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Pourquoi personne ne fait plus attention aux pubs

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Reste les voitures : difficiles de vendre une voiture sans traîner le spectateur sur des routes en plein désert d'Arizona, près d'un lac Finlandais ou Islandais, ou à la limite dans une ville Américaine et jamais dans un embouteillage

Le retour à une (...)

Le désintérêt pour les pubs : pas seulement trop léchées :

- overdose, il y en a partout, tout le temps

- te vendent tout et n’importe quoi surtout ce dont on n’a pas besoin

- nous pique du temps alors qu’on n’a rien demandé

Bref c’est l’intrusion perman(...)

Juste au passage, il y a aussi le fait que comme dans les séries télé, le niveau social des personnes mises en avant n'est nettement pas populaire. On a toujours des baraques de ouf. Quand i y a un jardin, il est immense. On se bouffe du CSP++, de la(...)

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Juste au passage, il y a aussi le fait que comme dans les séries télé, le niveau social des personnes mises en avant n'est nettement pas populaire. On a toujours des baraques de ouf. Quand i y a un jardin, il est immense. On se bouffe du CSP++, de la mère de famille plutôt style Wisteria Lane, des mecs et des nanas inaccessibles - il n'y a que peu de personnes au monde qui vivent avec des mannequins vedettes.
Les publicitaires utilisent un moyen de diffusion de masse pour viser finalement une tranche de population de plus en plus rikiki. L'identification est de plus en plus difficile, ce n'est pas simplement une question d'images trop propres, c'est aussi une question d'un monde trop éloigné de la réalité de beaucoup de gens. La publicité, on ne la regarde plus, parce qu'elle ne nous parle plus. Elle parle juste au client rêvé : le friqué qui achète sans trop se poser de question.
Mais  le "client" de son côté rêve à tout autre chose. Le décalage entre politique et société se retrouve aussi chez les publicitaires. Ils sont tout aussi déconnectés. Et par conséquent claquent inutilement du fric dans des spots, alors qu'ils pourraient à la place mieux payer leurs employés.

Très juste observation.

On ne voit d'ailleurs pas cette tendance au "réalisme du quotidien"  que sur le plan esthétique, mais aussi dans les situations ou les enjeux sociaux.

On remplace le spectaculaire et le clinquant, par le réel et le besoin de s'affirmer à travers le produit.


De manière plus simple pour atteindre ce côté réaliste et permissif, les publicitaires se sont largement tourner vers la sphère des vidéaste amateurs (sur youtube par exemple). Soit en tentent de reproduire certain mode de production, soit de manière plus générale en réalisant des contrats publicitaire largement guidés auprès des vidéastes.


Ainsi le consommateur futur sera noyer dans cette confusion entre ce qui est réel et ce qui est publicitaire. L'inquiétude est forte quand on sait que la grande majorité des enfants sont face à ce type de publicité.


Plus de temps dédié à la publicité dans lequel on pouvait formater notre esprit à résister(tant bien que mal); elle est là en permanence cachée dans l'ombre de nos cerveaux qui cherchent à se détendre.

Faire un distinguo entre images pub et images d' info, aujourd'hui, relève, au mieux, d' un optimisme conservateur, voire, conservatoire: entre léchée, et lèche-cul, la distance n' est pas si grande.

Carpe diem...

Merci pour cette chronique, c'est toujours très un bonheur de voir quelqu'un poser des mots précis sur des choses ressenties confusément ! 


Le titre de cette chronique va, de fait, plus loin que son contenu : est-il sûr que plus personne, ou disons presque plus, ne fasse attention aux publicités, du moins celles évoquées dans la chronique ?

Je pense ici aux hallucinants volumes de publicité papier, télé et radio (y compris celles du service public, désormais) concernant les voitures par exemple. En prendre conscience conduit à penser que sans ce matraquage, les consommateurs en achèteraient beaucoup moins, sinon à quoi bons les dépenses affectées à la publicité ? Or beaucoup moins de voitures vendues, reflétant mieux les besoins réels et non pas suscités artificiellement, et tout cela ce sans coercition aucune, voilà qui serait bon pour la planète. En outre, ce sont les consommateurs qui payent cette publicité, dont le coût est évidemment reporté sur les produits vendus. Du coup, quel argument reste-t-il pour ne pas les interdire, ces publicités-là ? (je sais qu'on pourrait généraliser, mais le dispositif ultra-individualiste et ultra-polluant qu'est la voiture me semble un cheval de bataille prioritaire). 


Codicille : un animateur du service public de la radio vend sa voix pour des publicités pour une marque de voiture et une compagnie d'autoroute(les liens datent, mais les publicités passent encore...). Il invite tout plein d'invités qui j'imagine, doivent régulièrement dire à quel point ils sont concernés par la planète. La radio qui le salarie fait plein d'émissions et reportages de tout genre sur le dérèglement climatique. Là encore, on ne pourrait pas mettre un peu d'ordre dans ce genre d'incohérences cyniques ? 

Je crains qu'aujourd'hui des études aient montré aux publicitaires qu'étaient suffisants des scénarios basiques, sans imagination, rapprochés d'un réel supposé (qui, de plus, coûtent moins cher à fabriquer.)
Pour enfoncer un clou dans un crâne, il semblerait aujourd'hui qu'un marteau 1er prix suffise.
Hier ces publicités raffinées des 80's que j'admirais sans vouloir voir les poisons.

Merci pour cette analyse. Je suis heureux de retrouver "le regard oblique" d'André Gunther que nous n'avions pas vu depuis longtemps. Je pense qu'ASI pourrait faire davantage d'analyses d'images de ce type de supports (pubs, émissions jeunesse). Ce serait intéressant de savoir comment cela évolue dans le temps

Le désintérêt pour les pubs : pas seulement trop léchées :

- overdose, il y en a partout, tout le temps

- te vendent tout et n’importe quoi surtout ce dont on n’a pas besoin

- nous pique du temps alors qu’on n’a rien demandé

Bref c’est l’intrusion permanente : ne pas regarder, ne pas écouter c’est une question de survie.

QU’ILS NOUS LÂCHENT UN PEU !



La pub hello bank a complétement absorbé mon attention, j'ai perdu le fil. Mettre en concurence une voix off explicative et une image de publicité (qui joue très fortement sur la captation de l'attention d'ailleur) n'était peut-être pas le meilleur choix au montage.

Reste les voitures : difficiles de vendre une voiture sans traîner le spectateur sur des routes en plein désert d'Arizona, près d'un lac Finlandais ou Islandais, ou à la limite dans une ville Américaine et jamais dans un embouteillage

Le retour à une image "non chiadé" qui nous replongerait dans le monde réel ne semble pas pour demain dans le domaine de la pub auto

quant à revenir au dessin "même léché", on peut en douter



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