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Qui décide, et comment, de l'interdiction d'un film aux moins de 18 ans

Moins de 16, moins de 18 ? Les débats autour de l'interdiction au jeune public du film Love, de Gaspar Noé, agitent le milieu du cinéma français depuis mai. La décision de la commission de classification du Centre national de la cinématographie (CNC) est contestée par une association d'extrême-droite, Promouvoir. De l'aveu du CNC lui-même, il n'existe pas de critères pour distinguer les interdictions aux moins de 16 ans de celles aux moins de 18 ans.

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Anyway, la masturbation peut amener à la foi la plus intense. http://www.google.fr/imgres?imgurl=https%3A%2F%2Fcoinderue.files.wordpress.com%2F2013%2F03%2Fludovica1.jpg&imgrefurl=https%3A%2F%2Fcoinderue.wordpress.com%2F2013%2F09%2F11%2Flerotisme-et-la-mort-la-mort-fantasmee-epoque-baroque%2F&h=717&w=1333&tbnid=4UWWroxRvDdGjM%3A&docid=wVGSk22Dkg6tTM&hl=fr&ei=I-fNVZiRIILxaq7ih4AI&tbm=isch&iact=rc&uact=3&dur=492&page=1&start=0&ndsp=31&ved=0CE4QrQMwD2oVChMI2K6XodGoxwIVgrgaCh0u8QGA
L'interdiction ne sert plus à rien, les réseaux numériques permettent aux jeunes de regarder ce qu'ils veulent, quand ils veulent.
ah bah ça donne presque envie d'aller voir le film de comprendre qui l'accuse...
http://www.lemonde.fr/cinema/article/2015/08/07/de-baise-moi-a-love-blanc-bonnet-et-bonnet-blanc_4715244_3476.html?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook
Bel article où après une montée en puissance toute en virgules il culmine de son paroxysme pantelant.
La suite est comme il se doit, triste.
Pour être clair il y a deux classements possibles pour les oeuvres
comportant sexe explicite et/ou violence, décisions prises par le
ministre de la culture après avis de la commission de classification
du CNC, le conseil d'état peut, s'il est saisi, revenir sur ces classements,
dans un sens comme dans l'autre :

Le classement "X" qui condamne l'oeuvre à une exploitation en circuit
salles spécialisé (aujourd'hui sans doute moins de dix salles en France)
et à des taxations supplémentaires.

Le classement "interdit aux moins de 18 ans" qui n'a pour résultat que
de priver le film des recettes générées par les entrées achetées par les
spectateurs âgés de 16 et 17 ans. A 7€ environ le prix moyen de la place
de cinéma le "préjudice" est anecdotique et sera amplement compensé
par la publicité faite autour du film par le scandale artificel crée
autour de ce classement.

Après, que le classement d'un film puisse être changé à la demande
de quelques extrémistes c'est un autre débat.

Le système de classement français reste (pour les adolescents)
le plus permissif, certains diront le moins protecteur, du monde.

Et on ne parle que de la salle, en vidéo et sur internet il n'y a plus
de contrôle possible.
Moins de 16, c'est déjà signifiant. Encore un débat inutile, qui fait de la pub à un film visiblement fort peu intéressant cinématographiquement.
Si ma mémoire est bonne le film "Baise-Moi" était produit par la Pan-Européene, ce n'est pas ce que l'on peut
appeler un petit producteur indépendant risquant la ruine en raison des difficultés de distribution d'un film à micro budget.
Merci Justine.
J’ai peut-être raté un truc mais, à propos de Baise moi, le Conseil d’État ne me semble pas faire de la « critique de cinéma », mais bien
émettre un avis correspondant aux indications du code de cinéma et de l’image animée.
Non ?

« sont interdites aux moins de 18 ans les œuvres qui comportent "des scènes de sexe non simulées ou de très grande violence mais qui, par la manière dont elles sont filmées et la nature du thème traité ne justifient pas d'un classement [sur la liste des oeuvres à caractère pornographique ou d'incitation à la violence]", indique le Code du cinéma et de l’image animée, sur lequel s'appuie la commission de classification. »
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