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Presse : un burn out intellectuel

Et une journée de tempête supplémentaire pour les deux quotidiens français de centre gauche

Derniers commentaires

"il n'est jamais facile de faire un journal d'accompagnement du pouvoir". Peut-être que cet extrait de l'article résume le sujet. Quand Laurent Joffrin suggère que les médias ont commencé à se déchainer contre Hollande, après sa décision de taxer les hauts revenus à 75%, il suggère aussi que les médias appartiennent à ceux là. J'ajouterais à l'extrait ci-dessus "Quand le pouvoir est socialiste". Parce que sous les quinquennats précédents ces médias n'ont eu aucun problème pour accompagner les amis au pouvoir et trouver des lecteurs. Quant à l'influence réelle des médias, il suffit de se rappeler comment ils ont envoyé le FN nous représenter à Bruxelles en lui consacrant 40% de leur temps d'antenne. Je n'avais pas compris que Libération et Le Monde défendaient le gouvernement...
Il est peut être bon de faire savoir aux @sinotes qui ont suivi le débat qu'Olivier Berruyer s'est donné la peine de détailler certains points qui sont passés un peu vite dans le débat, notamment le point crucial: nazi ou pas nazi, svoboda & co ?

http://www.les-crises.fr/u372-deputes-de-svoboda/
http://www.les-crises.fr/secteur-droit-egorger-russophones/
http://www.les-crises.fr/secteur-droit-c-est-ca/

etc. Il a même mentionné ça dans les commentaires de l'émission, un suivi que j'aimerais voir se généraliser chez les invités, personnellement :P

Bref, un petit billet de synthèse sur les suites donné tant par Olivier que par Piotr (puisque vous citez ses suites à lui...) et à vrai dire, une occasion d'aller au fond de la question et demander à Piotr en quoi exactement il conteste le poids des courants néo nazis dans l'actuel gouvernement de Kiev (et d'ailleurs qu'il s'explique sur son portrait très complaisant de Timoschenko qui avait dit quelques jours plutôt "vouloir utiliser tout ses moyens pour qu'il ne reste pas un champ brulé en Russie"), parce que ça n'a malheureusement pas été creusé dans le débat alors que clairement, c'est la question qui les résout toutes.
"Demandez à un échantillon représentatif du public occidental qui est selon lui le méchant de l'histoire, entre Poutine et "les néo-nazis de Kiev", et ils seront sans doute une écrasante majorité à répéter ce qu'ils entendent chaque soir au 20 Heures, et lisent sur les manchettes du Monde. "

Exactement, et j'ai encore pu le vérifier le weekend dernier en famille par exemple.
Personnellement, je m'abonne à ASI pour voir dénoncer, critiquer ce Burn out intellectuel.
Ce qui rend la performance de Laure Daussy et le départ de Judith et Maja encore plus déprimant...
Parce qu'elle est peut être sympa cette chronique, mais celui qui était sur le grill vendredi soir, ce n'était pas Smolar.
J'ai trouve en tout cas l'article de Mr Smolar assez interessant notament sur l'idee qui se repend en ce moment que l'ukraine est un etat batard, ce qui legitime qu'on le charcute sans complaisance.

Acces gratuit par la: http://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&ved=0CC4QqQIwAA&url=http%3A%2F%2Fwww.lemonde.fr%2Fidees%2Farticle%2F2014%2F05%2F14%2Fukraine-la-victoire-ideologique-russe_4416530_3232.html&ei=nol0U7CuHqve7AaL0oDACA&usg=AFQjCNFSTXl6GKG_S1pSwxRQdRg6VNxkIA&sig2=3EefPuy58mHSSKGMo8V7aw&bvm=bv.66699033,d.ZGU&cad=rja

Il faut faire attention avec ce genre de raisonement, on pourrait l'appliquer a beaucoup de pays notament de l'est qui n'ont 'stabilise' leurs frontieres que tres recement. Quand aux coupures ideologiques, on en trouve dans tous les pays. Il suffit de regarder une carte du vote fn en france pour s'en convaincre...
" très légèrement exagéré"

soyons précis...;-)
Il y a 2 mondes : celui de la masse qui écoute le JT et lit les infos vaguement, et celui sur internet, très informé (partant parfois un peu dans tous les sens), très affirmé dans ses opinions (j'en fais partie).

Les journalistes, qui sont objectivement payés pour travestir la réalité et ne donner qu'un angle de vue sur les faits, sont à cheval sur les 2 mondes, et pour beaucoup, n'ignorent pas les remontrances issues du 2ème monde.
Quand ils voient arriver des gens comme Berruyer, ils savent que sur le plan de la vérité et de la raison, ils ont perdu, et l'évolution des choses fait qu'ils seront de plus en plus perdants, tant les intérêts qu'ils défendent sont de plus en plus divergents du bien, du beau, et du vrai.

Ils enregistrent leur défaite, mais ils ont tort pour le moment, car sur le plan de la quantité, ils sont largement vainqueurs : autour de moi, des gens pourtant plutôt intelligents croient que l'euro est un bien, que la Grèce s'est mise toute seule dans ce pétrin, que l'UE est une création des peuples pour la paix, que Poutine est un nazi que nous devons combattre, etc...


Du coup on se retrouve avec des gens comme Caron qui sortent des bouquins Calimero sur les méchants réac qui dominent le monde, ou des Touati et autres économistes mainstream qui se plaignent de leur défaite avant de parler (alors qu'ils ont tout faux depuis qu'ils ouvrent la bouche sur les plateaux...).
Ils anticipent leur défaite pour mieux l'éviter, en espérant soigneusement que les gens ne vont pas être plus nombreux à vouloir vraiment s'informer sérieusement.
"Les journalistes, qui sont objectivement payés pour travestir la réalité et ne donner qu'un angle de vue sur les faits , sont à cheval sur les 2 mondes, et pour beaucoup, n'ignorent pas les remontrances issues du 2ème monde."
C'est quoi, ce deuxième monde dont vous parlez ?
Il y a parfois, souvent, des moments où j'ai du mal à vous comprendre.
- D'un côté, la presse traditionnelle (JT, grands journaux) : vus par 90-95% des gens, fiabilité proche du zéro dès qu'ils abordent un sujet dont vous êtes un temps soit peu spécialiste (imaginez le reste) ; c'est ce monde là qui imprime dans l'inconscient des gens un "politiquement correct" et des pensées préfabriquées...

- De l'autre, Internet avec son tout (et parfois son n'importe quoi) : vu par 5-10% des gens, mais qui reflète dans son ensemble bien plus la réalité, et qui permet de remettre les pendules à l'heure sur beaucoup de sujets ; très chronophage, très détaillé, cela n'intéresse que peu de gens qui sont déjà convaincus et plutôt "radicaux", les autres ne veulent pas faire l'effort de s'informer.


Les journalistes ne sont pas idiots, ils passent pas mal de temps sur la galaxie "internet" et sur les sites alternatifs, où les idées mainstream ont beaucoup de plomb dans l'aile... ils peuvent donc penser avoir perdu le combat du formatage des idées ; mais dans les faits, il leur reste une réserve d'ouailles composée des 90% de gens qui ne s'informent que par le JT ou le journal mainstream : ils sont très loin d'avoir perdu.
Tout le travail d'un journaliste actuel est de savoir quelle est la réalité, mais de la taire autant que possible, d'essayer d'étouffer ou de faire diversion, pour que le cirque qui les rémunère continue à tourner...
Bien.Si jamais on accepte votre analyse et ce qui en découle.
Je la restitue comme je l'ai comprise : d'une part la "masse", informée de travers par "le mainstream" ; d'autre part "les autres", qui manipulent à tout va.
Pensez vou vraiment que nous en sommes arrivés là ?
"le burn out intellectuel du clergé des cathédrales de papier."

Je reste sans voix, comme disait la Vénus de Milo.
Une remarque en passant, on voit ici l'usure des tenanciers de la presse, et on se rappelle le 14H42 de la semaine derniere, ou l'on apprenait que les "barabares" numériques allaient se lancer à l'attaque de tous les secteurs économiques....


Si on ajoute à cela la crise énergétique... Il va y avoir du sport...
Flamboyant résumé de la situation !

L'ère de la grande mutation numérique ne fait pas gagner la presse en ligne, mais elle fait perdre la presse papier.

Il n'y aura peut-être que des perdants...
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