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Pleins feux sur Mario Monti

Qui est exactement Mario Monti, successeur de Berlusconi à la tête du gouvernement italien ? Tout dépend de vos lectures.

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Les taux de prêt à l'Italie ont progressé depuis la nomination de Monti. Comme quoi !!! Les agences de notation, la finance internationale, les marchés (qui comme chacun sait fonctionnent à partir de robot programmés par de prestigieux mathématiciens), ont beau nommer les chefs de gouvernements à la place des peuples, la débâcle continue. Le monde d'Orwell s'implante doucement. Les hommes politiques actuels ne laisseront sans doute pas une grande trace dans l'histoire soumis qu'ils sont aux ordres des intérêts financiers sauf pour des cas d'école ayant pour sujet : ce qu'il ne faut surtout pas faire.
Les commissaires européens sont manifestement insuffisamment payés (20 000 euros brut/mois), puisqu'ils ont besoin de se prendre un deuxième, voire un troisième boulot (dans une banque et/ou une multinationale).
Un peu comme les grecs aujourd'hui...
Bon, parlons sérieusement : et si on en revenait [s]à la guillotine[/s], aux travaux forcés pour les crimes de forfaiture ?
Les écolos ont Monsanto
Les antingeeks ont Apple
Les végétaliens ont Mc Do
Les bidochons ont Coca
Les anticapilistes, qui ne veulent pas le pouvoir mais qui ont toujours un truc à reprocher à ceux qui l'ont, ont Goldman Sachs.

Comme dit dans le premier message, c'est bien de pouvoir mettre une image sur un enemi, surtout quand on a pas grand argument si ce n'est la répétition à l'infini
Goldman Sachs pas bien et tous ses employés pourris
Goldman Sachs pas bien et tous ses employés pourris
Goldman Sachs pas bien et tous ses employés pourris
Goldman Sachs pas bien et tous ses employés pourris
Goldman Sachs pas bien et tous ses employés pourris

Niveau argument, c'est court!
C'est un peu dommage (et un peu court Anne-Sophie) qu'à chaque fois que sont évoquées la commission trilatérale et la conférence de Bilderberg, c'est pour laisser entendre que ces deux organisations (ou "cercles", histoire de faire innocent) servent surtout à nourrir les fantasmes des conspirationistes.

Si Bilderberg, la Trilatérale, le dîner du Siècle, (feue) la fondation Saint-Simon, les multitudes de think tanks, ne sont que des réunions sans intérêt et sans ambition, pourquoi les "influents" s'y pressent-ils ? Pourquoi les thèses qui y sont développées se trouvent par miracle appliquées complaisamment par nos politiques, et complaisamment commentées par nos chers économistes médiatiques et éditorialistes libéraux ? (qui, ô surprise, participent régulièrement aux réunions des organisations en question).
En France aussi, on a eu nos économistes au pouvoir :
- Raymond Barre, Premier Ministre et Vice-Président de la Commission européenne
- Dominique Strauss-Kahn, Ministre des Finances et directeur général du Fonds monétaire international
- d'autres peut-être ?

Malgré une croissance faible et une production délocalisée du territoire français, l'austérité a peut-être permis de placer quelques sociétés françaises parmi les plus grosses capitalisations de l'Eurostoxx 50.
Un article de 2005 du bonhomme, c'est du lourd :

What Germany and France must rediscover : http://www.bruegel.org/download/parent/63-financial-times-what-germany-and-france-must-rediscover/file/418-financial-times-what-germany-and-france-must-rediscover-english/

In addition, the rather recalcitrant stance that Germany and France - once the
driving forces of economic integration - have taken in recent years regarding
the development of a market economy in Europe has held back the
implementation of the single market, with negative consequences for the
whole European economy. The two countries have acted to slow down the
pace of energy liberalisation, to dilute the effectiveness of the takeover
directive, to oppose the services directive, to try to resist the full enforcement
of competition rules and to indulge in various forms of economic nationalism.

Thanks to participation in European integration - and the determination of
Lady Thatcher in bringing the Markt to the UK and of Mr Blair and Gordon
Brown in strengthening it while making it more Soziale - the British economy
is remarkably successful. But as Germany and France are confronted by
difficult decisions to make their own economies more efficient, and again to
drive the European economy, it is crucial that their leaders take a more
confident approach to economic reform.

Bon 2005 c'est loin, on peut éventuellement espérer quelque changements... ce rapport à l'air un peu moins "libéral illuminé" :

http://www.reflectiongroup.eu/2010/05/08/project-europe-2030-challenges-and-opportunities/
Silence dans les rangs, bien sûr, sur le personnage. Seul, J.L Melanchon, inrtervenant ce matin sur RMC (émission de Bourdin) a rappelé, avec les critiques qui s'imposent, le curriculum vitae de ce personnage ( évoquant les deux autres, au passage ). Voir interview complète sur
http://www.pcf.fr/

Au moins, de bonnes choses sont dites, clairement !
"Au moins, s’il ne sauve pas l’Italie, il pourra toujours leur donner la recette de la boisson la plus secrète au monde".

Heu, non, merci, sans façon.

Quoique cette pisse sucrée serait moins dure à avaler que les mesures de destruction que lui et ses semblables se préparent à imposer aux peuples.

J'aurais de l'argent à placer, j'investirais dans les produits de luxe XXXL. Les très riches vont l'être encore plus.

N'empêche. Voir les voleurs faire la leçon aux volés, ça fait bizarre.
- Mario Draghi, nouveau président de la BCE
- Loukas Papadimos, nouveau 1er ministre de la Grèce
- Mario Monti, futur président du conseil Italien

3 banquiers, formés aux USA, dont 2 anciens de la banque Goldman Sachs...

Pour ceux qui auraient manqué un épisode : http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/goldman-sachs-la-grande-machine-a-59168
trouver sur un forum très intéressant :

http://www.pro-at.com/forums-bourse/bourse-221-30072.html#top




Aujourd’hui,
pour accentuer leur emprise sur la société civile,
les Banksters agissent pratiquement à découvert.

Rien de vraiment étonnant.

D’un côté, ils profitent de l’état de léthargie d’une majorité de nos concitoyens, pour construire leur édifice sans trop se donner la peine de ménager les apparences.

D’un autre côté, face au réveil et la prise de conscience progressive d’une minorité de plus en plus active et dont les rangs grossissent de jour en jour, ils sont contraints de passer à la vitesse supérieure pour placer les pions qui verrouilleront le système, quitte à devenir encore plus ouvertement visibles.


Ainsi, en moins de 15 jours,
et sans solliciter aucun électeur,
ni italiens, ni grecs, ni européens,

1/ Mario Draghi est devenu président de la Banque centrale européenne le 1er novembre 2011

2/ Loukas Papadimos a pris ses fonctions de premier ministre grec, le vendredi 11 novembre 2011.

3/ Mario Monti a été nommé président du Conseil italien, le dimanche 13 novembre 2011, succédant ainsi à Silvio Berlusconi.


Que savons-nous de ces 3 personnages ?

...ils ont de nombreux points communs, à savoir :

un pied aux Etats-Unis *
les 2 mains dans la banque et la finance
un siège au Club Bilderberg et/ou à la Commission trilatérale



(* affinités atlantistes qui ne surprendront pas ceux qui ont visionné les conférences de François Asselineau, donc nous avons parlé à plusieurs reprises depuis 2009)





Le cancer continue donc à se répandre, dans une autre strate de la société, qui affecte au plus près les rouages de la démocratie.

Il y a d'abord eu l'économie réelle où, depuis bientôt 15 ans, les profils entrepreneuriaux et opérationnels ont dû céder leur place, à la tête des entreprises, à des profils purement comptables (financiarisation de l'économie) avec le résultat que l'on sait.
Et à présent, c'est au tour des politiques de se faire éjecter, juste au moment où les électeurs prennent conscience de leur degré de corruption et de leur asservissement aux milieux financiers
et donc juste au moment où la démocratie pourrait reprendre la main en se recentrant sur l'intérêt général bien compris.

Ainsi, sous nos yeux, l'oligarchie installe ses pions,
d'une manière qui illustre un incroyable déni de démocratie, assumé et décomplexé.
Des pions qui, tous, occupaient des postes à hautes responsabilités pendant que se mettaient en place les éléments déclencheurs de la crise financière.


Mario Draghi
USA : diplômé d’économie du Massachussetts Institute of Technology (MIT)
Bilderberg et Commission Trilatérale : membre du comité de direction du groupe Bilderberg, il est aussi, depuis 2010, président de la section Europe à la Commission Trilatérale.
Goldman Sachs : Les liens entre M. Draghi et Goldman Sachs remontent aux privatisations italiennes, au début des années 1990. De 2002 à 2005 il a été vice-président pour l’Europe de Goldman Sachs.



Source : Le Monde


Loukas Papadimos
USA : diplômé du Massachussetts Institute of Technology (MIT), comme Mario Draghi.
Il commence à enseigner les sciences économiques dès 1975, à l'université Columbia, et devient, en 1980, conseiller économique de la Federal Reserve Bank de Boston (l’une des 12 banques régionales de la FED)
Banque : gouverneur de la Banque de Grèce entre 1994 et 2002, puis de vice-président de la Banque centrale européenne (BCE) jusqu'en 2010
Commission Trilatérale : selon sa fiche Wikipedia, membre de la Trilateral Commission depuis 1998.


Mario Monti
USA : diplôme de l’Université de Yale
Goldman Sachs : il a été nommé conseiller international de Goldman Sachs en 2005
Bilderberg et Commission Trilatérale : Membre des 2 "clubs"
De plus, sur le site de Science PO figurent ces informations :
"Depuis le mois de décembre 2005, il est conseiller auprès de Goldman Sachs et membre du Research Advisory Council du Goldman Sachs Global Markets Institute. Il contribue régulièrement au Corriere della Sera et est membre du Senior European Advisory Council of Moody’s, et du Comité exécutif de l’ Aspen Institute Italia".

Voilà;
vous comprenez sans doute mieux à présent le sens du titre de ce message :
Du haut de cette pyramide, 3 corbeaux vous contemplent

En ce début novembre,
les feuilles mortes se ramassent à la pelle
les souvenirs de la démocratie aussi
Et les corbeaux noirs les emportent
Dans la nuit froide de l’oubli.

Mais en faisant cela, les volatiles se dévoilent dangereusement car leur silhouette se découpe sur l'horizon.






A noter : en effectuant hier soir des recherches afin de rédiger ce message, j'ai constaté que ces informations circulent déjà sur de nombreux sites partout en Europe.
C'est bon signe

J'ai relevé, entre autres, cet article sur Agoravox :
Les banquiers prennent le pouvoir en Eurozone


Pour conclure sur une autre note porteuse d'espoir,
je vous propose de considérer ce que je suggérais il y a plus de 2 ans
et le chemin déjà parcouru dans la prise de conscience collective :
c'était en page 3 du forum : ICI


Citation de : Labourse (au 05-06-2009 09:56:37)


(...) notre époque est peut-être plus propice que jamais à une prise de conscience massive et profonde de la nécessité de modifier la donne :

1/ A force de densifier leur présence au sommet de la pyramide et de durcir leur action, les Loups et leurs larbins se rendent sinon visibles du moins palpables et dérangeants, là où "le peuple" ne les devinaient pas par le passé.

=> les rendre plus largement identifiables par le grand public est possible aujourd’hui.

2/ La crise exceptionnelle que nous traversons, résulte de leur conduite du monde et peut être inscrite à leur passif. Ils se sont employés à manœuvrer en cercles fermés, à l’insu des peuples, pour construire un modèle cynique, immoral et surtout irresponsable, un modèle qui donne une prime aux plus malhonnêtes et aux plus corrompus. Seule une minorité acceptant froidement ou bon gré mal gré de fonctionner avec ces non-valeurs (l’idéologie libérale) a pu tirer son épingle du jeu.

Mais la réalité économique a fracassé leur absurde logique financière pyramidale.L’iniquité intrinsèque du système a éclaboussée de nombreuses personnes qui s’en croyaient protégées ou qui refusaient de la voir.

=> la prise de conscience par le grand public de l’irrecevabilité des arguments des Loups est possible aujourd’hui.

3/ La collusion des Media des masse réduits, pour la plupart, au rôle de simples instruments de propagande, est déjà assez largement subodorée par le public. Quelques exemples concrets et bien sentis peuvent révéler plus avant l’évidence de la main-mise des Loups sur l’information (journaux, reportages, débats,…)

=> A défaut d'avoir accès aux grands media de masse pour informer les gens, notre époque nous offre, via Internet, un outil relativement efficace de diffusion d'information-vérité, qui n’existait pas au 20ème siècle.

(...)




On y arrivera

Restons groupés et ne lâchons pas prise sur nos prérogatives démocratiques.
C’est le monde de demain qui se joue aujourd’hui.


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