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Quand les flics mordent la ligne j@une

Qu'arrive-t-il à la police ? Voici quatre policiers, ou anciens policiers. Tous quatre dans le collimateur de la hiérarchie, pour être sortis du rang, et avoir critiqué la grande maison, dans des blogs, ou des livres récents. La politique du chiffre et ses conséquences effarantes, des fiches de citoyens erronées, des propos racistes ou homophobes entendus dans les rangs, tout y passe. Pourquoi ont-ils décidé de porter leurs critiques hors de l'institution ? Pourquoi ont-ils court-circuité le canal traditionnel des syndicats ? Comment la hiérarchie a-t-elle réagi ? Après huit ans de règne sarkozyste sur la grande maison, la police est-elle au bord de l'explosion ?

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Dites moi, Marc, "Ya bon banania", c'est pas raciste?! Discours atterrant de personnes au niveau intellectuel et culturel plutôt léger, aux idées de comptoir, souvent à droite, en tous cas réac sans le savoir.....toute une "kulture", en fait une sous-cuklture de bazar, celle de notre flicaille, dont le niveau de recrutement, les tests e personnalité, le nombre, sont insuffisants. Un aveu d'échec, consternant, inquiétant.
Un flic reste un flic : droit dans ses rangers de flic , droit dans son uniforme de flic, droit dans sa mentalité de flic, la tête bien pourrie. Non je ne les aime pas. Je les évite. Je m'en méfie. Je les fuis.
Je n'ai pas aimé vos invités.
Le pompon revenant sans doute à Bénédicte Desforges.

Quant à Sahim Soued, je ne comprends rien à son discours. La police tu l'aimes où tu la quittes. Elle, visiblement, elle l'aime. Qu'elle ne vienne donc pas se plaindre.

Et les événements de ce soir, suite au verdict du tribunal de Bobigny, illustrent, s'il en était besoin, ma conviction.
Sans dégager de leur responsabilité aucun des policiers auteurs d'actes ou de propos homophobes, sexistes ou racistes, je vous renvoie Guy aux travaux de Dominique Dessors, ergonome-chercheur au CNAM et malheureusement décédée.

Dans son ouvrage "De l'ergonomie à la psychodynamique du travail" (Collection "Clinique du travail", ERES), elle analyse, entre autres, les conditions d'apparition du sexisme dans des équipes de douaniers.
Immergée dans ces équipes, sur leurs terrains, elle observe et déconstruit les stratégies individuelles et collectives de défense face aux conditions réelles et indiscibles de leurs activités : l'imprévu, l'attente, la violence, la peur, la "trahison" des supérieurs... A coté d'autres comportements (l'esprit de corps, l'honneur, l'alcool, la virilité...), les réactions machistes et sexistes sont décrites aussi comme des stratégies de défense.

Ce qui est édifiant au regard de cette grille de lecture (psychodynamique du travail), c'est que finalement tous vos invités parlent de la même chose : la dégradation des conditions de travail des policiers et les symptômes psychosociaux qu'elles entrainent. Ici, seules les formes, la valeur et la fonction sociale de ces symptômes changent : l'insubordination, l'exposition médiatique, le suicide, le sexisme collectif, la violence, le zèle...
Se reconnaître dans une déviance pour ne pas devenir fou.

Rappelons ici que cette approche collective des comportements individuels ne minimise pas la portée des actes et ne dégage nullement les individus de leur responsabilité. Mais elle est un outil puissant pour se représenter la situation et repérer que les nouvelles modalités managériales exercées dans la police, la course au chiffres notamment (couplée à la baisse des effectifs, à la vétustée de certains moyens...) loin d'être un facteur de sécurité est déjà, et ça ne fait que commencer, facteur de désordre au coeur de la police d'une part, mais aussi dans ses interactions avec la population.

Ce qui est dramatique, c'est que les mêmes méthodes (management, course au chiffre et baisse des effectifs), conduisant à des dégradations de conditions de travail similaires, sont à l'oeuvre dans les réformes : de la justice, des hôpitaux, de pôle emploi, de la modernisation de l'administration pénitencière... etc, etc. Je vous renvoie au dernier livre d'Yves Clot "Le travail au coeur" pour vous faire une idée plus étayée de la situation, du lien entre travail et troubles psychiques et sociaux, travail et intégrité (sociale et psychique).
Belle analyse.
Le problème avec cette approche sociologique (très intéressante pour son objet au demeurant) c'est qu'elle réduit la problématique (je parle là du texte présenté, pas de ce que pense l'auteur en général) à: d'un coté, les stratégies de compensation, de résistance ou d'esquive des salariés face aux pressions du rendement et à la dégradation des conditions de travail (avec la « dérive » des « mauvais » comportements); de l'autre, la stratégie « économique » du pouvoir (alignée sur celle du Medef) de gestion rationnelle et d'optimisation des coûts (avec les excès se traduisant par la dégradation du service public). Réalités effectives que donne à voir cette approche.

La question de la police a une autre dimension. Ce n'est pas un métier comme un autre (même si les conditions d'exercice provoquent les effets psychologiques que l'on trouve dans d'autres professions), ni une fonction comme une autre (même si d'autres fonctionnaires sont confrontés aux mêmes questions morales que Dominique Godin dit plus haut être « de servir dans une institution qu'ils savent pertinemment non républicaine »: un bureaucrate qui, du fond de son bureau, signe l'ordre d'internement inique d'une famille de sans-papiers dans un centre de rétention est aussi « responsable » que le policier qui exécute l'ordre).

La spécificité du policier de sécurité publique (gros bataillon de la police nous dit quelqu'un dans l'émission) est qu'il applique le "monopole" de la violence physique (de la force) dont dispose l'État.
Fabien Jobard nous montre, dans une autre approche sociologique (Bavures policières? La force publique et ses usages), en quoi la politique publique de sécurité consiste à rationaliser le territoire de l'espace public afin de circonscrire la délinquance à des lieux pertinents (pour la police!: praticables et faciles d'accès quitte à remodeler des quartiers avec de grandes artères) et à rendre les délinquants visibles (pour la police!) afin d'y maintenir la puissance publique. Car l'action de la police ne cible pas toute la population de la même manière (ce qui rend un peu vain le débat sur la perception subjective de l'État policier. Pour prendre une référence « à la mode » en ce moment, pendant l'Occupation allemande la vie était aussi animée qu'aujourd'hui dans les centres culturels et commerciaux (de luxe) des grandes villes françaises alors que certains menaient les combats de la résistance et se confrontaient à la violence nazie).

Jobard nous explique que « sur les territoires où l'existence est d'abord tenue pour être caractérisée par l'indiscipline, c'est-à-dire la chance de ne pas être obéit "automatiquement", il échoit aux violences policières d'imposer la croyance en la puissance de l'État, et l'obéissance. Sur ces territoires, à l'égard de ces populations (SDF, jeunes des "quartiers"), la police exerce une mission disciplinaire.... (...) L'essentiel des violences policières, loin s'en faut, n'est pas imputable à l'intention (méchante, ludique, colérique, raciste...) des policiers individuels, ni à celle des victimes. Ce type d'hypothèse ne résiste pas un instant () à la pesanteur des logiques de situation dans lesquelles les acteurs se trouvent pris plus qu'ils ne les créent. (...) Devant les tribunaux, () c'est le sens ordinaire des situations par les policiers qui tranche entre le juste et le fort. C'est le policier qui, dans son intelligence des situations, et en fonction des circonstances, décide d'employer tel ou tel niveau de violence; et c'est cette décision qui sera tenue souveraine dans la sentence du juge. (...) Ainsi peut-on mieux préciser ce que l'on entend par « exercice de la souveraineté policière ». Il existe au sein de notre monde social ordinaire un espace social spécifique, en lequel la décision policière a valeur de décision souveraine, et où les individus qui s'y trouvent ont une chance non négligeable d'être objets d'un mode ancien d'exercice de la souveraineté, l'atteinte au corps. (...) Les policiers sont alors laissés seuls face aux logiques imprévisibles des situations, ouvrant ainsi toutes sortes d'accords locaux qui instituent, de la délégation à l'exercice immédiat de la force, la force pour toute loi. »

Ce qu'il me semble que cette analyse nous apporte c'est l'importance de la posture préalable du policier individuel (Rambo ou responsable) qui va déterminer sa capacité à gérer « les conditions structurelles et situationnelles de montée aux extrêmes ou de suspension de l'escalade de la violence ». Ne peut-on alors penser que les « stratégies défensives: l'insubordination, l'exposition médiatique, le suicide, le sexisme collectif, la violence, le zèle... » vont devenir des critères de sélection de la constitution du corps policier. Point n'est besoin là d'une intentionnalité de la sélection: il suffit de laisser agir la « logique des situations ». Pour un gouvernement autoritaire, il s'agira d'intensifier la rationalisation des services: « les nouvelles modalités managériales exercées dans la police, la course aux chiffres notamment (couplée à la baisse des effectifs, à la vétusté de certains moyens...) (qui) loin d'être un facteur de sécurité sont déjà, et ça ne fait que commencer, facteur de désordre au cœur de la police d'une part, mais aussi dans ses interactions avec la population ». Les individus trop fragiles ou trop « droits » s'élimineront tout seuls: suicide, démission, sanctions. Est-ce un hasard si les quatre invités de l'émission sont plus ou moins en voie d'exclusion de la police? S'ils « rejettent » les syndicats de connivence?

C'est pourquoi je trouve dommage que Guy Birenbaum, peut-être enfermé dans ses questions préparées à l'avance, n'ait pu « rebondir » sur des points comme: - les rapports de la hiérarchie policière avec les Francs-maçons (pointés par le Canard enchaîné du 10 novembre: « Un ex-flic et une ex-barbouze pour défendre les « idéaux humanistes » des frangins, difficile de trouver mieux »); - l'histoire des « autocollants nazis dans la police », ouvrant à la question de l'infiltration de la police par l'extrême droite (gros tabou) euphémisée par les « 30% de racistes » (ce qui serait plus intéressant à connaître c'est l'évolution de ce taux); - la réflexion sur le fait que « là où il y aurait le plus de délinquants, c'est à l'Assemblée nationale »; - la réponse curieuse de B. Desforges à sa question sur l'absence de livres de policiers d'extrême droite: « ils se nourrissent de l'immédiat des faits divers », qui exprime dans quel sens penche le rapport de force.

Ces questions me paraissent permettre de situer l'importance de l'enjeu que représente l'« affaire » du tribunal de Bobigny dans laquelle des policiers qu'on ne dit pas d'extrême droite veulent faire plier des juges qu'ils disent gauchistes. Importance pour l'appareil judiciaire, certes, mais surtout pour les justiciables.

La place de Sarkozy là-dedans m'évoque le témoignage de J.J. Reboux, éditeur du Portrait physique et mental du policier ordinaire de Maurice Rajsfus, qui, en 2006, lors d'une « collision violente avec un quarteron de fonctionnaires de police » se vit menacé d'un « T'as de la chance qu'il soit pas (encore) président ». C'est fait.

En 1968, Jean-Paul Sartre disait: « L'État n'est pas fasciste, mais sa police l'est déjà ». Les années post 68 ont repoussé dans l'ombre, un temps, cette menace. Il semble urgent de faire un nouveau mai, ou décembre, ou janvier...
Je suis totalement d'accord avec votre analyse, à ceci près que je pense que votre conclusion ne contre-dit pas la mienne.
Les travaux auxquels nous faisons référence ne s'opposent pas, ils éclairent et travaillent la question des conduites d'excès dans la police par l'intermédiaire de disciplines différentes, complémentaires.
Je voudrais préciser une chose qui me semble importante pour resituer la complémentarité des approches et les enjeux associés.

Les travaux de Dominique Dessors et de Yves Clot utilisent une approche théorique en ergonomie, en psychologie et en psychodynamique du travail, vous vous appuyer sur des travaux en sociologie. Les résultats peuvent être croisés, comparés, mais pas substitués l'un à l'autre. Je ne distingue pas ces disciplines pour jouer sur les mots, m'esquiver ou soustraire mon analyse à la critique de la vôtre.
Pour comprendre les questions sociales dans leur complexité, il me semble vraiment important de resituer chaque science sociale et humaine dans son champ, avec la même rigueur que nous le faisons pour les sciences "dures". Je ne vous fais pas un procés d'intention, je fais ici une énorme digression pour alerter sur une situation générale préoccupante.
Notre société, plutôt normée "sciences dures", a tendance à minimiser les sciences humaines et sociales (dites "molles"...) où pour accentuer, une forme de discrédit, différencier les disciplines serait de l'ordre de l'idéologie, de la littérature, plus que de celui d'un fondement scientifique ou même d'une quelconque utilité sociale.
Le comble : les sciences sociales n'auraient pas d'utilité sociale ?!
Que se passe-t-il ?
Aucun responsable politique ne confie la totalité de l'expertise sur le nucléaire aux architectes des centrales et aux techniciens EDF. Nous trouvons à diverses étapes du processus de décisions une batterie de spécialistes de la physique nucléaire (et une insitution entière, le CEA).
Je constate qu'aujourd'hui, les responsables politiques s'intéressent au corps social et à l'ensemble des corps des services publics avec des audits économiques, des modèles mathématiques et des discours moralisateurs. Inédaquation des modèles d'analyse, inadéquations des solutions aux problèmes, conséquences indésirables imprévues assurées.

Dans l'espace politique, le regard des sciences humaines et sociales sur notre réalité, se résume à des "intellectuels",ou des "experts" qui s'expriment le plus souvent sans clarifier leur angle d'analyse, leur cadre théorique, ni même leurs recherches. Leurs regards, souvent passionnants, n'aident qu'à produire de l'analyse et du discours... pas à transformer. Sciences humaines et sociales, sciences de la connaissance et pas de l'action ? Pour les transformations sociales on nous fait croire que les comportements humains ne sont que des affaires de volonté politique, de culture, de lois, de morale et de bon sens. La psychologie, sciences de la connaissance et pas de la transformation ? L'ergonomie, sciences de la connaissance et pas de l'action ? L'histoire, science de la connaissance et pas de l'action ? La sociologie des organisations, sciences de la connaissance et pas de l'action ?

Cette digression faite (dont le propos est un peu lapidaire et léger, mais faute de temps...) revenons à notre sujet.
Pourquoi est-ce, dans le cas de la police, si important de conserver la complémentarité des approches sociologique, ergonomique et psychosociologique (et historique et économique et politique, pour bien faire) ?
Parce que c'est le couplage de ces sciences (à la fois outils de connaissance et d'intervention et d'action) qui permet de comprendre comment et pourquoi les policiers par définition "adversaires" de la population (instruments cohercitifs de l'ordre public face aux libertés individuelles), pour toutes les raisons que vous avez énoncées, est devenue en 2010 "ennemis" de la population (lire à ce sujet les propos de Jean-Pierre Havrin autour de son livre "Il a détruit la police de proximité").
Comprendre (sans jugement, le propre de la science...) la construction, les conditions et les effets de ces dérives individuelles et collectives, c'est pouvoir les déconstruire et les transformer.
Ces disciplines (toutes "Sports de combat" comme Bourdieu qualifiait la sociologie) sont à la fois sciences de la connaissance et de l'action.
Et alors là si les responsables politiques de l'opposition pouvaient s'en convaincre...
Merci de ta réponse. (J'ai opté pour le tutoiement, et ça ne me gêne pas d'être vouvoyé).

[quote=Je suis totalement d'accord avec votre analyse, à ceci près que je pense que votre conclusion ne contre-dit pas la mienne. Les travaux auxquels nous faisons référence ne s'opposent pas, ils éclairent et travaillent la question des conduites d'excès dans la police par l'intermédiaire de disciplines différentes, complémentaires.]

Ce n'était, en effet, ni mon intention ni ce que j'ai dit, me semble-t-il. J'avais même en tête, en écrivant sous cette forme forcément "lapidaire", de soigner mes formules pour ne pas le laisser interpréter ainsi, sachant que sur les forums... J'ajoutais une autre dimension à ton analyse qui me semblait donner encore plus de sens aux éléments que tu apportais.

Qu'est-ce donc qui te le laisse entendre, s'il te plaît? (On n'affine jamais assez son langage dans ce genre d'échange). Pour que je puisse préciser si nécessaire.

Et je suis entièrement d'accord avec ton développement sur les sciences humaines.

Une autre chose (tu le pointes aussi) est la position que l'on affiche à partir de ces éléments d'analyse dans l'engagement dans le combat puisqu'en effet "ces disciplines (toutes "Sports de combat" comme Bourdieu qualifiait la sociologie) sont à la fois sciences de la connaissance et de l'action." Ce qui, justement, renvoie aux positions que l'on prend. Chacun ne conçoit pas l'action de la même manière ou dans le même sens. Non? Si les sciences ne sont pas neutres en elles-mêmes (c'est mon opinion), l'utilisation que l'on en fait ne l'est pas non plus. N'en es-tu pas d'accord?
Chapi chapo pour l'émission. Mais pourquoi si court??? :-D
Running gag à part, je ne comprends pas vraiment la posture de Bénédicte Desforges : elle semble défendre un certain niveau de droit de réserve (en parlant de la "maladresse" de Sihem Souid) et en même temps, avec tout le tact qu'elle dit mettre dans ses écrits (pas lu), elle est elle-même sanctionnée au niveau professionnel. Je l'ai trouvée assez confuse.
Difficile de suivre Bénédicte Desforges qui a beaucoup de mal à construire une réflexion pertinente. C'est difficile de voir ce qu'elle apporte.
Huh ?! C'est normal d'avoir de la publicité lorsqu'on lance l'émission ?
Cette émission présente un réel intérêt ; il est regrettable que son déroulement soit haché (gâché ?) par un modérateur interrompant trop souvent inopportunément des invités qui avaient des choses plus intéressantes que lui à dire. Il serait souhaitable que cette personne apprenne à se taire à bon escient, ou qu'elle soit remplacée par un modérateur plus modéré dans ses interventions. Je crains, hélas, en faisant cette remarque, de demander l'impossible ; c'est trop souvent la même chose à la télé, ce pourquoi je ne regarde plus depuis longtemps les débats télévisés, même sur la 5 : CALVI était très bien au début, il est devenu, lui et son double, insupportable. C'est à croire qu'à la longue, le modérateur se prend pour un intervenant parmi d'autres, et donc se donne comme compétent sur tous les sujets.
Est-ce que demander un modérateur modérant modérement serait un voeu pieux ?

Sirius
[large][/large]"Il était une fois dans l'ouest "c'est ça non .... Le but de l'émission non ?
Ou " Le bon "la brute" , le truand " ? J'ironise bien sûr ...mais quanf même ! (°|°) (°|°) (°|°)
Peut-être la meilleure Ligne Jaune depuis son lancement !

Mais Guy, de grâce, pourquoi vouloir conclure si vite l'émission ?

Pour un sujet qui me passionne, une émission de 2h30 ne me semblerait pas trop longue.

PS : Avez-vous invité un porte-parole du ministère de l'intérieur ?
quis custodiet ipsos custodes ?

si c'est une oligarchie dont le discours est sécuritaire, quel qu'en soit le prix démocratique, parce que c'est sa manière de se maintenir au pouvoir, alors les gardiens peuvent bien se sentir mal à l'aise, et même carrément mal - au risque de dérouiller professionnellement lorsqu'ils leur prennent la fantaisie et/ou le courage et/ou le simple instinct de conservation (c'est soit ça soit la balle dans la tête) de l'ouvrir bien large.

je crois avoir compris que ce que demande bénédicte, même si elle était un peu groumf-ouarf ouarf dans sa manière de dire les choses, c'est que l'igpn fasse son boulot (qu'elle ne fait donc pas), et que chacun à son niveau de la hiérarchie policière prenne acte des franchissements de ligne jaune et les sanctionne (pe le flic qui gifle un homme menotté et qu'elle sanctionne - en interne, mais c'est tout de même une sanction)

je crois avoir compris que la goutte qui a fait déborder le vase de sihem, c'est quand, dans le fond, elle est devenue elle-même victime (par sa signature d'appui de deux autres fliquesses homosexuelles) de discrimination : alors là, elle s'est lâchée, après avoir usé et abusé de toutes les possibilités de s'exprimer par la voie hiérarchique.

je crois avoir compris que philippe est très articulé dans sa réflexion, et j'aurais aimé l'entendre plus concernant ce fichier stic légal pour la forme mais illégal dans les contenus (par contre marc a longtemps tenu le crachoir - un peu trop à mon goût lorsqu'il s'est agi de justifier le lancement de son bouquin avec la vidéo - on s'en fout, non ? en tout cas c'était un peu longuet, quasi 20')

je crois avoir compris que marc, philippe et bénédicte se font un peu de souci pour sihem qui a l'air d'être partie au front la fleur au fusil sans beaucoup de couverture - mais avec beaucoup de biscuit. ils pensent qu'elle va dérouiller toute seule, mais elle a l'air d'avoir dépassé le stade de la peur de perdre son boulot.

je crois avoir compris que la grosse inquiétude de marc, et qui conditionne sa position, c'est que l'actuel gouvernement, faute de reconnaître qu'il y a un problème dans la maison poulaga, est en train de servir la soupe à la marine le pen, ce qui est logique de la part du toupety, diviser pour régner, il se sent dans une configuration "chirac-le pen".

j'ai a priori rien contre les flics, c'est un rouage logique et nécessaire dans un état basé sur la hiérarchisation des pouvoirs et sa pérennisation. par contre, dans ce qu'on appelle un état, on ne s'en méfiera jamais assez, idem pour l'armée, et tous les grands corps nourris à la mamelle du service dit "public" qui protègent le pouvoir en place (supposé représenter ce "public"). en attendant, faire tout ce qui est possible pour que la police française ne finisse pas par ressembler à la police grecque, qui elle tire, tue et est connue pour être corrompue jusqu'à l'os.

bizarrement, sur cette ligne jaune, on n'a parlé dans le fond que de "petites choses", de vilains comportements pas jolis, de gros mots méchants incorrects, de gestes cracras vulgaires - bref de mauvaise éducation (en un sens très large, je pense qu'une bonne éducation prémunit du racisme, des diverses -phobies possibles, etc.). mais qu'en est-il des gros trucs qui font très mal, les trucs bien saignants, genre corruption, écoutes ou bavures meurtrières ? silence religieux sur la chose. les ripoux, les plombiers, les excités du flingue ou du taser ? rien ? pas un mot ?

mais comme toujours, en gros, émission passionnante, merci merci merci, c'est toujours tellement riche d'entendre "parler cuisine" (même si, à mon avis, on y a entendu beaucoup d'euphémismes, et beaucoup ... de non-dits - entre autres sur les points que je viens d'évoquer)

et bravo à guy, qui a mené (pas sans mal, il lui a fallu sortir la sirène...) 1h30 de débat à 4 - il a dû en ressortir lessivé - surtout que c'est des flics-à-grande-gueule. flics qui ont, il faut quand même le dire, et vu le lavage de cerveau qu'ils subissent, bien du courage de se montrer à @si !

et on ne le dira jamais assez :
quis custodiet ipsos custodes ?
Avec en fond sonore : http://www.youtube.com/watch?v=_7ipoNezsMk&list=FLg9rZxNHFvJA&playnext=1.
ce que raconte les 4 personnes se retrouve partout non seulement dans les administrations mais aussi dans les grandes boîtes privées !
il y a des objectifs de chiffres qui riment malheureusement pas souvent avec la rentabilité à long terme et encore moins avec l'humain; l'humain est inexistant, il n'y a que le tableau excel de chiffres; et personne ne s'intéresse plus au METIER (et Sarkosy qu'en a-t-il à foutre du métier de flic ? );
la différence qu'il y a avec ces 4 personnes c'est que dans les grands boîtes publiques ou privées, en général, il y a les syndicats qui servent de médiateur et qui aplanissent; hors là, les syndicats ont l'air inexistant, pire du côté de la hiérarchie: serait-ce une spécificité liée à la police ?
il aurait peut-être fallu inviter des syndicalistes ...
C'est bien ce que je disais. Mais le meilleurs format n'est t-il pas celui qui permet aux invités de s'exprimer pleinement dans le monde merveilleux d'internet, où "on a tout le temps qu'on veut" dixit Daniel. Secondo, on le voit sur cette émission que ce n'est pas vous qui y mettez fin, mais Daniel(?).
Le rapport? C'est que nombres d'émissions laissent le sentiment frustrant de ne pas avoir appris grand chose, de mettre en lumière des choses que l'on sait déjà...
Ceci étant, cette émission n'en faisait pas partie, d'où la frustration (encore!) lorsque rien ne poussait à y mettre fin en dehors de Daniel(?)...

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le bonheur de l'irrégularité c'est qu'on peut avoir 2 émissions Ligne jaune en une semaine,

génial !


Oui, quelle bonne surprise !
Emission en téléchargement, je me hâte de la regarder.
Quelle émission explosive...mon PC n'a pas résisté, il s'est auto-détruit !! (ce n'est pas une blague, la carte graphique à lâcher pendant l'émission)

J'espère que toute les émissions ne seront pas comme ça, ça risque de me couter cher...

Du coup, je n'ai pas fini l'émission, mais pour ce que j'ai vu, c'est très intéressant, merci Guy et plus généralement @si.

@plus avec un nouveau PC...

Pour la durée de l'émission, entre 1h et 1h30, c'est bien; c'est de taille humaine.
Vous allez donner du grain à moudre à Pierre Carles Daniel Scheidermann: " Sur internet, on a tout le temps qu'on veut, on s'arrête quand on veut, etc, etc... Tu parles: "Machin, vas-y vite fait, il faut vraiment que j' termine, ya Daniel qui m'fait signe...!" enfin, un truc dans le genre!...
très bonne émission, ça fait plaisir de retrouver la ligne jaune
en plus j'ai reçu aujourd'hui mon exemplaire de crise au Sarkozistan
bref un weekend qui s'annonce bien
Émission très intéressante ; j'essayerai d'en parler demain mais j'ai appris plein de choses, et été rassuré sur certains points, inquiété sur d'autres.
J'ai bien aimé le passage du chauve sur Hortefeux vers 25-28 minutes, bien joué :-).

Il faudrait aller voir du côté des forums du SNOP et autres. Au moment des retraites je m'y étais inscrit et y avais discuté un peu, il y a de tout, c'est amusant.
Pardon d'être aussi con sur un sujet comme celui-là,
mais enfin voilà, pas pu m'en empêcher désolé... :o))

CLIC !
"Y'a bon Banania" pas raciste. Marc Louboutin pas raciste. CQFD
J'ai juste regardé le best off. Le flic qui se prétend pas raciste et qui dit "Y'a bon Banania". Trop drôle ! C'était du second degré ? Je n'ai pas encore regardé l'émission dans son intégralité. Dites-moi que quelqu'un l'a relevé !
Comment apporter un soutien à Sihem Souid, qui vient d'être suspendue 4 mois ?
Résumons: Un flic qui utilise son cerveau à des fins utiles est un flic suspendu, muté, harcelé, retraité ou suicidé...(etc) ? [sub](ajouter les mentions et/ou entre chaque proposition)[/sub]
C'est pour ça qu'on en croise si peu?
Enfin une série policière Française qui a du slip !
A suivre...
Malaise dans la police? C'est étrange...alors que tout le reste de la société va bien......
Il est absolument inadmissible de dire qu'il y a 33 % de policiers racistes, ils sont au moins 40% , et en Seine Saint Denis, ou j'ai vecu 33 ans ce doit etre 33 % de non racistes.
C'est la grande forme en ce moment sur @si, deux lignes jaunes et une @si de haut vol en quelques jours, chapeau. Le problème c'est qu'on finit avec le moral dans les chaussettes, c'est bien le temps de l'indignation...
A votre très bonne question sur des livres venant de l'autre bord politique, je me demande si ce n'est pas du, tout simplement, au "profil socio-psychologique" du jeune qui s'engage dans les force de l'ordre (mettre en gras, sur-ligné les termes ENGAGE et FORCE PUBLIQUE).
En effet, il me semble que l'immense majorité des engagés (police, gendarmerie, militaire...) le font pour faire respecter l'ORDRE, la DISCIPLINE, la JUSTICE, le DROIT.... des valeurs qui, pour respectables quelles soient, ne sont pas moins dénuées de fond idéologique (je sais, c'est un gros mot depuis 20 ans!!!)

Moralité : Il n'y a pas besoin de faire de livre de Droite sur la Police puisque la police (et ceux qui la compose "en majorité") adhère à ces valeurs.
En echo, on comprend le malaise vécu par vos intervenants, qui eux n'adhèrent pas FONDAMENTALEMENT, à ces idéaux. Un jeune qui souhaite faire le "bien" va, naturellement (on dirait du CHIRAC), dans des professions sociales (à moins d'une volonté Trotskiste et schizophrène, de faire de l'entrisme).

Moralité bis : au lieu de me masturber intellectuellement -entre "gens de gauche"- je ferai mieux d'aller poster mes conneries sur le FIG, ou le site de l'UMP, ou du MEDEF....histoire de faire bouger les lignes (jaunes si possible).
Merci pour cette émission, mais est ce qu'on peut baisser le micro de Guy... parce que... vraiment il parle trop fort pour essayer de récupérer les digressions des intervenants...
en toute amitié quand même.
Très bonne émission. Comme d'habitude, GB a su et équilibrer le débat et faire que tout le monde s'exprime .

Je voudrais revenir sur le problème du racisme dans la police. Il est indéniable qu'il y a des policiers racistes. Il y en a aussi qui ne le sont pas du tout, et j'en ai vus deux arrêter un acte manifestement raciste. Faire leur boulot quoi !
Je trouve dommage que la conversation parlant de ce problème n'ait pas été développée, même si évidemment il était impossible de parler de tous les problèmes.

Je ne crois pas me tromper en imaginant qu'une personne pas très équilibrée qui a besoin de réprimer son prochain, pense tout de suite à faire comme métier agent ou officier de police, et qu'évidemment, le recrutement tient compte de ce problème.
Mais il y en a forcément qui passent à travers les mailles de ce filet. Et j'ai cru comprendre qu'ils demandaient facilement à travailler dans des quartiers ou des services qui étaient beaucoup en contact avec les étrangers. Je tire ces conclusions d'observations personnelles avec, à l'origine, le témoignage d'un ami de la brigade financière que son statut obligeait à travailler quelques nuits par an en commissariat et s'était trouvé dans plusieurs d'entre eux, dont le 18ème, où il avait constaté un racisme très fort par rapport à la moyenne de la police. Or, le 18ème était très connu pour le nombre de ses étrangers.
Le débat ainsi que le forum me le confirment. Mais je suppose que personne ne se bouscule pour aller travailler dans ces endroits où s'associent souvent aussi pauvreté et délinquance. L'arrivée de personnes d'origine étrangère succède souvent à ce couple maudit, parce que ces quartiers violents où plus personne ne veut habiter, est leur seul recours. Et leur hiérarchie n'ayant pas le choix, est bien obligée de faire avec eux.

Le problème, c'est que la police a une telle vision de l'image de l'autorité qu'elle préfère se voiler la face.

Je pense qu'effectivement, l'image a une grande importance pour asseoir l'autorité, mais à condition que cette image soit conforme à la réalité.

Or, les policiers qui contrôlent uniquement les basanés dans le métro, les bavures contre les personnes d'origine étrangère, les discours racistes de certains policiers, c'est cela qui est très visible. Si un policier fait son travail et empêche un acte raciste, ne serait-ce que par sa présence, il fait son boulot, c'est un train qui arrive à l'heure, on n'en parle pas, par contre, si un autre réalise un acte raciste, tous ceux qui y ont assisté s'en souviennent et le racontent.

Donc si les policiers ne mettent pas les pieds dans le plat et ne reconnaissent pas le problème, cet état de fait éloigne la police des administrés.

Or, en démocratie de type républicain, la police est la garante de la paix civile, de l'égalité de fait entre personnes sur la voie publique, par exemple, et donc de la démocratie. Si quelqu'un dans l'espace public n'est pas traité comme les autres, on est bien content d'y échapper soi-même, mais tout le monde est différent à un niveau ou à un autre, et ces faits rendent suspects ceux qui les commettent.

Cette tension dans la société est négative à tous les niveaux, y compris pour l'intégration des personnes d'origine étrangère qui se mettent à craindre tous les policiers... Y compris ceux qui sont prêts à les aider. C'est une des raisons de l'omerta dans certains quartiers.

Je ne pense pas que les policiers puissent faire l'économie de cette réflexion.

Mais je dois me tromper, parce que je suis la seule à le faire remarquer.

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flics partout, information nulle part
Un petit mot au sujet de la Suisse voisine, pour ceux que ça intéresse.

Rapport assez cinglant d'Amnesty International : http://2009.amnesty.ch/fr/themes/les-violations-des-droits-humains-en-suisse/download-rapport-police/Resume_rapport_police_def.pdf

Documentation plus complète et version longue disponible là : http://2009.amnesty.ch/fr/themes/les-violations-des-droits-humains-en-suisse/police-en-suisse

La question du racisme et de l'impunité policières suisses, révélées (c'est-à-dire au niveau officiel) par certaines enquêtes et témoignages internes, ont fait scandale il y a un ou deux ans, et ont fait l'objet de cet assez brutal documentaire dans la série "temps présent" : http://www.tsr.ch/emissions/temps-present/politique-suisse/1360222-police-je-te-cogne-moi-non-plus.html

Je signale aussi le point de vue d'un écrivain policier suisse, a priori un peu dans la mouvance des invités : http://humanrights-geneva.info/spip.php?article1114

[quote=Yves Patrick Delachaux]
Après des années de pratique, si on me dit « latinos », je pense automatiquement clandestins et travail au noir. Si je suis affecté aux bars de nuit, pour moi une belle blonde de l’Est travaille forcément dans les cabarets. La réalité à laquelle est confronté un policier est totalement subjective. Donc, il ne suffit pas de lui demander de ne pas faire de discrimination, de respecter les droits de l’homme, alors que l’essence même du métier est de discriminer, trier, repérer.

- Mais le tri se fait selon certains critères…

Non, justement, et c’est bien le problème. Les polices européennes ont un très bon niveau opérationnel, mais on a toujours le nez dans le guidon. Le jeune flic est jeté à la rue et livré à son seul bon sens. Chaque policier a le sentiment d’être le dernier rempart de la démocratie, avec un sentiment de toute puissance terrible. Il n’y a aucune stratégie au niveau des ressources humaines, de l’encadrement, du management. Chacun développe des sous-structures internes et se débrouille.
Des déceptions, des approbations, des réflexions pour dans l'ensemble une très bonne émission.

La déception c'est avant tout Bénédicte Desforges, dont je suis et apprécie le blog et la plupart des prises de position depuis longtemps, et que j'ai trouvé pas à l'aise dans l'émission et portant effectivement un discours qui peut être perçu comme corporatiste. En effet sa critique de Sihem Souid ne tient pas la longueur : elle estime que dénoncer ces faits c'est donner aux médias des biscuits pour généraliser à toute la police ces comportements répréhensibles. Déjà, cette perception est un peu dangereuse : sous prétexte que des gens risquent de déformer un propos on doit se dispenser de dévoiler quoi que ce soit ? Bof, bof,,, Ensuite il est nécessaire que des démarches comme celle de Mlle Souid se multiplie, car comme Bénédicte Desforges le souligne très bien, la hiérarchie est complètement défaillante sur ce terrain et préfère couvrir ces méfaits sans punir les comportements déviants. Donc quand rien ne bouge, c'est au citoyen policier (courageux et suicidaire, professionnellement parlant) de prendre les choses en main. Dans l'esprit de Mlle Desforges il faudrait attendre une hypothétique prise en compte sérieuse par la hiérarchie policière de ces questions, mais entre-temps on fait quoi ? Ça c'est le monde de oui-oui... Peu importe les dégâts d'image sur la police, la lumière doit être portée sur ces faits.

Ensuite j'ai un peu regretté la confrontation stérile d'arguments d'autorité sur les "30% de racistes dans la police". Comme relevé plus haut, le sondage 2005 de la CNCDH montrait que 30% des français s'estimaient racistes (accessoirement on se souvient que 17,8 % des électeurs avaient voté FN au second tour en 2002, soit 5 millions et demie de personnes). On peut légitimement affirmer que ces 30% sont transposables à la police, à l'armée, à l'éducation nationale et à tout échantillon de profession de suffisamment grande taille pour être neutre. Ça aurait donné un contre-argument efficace à la thèse quelque peu corporatiste de Louboutin, qui affirme benoîtement que "mais non y'a pas tant de racistes chez les flics, 30% c'est du fantasme, faut pas généraliser"... Ça aussi c'est le monde de oui-oui...

Pour le reste, moi ma grande découverte c'est le rôle scandaleux de l'apparatchik montante du Sarkozistan Bougrab, qu'on devine chargée par notre Sultan de couvrir le maximum d'affaires pendant son temps à l'institution en échange d'une sinécure ministérielle qu'elle vient d'ailleurs d'obtenir. Schweitzer devait être moins manipulable, ou insensible aux offres de ministère, mais n'oublions pas que son passage à la Halde ne fut pas blanc-bleu non plus (voir ici).

Il faut qu'@si se jette sur le cas Bougrab, parce que s'il s'avère qu'elle a calmé les ardeurs de la Halde envers les forces de police afin de préserver le Sultan dans plusieurs décisions, on tient ici un bel os.
Idem pour ce que dévoile Pichon (très intéressant, mesuré et clair d'ailleurs) : les hommes politiques ont leurs fiches STIC consciencieusement nettoyées mais pas les citoyens lambda ? Y'a du lourd là aussi...
Manque d'écrits de policiers d' extrême droite? les gens heureux n'ont pas d'histoires, non?
Quand 2 des invités disent que la police devrait être au service du public, on comprend leur déception face aux réalitées du metier: ils se sont engagés sur un malentendu. La police n'a jamais été au service de la population dans aucun pays mais encore moins en France. A titre d'exemple, il suffit de voir les policier ricaner quand vous aller porter plainte pour un vol mineur ( byciclette, etc..) ou les personnes misent en garde à vue lorsque'elles protestent parce que les policiers refusent de prendre leur plainte ( voir émission de Daniel Mermet sur les garde à vue).

La police est avant tout au service du pouvoir qui est lui même plus ou moins au service du capital et tout ce monde est avant tout à son propre service. Avec cette lecture, on comprend un peu mieux les propos des divers intervenants.
Emission très intéressante.

Excellent choix concernant ces invités bruts de pomme, de vraies natures, que l'on sent torturés par leur position d'écrivains reconvertis, blessés de ne pouvoir exercer leur métier idéalement, et contraints d'assumer leur mise au banc par leur hiérarchie.

Merci Guy, Daniel et Laure.

Deux émissions de salut public cette semaine... et de haut niveau.

Chapeau.
Sérieusement, le débat est trop court. Il est de très bonne qualité certes, vraiment, mais trop court. Ces personnes sont vraiment intéressantes, tous dans leurs styles différents.
Ça y est, les flics débarquent dans les locaux @si: ça y est les gars, vous y êtes, c'est la gloire, la renommée !
[s]J'espère que vous avez recompté les ordinateurs après leur départ[/s] euhh je veux dire:
Les invités sont tous formidables bravo pour le travail effectué moi j'aime beaucoup ce que vous faites.
Qu'est-ce-que ça va être quand j'aurai visionné l'émission.
Les moments que je vais préférer, c'est quand il sera demandé aux invités ce qu'ils pensent des perquisitions dans les locaux de presse, des interrogatoires où l'on somme les journalistes de citer leurs sources, des infiltrations policières dans les manifs, des opérations menées afin de se faire payer le café chez Vittorio de Filippis vers 06h40 du matin, le comportement de la police vis-à-vis des Roms, des bonus de voyage dont profitent les flics qui expulsent les immigrés...

Que j'ai hâte, que j'ai hâte de lire les réponses, vivement demain ^^
Je ne savais pas que Christine Bravo avait une soeur!
Bénédicte me rappelle Tardy dans une autre ligne jaune: souhaiter un truc indépendant qui contrôlerait la police, c'est oui-oui mais mettre fin

au corporatisme dans la police, ça c'est pas oui-oui.

merci pour cette ligne jaune qui a bien voulue revenir.
Émission sûrement très intéressante, mais pour moi très difficile à regarder, après ce que j'ai vécu le mois dernier, et à cause de tout ce que je sais aujourd'hui... Je l'ai trouvée parfois carrément surréaliste. Certaines interventions de Bénédicte Desforges étaient pour moi insupportables : quand elle raconte qu'un policier qui a osé donner une claque à un homme menotté a quand même eu une sanction... Est-ce que ces gens-là se rendent compte de ce qu'ils disent ? Est-ce qu'ils se rendent compte de la réalité ? Pour moi, ça, c'est un discours fou, fou.

"La police, c'est un service public". Où en est donc ce service, aujourd'hui ? Pourquoi n'a-t-on pas parlé des "cités" ? Des gens qui sont les principales VICTIMES du racisme d'État, et donc de sa police ?

Des CRS, des flics de la BAC, des membres du GIPN m'ont terrorisée, se sont moqués de moi, m'ont agressée ainsi que des centaines de personnes, ont fait SUR ORDRE des barrages au faciès, ont tabassé un innocent devant moi, J'en ai fait des cauchemars. Voilà où en est ce "service public" aujourd'hui.

Répondre aux constats qu'il existe bien des policiers racistes non sanctionnés (et s'ils sont si rares que ça, pourquoi en ai-je tant vus moi-même ?), qu'ils sont bel et bien aux ordres d'un ministre et d'un gouvernement raciste, qu'il y a bel et bien fichage illégal, que les garde-à-vue en France ont bel et bien été déclarées illégales, qu'il y a bel et bien aujourd'hui en France des comparutions immédiates bidonnées par des fonctionnaires de police, donner pour seule réponse à tous ces constats qu'il y a quand même une majorité de bons policiers, ça, pour moi, c'est un discours fou. Il y a là un grave problème de logique, un grave problème.

Je cite encore le magistrat Serge Portelli : "nous entrons dans une sorte d'État policier (je dis une sorte ; c'est vraiment quasiment une précaution de langage) ; mais je pense qu'il faut mesurer ce que ça signifie : pour moi, nous ne sommes plus en démocratie. [...] C'est dans l'appareil d'État lui-même que le cancer arrive", et ainsi, le vrai débat, "c'est le débat politique".

Arrêtez de tourner autour du pot, bon sang ! Ouvrez les yeux ! Constatez ! Nommez les choses !

À force de trop vouloir rester "neutre" et "raisonnable", on risque de se rendre aveugle et malade.
quelle est la différence entre un flic et Guy:

le flic dit "tu vas parler? parle ! allonge toi !!"
Guy dit : "tais toi ! tu as épuisé ton temps de parole" :p
Bonne émission, j'ai appris plein de choses merci.
Vu ce qui s'est passé la dernière fois que j'ai posté dans un forum de ce site, je ne vais pas développer.
Je suis entièrement d'accord avec Marc Louboutin lorsqu'il affirme qu'il n'y a pas 30 % de racistes dans la police.
Le chiffre me semble à moi aussi, nettement sous-évalué.
le bonheur de l'irrégularité c'est qu'on peut avoir 2 émissions Ligne jaune en une semaine,
génial !
Merci pour cette émission sur un sujet assez rare sur les plateaux TV!

Par contre il y a un flagrant problème de qualité vidéo, surtout sur l'émission en entier, l'image est très dégradée, en plein écran c'est très difficile à regarder.

Il s'agit d'un problème d'encodage car Dailymotion permet la très haute qualité depuis un an. Vraisemblablement la compression est trop forte sur le fichier que vous soumettez à Dailymotion, dont l'encodage sur son serveur dégrade encore la qualité.

Si vous avez besoin de conseils, n'hésitez pas!

Cordialement.
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