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Questions sans réponse

Quand nos lointains successeurs arrêteurs d'images

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ALERTE ! Voici ce que j'ai trouvé sur le blog d'un journaliste :

Un nouveau complot a cause d'un cycliste dont on ne sait rien sauf qu'il est de la Royale Air Force ??

Il est vrai que dans le Sud-Ouest les anglais sont nombreux à venir rechercher le Paradis Perdu et que donc il n'y a pas de raison de voir un ex-de la RAF y habiter. Mais dans cette région proche de la Suisse c'est plus rare je crois et le journaliste souligne que le sieur scientifique tué et irakien d'origine aurait postulé au CERN. Toutefois on est pas obligé de voir des complots partout. Ce peux être un pur hasard.
J'imagine que les lointains successeurs arrêteurs d'images analyseront que la publication de presse écrite quotidienne a été mise à mal par la publication d'émissions radiophoniques qui, à leur tour, ont été mises à mal par la publication d'émissions TV, qui, à leur tour, ont été mises à mal par les réseaux de télécommunications et l'équipement informatique des populations.

Par ailleurs, une source d'information n'est qu'un point de vue. Il est nécessaire de multiplier les sources pour obtenir différents points de vue qui donneraient une vision globale d'un sujet. S'il suffisait de regarder un JT pour comprendre un sujet, on aurait moins de publicité et moins d'artistes en promo et moins de personnalités politiques en campagne télévisuelle.
Pourquoi DS se pose-t'il cette question sans lui apporter une réponse immédiate?
Se demander pourquoi le JT choisit d'ouvrir sur un fait divers dramatique tout à fait spectaculaire et totalement inattendu plutôt que sur une énième annonce de la BCE, moi, ne me surprend pas du tout.
Les deux évènements présentent des caractères "incomparables" , leurs "effets sur" et les "attentes" du public sont "disproportionnés" à ce moment simultané de leurs évènements.
Le fait divers est spectaculaire, tragique, des parents, un témoin exécutés froidement, des enfants blessés et traumatisés, des étrangers tués dans un espace propice au repos, la police scientifique et tous ses moyens déployés en Fce, Italie, suisse, suède, GB, Irak... pour des actions immédiates et des réponses immédiates. Nous spectateurs, nous savons que nous sommes en capacité de "résoudre" cette affaire.
L'annonce de la BCE est une de plus d'un discours qui n'en finit plus d'exprimer l'incapacité de "responsables" de nous "dire la fin de l'histoire", et auxquels on ne prête plus guère attention tant les "bonnes intentions" et les "sages décisions" provoquent des situations inattendues et plus complexes encore. Les annonces de la BCE sont sans doute d'un grand intérêt pour les "gens de la bourse" et les journalistes et économistes type Quatremer ou invités de Cdans l'air mais elles sont désormais toutes "relatives" pour la majorité des citoyens.

DS si votre questionnement ne m'étonne pas du tout, je suis plus intrigué par le "silence" sur les démêlés d'Assanges dont personne à ce jour ne peut dire quel sera le "sort" qu'on lui réserve...
C'est vrai que par chez nous les gens font des trucs bizarres quand ils sont pas contents ...Mais c'est de la résistance caché :

Un élève a quatre mains pour la rentrée faute de classe suplémentaire ..

A part celà la vie est belle ...La campagne, l'odeur de la Nature, de la ferme, les cloches et le coq voisin ..Mais parfois il y a des plaintes contre ces bruits par des genss venus de la ville en plein de la ville ...PFuuiiitit !
Sur son blog :
"Voyons cela de près. La Banque centrale européenne en annonçant qu'elle rachèterait des titres de la dette des états est censée faire un geste d'aide dans leur direction. C'est une lecture très superficielle de ce qui est en train de se passer. En fait la BCE achète ces titres de dette souveraine sur le « second marché ». Ce « second marché » désigne non pas un lieu mais un type d'acquisition. Dans ce cas, la BCE rachète aux banques privées les titres de dette que celles-ci possèdent après avoir prêté aux états souverains. Donc rien ne change dans le circuit de financement. La BCE continue de prêter aux banques privées à 1% et celles-ci continuent de prêter à 7%, 8%, 9% et même 17% aux Etats. Puis la Banque centrale rachète leurs titres de dette aux banques privées. Si l'on veut bien y réfléchir avec attention, on peut considérer que c'est surtout une bonne affaire pour les banques privées. En effet elles se débarrassent de titres d'emprunt qu'elles considèrent elles-mêmes comme menacés de ne pas être payés. Car si elle prête à un taux aussi élevé aux Etats concernés, c'est bien parce qu'il y a une « prime » pour le risque de ne pas être payé. En revendant ces titres d'emprunt « pourris » à la Banque centrale européenne, on peut considérer que les banques vendent du « papier » suspect contre de l'argent bien réel et garanti par la BCE. C'est là une première raison de ne pas prendre les vessies pour des lanternes. En rachetant des titres de dette sur le « marché secondaire » la BCE permet surtout aux banques d'assainir leurs comptes. Dans le cas qui nous occupe, nous avons une deuxième raison de ne pas considérer cette initiative comme un cadeau fait aux Etats souverains. En effet la BCE conditionne ces rachats sur « le marché secondaire » à une clause de conditionnalité. Laquelle ? La voici : la BCE n'intervient que si l'État concerné par les titres de dette achetables sur le marché secondaire accepte de se soumettre à un plan de secours. Ce plan de secours c'est évidemment le fameux MES qui l’administre ! Cela signifie que la Banque centrale oblige l'État concerné à se soumettre au contrôle et restriction de toutes sortes qu'implique pour un État le fait d'en appeler au MES ! Comprenez-vous ? Ainsi ce qui est présenté comme un beau geste pour « aider » un État est en réalité un moyen de l'obliger à se soumettre au dispositif austéritaire européen et à perdre tout contrôle sur la gestion de son budget. Ainsi, dans le cas de l'Espagne, alors qu'elle fait tout pour éviter d'être entraînée dans la spirale du MES, la décision de la BCE est un véritable coup de poignard dans le dos. Car si l'Espagne ne demande pas d'aide au MES cela sera « interprété » par les marchés comme un refus de s'astreindre aux véritables mesures d'austérité que ceux-ci jugent nécessaire ! Et cela conduira donc à une élévation de la prime de risque. Et donc une élévation des taux d'intérêt qui lui seront accordés par les banques privées pour ses emprunts d'État. Voici une nouvelle démonstration de ce que "solidarité" veut dire pour la BCE et l'Europe libérale !"
Je crois hélas que la raison est moins machiavélique que cela: de combien de journalistes formés a-t-on besoin pour traiter d'un non sujet comme le quadruple meurtre: aucun, vous prenez n'importe quel pigiste sous formé qui passe et ça le fera !

Et pour la décision sur la BCE: il faut chercher, réfléchir, enquêter, avoir des compétences, c'est cher, et long, et casse gueule (on peut se tromper).

Entre les deux, la décision est donc vite prise !
Ce qu'on oublie de dire c 'est que la banque Golman Sachs ,qui a mis l'Europe dans la merde ,en trafiquant les comptes de la Grece, est responsable de crise mondiale,au même titre que Lemman brothers ; aujourd'hui elle dirige la B C E avec Mario Draghi ,ancien pontife de Golman Sachs et son pote Mario Monti ,autre Italien , qui comme lui a aussi travaillé dans la même mafia de banksters. Il est président du conseil Italien ..C'est pas beau la vie!....Ceci dit au sujet du fait divers du massacre dans les alpes faut reconnaitre que mettre 8 heures pour des experts , se rendre sur le lieu d'un crime faut le faire ...ça change des experts à Miami !. C'est en diligence qu'ils sont arrivés ? Pour les pandores qui sont capables de vous flasher sur la route ,à la vitesse de la lumière faut le faire...Les assassins ont eu le temps de mettre les bouts en Tasmanie.
Pas d'accord, les journalistes du JT on fait œuvre de professionnalisme:
Respectant la hiérarchisation de l'info, ils n'ont pas hésité à bouleverser le programme et évoqué la BCE alors qu'initialement
c'était un micro-trottoir sur la hausse des fournitures scolaires qui était prévue.
Un conseil de prudence à tous ceux, Parisiens et assimilés, qui envisagent de participer à la prochaine transhumance hivernale vers les pistes de ski : aux Alpes, préférez toujours les Pyrénées.
Les Alpes, comme vous avez encore pu le constater, sont une région dangereuse où personne n'est à l'abri d'une balle perdue.
Chaque sapin, chaque poteau de télésiège ou de tire-fesse peut cacher un tueur. Pensez-y.
En tous cas cette exposition de la tuerie de Chevaline ça permet d'entendre des trucs qui font marrer, comme ce qu'a dit sérieusement un présentateur de France3 hier (je suppose que tous les autres JT ont répété la même chose), à savoir que pour ces trois personnes tuées d'une balle dans la tête et une quinzaine de douilles trouvées sur les lieux, alors attachez-vous bien:

"Les enquêteurs privilégient la piste criminelle."

Faut le savoir.
Daniel,

Vous oubliez la raison essentielle de cet état de fait. Les journalistes sont essentiellement des gens qui travaillent peu et qui vont toujours vers la facilité. C'est quand même plus facile de meubler 16 minutes sur un fait divers que sur la BCE dont ils sont incapables de nous expliquer et les conséquences sur l'économie réelle et les avantages éventuels. D'ailleurs vous même, vous laissez entendre par un subtil "enfin" que c'est une bonne décision alors que cela s'avérera une catastrophe d'ici 3 ou 4 ans. Mais çà, cela demande du travail et une vision pragmatique et pas idéologique.
je partage totalement le point de vue du matinaute !
Boarf, vous êtes de mauvaise fois Daniel, vous faites comme si les JTs étaient là pour informer, mais on sait bien que c'est une émission comme une autre dont l'objectif est de faire la plus grosse part de marché possible sur la tranche horaire 20h-20h30 (le peuple veut voir un journal télévisé pendant cette tranche horaire pour des raisons traditionnelles, comme le téléshopping à 8h, ou la dinde à Noël).
Donc là, cette affaire de meurtre, c'est du tout bon, et d'autant plus qu'il n'y a aucune info, aucune réponse ! Ce soir je vais me précipiter sur mon JT pour connaitre la suite du feuilleton. Z'êtes marant, faut savoir la flairer la bonne affaire, quand vous avez pas une superproduction d'état type affaire Merah à vous mettre sous la dent.
Comme disait Madame Roche, votre histoire de BCE, c'est trop compliqué, c'est bon pour le JT d'arte. On n'attrape les mouches avec du vinaigre.
Nos lointains successeurs historiens se diront aussi :
Cela parait incroyable, mais à cette époque obscurantiste, tout le pouvoir était aux mains des financiers et des spéculateurs qui imposaient leur diktats aux dirigeants politiques.
Ceux-ci, cependant, tiraient profit de privilèges qu'ils s'accordaient généreusement, tout en imposant à leurs peuples toujours plus de rigueur et de sacrifices.
C'est cette situation insupportable qui provoqua la révolution mondiale de mai 2068, à partir de laquelle furent établies les nouvelles bases de la société égalitaire et fraternelle, dans laquelle nous vivons tous aujourd'hui en parfaite harmonie.
On a les infos qu'on mérite,

ce matin sur France culture :
- Sujet 1 BCE
- Sujet 2 Grève lufthansa
- Sujet 3 fiscalité 75%
- Sujet 4 Marseille
- Sujet 5 la radio numérique terrestre
- Sujet 6 Obama
- Sujet 7 les Farc.

En général pas de faits divers sur FC

Je sais que DS se sacrifie en regardant le JT (et l'amour est dans le pré), mais il y a une vie ailleurs et l'éclairer, la faire connaitre est peut être plus utile que de constater jour après jour la bêtise des JT.

Je ne sais plus qui disait qu'on est pas obligé de mettre les deux pieds dans la fosse à purin pour dire son dégoût de la merde. Cette phrase s'applique assez bien à la chronique de ce matin
Les coïncidences sont parfois étonnantes ...
Ce crime atroce fait quelque part écho, comme déjà évoqué par les journalistes, à l'affaire Dominici.

Et ce billet du jour qui met en opposition le battage médiatique sur un fait divers face à la quasi indifférence sur les événements de la BCE a un écho troublant avec ce que disait, 40 ans plus tard, le juge Carrias (chargé de l'affaire Dominici en son temps) : 40 ans plus tard, il constate toujours un intérêt étonnant pour l'affaire Dominici, alors que d'autres procès majeurs se sont déroulés dans l'indifférence générale.

Citation : "Vers la fin de ma carrière, j'ai eu à juger une autre affaire célèbre, celle des Pétroliers dont pendant des années toute la France a été victime, puisqu'ils nous ont fait payer notre carburant trop cher; personne ne s'y est intéressé. Dans l'affaire de Lurs seules deux familles ont été atteintes; quarante cinq ans plus tard elle continue à soulever les passions." ( http://vincent.carrias.pagesperso-orange.fr/les_bases.htm )
Ce matin, quelle lucidité cynique...
gamma
Peut-être a-t’on simplement la télé qu’on mérite ?

4 minutes sur la BCE (a fortiori 16), j’aurais probablement zappé ; pour une raison toute bête : je-n-y-bite-rien. Mais rien.
Alors qu’un quadruple meurtre de vacanciers ? Me voilà subitement saisi d’un mélange de stupeur et d’effroi. « Comment ? Noon !! Mais enfin pourquoiii ? Maicétorrriiiible !! ». Et pendant 16 minutes, j’ai l’impression fugace et illusoire de sortir de ma torpeur.

Peut être a-t-on simplement la télé qu’on mérite.
Et oui, enfumons le peuple, détournons le de l'essentiel, offrons lui, pour le distraire, le sang et les larmes d'inconnus, tel est le devoir des JT. Passons vite sur la BCE, sur les manifs en Gréce, sur l'accroissement des pauvres en France et autres joyeux constats, sur le PS de moins en moins socialiste. Et surtout, surtout, ne diffusons pas largement un documentaire comme celui sur les agissements ahurissants et désespérants de Goldman Sachs ! Des fois que le peuple, aussi bête soit-il, commencerait à penser et à se lever pour dire "niet" on ne paie plus pour enrichir des escrocs.
Je rêve d'obliger tous les ministres et députés socialistes à visionner ce documentaire et de les contraindre à le commenter et à y réagir ! Les mettre au pied du mur, en quelque sorte.
[quote=pour savoir comment a été traitée la décision de la BCE de racheter (enfin) de la dette européenne,]

Cher Daniel, votre "(enfin)" me semble un peu naïf. La BCE se donne la possibilité de racheter les dettes des Etats en difficulté sur le marché secondaire (et non primaire). C'est à dire qu'elle rachète les obligations détenus par des acteurs privées des Etats en difficulté (i.e susceptibles de faire défaut). En gros on assure à Liliane Bettencourt que sa petite épargne durement gagnée ne sera pas perdue, ce qui aurait été le cas en cas de défaut.
D'autre part, les Etats pour lesquels la BCE interviendra s'ils se verront octroyés un peu d'air pour le financement de leur budget devront faire appels aux mécanismes d'aides difficilement mis au point durant les désormais fameux "sommets de la dernière chance", voir au FMI.
En résumé la sauvegarde du bas de laine Bettencourt sera assurée par des politiques d'austérité c'est à dire démantèlement des régimes de protections sociales, baisses des salaires, etc...

Plus d'info ici.
Je signe. J'ai tiqué sur la même phrase. Cela n'enlève rien au reste de l'article, mais sur le financement de la BCE, je suis d'accord avec Berruyer, c'est risqué pour l'économie et l'objectif réel est peu louable : protéger les investisseurs pour qu'ils continuent à nous financer. Cela ne remet pas en cause notre dépendance vis-à-vis d'eux et le cercle infernal de l'endettement continue.

La chute sera difficile.

C'est à dire qu'elle rachète les obligations détenus par des acteurs privées des Etats en difficulté (i.e susceptibles de faire défaut). En gros on assure à Liliane Bettencourt que sa petite épargne durement gagnée ne sera pas perdue, ce qui aurait été le cas en cas de défaut.

Non... son épargne ne s'envolera pas. Une obligation reste une obligation qu'il y est défaut ou non. Juste que la rémunération sur titre est reportée ou annulée temporairement - avec ou sans rétro-action une fois que le débiteur peut payer. En deux mots, c'est Axa - où son banquier préféré - avec son portefeuille d'assurance vie rémunérée qui devra rogner sur sa marge sur la part fixe !

Par contre la décision de la BCE est, je trouve, aberrante sur le plan du libéralisme économique (pourtant la ligne de conduite européenne).
Souvenons nous qu'on rémunère les titres comme les obligations de part leur risque inhérent. Autrement dit, depuis bientôt une décennie nous offrons [le monde politique et le contribuable par extension] une assurance au monde financier que ce dernier ne pait pas - bien qu'il touche lui les rentes des "risques" entrepris - et elle est légitimée grâce à l'épouvantail des pertes d'emplois potentielles.
Plus grâce à la crise [des subprimes] les banques ont réalisées un lobbying efficace et fructueux pour s'assurer que les endettés - qui rémunèrent les banques en taux d'intérêt pour les risques qu'elles prennent - ne puissent plus jamais se libérer de leur dette. Oui, nous ne sommes plus dans un monde libéral : certains ne peuvent plus faire faillite, d'autres ne peuvent plus prendre de risque. Les Etats-Unis dit libéraux sont les pires sur ce point, une véritable antinomie.

Leur solution en échange de l'aide de BCE ? Un libéralisme plus poussé et une austérité. Argument : le problème économique du pays aidé est structurel. Comment on aide ? Dans les faits par une flexibilisation du travail et une austérité. Bilan ? Ne génère pas d'emploi car la flexibilisation mutualise le travail par des contrats précaires pour les emplois où il y a une forte demande - au lieu du partage horaire sous contrat plus protecteur gage de stabilité dans des sociétés en proie aux doutes.
Puis les acteurs privés ne sont pas tous compétents pour remplacer en quelques mois (vitesse à laquelle l'Europe aujourd'hui démembre un pays de ses actifs - et acquis) les services de l'Etat.

Les exemples ne manquent pas. Pour moi, ni la realpolitik allemande ni celle de la BCE ne vaut ! L’une sauvegarde l’outil allemand (et non l’Europe) et la seconde assure à la charge du contribuable les dérives d’une finance autiste et déshumanisée.

Un repli de l’état et une austérité aura peut être le bénéfice de retisser un tissu social mais ce dernier souvent s'accompagne d'un repli identitaire.
Merci de cette mise au point clairement expliquée ( j'y pige que dalle en économie )
gamma
Lors de la guerre du golfe (la première) j'avais pris la décision de ne plus déjeuner à la cantine, histoire de me reposer des c... que j'entendais pendant les heures de travail.
La chronique de ce matin me confirme que j'ai bien fait et que je n'ai rien perdu.
Comme je ne regarde pas non plus les JT d'ici et ailleurs... ma santé mentale et mon discernement vont très bien, merci.
Hier soir, chez Pujadas, je me suis dit exactement la même chose que dans cette chronique. Je trouve qu'il y a quelque chose de "cassé" dans le monde de l'information. Bien s'informer demandera toujours un effort. Or, les Journaux télévisés ne veulent pas "déranger" le téléspectateur. Ils veulent qu'on digère tout sans douleur et ils nous pré-mâchent l'actualité... Ils mettent en avant ce qui pourrait faire mousser notre intérêt sans qu'on ait d'effort à faire.... Triste monde....
[quote=Daniel Schneidermann]Questions sans réponse

Est-il une illusion plus répandue que celle selon laquelle réponse implique préalablement question ? Il n'aura fallu rien moins que "l'intervention" du plus grand des penseurs de notre temps pour attirer l'attention sur le fait qu'une question présuppose au contraire toujours cela au sujet de quoi elle a surgi, ce à quoi donc elle-même répond. Ce que nous appelons question n'est en effet que réponse dérivée, la réponse originelle étant ce au sujet de quoi nous nous interrogeons. Ainsi dans le 9:15 d'aujourd'hui, la question de savoir ce qui doit primer: la décision de Draghi ou la tuerie de Chevaline, présuppose qu'un de ces événements est plus que l'autre important, et, en l'occurrence, il ne fait pas de doute que, pour le matinaute, c'est le premier qui aurait dû être choisi. Appliqué au cas soumis, son "Il n'y a pas de réponse à tout" est de la plus cruelle ironie: la question étant une pseudo-question. Il peut évidemment en aller autrement. Ainsi Picasso, dont chacun connaît le fameux "je ne cherche pas, je trouve", a-t-il su préciser qu'il trouvait ce sur quoi chercher, ce à quoi donner une réponse dérivée: ses peintures en particulier, qui ne sont qu'autant de réponses géniales, mais non originelles, à ce qui ne saurait jamais cesser de solliciter notre interrogation: notre originelle, elle, présence au monde: la réponse existentielle que chacun constitue à toutes les questions qu'il pourrait, ou devrait, se poser.
Bel exemple de la hierarchisation habituelle de l'info sur nos chaînes radio-TV. Rien de bien nouveau sous le soleil !
Ben bibi, dans sa véranda ( oui je sais ) à 20 H, il regarde les oiseaux, les pies ( il leur donne à manger ),
puis un peu plus tard les corbeaux ( frécheux? ) qui rentrent à la maison, il les compte ;-)...
puis, quand la nuit arrive, il part regarder la boite à image ( cette put... ).
Il aime bien les put...
gamma
Grand suspense : les JT parleront-ils ce soir pendant 16 mn de la cinquantaine de disparus, naufragés de la misère, près de Lampedusa ?
Bien vu, bien entendu... Y'en a justin (bridoux) qui a pensé à rappeler l'affaire Dominici (sans doute rapport à la RAF qui se promenait à vélo dans le coin vu que Camerone a supprimé le kerosène aux avions de Sa Majesté)... La Chevaline par 4, ça donne le triomphe de Draghi sur Merkel qui fait la gueule - et le passage dans le tunnel de Hollande qui voit le bout du dénigrement de ses idées sur la BCE. Sur F3 à 22 heures et des poussières, on avait droit à NKM qui ne s'était pas encore aperçue que la campagne électorale de mai était terminée. Fallait bien faire diversion sur la dispute des chefs de l'OUMP...
Tiens rions zun peu https://www.youtube.com/watch?v=eExHp56S32k
bien vu, je me faisais la même réflexion au journal de 13 h de france inter où non seulement le sujet sur le quadruple meurtre en haute savoie a subi un traitement identique : étirement de plus de 15 minutes sur rien, immédiatement suivi d'une longue interview d'un député européen sur Marseilles (encore la violence), puis la colère des marchands de cigarettes, un entrefilet sur une décision à venir de la BCE qui envisagerait de racheter de la dette ... durée; le temps d'énoncer la phrase, immédiatement suivi par les tribulations des umpistes...On fait difficilement mieux comme désinformation !!! Moi qui pensais qu'on allait interviewer un député européen sur l'ineptie du suicidaire traité européen de destabilisation .... France inter est vraiment la radio au service de l'enfumage public !!!
... Se rappeleront qu'à notre époque, les JT de 20h n'étaient plus une référence et que le vrai journalisme se situait ailleurs.
Le rôle d'un JT c'est :

- D'attirer les marchands de pub.

- De dis-traire. Pas question que le citoyen se préoccupe des décisions qui le touchent tôt ou tard.

Epicétou.

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