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Pollution lumineuse : "Contempler les étoiles, un autre rapport au monde"

En sommes-nous arrivés au point où il faut sauver la nuit ? Oui, il faut la sauver. La sauver de toutes les pollutions lumineuses qui masquent les étoiles, gaspillent inutilement de l'énergie et menacent de nombreuses espèces animales. Mais qui en veut à la nuit ? Les allergiques aux noctambules, ou plus largement la logique libérale pour laquelle tout interstice temporel doit être rentable ? Sur le plateau, deux invités aux approches complémentaires et, par certains aspects, contradictoires : Samuel Challéat, géographe et coordinateur du collectif RENOIR (Ressources environnementales nocturnes et territoires), auteur de "Sauver la nuit' (Editions Premier Parallèle) ; et Michaël Foessel, professeur de philosophie à Polytechnique, auteur de "La nuit : vivre sans témoin" (Editions Autrement).

Commentaires préférés des abonnés

n'importe quel neurologue, biologiste, ou simple paysan vous dirait à quel point la vraie nuit, sans éclairage artificiel, est bénéfique pour la santé des corps humains et animaux, mais aussi pour les plantes ; pour une saine interaction entre le viv(...)

J’ai beaucoup apprécié cette émission et la musique de fin m’a arraché un éclat de rire. 


Le thème de la nuit pourrait donner lieu à une série, comme ASI en fait en été : chaque angle abordé ici devenant une émission entière ( économie, écologie,(...)

Ahah ! Ya du montage ! Merci pour le collier qui tapait sur le micro. J'y r'tourne.

Derniers commentaires

A noter que l'on peut encore contempler Vénus Mars et Jupiter depuis la région Parisienne. Qu'est ce que se serait sans pollution lumineuse !?

Très belle émission. multi-facettes sur un sujet qui abordre une nouvelle destruction de notre monde, à la fois symbolique et tangible.

Et la conclusion sur Sainte Nuit était parfaite.

à 1'38", il n'y a pas quelque chose qui vous gêne ?  ;-)

La nuit tousse


Cinq astres pour cette émission toute pour moi

Vois ma robe obscure et entend ma grave voix

D’aucuns me violent sauvagement à minuit

Chaque jour que ce cinglé de Créateur fait

A cause de mes mille yeux jolis et défaits


A cause, Joe, de tes incisives assassines

Et toi, Ducon, qui mime la danse des latrines

Aveugles connards pleins de Vodka dragibus

Sniffeurs d’éternel et du Silence divin

Caca rebus du siècle des monstres vilains


Que l’Esprit fou vous encule une bonne fois

Tintez clochettes, qu’on vous oye jusqu’à Foix

Où l’échoppe de ma frangine Coumba

Se verra bientôt gobée par un phallus géant

Dessiné par un archi à l’ego non moins grand


Mes vers son électriquement imparfaits

Frénésie parano qui fait que je fais

Mal ce à quoi d’habitude j’excelle

Loupiottes schizo qui maltraitent mon âme

Je disjoncte et vous souhaite carpe diem

Pub: Je m'appelle Diego ou Diega; Merci. Bonne nuit.


Pour avoir expérimenté l'apparition de cette chaine de satellites au soir de noël dans mon ciel provençal, je peux dire que j'ai été très choqué et ai ressenti (passé la frayeur d'une telle vision de part en part de la voute) une peine nouvelle à voir le ciel ainsi pollué visuellement. Avec les satellites déjà en place il était difficile de contempler le ciel sans être gêné par ces étoiles-mouvantes, mais l'idée d'avoir ces trains de lumière constants dans le ciel dans les décennies à venir me fend un peu le coeur

En ce qui concerne le projet Starlink d'Elron Musk... il faudrait parler du syndrome de Kessler dans lequel le volume des débris spatiaux en orbite basse atteint un seuil au-dessus duquel les objets en orbite sont fréquemment heurtés par des débris, et se brisent en plusieurs morceaux, augmentant du même coup et de façon exponentielle le nombre des débris et la probabilité des impacts. Au-delà d'un certain seuil, un tel scénario rendrait quasi impossible l'exploration spatiale et même l'utilisation des satellites artificiels pour plusieurs générations...  encore un faux triomphe de notre temps !

Between 3 and 6, when no one can f..k your s..t !

https://www.youtube.com/watch?v=glgPZmSwC4M 

Point d'angoisse nocturne, si vous voulez voir des étoiles "allez vivre à la campagne", j' y ai passé toute mon enfance jusqu'à l'adolescence, je m'y suis "éclaté".

Puis plus tard, le poil poussant sur le menton je m'y suis carrément fait chier (à la campagne), c'est d'ailleurs une des raisons qui m'ont poussées à obtenir le bac pour aller faire des études à la ville ...

La ville, quel bonheur après 18 années de campagne, surtout la nuit, ses lumières, pouvoir se promener dans ses rues toutes éclairées à n'importe quelle heure de la nuit c'est fantastique. Ville rime avec Lumière la nuit, vouloir interdire l'éclairage des magasins la nuit est purement une connerie, un diktat. 

De quel droit certains hypocrites veulent apporter la campagne à la ville ?? 

La ville, c'est du tarmac, des rues animées, polluées, du bruit et de la lumière la nuit.

émission passionnante ! écologie, science, poésie, anthropologie de la nuit... 

Merci pour cette émission, qui attire l'attention sur cette pollution, avec l'argument de la laideur également, notamment en ville (comme le dit un des intervenants à la fin).

Contre les écrans publicitaires, il y a cette pétition : https://petition.antipub.org/petition/5/

Sur la pollution lumineuse, il y a également ce reportage du Média, avec Samuel Challéat,  également (d'ailleurs, une référence à ce reportage aurait été bienvenue)  : https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=xnaLCXB99Sw

J’aime les émissions avec invités jamais vus, intelligents...sur un sujet certes qui peut apparaître loin de la critique des médias mais qui en fait l’est car asi, en faisant une telle émission, dénonce que le sujet n’est pas (assez) traité par les médias traditionnels....


Sinon, quand il est question de l’envoi de centaines de satellites supplémentaires pour améliorer la couverture internet planétaire, Daniel demande que répondre à l’Argument « développement technologique » pour aider les plus pauvres. Sans souligner que c’est toujours cet argument qui est pris pour cacher tout simplement des raisons économiques. 

Demandons  aux plus pauvres de cette planète ce qu’ils veulent. Et quelque chose me dit qu’ils préféreraient de l’eau potable, à manger, un vaccin contre le palu, un toit décent, et plein d’autres choses avant de l’Internet haut débit.

Je ne sais pas si je suis le seul à avoir ressenti l'entente un brin factice entre les deux invités. Foessel défend une forme de noctambulisme piquant, celle de l'urbain non installé contre une conception asceptisée de la vie. Cette agitation nocturne est le contraire d'un sommeil. A part pour la contemplation des étoiles, un humain éveillé a bien besoin de voir et réclamera de la lumière. Alors, quand on entend les deux intervenants prétendre que la nuit doit rester distincte de la nuit, ça ne signifie pas forcément la même chose, et je dirais même, qu'en pratique, ils pourraient s'opposer.  Et je pense qu'ils le savaient... C'est pas la seule critique commune de l'éclairage commercial qui peut les réunir...

J’ai beaucoup apprécié cette émission et la musique de fin m’a arraché un éclat de rire. 


Le thème de la nuit pourrait donner lieu à une série, comme ASI en fait en été : chaque angle abordé ici devenant une émission entière ( économie, écologie, technologie, philosophie, histoire, sociologie, linguistique, cinéma, peinture , média... allez hop, une dizaine d’émissions  en perspective !) 


Ces invités étaient très agréables à écouter, on les sent à la fois connaisseurs de leur sujet et soucieux de partager. Ils se connaissent et n’ont pas fait semblant de se vouvoyer. 


Chez nous depuis la dernière tempête l’éclairage de la rue ( du chemin goudronné plutôt) n’a pas été réparé et nous tous, habitants des 6 maisons desservies, on se demande si ça ne devrait pas rester comme ça. Il n’y a , la nuit, que nos rares  voitures avec des phares qui passent là, et des randonneurs avec des frontales  ( on est en montagne et juste après nos maisons commence un parcours  prisé par les marcheurs nocturnes). Reste le problème du petit matin et des débuts de soirées, où trois enfants peuvent passer à pied ou à vélo, et quelques promeneurs de chiens. 


La question de l’eclairage nocturne divise les villages de notre vallée depuis quelques années. Un enfant du pays est astrophysicien et revient tous les étés en vacances, il nous a sensibilisés depuis longtemps à la question. Deux photographes parmi les habitants aussi, et pas mal de randonneurs nocturnes.  Chacun ses arguments. C’est lent, mais ça bouge. 



Moi qui suis obligée de vivre à Paris depuis des années, et privée des nuits étoilées, je trouve cette émission lumineuse (si j'ose dire !). J'en arrive à me réjouir de voir simplement la lune et parfois, ô miracle, Vénus dans le ciel parisien... A quand le respect de la loi et l'extinction des vitrines et des écrans publicitaires dans les rues ?

Si vous tenez vraiment à contempler les étoiles, faites vite.

Avant le début imminent de la Troisième Guerre Mondiale (World War III en anglais, ça sonne mieux).

Emission éclairante je dirais, et contrairement à certains avis, j'ai adoré ce mélange des genres.

Ma position sur le sujet est assez claire : l’homme a supprimé la nuit parce qu’elle lui rappelle sa solitude (nous sommes seuls dans l’univers, ou trop éloignés des autres, ce qui revient au même), sa petitesse par rapport à l’univers, et surtout... sa mortalité.

Ce que Pascal, brillamment cité par Alexandre Astier, résumait par :

« Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie. »

En supprimant la nuit et surtout les étoiles, l’homme a cru éloigner sa propre mort.


Idem pour la capitalisme : l’achat compulsif nous distrait assez bien (cf. Bernard Maris, Anti-Manuel d’Economie, Tome 1).


J’ai peur qu’a défaut d’attaquer également le problème à la source, la législation soit insuffisante.

Je suis quelque peu partagé sur cette émission. D'un côté il est heureux que l'on parle enfin de ce sujet trop souvent ignoré des médias. D'un autre côté, justement le sujet est quasi totalement absent des médias ; que viens donc faire cette émission chez @si ?

Pour la justifié on est « obligé » de faire un mélange des genres assez mal venue sur le traitement de la nuit dans les film et quelques réflexions de nature philosophique sur la nuit. Alors que le cœur du problème est on ne peut plus concret ! On a pollué la nuit d'une manière qui nuis considérablement aux humains et a tout l’écosystème.

Vous admettez assez volontiers certaine prise de position : sur l'aéroport de Paris, sur l’écologie (dont ce problème de pollution lumineuse fait partie). Pourquoi ne pas admettre cette prise de position jusqu'au bout et annoncé clairement qu'il y a peu de matière pour en faire une émission  d'@si mais que le sujet est suffisamment important pour en faire une émission tout de même.


Sans compter que pour le coup vous en avez raté une. Je ne saurait plus bien vous dire ou et quand (je crois que c’était sur France 2 ) Un sujet sur les éclairages de Noël et le « problème » des ampoule LED. Comme elles consomment beaucoup moins, on a rien trouve de mieux que de multiplié le nombre de ces éclairages au point de consommé toujours plus malgré une efficacité multiplié é par plus de 20 ! (incandescence face aux LED). Bien entendu au passage, on a considérablement augmenté le problème de la pollution lumineuse…


Cette histoire reste pour moi la meilleur réponse a ceux qui prétendent que la technologie pourrai  résoudre les problèmes environnementaux. La solution technologique on l'a. Et on a rien résolue bien au contraire.

n'importe quel neurologue, biologiste, ou simple paysan vous dirait à quel point la vraie nuit, sans éclairage artificiel, est bénéfique pour la santé des corps humains et animaux, mais aussi pour les plantes ; pour une saine interaction entre le vivant et l'environnement (repos, phyto-synthèse, activité régulatrice des animaux et organismes diurnes, etc.).

et quiquonque a déjà eu la chance de vivre une véritable nuit, étoilée ou non, mais pure et naturelle, ne peut que se souvenir du bien-être parfait que cela procure.

Ahah ! Ya du montage ! Merci pour le collier qui tapait sur le micro. J'y r'tourne.

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