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Pourquoi les médias ne donnent-ils pas plus la parole aux enfants ?

A l’exception de la presse spécialisée qui s’adresse directement à eux, les enfants sont encore largement absents dans les médias généralistes français, rarement invités à témoigner des faits qui les concernent quand ce n’est pas un sujet "feel good", ou un fait divers dont ils sont victimes. Une absence qui s’explique par certaines contraintes liées au recueil de leur parole, mais aussi par le regard que la société et que les journalistes portent sur eux.

Commentaires préférés des abonnés

Cela m'a rappelé que vous faisiez classe télé, il y a quelques années. Est-ce que vous prévoyez de recommencer ? 

De mieux en mieux les sujets proposés par ASI. Même pas envie de le lire. 

Et toujours rien sur la cabale politico médiatique contre Rima Hassan. 

Tiens un sujet qui devrait intéresser les enfants 


(...)
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"De mieux en mieux les sujets proposés par ASI. Même pas envie de le lire."


Pauvre petit chou. C'est vrai que se questionner sur la traitement médiatique de l'enfant, de ce que cela veut dire de nous en tant que société c'est vraiment anecdotique et s(...)

Derniers commentaires

En tout cas, il semble qu'il n'y ait que des femmes pour s'intéresser au sujet...

À noter l'excellente émission de Louise Touret sur France culture, qui donne souvent la parole aux enfants, et certains épisodes des Pieds sur terre, qui donnent la parole à des enfants devenus adultes. 

Pas tres porteur, c'rst un sujet tres vaste. Faire parler les enfants sur pleins de sujets pas delicat ne devrait pas etre un probleme pour les journalistes. A partir de 7 ans ils parlent souvent volontier de ce qui les interesse. Par contre il faut effectivement regler le probleme protection parentale, etc..  un petit problème aujourd'hui pourtant quand un gamin de 10 ans peut se teoyver en garde a vue pour apologie du terrorisme si il parle honnêtement (d'aprs les media c'est arrivé sous hollande), il me paraitrait normal de les interviewver sur ce qu'ils ressentent dans un cas comme ça. 


Pour les sujets delicats il faudrait les voir avec des psychologue pour eviter d'aller trop loin ... 

Parler a des scientifiques medecins, psychologues, sociologues pour trouver la bonne maniere d'echanger avec des enfants pour donner au public des informations utiles

... Ce serait surement bien, mais dans notre monde cecqui compte c'est de facher, de choquer de créer du buzz, du coup il vaut mieux laisser les enfants en dehors de ça. 

Sur les enfants victimes, un autre sujet dans cet article, quand les auteurs de violences (qui sont aussi des victimes le plus souvent) sont mineurs. Quelques extraits :

Au sein de la famille, les violences sexuelles entre enfants représentent environ un tiers des cas d’inceste, selon les rares estimations qui existent. Le rapport de la Ciivise intitulé « On vous croit » a permis d’établir que l’incesteur est mineur dans 40 % des cas lorsque la victime est un garçon, et 31 % quand c’est une fille. Les premiers ont même un peu plus de risques d’être agressés par un grand frère que par leur père, à la différence des secondes qui sont toutefois plus souvent victimes d’un frère que d’un oncle ou d’un grand-père. On sait que les enfants auteurs de violences ont entre 6 et 9 ans, en moyenne. Les adolescents, eux, sont moins présents dans les témoignages recueillis par la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants, mais celle-ci n’en tire aucune conclusion, si ce n’est qu’il « est probable que les victimes, préadolescentes ou adolescentes au moment des violences, ne se soient pas senties concernées ».
Qu’en est-il à l’extérieur du foyer, et tout particulièrement à l’école ? Selon une étude récente de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp), la situation n’est pas non plus reluisante : près d’un enfant sur sept serait exposé à des violences sexuelles dans le cadre scolaire. En primaire, environ 15 % des écoliers de CM1-CM2 déclarent avoir été victimes de voyeurisme dans les toilettes et 8 % avoir été embrassés de force au moins une fois au cours de l’année. Au collège, 13 % des élèves seraient exposés à au moins une forme de violence sexuelle. Au lycée, l’écart se creuse entre les filles et les garçons : 19 % d’entre elles (contre 5 % d’entre eux) auraient été la cible d’actes à caractère sexuel : comportements déplacés, intimidations, offenses, violences. « On ne parle pas de quelques agressions ! » s’indigne la journaliste Aude Lorriaux, qui a contribué à révéler ce flot de violences dans un livre intitulé Tableau noir, paru au printemps dernier. « D’après mes calculs, si on laisse de côté le voyeurisme, près de huit cent mille élèves sont concernés, dans le public, par ces violences qui sont quasiment exclusivement le fait d’enfants sur des enfants. Ce phénomène massif, l’école ne veut pas le voir. » 

(...)
La réalité de ces derniers est pourtant controversée. « Les seuls “jeux sexuels” qui existent dans la fratrie relèvent en réalité exclusivement de l’exercice d’une domination des aînés sur leurs cadets, sur lesquels ceux-là ont une autorité à laquelle il n’est pas aisé de se soustraire. […] D’ailleurs, l’enquête approfondie montre que, devenus adultes, seuls les aînés désignent encore rétrospectivement les pratiques sexuelles dans la fratrie comme des jeux », déroule par exemple Dorothée Dussy dans Le Berceau des dominations. Mythe toxique pour les uns, curiosité normale pour d’autres… Il n’en reste pas moins que cette notion de « jeux sexuels » — ou de « touche-pipi » chez les plus petits — est très souvent utilisée pour décrédibiliser la parole des enfants, éluder la cruauté des faits et euphémiser leur impact psychologique. 

(...)

Silence qui, pour le bien des victimes, mérite d’être levé. Mais quid des auteurs ? Alors que des voix s’élèvent contre « l’excuse de minorité » dans les tribunaux, pour que l’on considère les adolescents comme des adultes en miniature, Aude Lorriaux remet les pendules à l’heure : « Ce sont d’abord des enfants qui ont presque tous un passé lourd. Il faut leur signifier l’interdit, mais aussi les prendre en charge et les soigner. » Même son de cloche du côté de Sarah Boucault : « Évitons de tomber dans la caricature inverse et d’annihiler la complexité des jeunes incesteurs. La plupart de ceux que j’ai rencontrés sont ou ont été des enfants battus, violés, maltraités ou abandonnés. » Reste donc à sortir de l’omerta… sans troquer la figure du petit ange contre celle du démon.

Voici un exemple de la presse, les autorités et les enfants : Midi "libre"

Remarquable article que je lis juste après celui dans Le Monde consacré à une affaire pédocriminel sur une trentaine d'enfants.

Notre société traite mal ses enfants et par la même perpétue la violence faites sur eux, votre article en est une belle illustration

le procès Outreau est passé par là, la parole de l'enfant a de telles pressions, pas facile de démêler le vrai du faux, cependant ce sont les principales victimes des violences domestiques, une visibilité accrue ferait peut-être réduire les tragédies

l'école devrait enseigner la préparation à la parentalité, éviter les agressions, les colos n'était peut-être pas si mal?!

"Je ne frappe pas mais je hurle à la mort" Pépé la Moquette


Dans les années 90, sur France Inter, William Leymergie** laissait parler les enfants. Les mercredi bien sûr.


Leymergie parvenait à mettre ses jeunes interlocuteurs à l'aise et la parole se libérait ; de grands moments de radio. 


Et chez @SI, plus de "Classe Télé"  en vue ?  En 2023 il y avait déjà 53 émissions réalisées.


Un lien vers un exemple de "Classe Télé" très classe


** On peut cependant penser ce que l'on veut du bonhomme lui-même ...






De mieux en mieux les sujets proposés par ASI. Même pas envie de le lire. 

Et toujours rien sur la cabale politico médiatique contre Rima Hassan. 

Tiens un sujet qui devrait intéresser les enfants 


Pourtant, ça fait 9 ans qu'on donne la parole à not' Président  qui n'a  que 10 ans d'âge mental...

Démagogie pour gogos et surtout  hors sujet 

 Cette citation  parait avoir été écrite pour Hallucined 


Le monde littéraire 

Citez Michel Audiard vous va si bien :


Durant l'Occupation, Michel Audiard rédige des articles et des critiques dans des journaux et hebdomadaires antisémites et collaborationnistes. Par l'intermédiaire de Robert Courtine, il publie dans L'Appel, dirigé par Pierre Costantini. Le , il publie un conte, Le Rescapé du Santa Maria[7], dans lequel il mobilise des clichés antisémites[8]. Il s'en prend vivement aux Juifs dont il dénonce l' "étrangeté désagréable", la "veulerie suante", et l' "odeur de chacal"[9].

Le , il écrit, dans un article favorable à Luc Dietrich[10] :

Son Bonheur des tristes jaillit telle une source vive, un bain d'exquise fraîcheur, nous purifiant fort à propos des amours sophistiquées et de la poésie liquéfiante de dame Cocteau.

Le , il y écrit[11] :

[...] il est inutile d'avoir survolé la cordillère des Andes de nuit pour avoir envie de botter les fesses du petit youpin Joseph Kessel en paiement des insanes goujateries dont il a cru auréoler le souvenir du grand Mermoz

Source ?

Source Vichy bien sûr !


Toute une bande de comédiens avaient travaillé sur des films avec Audiard dialoguiste (ou réalisateur) à l'exception de Pierre Dac.


Ce qui m'avait étonné vu qu'un ami de P.Dac, Francis Blanche, ne s'en étai pas privé.


Pierre Dac, humoriste et comédien, était aussi connu pour avoir été une des voix principales de Radio Londres durant la guerre ;  un résistant civil décoré.

La fameuse "ritournelle" moqueuse "Radio Paris ment, Radio Paris ment, Radio Paris est  allemand" c'est du Pierre Dac.


Donc j'ai regardé de plus le  pédigrée de Michel Audiard. 

Bref, je suis tombé des nues !


La source résumée que je cite est issue  de  sa fiche Wikipédia nullement contestée à ce jour.    


Si Audiard a été "un résistant de la dernière seconde", à la libération, ce collabo antisémite l'a échappé belle !!!


https://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Audiard


Pas surprenant que P.Dac n'ai jamais voulu avoir affaire avec ce type :


Pour Mémoire, texte de Pierre Dac, "Bagatelle pour un tombeau", lu le 11 mai 1944  à Radio Londres. Ayez la patience de lire.


En réponse à Philippe Henriot qui s'en prend à Pierre Dac en évoquant ses origines juives et en mettant en doute son intérêt pour la France, demandant « La France, qu'est-ce que cela peut bien signifier pour lui ? » 


Réponse Cinglante : « Peut-être me répondrez-vous, monsieur Henriot, que je m’occupe de ce qui ne me regarde pas, et ce disant vous serez logique avec vous-même, puisque dans le laïus que vous m’avez consacré, vous vous écriez notamment :  « Mais où nous atteignons les cimes du comique, c’est quand notre Dac prend la défense de la France! La France, qu’est-ce que cela peut bien signifier pour lui ? »

Eh bien ! Monsieur Henriot, sans vouloir engager de vaine polémique, je vais vous le dire ce que cela signifie, pour moi, la France.

Laissez-moi vous rappeler, en passant, que mes parents, mes grands-parents, mes arrière-grands-parents et d’autres avant eux sont originaires du pays d’Alsace, dont vous avez peut-être, par hasard, entendu parler ; et en particulier de la charmante petite ville de Niederbronn, près de Saverne, dans le Bas-Rhin. C’est un beau pays, l’Alsace, monsieur Henriot, où depuis toujours on sait ce que cela signifie, la France, et aussi ce que cela signifie, l’Allemagne. Des campagnes napoléoniennes en passant par celles de Crimée, d’Algérie, de 1870-1871, de 14-18 jusqu’à ce jour, on a dans ma famille, Monsieur Henriot, lourdement payé l’impôt de la souffrance, des larmes et du sang.

Voilà, monsieur Henriot, ce que cela signifie pour moi, la France. Alors, vous, pourquoi ne pas nous dire ce que cela signifie, pour vous, l’Allemagne ?

Un dernier détail: puisque vous avez si complaisamment cité les prénoms de mon père et de ma mère, laissez-moi vous signaler que vous en avez oublié un celui de mon frère. Je vais vous dire où vous pourrez le trouver ; si, d’aventure, vos pas vous conduisent du côté du cimetière Montparnasse, entrez par la porte de la rue Froidevaux ; tournez à gauche dans l’allée et, à la 6e rangée, arrêtez-vous devant la 8e ou la 10e tombe. C’est là que reposent les restes de ce qui fut un beau, brave et joyeux garçon, fauché par les obus allemands, le 8 octobre 1915, aux attaques de Champagne. C’était mon frère. Sur la simple pierre, sous ses nom, prénoms et le numéro de son régiment, on lit cette simple inscription:  « Mort pour la France, à l’âge de 28 ans ». Voilà, monsieur Henriot, ce que cela signifie pour moi, la France.

Sur votre tombe, si toutefois vous en avez une, il y aura aussi une inscription: elle sera ainsi libellée :

« Philippe Henriot

Mort pour Hitler,

Fusillé par les Français…

Bonne nuit, Monsieur Henriot. Et dormez bien.»


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