"Piégé", "méprisé", "décrédibilisé" : comment les voix lycéennes ont vécu leur passage sur BFM 2/2
"Être entendu" : voilà un mot d’ordre du mouvement lycéen. Invité·es sur les plateaux de BFMTV, les représentant·es lycéen·nes et étudiant·es ont-ils eu l’espace de s’exprimer ? Après être revenus dans un premier épisode sur le profil de ces voix lycéennes, nous recueillons dans ce second volet leurs témoignages à propos de cette expérience médiatique.
Abonnez-vous pour pouvoir commenter !
si vous êtes déjà abonné Connectez-vous Connectez-vous
Commentaires préférés des abonnés
"piégé,méprisé, decridibilisè "
C'est le lot commun réservé à tous ceux qui s'opposent aux macronistes et aux neoliberaux.
La meute cadre les débats pour empêcher une expression qui sort du cadre de la bien pensance
Lfi est logé à la même enseigne(...)
Je comprends qu'il soit difficile à leur âge d'affronter tous ces cons.
Il faudrait mieux quitter le plateau. Un simple "laissez-moi parler ou je quitte votre antenne". Si le présentateur renchérit, on se lève et on se casse sans leur adresser n(...)
ils ont eu raison d'y aller mais ensuite, quelle surprise ! des journalistes incompétents mais militants, obnubilés par le besoin d'avoir un scoop à répéter ensuite ad nauseam, scoop pouvant venir d'une réponse trop rapide face à un déferlement d'agr(...)
Derniers commentaires
Tous ces "affrontements" verbaux me font penser aux débats et aux empoignades ayant eu lieu au moment de la Révolution (Convention Nationale 1792) entre les Montagnards, les Girondins et le reste : beaucoup de bruit, des insultes et en définitive, pas d'avancée significative. Les émissions tv d'Alain Decaux dans les années 60 étaient très suivies pour ça : du bruit et de la fureur n'ayant servi que de hors d'œuvre pour la lente avancée d'un nouveau dictateur....!!!
"Il faut continuer d'y aller." Bof, les laisser tourner en rond autour de leurs poubelles en feu c'est bien aussi :)
Ce ne sont pas des interviews mais des interrogatoires, pour celles et ceux qui veulent continuer d'y aller il faut clairement se préparer.
Et encore une fois, le blabla interminable en plateau ce n'est pas de l'info.
En fait, le protocole BFM et autres, c'est le concept du montreur d'ours et les modérateurs demandent à l'ours de faire des cabrioles. Il y a une technique assez radicale: ignorer les questions et dérouler son propos. Contre Enthoven, Barbara Stiegler avait détourné le principe et laissé le bavardeur sur le bas-côté et pu dérouler son propos. Toujours ignorer la main tenant le cerceau.
Pour Sarko junior,faire remarquer que l'impudent etait dans le 1/65millions (fils de président) et qu'il n'a aucune expérience du sujet: enseignement privé aux US...
Votre âge est votre force: tous les gens autour du plateau ont fini leur éducation dans les 30 glorieuses (editocrates), ou au moins depuis 20 ans (gestionnaire de plateau): ils ne sont pas sur le terrain. N'hésitez pas à toujours leur renvoyer l'argument d'autorité: les profs à la tele sont toujours dans le privé. Vous êtes au centre, n'hésitez pas à ruer dans les brancards, les bourgeois détestent qu'on leur montre leur cuistrerie.
Hier, aux obsèques d'Henri Maler, le fondateur d'Acrimed, J'ai revu avec plaisir Serge Halimi. Je le cite parce qu'au vu de commentaires incitant à imiter Maurice Clavel en quittant les plateaux de télévision dès lors qu'on ne peut s'exprimer j'ai repensé à ce texte de Serge Halimi dans lequel il traite des rapports entre les mouvements sociaux et les médias. Il constate que bien souvent les militants finissent par se conforter aux attentes des médias et par corseter leur expression quand ils ne se prètent pas aux mises en scène suggérées par les mêmes médias. Ce texte, intitulé "Contestation des médias ou contestation pour les médias ?", date de 2003. Il serait bon que les représentants lycéens et étudiants le connaissent. Il était pertinent en 2003, il l'est encore plus aujourd'hui.
Je mets ça ici, images des violences policières sur La riposte : https://www.youtube.com/watch?v=0sSAl5FA4Qs
Ca en devient difficile à regarder tellement il y en a....
le meilleur traitement réservé à Louise Montagnon montre bien l'opinion de la chaîne!
pour exprimer leurs revendications, Le Média et certaines émissions du service public devraient être privilègiés!
au point de vue technique j'ai écouté une représentante qui débitait ses arguments avec une célérité impossible à couper, elle haussait le ton à chaque fois qu'un importun essayait de lui couper la parole!
Greta, Omar, Bally... viennent à la rescousse
leur service d'ordre n'a malheureusement pas pu empêcher les provocateurs et casseurs professionnels de venir s'inviter à la manif!
plus de 4000 postes ont été supprimé l'an dernier, la promesse de 3000 de plus n'est pas encore à la hauteur de l'enjeu, ils en ont encore sous le pied, ils ont raison de continuer!
Stanislas n'a pas ce souci, est-ce grâce a ses nombreux professeurs docteurs expérimentés, alors que les révoltés n'ont que des stagiaires!
Ouin-ouin . Et ça va finir au PS en plus …
Ils sont bons ces jeunes :
Tous ces plateaux n’ont aucun intérêt, sinon faire du buzz pour engranger des pubs… Je dois dire que beaucoup aimé la discussion de « C ce soir » lundi 12 octobre : un jeune lycéen invité, qui a pu exposer les idées de sa génération, qui discutait à égalité avec les autres invités…. Bref, un moment de partage d’idées sans aucune agressivité ! À renouveler, tellement ça fait du bien !
BFM = CNEWS… ne cherchez pas la différence !
Etre méprisé ou décrédibilisé par le chiard de Sarkozy , c'est mieux que la Légion d'Honneur ....
"Contactée, la rédaction de BFMTV n'a pas souhaité nous apporter de réponse."
Comme c'est étonnant...
Je me demande combien de téléspectateurices sont dupes du dispositif.
Il est extrêmement difficile pour un non professionnel de se faire entendre dans un débat à la télévision ou à la radio. Car il a en face de lui des opposants qui savent comment décrédibiliser et empêcher de parler. Avant d'y aller, il faut avoir en tête les questions qui auront toutes les chances d'être posées et les techniques des animateurs ou journalistes.
Et, rapidement, si on n'arrive pas à s'exprimer correctement, il ne faut pas hésiter à quitter ostensiblement le plateau en expliquant qu'il est impossible de s'exprimer. Cela marque durablement l'opinion et décrédibilise la chaine. Rappelons-nous, pour les plus anciens, le "Messieurs les censeurs, bonsoir !" de Maurice Clavel en 1971 lors d'une émission télévisée devant 11 millions de téléspectateurs, car la chaine avait coupé quelques mots de son reportage.
Oui, BFM, mais aussi LCI, avec les inénarrables Pujadas (au sourire réactionnaire et pervers révoltant) et Rochebin (dont la « neutralité » du juste milieu hypocrite est insupportable). Hier soir, par exemple, Guillaume Roquette, avec cette morgue qui caractérise une bourgeoisie suintant par tous ses pores, faisait sans vergogne la leçon à des lycéen·nes et des étudiant·es, sous l’œil attendri de Rochebin, qui restait coi. Sans parler du service public.
Je ferai deux remarques.
1/ Je ne suis pas sûr qu’il faille aller sur ces plateaux de « garde à vue ». Laisser ces chiens de garde de l’ordre bourgeois dans leur entre-soi réactionnaire et les boycotter serait une façon efficace de mettre au jour leur parti pris et leur compromission dans la fabrication d’une société du spectacle délétère et obscène — au sens où elle donne à voir sur la scène ce qu’elle s’évertue à cacher.
2/ Je trouve dommage de ne pas donner le nom des « journalistes » qui animent (?) ces débats — qu’il vaudrait mieux écrire « dé-bas », tant ils rabaissent non seulement celles et ceux qui y participent, mais aussi celles et ceux qui les regardent. Car ces derniers en sont pour le moins les complices, si ce n’est des acteur·ices à part entière.
Je terminerai en rappelant ce que Butler écrivait : « La violence s’efforce de qualifier de violent tout ce qui lui résiste. » Ce que Brecht disait déjà, autrement : on « dit d’un fleuve emportant tout qu’il est violent, mais on ne dit jamais rien de la violence des rives qui l’enserrent ».
Impossible de s'exprimer sur BFN si on n'est pas un un néo-libéral ou un béni oui oui bon teint.
Si vous êtes un lycéen revendicatif, pas la peine insister : ôtez le bâillon imposé et tirez-vous avec fracas !
Il restera bien une trace de VOTRE mépris pour ces déconnectés professionnels..
Je comprends qu'il soit difficile à leur âge d'affronter tous ces cons.
Il faudrait mieux quitter le plateau. Un simple "laissez-moi parler ou je quitte votre antenne". Si le présentateur renchérit, on se lève et on se casse sans leur adresser ni parole ni regards supplémentaires. Ces gens ne comprennent que le mépris.
Jeunesse vous avez vos propres canaux de diffusion. Vous n'avez pas besoin d'eux.
D'ailleurs nombre de présentateurs TV se sont plaints de ne pas être reconnu quand ils se rendaient sur les points de manifestation, les jeunes passant par Tik tok et snapchat.
Si j'ai un conseil à donner à ces lycéens et étudiants, c'est de prendre un porte-parole qui saura s'opposer aux éditocrates. Un peu comme ce jeune militant révolutionnaire dont on est sûr qu'il restera toujours fidèle à son camp (à partir d'1'20").
Les gens de BFM se reconnaissent à leur manière de ne jamais stabiliser leurs questions...Et leurs invités se trouvent sous le flot d'une question infinie qui se complète en couvrant la réponse le plus possible... C'est tumultueux, inaudible, anti élaboration, court, mais c'est leur truc. (C'est un débat entre eux-même et eux-même par intervewé interposé)
Ici ces gens de BFMTV sont avec des jeunes souvent mineurs.
Or leur pratique avant tout anti déontologique. Ils faut exiger de BFMTV qu'il signe une charte déontologique d'interview des sujets jeunes, comprenant l'interdiction de leur couper la parole de manière itérative.... et je suis persuadé que l'ARCOM va se précipiter sur l'idée...
Je trouve que ces jeunes s'en sortent bien dans ce cadre hostile.
"piégé,méprisé, decridibilisè "
C'est le lot commun réservé à tous ceux qui s'opposent aux macronistes et aux neoliberaux.
La meute cadre les débats pour empêcher une expression qui sort du cadre de la bien pensance
Lfi est logé à la même enseigne.
Exemple , l'acharnement dont a été victime M Panot quand elle explique pourquoi elle refuse de porter le ruban rose
ils ont eu raison d'y aller mais ensuite, quelle surprise ! des journalistes incompétents mais militants, obnubilés par le besoin d'avoir un scoop à répéter ensuite ad nauseam, scoop pouvant venir d'une réponse trop rapide face à un déferlement d'agressions prévisibles