique bourdieusienne de la reproduction sociale), avec juste ce qu'il faut de "social" dans les discours de campagne, et le portrait de votre "retraité" me semble un idéal-type de l'électeur socialiste. J'en connais un paquet qui ont ce profil...

Ce qui est très intéressant dans ces primaires "de la gauche", c'est le décalage entre les aspirations "sociales" des gens qui se sont déplacés pour voter Hamon et ce qu'est réellement le PS sur le plan sociologique (petite bourgeoisie retraitée du service public), intellectuel (aucune pensée authentique en dehors de l'approche ENA/gestionnaire/bonne gouvernance) et idéologique (abandon du "socialisme", même dans sa version "réformiste"), où la ligne Hamon est clairement minoritaire.

J'émets l'hypothèse qu'en réalité, c'est peut-être bien plus ce qu'on appelle "la gauche de la gauche" qui s'est déplacée aux primaires, que l'électorat PS habituel que vous décrivez: cela n'a évidemment aucun poids statistique, et il faudrait des enquêtes, mais de nombreuses personnes de mon entourage qui n'attendent plus rien du PS et ne votent plus pour ce parti, et qui a priori ne se sentaient pas concernées par cette primaire, se sont quand même mobilisées pour pousser Hamon et virer Valls.

Paradoxalement, avec la victoire de Hamon, le PS s'est lui même trouvé pris "en otage" par un électorat bien plus à gauche que le coeur de l'électorat PS - qui est clairement bien plus Hollando-Vallso-Macrono-compatible que hamoniste - en voulant prétendre organiser des primaires de "toute la gauche": jamais Hamon n'aurait gagné sans primaire ouverte et avec les modes traditionnels de désignation.

Je ne vois vraiment pas quel débouché politique peut sortir de ce résultat, non seulement pour cette élection qui est déjà perdue pour la "gauche", mais même à plus long terme, du point de vue d'une "reconstruction" d'une gauche "authentique", désormais absolument minoritaire sur le strict plan électoral.
C'est sûr qu'être mis dans le même sac que Baylet et Pinel ce n'est pas vraiment le top.

--
Tout ce pataquès pour faire de Hamon un homme de gauche !

Ah, ils s'en donnent, du mal !

Vous êtes tous vachement ingrats.
C'est quand même grâce à eux que vous vous apprêtez à RE-voter PS !

Une telle abnégation et si peu de reconnaissance, c'est des trucs à quitter le PS !
Et si d'abord, on prenait cette bonne méthode qui est de ne point nommer les innommables

Et si d'abord, on rappelait que c'est barbant ces gens qui louvoient vers la droite tout en disant qu'ils gardent le cap, ni à droite ni à gauche...

..sauf qu'ils ont le même objectif que le fameux iceberg qui fonça sur le Titanic. Leur Titanic à eux s'appelle les acquis sociaux, la sécurité sociale, le code du travail...

Mais en ces temps que l'on veut nouveaux mais qui ne sont qu'anciens, réformer c'est démolir le plus pour y mettre du moins avec des logiques arithmétiques qui ont pour axiome premier l'intérêt de certains au dépend du bien-être général

El la plus grosse des grossièretés qui a été dites ces derniers jours, c'est le premier ministre qui demande à Hamon d'"assumer le bilan du quinquennat"

Z'ont un culot ces traitres qui se voient soudain obliger de sacrifier leur réussite personnelle pour satisfaire les idées qu'ils disaient défendre et qu'ils n'ont fait que trahir

Re-formatore, re-traditore
Magnifique tunnel macronien sur la radio du régime ce matin.

Macron s'est positionné comme "le moindre mal", son programme ratisse large à base de langue de bois et de phrases interminables destinées surtout à ne pas laisser de temps pour les vraies questions, ce matin sur France Inter, en terrain amical, il a déroulé sans plus d'opposition, étant plus brillant dans la dialectique creuse que les animateurs d'antenne qui lui posent les questions.
Macron a plein d'énergie et de volonté de tout chambouler, comme le Sarkozy de 2007 et le Chirac de je sais plus c'est trop loin...
Macron se présente comme neuf, mais il a été élu à sa manière, par certains, pas dans un cursus démocratique, et donc peut se vanter de n'avoir pas employé sa famille, evidemment, ni abusé de sa position d'élu du peuple...

Macron par contre n'est pas questionné sur les sujets qui ont amené les anglais et les américains à voter "contre".
Il n'a pas non plus proposé que l'accueil de réfugiés se fasse dans les mètres carrés du patrimoine exclusif de sa femme. L'acceuil des réfugiés est un grand projet de l'Europe généreuse, dans la pratique on va demander à nos pauvres de se pousser pour faire de la place, pas de campement prévu à la Défence ou à la villa Montmorency, ni de taxe sur les bonus de la finance pour la solidarité avec les migrants.

Macron l'européen a pour programme recadrer l'Allemagne, bon courage petit... le kid déclare par ailleurs "l'histoire (du couple franco-allemand) est une histoire de défiance progressive"... l'apprenti n'a pas compris que l'Allemagne ne défend que ses intêrets, et les benêts français qui croient au couple franco-allemand (Todd a des trucs sur la structure familiale en Allemagne) ont encore le projet fou de faire changer d'avis le docteur Schauble...

au sujet du traité merkozy: "c'est très différent (...) c'est une défiance qui peut se construire avec le peuple de gauche et une partie de ses électeurs, mais pas avec l'Allemagne, et je pense que la France de 2012, il faut rendre cela à François Hollande, pour la première fois c'est un président qui décide de ne pas déchirer la trajectoire financière dans laquelle il s'est inscrite..."
Bien relire cette phrase...

Selon le chouchou, s'opposer à l'Allemagne "fait partie de l'imaginaire de la gauche et de la droite (...) simplement on n'avance pas en Europe si on est contre les allemands", le projet français sera donc de plaire aux allemands, le peuple qui va élire Macron devra faire passer ses inrêrets propres derrière ceux du peuple qui a élu Merkel, sauf à croire qu'ils sont communs, mais on sait que la France compte autant que la Grèce à ce niveau...

Le nouveau Sarkolande nous promet de "transformer en profondeur la France pour lui permettre de réussir dans une économie des compétences et de l'innovation".
Ami boulanger ou Kiné, Macron veut des jeunes millionnaires qui délocalisent les activités de l'économie sur internet et les bénéfices dans le cloud. Ami plombier, tu vas devoir passer 1 heure par jour à gérer ta réputation sur les réseaux et donner tes tarifs qui devront être compétitifs avec les deliveroo de la plomberie à venir.
"dans le cadre de ces règles il y a des flexibilités", au moins Fillon rejoint Macron sur ce point.
"la politique économique dans laquelle nous nous inscrivons depuis des années est une mauvaise politique économique", dixit le conseiller économique et ministre de l'économie en place depuis des années.

Macron cite une phrase de Levinas: "la confiance c'est le problème de l'autre"... t'as raison Macron, mais cela suppose que "l'autre" est un con.

Ensuite les "peurs du populisme", le populisme étant comme la propagande, une mauvaise odeur que l'on remarque chez lez autres.
"On n'a pas besoin de protectionnisme, on a besoin de protection".. ami électeur, vazy fais la différence, tu vas y arriver parce que lui qui a fait l'ENA et Rotchild c'est super clair... comme le "souverainisme" rétrograde en France, mais super top moderne pour l'UE... sauf que dans souverainisme il y a souverain, donc quand on se veut démocrate on doit parler du peuple souverain, et donc on attend la création d'un peuple européen qui réunirait les allemands, les grecs, les italiens, les hongrois etc... qui pourrait exercer sa souveraineté à l'intérieur de frontières strictes (pas de frontière, pas de souveraineté, c'est basique).

Bref, Macron exploserait devant un interlocuteur un tant soit peu afuté, un débat Macron vs Lordon => popcorn
https://www.franceinter.fr/emissions/geopolitique/geopolitique-01-fevrier-2017
Le Macron, il va la faire en autocar, sa campagne?
Macron c'est Nestor (celui de Moulinsart,avec son gilet rayé).Ses patrons qui siègent à Bruxelles lui inspirent la casse de nos lois sociales,les norias de cars et de camions qui encombrent nos routes et plein d'autres idées du même tonneau...Quant à ceux qui le suivent:"la soupe est bonne!" aurait dit mon grand père.
À ce sujet, lire le très court et indispensable LQR, la propagande du quotidien d'Eric Hazan, 2006 déjà, où l'on commente aussi le mot modernisation.
Autres appellations possibles :
_ les " opportunistes " ?
- les " attentistes " ?
- les " arrivistes " ?
- les " malins " ?
- les " profiteurs " ?
- les " buses " ?
C'est aussi et surtout le nom qu'ils se sont eux-mêmes donné. Les journalistes, bien souvent, reprennent les mots qu'on leur tend. C'est de la bonne com'...
On ne soulignera jamais assez l'importance des "guillemets".
On peut aussi penser qu'ils sont "réformateurs" en comparaison des "révolutionnaires" se trouvant à leur gauche. Ce qui renvoie à une autre histoire.
les "Reformateurs" avec une majuscule surtout!
Le slogan de Macron sera sans doute "En marche arrière pour le mouvement immobile"
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